Edgar Winter.

BIOGRAPHIE.

 

EDGAR WINTER/Beaumont (Texas)

 

Edgar winter 2

 

Né Edgar Holland Winter, le 28 décembre 1946, à Beaumont (Texas).

Actif depuis 1969.

Labels:Epic,Airline.

Genre:rock,pop,jazz fusion,blues-rock,blue-eyed-soul,boogie rock.

Site officiel:edgarwinter.com/home.php

 

Mon frère, ce héros...

Le rock a révélé des fratries célèbres : les Allman (Allman Brothers Band), les Wilson (Beach Boys), les Davies (Kinks), les Talbot (Mason Proffit), plus tard les Gallagher (Oasis). On a même eu droit aux Wilson en mode féminin avec les deux sœurs de Heart Annie et Nancy. La fratrie qui nous concerne plus particulièrement ici est celle des Winter, hélas mise à mal depuis juillet 2014 et par la perte de l'ainé des frangins Johnny, guitariste virtuose et grand bluesman blanc.

Winter bros 3

Edgar est le cadet, né deux ans et demi après son illustre frère : le 28 décembre 1946, à Beaumont dans le Texas. Albinos comme lui, il est excellent multiinstrumentiste, avec une prédilection toutefois pour les claviers, tout en brillant également au saxophone. Il chante aussi et plutôt bien.

Normal, toute la famille est musicienne. Ces bonnes dispositions n'ont pas échappé à son frère qui, dès la fin des 60's, début des 70's, le prend dans son groupe ; il n'est pas meilleure formation pour lui.

Ensemble, ils arpentent clubs et bars sud-américains avant qu'Edgar, fort d'une bonne technique individuelle et en qualité d'auteur inspiré, ne vole de ses propres ailes, faisant des années 70 ses plus prolifiques et ce, malgré sa dispersion entre rock, jazz fusion, blues, pop et boogie.

Multiinstrumentiste talentueux.

Fin 1969, il prend part à Second Winter, l'album à trois faces de son frère, où il occupe le piano. C'est la première de leur collaboration discographique. Il signe alors pour Epic pour lequel il publie un premier LP, l'excellent Entrance (1970), audacieux mélange de jazz, de blues et de rock. Il y cumule avec bonheur les fonctions de claviériste, saxophoniste, percussionniste et de chanteur et bénéficie du renfort de musiciens de sessions chevronnés ainsi que de la présence de son frérot. Ses débuts ne passent pas inaperçus. Le jeune Edgar est talentueux.

Il récidive l'année suivante, mais cette fois à la tête de sa propre formation, The White Trash pour un LP intitulé The Edgar Winter's White Trash (1971). outre l'excellence de sa musique faire de rock, de soul, de funk et de blues, le petit loup blanc s'y révèle aussi très bon songwriter. La critique applaudit des deux mains, les fans adhèrent d'autant que le live avec White Trash qui sort à sa suite, Roadwork (1972), enregistré à l'Appolo Theatre d'Harlem est une bombe incroyable.

Edgar winter portrait

« Notre époque était spéciale et magique. Dans la musique, selon moi, il y a eu deux âges d'or : les années 40 et 50 pour le Big Band, le jazz et swing, et les années 60 et 70 pour le rock. » (Edgar Winter)

Entre White Trash et Edgar Winter Group...

A la fin de cette même année 72, le White Trash laisse sa place à l'Edgar Winter Group sans que le niveau ne baisse pour autant. They Only Come Out At Night est encore une réussite, le plaisir est toujours là. La preuve dans les bacs, il se vend super bien (+ de 2 millions), grâce aux titres exceptionnels que sont Frankenstein et Free Ride. Le fidèle Rick Derringer signe là son troisième LP de rang à la production tout en contribuant parallèlement à la basse et aux guitares.

Paru en mai 1974, Shock Treatment reconduit une haute qualité musicale et continue à alimenter les charts. L'Edgar Winter Group convainc encore et toujours ; il ne lâche rien.

