Elliott Murphy.

BIOGRAPHIE.

 

ELLIOTT MURPHY/Garden City(Long Island-New York/USA)

 

Elliott murphy 1

 

Né Elliott James Murphy Jr, le 16 mars 1949 à Garden City.

Actif depuis 1972.

Label:Polydor.

Genre:rock,blues-rock.

Site internet:www.elliottmurphy.com


Le plus français des américains.

Le sublime Aquashow, en 1973, débloque son catalogue discographique. Pas loin d'une cinquantaine d'albums sont venus s'épingler à sa suite, dont la très grande majorité est alimentée par les labels français comme New Rose, Musidisc ou Last Call. Depuis, celui que la presse adoube alors comme le nouveau Dylan tout en le comparant à Lou Reed, continue inlassablement à sillonner les routes européennes et à enchaîner, bon an mal an, une centaine de dates.

Non content de composer pour le rock et de donner sans compter dans des concerts parfois très longs (plus de 4 heures), ce proche de Bowie, de Lou Reed et de Bruce Springsteen est parallèlement un auteur de fiction fécond et inspiré qui compte une poignée d'ouvrages à son actif, un chroniqueur de rock ainsi que l'auteur des notes du Live 69 de Velvet Underground.

Elliott Murphy, natif de Garden City, village proche de Manhattan, devenu parigot depuis la fin des années 80 au motif de ne pas suffisamment intéresser ses pairs américains, est certainement le plus français d'entre eux aujourd'hui.

Chevalier des Arts et Lettres.

Le troubadour yankee, très attaché à la France est devenu un inconditionnel de la capitale depuis son concert d'avril 79 au Palace ; celle-ci le lui rend bien puisque c'est dans son 4ème arrondissement qu'il est décoré, depuis début novembre 2015, de la haute distinction de Chevalier des Arts et Lettres, et intra muros, qu'il a épousé Françoise Viallon et donné le jour à Gaspard.

Bruce Springsteen, qui n'a pas oublié les galères partagées avec celui avec lequel il a débuté dans le métier au début des 70's, est peut-être le dernier lien qu'il ait avec la terre de l'Oncle Sam, le Boss l'invitant régulièrement à partager sa scène quand son calendrier le pose en Europe et ayant signé quelques duos remarquables avec Murphy. Et s'il en est un qui sait de quoi il parle, c'est donc bien lui...

Elliott murphy profilLe plus français des américains.

Elliott murphy autreUn baroudeur qui enchaîne encore une centaine de dates par an.

Elliott murphy 3Libre, simple, généreux, authentique.

Elliott murphy paris storiesUn songwriter doublé d'un écrivain.

Elliott murphy arts et lettresChevalier des Arts et Lettres.

Elliott murphy 4Révélé par Aquashow, en hommage à son père...

Elliott murphy aquashow deconstructed 2015Aquashow Deconstructed, son dernier LP (2015).

Libre, simple, généreux, authentique...

Si comme tout un chacun qui se lance dans la musique, il caresse l'espoir de faire une carrière honorable, il ne se fixe pas pour autant des desseins inaccessibles et sa musique n'a pas la prétention d'être révolutionnaire. Au moins, il ne s'est pas brûlé les ailes comme bon nombre de ses contemporains disparus dans le débarquement punk.

Son parcours l'amène néanmoins, à défaut d'être lui-même une star du rock telle qu'on l'entend, à faire pâlir d'envie le gratin du milieu. Sa plume pleine de poésie, son jeu de gratte, sa générosité scénique, sa proximité avec les fans, sa simplicité et son authenticité font de Murphy un artiste, ou plutôt un artisan, que l'on ne peut pas ne pas aimer. Il lui aura finalement manqué un hit pour basculer du côté du star-system ; pas sûr qu'il aura gagné au change...

Avec des parents dans le show-biz et qui ne freinent pas ses ardeurs pour le spectacle, le turbulent jeune new yorkais est très rapidement plongé dans le milieu de la musique. Après avoir été bercé par les débuts du rock & roll à 7 ans, puis suivi des cours de guitare 5 ans plus tard (Quigley's Music Center), Elliott James montre une véritable passion pour la six cordes.