C'est pourtant seul et sous son nom qu'Edgar Winter publie Jasmine Nightdreams, en juin 1975 album qui va plus loin dans sa quête artistique en renouant avec un mélange très pétillant de rock, de R & B, de jazz, de soul et même de latino. Le synthé, apparu dans l'album précédent, est encore de mise, devenant l'instrument de prédilection du texan. Johnny Winter contribue en tenant la slide et l'harmonica ; Rick Derringer pointe toujours présent dans l'entourage des Winter.

Rangé des bagnoles ?

Plus que jamais même, si l'on se réfère au titre du 7ème volet discographique, The Edgar Winter Group With Rick Derringer (1975) et à l'album de Johnny Winter, le live Together (juin 1976) auquel il est convié, avec Edgar, cela va de soi.

Si Recycled (1977) qui réfère à la période White Trash est encore intéressant, le disque qui referme les 70's, The Edgar Winter Album (1979) clôt de la pire des manières une discographie pourtant de très grande qualité.

A partir de là, le cadet des Winter se fait de plus en plus rare et vire progressivement vers la scientologie, sortant de son trou pour produire un disque du nom de Mission Earth (1986). Il est aujourd'hui retiré à Beverly Hills auprès de sa famille, clean après un lourd passé toxico et continue à donner des spectacles (RAZOR©).

DISCOGRAPHIE SOLO 70'S.

LP Studio 1 - 1970

 

Edgar winter entrance

 

EDGAR WINTER

ENTRANCE – 1970 5/5

 

Publié en 1970.

Produit par Steven Paul.

Durée:47:42.

Label:Epic.

Genre:blues,jazz fusion,rock.

 

Grandiose !

 

Alors là, mesdames et messieurs, je dis : chapeau Edgar ! Le frère cadet albinos de Johnny Winter, pour son premier album Entrance (en écoute intégrale ici), publié en 1970, frappe très fort.

Audacieux mélange de jazz, de blues et de rock, Entrance est l’archétype même du disque pas du tout commercial et dépourvu du moindre hit ou single.

Le jeune loup blanc américain, multi-instrumentiste, claviériste, saxophoniste, percussionniste et chanteur, dame le pion à Epic, son patron, et fait son disque comme il l’entend et ça donne ce merveilleux album, qui peut prendre place aux côtés des meilleurs du rock.

L’album en question propose une première phase jazzy dans laquelle les titres s’emboitent comme des poupées russes (Entrance, Rise To Fall, Hung Up), soutenus merveilleusement et en alternance par un clavier énergique, un saxo tonique ou par le chant en nuances d’Edgar Winter.

Tobacco Road ouvre furieusement une seconde partie qui se démarque par les grands numéros que sont Peace Pipe, Jimmy’s Gospel et Jump Right Out. Entrance bénéficie également de l’apport de musiciens de sessions énormes et de la présence du frangin, ce qui n’est pas négligeable quand on débute dans le métier. La classe, mesdames et messieurs, la classe ! Chapeau Edgar ! (RAZOR©).

 

1. Entrance.

2. Where Have You gone.

3. Rise to Fall.

4. Fire and Ice.

5. Hung Up.

6. Back in the Blues.

7. Re-Entrance.

8. Tobacco Road.

9. Jump Right Out.

10. Peace Pipe.

11. A Different Game.

12. Jimmy' Gospel.

 

Edgar Winter:prgue,saxophones,piano,céleste,chant.

Johnny Winter:guitare,harmonica,chant.

Randall Dolanon:guitare.

Gene Kurtz:basse.

Tommy Shannon:basse.

Uncle John Turner:batterie.

Jimmy Gillen:batterie.

Ray Alonge:cor.

Earl Chapin:cor.

Brooks Tillotson:cor.

Paul Gershman:cordes.

Emanuel green:cordes.

Ralph Oxman:cordes.

LP Studio 5 - 1975

 

Edgar winter group jasmine nightdreams

 

EDGAR WINTER

JASMINE NIGHTDREAMS – 1975 4/5

 

Publié en juin 1975.