Troquer toutes ses chansons pour revoir son père.

Et ça tombe plutôt bien puisque, dès le début des 60's, la tendance musicale du moment est folk et son épicentre à quelques encablures de chez lui, à Greenwich Village. C'est de cette scène qu'il a les premiers retours d'un certain Bob Dylan.

Le Zim est fraîchement débarqué du côté de Manhattan, mais déjà il met la tête à l'envers d'un Murphy qui n'est pas insensible, non plus, à tout ce qui se passe en Californie : le surf, le surf rock et leurs stars, les Ventures, les Astronauts, les Beach Boys...

Murphy, malgré les mises en garde paternelles, privilégie la musique au détriment des études. A 16 ans, il laisse tomber l'école et s'engage dans une voie artistique dont son géniteur, bien connu dans le monde du spectacle new yorkais, connaît toute la difficulté. Jamais il n'en l'en dissuadera pourtant et lui offrira même son premier ampli ainsi qu'une magnifique guitare, une Gretsch Tennessean (1965).

C'est peut-être le dernier cadeau reçu par l'adolescent de son père, ce dernier disparaissant d'une crise cardiaque la même année. Qui plus est sous ses yeux. Il va alors s'en trouver très affecté, au point de dire, plus tard, que, s'il le pouvait, il échangerait toutes les chansons qu'il a écrites pour voir son père à nouveau.

Livré à lui-même.

Admiratif aussi sur la manière dont sa mère gère la suite malgré les problèmes financiers, il témoigne le plus grand des respects à ses parents pour lesquels il signe, plus tard, On Elvis Presley Birthday, Time Flies et Pneumonia Alley.

Entré brutalement dans le monde des adultes, Elliott a jusque là évolué dans des groupes scolaires mineurs, puis au sein des Daytonas (appelés aussi les Impalas) ; c'est toutefois au sein des Rapscallions (les Canailles) que, dès 1966, il enlève une de ces fameuses battles rock (The New York Battle of The Bands), l'équivalent de nos tremplins d'alors, comme ceux organisés au Golf Drouot. Avec un répertoire des Ronettes et des Shangris-Las (Remember-Walking In The Sand).

Quand les Rapscallions mettent un terme à leur activité suite au départ de sa chanteuse, Elliott, encore mineur, intègre le King James Version, groupe plus âgé, pour lequel il fait ses premières véritables armes au chant. Il en est viré suite à une interdiction lui étant intimée par les fédéraux de se produire dans un lieu où l'alcool circule.

A sa majorité, il fonde un trio heavy avec son frère Matthew, Stud, que l'on peut traduire par tombeur, vraisemblable référence au côté dandy qu'il inspire. Musicalement il se positionne dans un registre Cream, Blue Cheer, Jimi Hendrix Experience et géographiquement, il évolue dans tout le comté de Nassau où il jouit d'une belle popularité.

A lui l'aventure !

Guitariste, chanteur, Murphy rajoute une corde à son arc, l'harmonica qu'il apprend par le biais d'une méthode Assimil (Tony Glover). De nouvelles perspectives s'offrent à lui qui précipitent son basculement de l'amateurisme vers une carrière plus professionnelle.

Avant, il fait sa révolution flower power en prenant un vol pour les îles Vierges américaines pour y mener quelque temps, une vie hippie dans une cabane face à la mer des Caraïbes. Revenu à Long Island , il fonde Bang Zoom, groupe heavy, pour lequel il signe Marilyn, sa première chanson.

Dès l'été 1971, ce troubadour à l'esprit bohême, avide de grands espaces, de liberté et de cultures, prend un vol pour l'Europe, aidé en cela par sa sœur Michelle, hôtesse de l'air sur Pan Am Airlines. A lui la grande aventure !

On le retrouve alors à Amsterdam, à Bruxelles, à Paris, à Rome, à Sienne, au large de Naples. Jusqu'à l'approche de Noël, il gratte et fait passer le chapeau sur les places, au coin des rues, aux terrasses des cafés et restaurants, dans le métro ; il fait même de la figuration dans Fellini Roma après avoir officié comme DJ dans une disco romaine.

Poussé par sa belle.

Puis il rentre à Garden City où il reprend une relation avec une ex, Géraldine, qui, dès janvier 72, est envoyée dans un collège suisse. Amoureux, Elliott prend le chemin de Vevey où elle étudie et passe ses journées à l'attendre.

Pour tuer le temps et gagner sa vie, il compose avant d'aller, guitare en bandoulière, harmonica vissé autour du cou, les tester à Lausanne. Peter Rabbit, Last Of The Rock Star sont nées pendant cette période.

Elles reçoivent le soutien de sa bienaimée, laquelle incite Elliott à croire en son talent et à faire fructifier son potentiel auprès d'une maison de disques. De retour à New York, le musicien, fort d'un répertoire composé d'originaux, réunit quelques connaissances locales et fait le tour des clubs régionaux.

Elliott nomme cette mouture Elliott Murphy's Aquashow, en mémoire de l'attraction nautique de Flushing Meadow, dirigée par son défunt père. Il décroche ainsi la possibilité de réaliser une démo (octobre 72).

Paul Nelson, critique rock et directeur artistique chez Mercury Records, se prend alors de sympathie pour Murphy qu'il a vu jouer début janvier 1973 au Mercer Arts Center de New York. Il partage avec l'artiste une passion commune pour le Velvet Underground et Lou Reed. Nelson propose à Elliott d'écrire les notes de la pochette de Live 69, publié chez Mercury. Ce dernier s'y emploie avec une sincérité que les vicissitudes du rock n'ont pas encore perverties.

Le gros coup : Aquashow.

Nelson propose alors à Murphy un contrat pour Mercury, l'offre est toutefois pécunièrement si faible que l'artiste la décline poliment. Le journaliste ne peut s'aligner mais favorise l'engagement de celui qui est devenu son ami, chez Polydor. Ce contrat permet à Elliott de lancer sa carrière. Ce qu'il n'a, par contre, pas envisagé, c'est qu'Aquashow, son premier LP, se fera sans le groupe du même nom, mais avec des musiciens professionnels. Première désillusion !

Elliott murphy 2

« Je suppose qu'il y a une relation entre la créativité et la douleur, mais ce n'est pas une chose à laquelle n'importe quel artiste, auteur ou musicien, aspire. Et, si je le pouvais, j'échangerais toutes les chansons que j'ai écrites pour voir mon père à nouveau. » (Elliott Murphy)

Aquashow, enregistré dès avril 73, rend hommage à Elliott Murphy Sr. Produit par Peter Siegel, celui-ci a la bonne idée d'inviter aux sessions des musiciens très affûtés comme l'ancien batteur des Byrds Gene Parsons et le claviériste Frank Owens (Bring It All Back Home et Highway 61 Revisited de Bob Dylan).

Dès sa publication, l'album, folk, est un succès ; les critiques, Paul Nelson en tête, consacrent Murphy que les médias vendent comme le nouveau Dylan, voire comme un clone de Lou Reed.

Si ce parallèle élogieux lui confère une indéniable reconnaissance immédiate, celle-ci s'accompagne d'une pression terrible. Néanmoins, il peut remercier Géraldine grâce à laquelle il est parvenu à ses fins. Il la marie, s'installe à Manhattan, puis, avec l'appui de Lou Reed, quitte Polydor pour RCA Records.

Une belle discographie américaine...

C'est dans les studios d'Elektra de Los Angeles que débutent les enregistrements du deuxième album, Lost Generation (1975) produit par le célèbre Paul Rothchild (Doors, Janis Joplin, Tim Buckley). Ce disque bénéficiant de l'apport des meilleurs musiciens de la place angeline est encore très riche ; au final, son lot de 10 titres, mélange de rock et de folk est de qualité équivalente à ce qu'il a réalisé sur Aquashow.