Produit par Rick Derringer,Edgar Winter.

Durée:45:18.

Label:CBS,Blue Sky.

Genre:pop-rock.

 

Seul mais toujours efficace.

 

Jasmine Nightdreams (en écoute intégrale ici), publié en 1975, est du Edgar Winter pur jus. On y retrouve un mélange détonant de rock, de R & B, de jazz, de soul et de latino, de la meilleure veine.

Revenu de ses expériences collectives avec White Trash, dans un premier temps, puis avec l’Edgar Winter Group, c’est sous son patronyme que l’artiste albinien réalise ce Jasmine Nightdreams, cinquième album studio estampillé E.G.

Epaulé par Dan Hartman (basse), Rick Derringer (guitare), guitariste ô combien sous-estimé, Chuck Ruff et Rick Marotta (batterie) et le frérot Johnny (slide et harmonica), Edgar Winter assure, de son côté, le chant, le saxo, les claviers et le synthétiseur, son instrument de prédilection ces deniers temps.

One Day Tomorrow, Sky Train, Little Brother, How Do You Like Your Love, I Always Wanted You, Tell Me A Whisper, All Out, Solar Strut… posez-vous là-dessus, c’est magnifique! (RAZOR©)

 

1. One Day Tomorrow.

2. Little Brother.

3. Hello Mellow Feelin'.

4. Tell Me In A Whisper.

5. Shuffle-Low.

6. Keep on Burnin'.

7. How Do You Like Your Love.

8. I Always Wanted You.

9. Outa Control.

10. All Out.

11. Sky Train.

12. Solar Strut.

 

Edgar Winter:chant,saxophone,claviers,synthétiseurs.

Dan hartman:basse.

Rick Derringer:guitare.

Chuck Ruff:batterie.

Johnny Winter:slide guitare,harmonica.

Rick Marotta:batterie.

LP Studio 8 - 1979

 

Edgar winter the edgar winter album

 

EDGAR WINTER

THE EDGAR WINTER ALBUM – 1979 2/5

 

Publié en 1979.

Produit par Tom Moulton,Edgar Winter.

Durée:38:12.

Label:Blue Sky,Epic.

Genre:pop-rock,disco.

 

La fièvre du samedi soir bis.

 

Bon, on ne va pas tergiverser des heures sur ce disque de 1979. Ses relents disco m’importunent à un point que vous ne pouvez même pas imaginer.

Cet album de dance-funk inondé de synthé est réservé à un public de discothèque. Non merci, Mr Winter, pas pour moi ce genre de pitrerie à la Cerrone.

Amis du rock, n’allez pas vous fourvoyer dans ce conglomérat de rythmes discos, vous n’aurez rien à y gagner. On peut raisonnablement oublier (RAZOR©).

 

1. It's Your Life to Live.
2. Above and Beyond.
3. Take It the Way It Is.
4. Dying to Live.
5. Please Don't Stop.
6. Make It Last.
7. Do What.
8. It Took Your Love to Bring Me Out.
9. Forever in Love.

 

Keith Errol Benson:batterie,

Craig Snyder:guitare.

Larry Washington:percusssion.

Jimmy Williams:basse.

Edgar Winter:claviers,chant.

DISCOGRAPHIE WHITE TRASH 70'S.

LP Studio 2 - 1971

 

Edgar winter s white trash lp

 

EDGAR WINTER & THE WHITE TRASH

WHITE TRASH – 1971 4,5/5

 

Publié en 1971.

Produit par Rick Derringer.

Durée:43:00.

Label:Epic.

Genre:blues-rock,blue-eyed-soul.

 

Compétent !

 

Rock, soul, funk et blues, voilà le programme effréné de cet excellent deuxième album du petit Winter, Edgar, qui, dans l’ombre de son frangin Johnny aussi albinos que lui, cherche aussi à se faire un prénom.