La presse ne s'y trompe pas qui lui tresse des lauriers. Par contre, commercialement, l'opération est un échec auquel la pochette glaciale et ridicule du disque donne tout son sens. Et ce, malgré des chansons sublimes comme When You Ride, Hollywood, la chanson-titre, Eva Braun, Lookin' Back ou A Touch Of Mercy.

Retour à New York pour le troisième LP. Les studios de l'Electric Lady créés par Jimi Hendrix servent de cadre aux sessions de Night Lights (1976), encore une fois excellent en dépit d'une pochette peu originale voyant un Elliott Murphy en mode dandy urbain poser sur la 42ème rue, dans Time Square.

Fait avec Steve Katz, producteur des derniers disques de Lou Reed, Night Lights révèle à nouveau des joyaux comme Diamonds By The Yard, Deco Dance, Abraham Lincoln Continental, Rich Girl, Isadora's Dancers, Never As Old As You. Album préféré de Murphy lui-même, ce disque très Springsteen est un incontournable de sa discographie.

Just A story From America (1977), dans une veine rock identique à Night Lights, ne déroge pas à la qualité de la production vinylique d'Elliott. Le style qu'il a adopté depuis quelque temps plaît aux fans qui, depuis sa sortie, plébiscitent Just A Story From America comme le meilleur travail de Murphy. Affaire de goût...

...plebiscitée par les Européens et l'Hexagone.

Quoi qu'il en soit, son œuvre, si elle trouve preneur auprès d'un noyau de fidèles, elle ne rencontre pas le succès auprès du public américain, peu réceptif à sa musique. Il préfère alors rebondir sur le Vieux Continent où il continue à bénéficier de l'intérêt des supporters européens et plus particulièrement de ceux issus de l'hexagone.

Entre la France et lui, dès 1989, va alors s'engager une véritable histoire d'amour. Après avoir traversé des moments difficiles, il retrouve des couleurs en se posant dans la capitale. Il y vit encore aujourd'hui avec femme et enfant.

Depuis, il n'a jamais cessé de poursuivre une carrière pour laquelle il s'est aménagé le luxe d'avoir un contrôle total, une liberté complète, un rythme choisi, laissant à d'autres l'encombrant statut de rock-star. A voir l'engouement qu'il suscite au troisième millénaire, Elliott Murphy a visiblement fait le bon choix (RAZOR©).

 

DISCOGRAPHIE 70'S.

LP Studio 1 - 1973

 

Elliott murphy aquashow

 

ELLIOTT MURPHY

AQUASHOW – 1973  5/5

 

Publié en 1973.

Produit par Peter K. Siegel.

Durée:37:09.

Label:Polydor.

Genre:rock.

 

Première gemme d'un véritable trésor discographique.

 

Gros consommateur de labels dans la phase initiale d’une discographie démarrée en 1973 avec Aquashow, l’Elliott Murphy des 70’s passe allègrement de Polydor à RCA et de RCA à CBS. Malgré le fait d’avoir consommé trois maisons de disques en quatre ans, entre 73 et 77, le new yorkais, vieux pote de Springsteen auquel on le calibre souvent, n’en affiche pas moins une belle régularité dans la performance.

La qualité constante de ses premiers travaux mérite que l’on s’intéresse de plus près à cet artiste qui croise entre le Bowie acoustique et Dylan, Reed et Newman. En soulevant le pan d’une carrière constellée d’une grosse trentaine de LP, on sera surpris de découvrir les pépites qui y germent.

Cet européen convaincu et parisien reconverti depuis la fin des 80’s gagne incontestablement à plus de reconnaissance, en vertu d’une carrière rondement menée et pourtant passée sous silence, au service du folk-rock qu’il affectionne en particulier.