Le petit loup blanc a surpris la profession et mis sur le séant plus d’un quidam avec son flamboyant Entrance précédent, réalisé sous son propre nom.

White Trash est puissant, bien posé avec un son très frais, façon Sly & Family Stone, bien dans la tradition des grands disques de R & B blanc, possède une ambiance changeante qui n’altère pas l’écoute, ni la cohérence du disque.

White Trash, délicieux et surprenant, s’appuie sur une grande compétence musicale. Edgar Winter enregistre, pour la première fois, avec son propre groupe (The White Trash) et ce coup d’essai est un coup de maître.

D’autant que l’ami Winter Jr, également multi-instrumentiste, y joue du piano, du saxo avec un incroyable talent. Son implication dans White Trash est totale, Winter assurant aussi l’écriture (où il se révèle un excellent songwriter) et partageant un chant puissant, mais toujours contrôlé, avec Jerry Lacroix.

Les gospels Fly Away et Save The Planet l’écolo, le rapide Keep Playin’ That Rock And Roll, la sublime ballade Dying To Live, la reprise de Ray Charles I’ve Got News For You se partagent les lauriers d’un album dans lequel rien n’est à snober. Celui-ci confirme à qui peut encore en douter : on savait faire de la sacrée bonne musique en ce temps-là (RAZOR©).

 

1. Give It Everything You Got.

2. Fly Away.

3. Where Would I Be.

4. Let's Get It On.

5. I've Got News for You.

6. Save the Planet.

7. Dying to Live.

8. Keep Playin' That Rock and Roll.

9. You Were My Light.

10. Good Morning Music.

 

Edgar Winter:orgue,piano,céleste,claviers,saxophones.

Rick Derringer:guitare,chant.

Johnny Winter:guitare,harmonica,chant.

Jerry Lacroix:harmonica,saxophones,chant.

Jon Smith:saxophone ténor,chant.

Mike McClellan:trompette,chant.

Floyd Radford:guitare.

George Sheck:basse.

Bobby Ramirez:batterie.

Alfred Brown,Arnold Eidus,George Ricci,Gene Orloff,Emanuel Green,Max Pollikoff,Russell Savkas:cordes.

Eileen Gilbert:chef d'orchestre.

Carl Hull,Albertine Robinson,Tasha Thomas,Janice Bell,Maretha Stewart:choeurs.

LP Live 1 - 1972

 

Edgar winter roadwork

 

EDGAR WINTER’S WHITE TRASH

ROADWORK – 1972 5/5

 

Publié en mars 1972.

Produit par Rick Derringer.

Durée:66:14.

Label:Epic.

Genre:live,blues-rock.

 

Une déferlante.

 

Double LP live, Roadwork (en écoute intégrale ici) du Edgar Winter’s White Trash, sort en 1972. Enregistré à l’Apollo Theater de New York et dans le mémorable temple de la nuit et du concert que fut le Whisky A Go Go de L.A, c’est une prestation à fond la caisse que nous livre la bande à Edga ; ça déchire grave, comme on dit.

Sans mentir, je n’ai jamais entendu musique gospelisée aussi décoiffante que Save The Planet, le titre d’entame. Saisissant d’entrée de jeu avec ce titre écolo, ce live déroule dans la foulée, une suite de déferlantes aussi vigoureuses les unes que les autres.

Vous les prenez en pleine gueule, sans broncher, fataliste : je n’aurai pas dû venir… Mais bien sûr que vous avez été très inspiré d’être là, à écouter cette bombe discographique… Il faut absolument être de Roadwork, le contraire est impensable.

Jive Jive Jive, I Can’t Turn You Loose, Still Alive And Well, Back In The U.S.A, Rock & Roll Hoochie Koo (morceau furieux, en compagnie du grand frère) ont tout pour faire cramer les baffles.

Puis arrive, la pièce qui tue, l’anthologiqueTobacco Road, un blues OVNI qui vous tient aux burnes, vous décolle du sol, vous maintient en l’air 17 minutes et ne vous lâche qu’après avoir craché sa dernière note.