L’ensemble de l’œuvre de Murphy n’a d’ailleurs pas échappé à la toujours très branchée mairie de Paris qui, par la voix du prédécesseur de l’ardente espagnole, lui a décerné sa médaille Vermeil en 2012. Je sais, replacer l’événement dans la cajolerie bobo et la mascarade culturelle parisienne ambiantes n’est pas forcément un critère, mais, désolé, je n’ai pas d’autres références.

La guitare et l’harmonica dont le natif de Garden City est souffleur expert, ses attributs instrumentaux de prédilection, accompagnent un songwriting personnel abouti et restitué via son propre organe vocal, au demeurant fort compétent si l’on s’en réfère à Aquashow, première pierre vinylique saluée haut et fort par la critique du moment. Ses géniteurs ont donc été particulièrement bien inspirés de pousser au cul ce gamin talentueux et précoce pour qu’il s’investisse à donf dans le rock.

Aquashow, sorti en 1973, marque un premier rendez-vous avec la popularité. C’est à partir de ce disque qu’on lui trouve des atomes crochus avec le Zim et l’Europe va pouvoir vite en juger, puisqu’il en est un client régulier.

Murphy y est immédiatement porté au pinacle, moins que chez lui où, malgré une crédibilité avérée, il n'imprime pas vraiment ; on reconnaît chez le plus français des auteurs-compositeurs-interprètes américains, une très jolie plume, mais cette reconnaissance ne sera jamais suffisante pour que sa réussite artistique s’accompagne parallèlement d’un succès dans les bacs.

Dans ce contexte, la carrière de Murphy se dessine de hauts et de bas, il n’a rien de la star façonnée par les maisons de prod’ avides ; lui, c’est à l’huile de coude qu’il s’est fait, en commençant par les angles de rues.

En France, on l’a à la bonne ; public comme labels (New Rose et Last Call surtout) témoignent un réel et durable soutien à ses travaux depuis le début des années 80, où il a mis le pied sur le sol frenchie. J’ai même eu, en Belgique, l’occasion de tâter du Murphy scénique, l’artiste est à la hauteur de l’excellente réputation dont il jouit.

Venons-en à Aquashow. Le LP triomphe d’emblée et force le respect. Inspiré, ce troubadour doublé d’un auteur de nouvelles fait montre d’une maturité étonnante pour un mec qui accumule seulement 24 printemps sous la coiffe.

Fait pour Polydor, cet opus déroule un splendide folk-rock de sa propre composition, derrière lequel on devine aisément qu’il en pince pour Dylan. La presse, pas à une catégorisation près en fait rapidement le fils de Bob.

Aquashow, au titre emprunté au théâtre aquatique des spectacles de son père dans les années 50, ouvre son compteur discographique avec ce qui reste sa grande signature, Last Of The Rock Stars, et dans le sillage de laquelle se placent immédiatement les les succulents Marilyn, How’s The Family, ironique, Like A Great Gasby qui réfère à son idole littéraire, F. Scott Fitzgerald, le sombre Hometown, le blues White Middle Class Blues, Hangin’ Out ou Graveyard Scrapbook.

Derrière s’enchaînent alors une série de LP gagnants. Murphy évite de tomber dans le piège du énième clone de Dylan en affichant sa propre personnalité et une rare intelligence. J’adore (RAZOR©).

 

1. Last Of The Rockstars.

2. How's The Family.

3. Hangin' Out.

4. Hometown.

5. Graveyard Scrapbook.

6. Poise 'N Pen.

7. Marilyn.

8. White Middle Class Blues.

9. Like A Great Gatsby.

10. Don't Go Away.

 

Teddy Irwin:guitare acoustique.

Dennis Ferrante,Dick Wagner,Eddie Mottau,Elliott Murphy,Gene Parsons,Jim Mason,Linda November,Maeretha Stewart,Matthew Murphy,Tasha Thomas:choeurs.

Matthew Murphy:basse.

Gene Parsons,Rick Marotta:batterie.

Frank Owens,Pat Rebillot:piano,orgue.

Elliott Murphy:chant,guitare électrique,harmonica

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