Quand vous redescendez, une deuxième vague vous atteint alors : Cool Fool, Do Yourself A Favour, Turn On Your Love Light. Du grand, très grand live, voilà ce à quoi vous devez vous attendre en appuyant sur la touche Play de votre platine. Petits veinards, va ! (RAZOR©).

 

1. Save The Planet.

2. Jive, Jive, Jive.

3. I Can't Turn You Loose.

4. Still Alive and Well.

5. Back in The U.S.A.

6. Rock & Roll,Hootchie Koo.

7. Tobacco Road.

8. Cool Fool.

9. Do Yourself a Favour.

10. Turn On Your Love Light.


Edgar Winter:chant,choeurs,claviers,saxophones.

Jerry Lacroix:saxophone,choeurs,chant.

Jon Smith:choeurs,saxophone.

Rick Derringer:guitare,choeurs.

Randy Jo Hobbs:basse.

Bobby Ramirez:batterie.

Marshall Cyr:trompette.

Mike McClellan:trompette.

Tilly Lawrence:trompette.

Johnny Winter:chanr,guitare sur 6.

LP Studio 7 - 1977

 

Edgar winter white trash recycled

 

EDGAR WINTER’S WHITE TRASH

RECYCLED – 1977 4/5

 

Publié en 1977.

Produit par

Durée:45:18.

Label:Blue Sky.

Genre:rock.

 

Affaire à saisir.

 

Les inconditionnels d’Edgar Winter dans sa période White Trash feront immanquablement les yeux doux à cet album de 1977, Recycled (en écoute intégrale ici). La raison de cette remarque partisane tient dans le fait qu’il réunit des travaux exceptionnels du cadet albinien et de son éphémère groupe et que rien que pour ce motif, il faut mettre la main dessus.

Deuzio, il est passé complètement inaperçu à sa sortie. Compte tenu du pédigrée du petit loup blanc, du talent de son line-up d’alors (Lacroix, Arnold, Radford et Recile) et de la qualité musicale et discographique, née de leur association, puisque l’histoire repasse les plats, ne manquons pas cette chance qui nous est offerte d’être conviés à un dîner de prestige.

De Puttin’ It Black à Competition, les 9 titres réunissent tous les ingrédients (funk, soul, blues, rock et jazz) pour vous expédier au tapis pour le compte. Je ne vous en dis pas plus. Vous jugerez pas vous-même (RAZOR©).

 

1. Puttin’ It Black.

2. Leftover It Off.

3. Shake It Off.

4. Stickin’ It Out.

5. New Wave.

6. Open Up.

7. Parallel Love.

8. The In And Out Love Blues.

9. Competition.

 

Robert “California” Arnold:basse.

George Recile:batterie,congas.

Floyd Radford:guitare,guitare wah wah.

Edgar Winter:clavinet,orgue,piano,saxophones,chant.

Jerry Lacroix:chant,harmonica,saxophone.

Sherman Marshall Cyr:trompette.

Dan Hartman:basse,guitare,percussion,chant.

Dan Minatre:guitare.

Jon Smith:cor,saxophone,chant.

DISCOGRAPHIE THE EDGAR WINTER GROUP 70'S.

LP Studio 3 - 1972

 

Edgar winter they only come out

 

THE EDGAR WINTER GROUP

THEY ONLY COME OUT AT NIGHT – 1972 4/5

 

Publié en novembre 1972.

Produit par Rick Derringer.

Durée:34:47.

Label:Epic.

Genre:hard rock,rock.

 

Winter à son meilleur.

 

Ce LP, sorti novembre 1972, est le premier à être publié sous le nom d’Edgar Winter Group, sa deuxième formation après White Trash.

A la vue d’une pochette à l’aspect un tantinet Hunky Dory, sur laquelle s’affiche un surprenant Edgar glam, le cou ceint par un collier kitsch, les lèvres recouvertes de lipstick, maquillé et cheveux au vent, permettez-moi la stupéfaction de voir le talentueux albinos ainsi accoutré. Oh my God !Quelle mouche a donc piqué notre petit loup blanc, resté sur trois grands albums : Entrance, White Trash et le live Roadwork ?

Si l’emballage suscite l’interrogation, le contenu apporte un démenti comme quoi l’Edgar n’a pas viré sa cuti, et son lot de réponses rassurantes : si la musique n’a plus de commune mesure avec la production d’hier (blues, R & B), They Only Come Out At Night étant résolument rock, le talent demeure intact et le plaisir omniprésent. Ouf !

Ronnie Montrose y fait sa seule pige, tandis que Chuck Ruff et Dan Hartman (qui partage l’écriture) débutent dans le team Winter. De ce disque qui fait une belle carrière commerciale chez l’Oncle Sam (plus de 2 millions de pièces écoulées), Free Ride et Frankenstein sont des supports incontournables qui alimentent fréquemment les radios FM du moment. Ils émargent donc du lot en termes de popularité, mais ne représentent pas son répertoire.

On appréciera tout autant, sinon plus, Undercover Man Hangin’ Around, Alta Mira, les mélodies de Round And Round et d’Autumn. Les dix pistes sont dignes d’intérêt car c’est interprété avec enthousiasme par Winter, Ruff, Hartman, Hobbs, Montrose et l’invité, le fidèle Rick Derrringer.

Energique, séduisant, risqué même, sonnant bien, agrémenté d’effets intéressants, c’est du rock à son meilleur et on ne se privera pas de s’en empiffrer jusqu’à satiété (RAZOR©).

 

1. Hangin' Around.

2. When It Comes.

3. Alta Mira.

4. Free Ride.

5. Undercover Man.

6. Round & Round.

7. Rock 'N' Roll Boogie Woogie Blues.

8. Autumn.

9. We All Had a Real Good Time.

10. Frankenstein.

 

Johnny Badanjek:batterie.

Rick Derringer:basse,guitare,pedal steel,chant.

Dan Hartman:guitare,basse,percussion,ukulele,maracas,chant.

Randy Jo Hobbs:basse.

Ronnie Montrose:guitare,mandoline.

Chuck Ruff:conga.

Edgar Winter:orgue,synthétiseurs,piano,marimba,timbales,clavinet,chant.

LP Studio 4 - 1974

 

Edgar winter group shock treatment

 

THE EDGAR WINTER GROUP

SHOCK TREATMENT – 1975 3,5/5

 

Publié en mai 1974.

Produit par Rick Derringer.

Durée:40:30.

Label:Epic.

Genre:hard rock,boogie rock.

 

Sur ma faim.

 

L’Edgar Winter Group est aussi valeureux que White Trash, le premier groupe du gars Edgar ; il avait pour lui d'être plus novateur et plus surprenant que le groupe qui lui succède. L'Edgar Winter Group n’est pas meilleur, mais il se place néanmoins dans la grande tradition des excellentes formations de hard rock.

Avec trois songwriters pour l’alimenter, Winter, Derringer et surtout Hartman pour ce qui concerne Shock Treatment (en écoute intégrale ici), avec un Hartman (encore lui) fantastique au chant, avec un panel de musiciens qui en touchent un rayon côté zizique, la nouvelle mouture (nouvelle depuis l’album précédent) a des arguments frappants à faire valoir et un drôle de pif pour les rendre convaincants, mis au service du hard rock. Et pas qu’un peu !

Malheureusement le rendu ne reflète pas toujours le gros potentiel dont il fait montre. Musicalement, c’est du solide, on est d'accord ; commercialement, c’est porteur, ça plaît et ça fait tilt. Cet album s’écoute (trop) facilement, sans être en quoi que ce soit révolutionnaire. C'est peut être même son gros défaut.

En gros, c’est discipliné, puissant, maîtrisé, mature, passant de la lourdeur ou de la sauvagerie (c’est selon) à la douceur, mais sans fracasser à tout va. Personnellement, je regrette parfois que le gars Edgar ait troqué son sax contre un synthé.

Shock Treatment est cependant un territoire à singles potentiels comme le funky Easy Street, les niais heavy metal Some Kinda Animal et Queen Of My Dreams, le Sundown de Hartman, Someone Take My Heart Away, Maybe Some Day You’ll Call My Name, Do Like Me à la mode Sly & The Family Stone.

La potentialité qui se devine reste souvent dans les starting-blocks et c'est frustrant. Malheureusement. Ce qui ne fait pas de ce disque, pour moi, un incontournable du gars Edgar. Il y a mieux ailleurs même à 3,5/5 (RAZOR©).

 

1. Some Kinda Animal.

2.Easy Street.

3. Sundown.

4. Miracle Of Love.

5. Do Like Me.

6. Rock & Roll Woman.

7. Someone Take My Heart Away.

8. Queen Of My Dreams.

9. Maybe Some Day You'll Call My Name.

10. River's Risin'.

11. Animal.

 

Rick Derringer:basse,guitare,sitar électrique,chant.

Dan Hartman:guitare,basse,percussion,cithare,chant.

Chuck Ruff:batterie.

Edgar Winter:basse,clavinet,mellotron,orgue,piano,synthétiseurs,vibraphone,saxophone,chant.

LP Studio 6 - 1975

 

Edgar winter groupe derringer

 

THE EDGAR WINTER GROUP

THE EDGAR WINTER GROUP WITH RICK DERRINGER – 1975 3,5/5

 

Publié en 1975.

Produit par Rick Derringer.

Durée:42:57.

Label:CBS,Blue Sky.

Genre:blues-rock,pop-rock.

 

Frustré.

 

Le batteur Chuck Ruff, dans une récente interview, faisait l’éloge du sympathique et gentleman Rick Derringer, le considérant (je cite) « comme le joueur de guitare le plus sous-estimé de la planète ».

Malheureusement, cet album de 1975, The Edgar Winter Group With Eric Derringer ne permet pas d’en juger, la cible apparaissant plus souvent en arrière-plan qu’en guest star. Le guitar-hero, vu par son pote batteur, est ici à l’image de ce disque, qui manque d’audace et de titres ambitieux.

Cette formation, ainsi nommée, est constituée en 1975 pour la circonstance et prend part à une tournée du frère Winter, Johnny, avant de se séparer.

Quoi qu’il en soit, c’est le septième opus dont Edgar Winter peut revendiquer la paternité. Et je suis relativement déçu de ce N°7, qui s’il s’en sort bien, grâce à quelques pièces efficaces très bien produites (rock, funk, blues, pop), ne rentre pas dans l’histoire pour autant.

Diamond Eyes, Chainsaw, Let’s Do It Together Again, Infinite Peace In Rhythm et Paradise vous séduiront autant qu’ils m’ont séduits. Le reste marche agréablement dans les clous, mais sans se faire remarquer outre mesure.

Au sortir de cet album, je suis frustré. Bien que ce line-up joue magnifiquement et avec efficacité, j’eus préféré autre chose. Un mot sur la couverture du vinyle de l’époque : ce serpent lové et nimbé d’une lumière agressive serait l’œuvre du photographe de mode Hiro qui travaillait pour le Harper’s Bazaar. Ce qui, vous en conviendrez, ne fait pas beaucoup avancer le schmilblick (RAZOR©).

 

1. Cool Dance.

2. People Music.

3. Good Shot.

4. Nothin' Good Comes Easy.

5. Infinite Peace in Rhythm.

6. Paradise/Sides.

7. Diamond Eyes.

8. Modern Love.

9. Let's Do It Together Again.

10. Can't Tell One from the Other.

11. J.A.P. (Just Another Punk).

12. Chainsaw.


Edgar Winter:chant,claviers,saxophone.

Rick Derringer:guitare.

Dan Hartman:chant,basse,guitare.

Chuck Ruff:batterie.

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