Fleetwood Mac.

BIOGRAPHIE.

 

FLEETWOOD MAC/Londres (Angleterre)

 

Fleetwood mac

 

Actif entre 1967 et 1995, de 1997 à aujourd’hui.

Label: Horizon,Reprise,Warner Bros.,LMJS Productions.

Genre:rock,blues,blues-rock,pop-rock,soft rock.

Site officiel:fleetwoodmac.com

Fleetwood Mac, poids lourd de l’industrie du disque.

Très gros vendeur de disques surtout depuis la sortie en 1977 de l’album Rumours, Fleetwood Mac est et sera toujours, dans mon esprit s’entend, éternellement associé à Peter Green, dont je suis plus client que la formation qui prend le relais à son départ, en 1970. Un peu comme Genesis, orphelin de Peter Gabriel après 1975, Fleetwood Mac a beaucoup tâtonné  en perdant son leader et créateur. De cette mouture initiale alors  ancrée dans le blues dès 1967, il ne reste plus que deux éléments : le batteur Mick Fleetwood, cofondateur, et le bassiste John McVie, autrement dit le binôme de la légendaire rythmique du groupe.

Trois périodes distinctes.

Fletwood Mac, selon ce que l’on veut en retenir, peut se résumer en deux grandes incarnations : celle britannique, structurée autour de Peter Green et Mick Fleetwood, avec Jeremy Spencer, Danny Kirwan et John McVie. On lui oppose souvent la deuxième, celle dite américaine avec son immuable section rythmique, son tandem féminin Stevie Nicks et Christine McVie et son guitariste chanteur, Lindsay Buckingham.

L’une comme l’autre, à des degrés différents, ont connu leur heure de gloire à l’échelon mondial : pour les anglais, l’instrumental Albatross et Black Magic Woman sont les plus notoires, même si c’est Santana qui a immortalisé en 1970 ce dernier titre, sorti en 1968, en une version  medley d’envergure planétaire ; pour son alter ego américain, dopé par les arrivées du californien Linsey Buckingham et de Stevie Nicks, on retiendra surtout Rhiannon, Don’t Stop, Dreams, Tusk, Sara…

En poussant plus loin dans le détail, on peut également considérer  la période située entre la fin de l’ère Green et l’arrivée de Lindsey Buckingham (1975) en une troisième période, celle par lequel Bob Welch  assure l’intérim et permet au groupe de ne pas sombrer.

Fleetwood mac 1

Fleetwood mac green kirwan

Fleetwood mac spencer

L’ère Peter Green.

Les amateurs de british blues se projetteront  inévitablement sur l’ère Green. Le Peter Green de cette époque est alors un des plus grands guitaristes de blues. Comme Clapton qu’il remplace au sein des illustres Bluesbreakers de Papy Mayall en 1966. De cette expérience dans l’antre du blues anglais, Green en retire le fait de faire la connaissance de Fleetwood et de McVie qui évoluent alors dans les Bluesbreakers, de suggérer aussi le nom du futur groupe qu’il a en tête et pour lequel les deux acolytes de la rythmique sont ou seront impliqués.

Sont, car Mick Fleetwood mord immédiatement à l’hameçon quand Green passe à l’acte de création en mai 1967 et seront, car McVie, réticent dans un premier temps, ne rejoindra le Peter Green’s Fleetwood Mac que quelques semaines plus tard. Dans l’attente de la décision du bassiste, Bob Brunning occupe le poste, mais sait pertinemment qu’il a un statut d’intérim si d’aventure…

Green, McVie, Fleetwood… le quatrième larron s’appelle Jeremy Spencer, second guitariste. Ce quatuor signe pour Blue Horizon un album exceptionnel : Peter Green’s Fleetwood Mac, connu aussi sous Fleetwood Mac, sort en février 1968. L’histoire Fleetwood Mac est en marche ; où s’arrêtera-t-elle ?

Le meilleur guitariste de blues blanc ?

Par ce disque culte et dans le blues boom ambiant, Peter Green repousse les confins du blues et prend place parmi les géants de la six cordes. Pendant plus d’un an, le disque s’installe dans les charts. On ne peut imaginer meilleurs débuts d’autant que les Etats-Unis lui ouvrent également les bras.

A la fin de l’été 1968, tandis que Peter Green’s Fleetwood Mac s’enrichit d’un nouvel élément en la personne du juvénile guitariste Danny Kirwan, Mr Wonderful paraît à son tour. Assez confus et moins bon que celui auquel il succède, ce disque trahit certaines tensions qui semblent mettre en minorité Peter Green. Signe de ces contractions, Peter Green’s Fleetwood Mac devient Fleetwood Mac. La section rythmique reprend les choses en main.

Fin 1968, Peter Green sort alors de son chapeau, non pas un lapin mais un oiseau : Albatross, un instrumental vendu à 900.000 copies et qui réalise l’exploit de se classer numéro 1 des charts anglais à sa sortie et une seconde fois en 1973, au moment de sa réédition.

Christine mc vie

« Avec Stevie, on s’est rencontré et on s’est tout de suite bien entendu. Il n’y avait aucune compétition entre nous, nous faisions des choses très différentes. L’association avec Stevie et Lindsey nous a beaucoup apportés, elle a élargi notre horizon musical. Avant leur arrivée, nous étions très bluesy et ils ont amené leurs influences West Coast et country & western. » (Christine McVie)

Photo: Eamonn M. McCormack/Getty Images Europe.

Green contesté, la mutinerie s’organise.

Mais le bat blesse en interne, Peter Green est de plus en plus isolé d’autant que Jeremy Spencer en rajoute une couche. Le line-up d’origine se retrouve encore ensemble autour de Fleetwood Mac In Chicago (1969), dernier disque de la période blues de Fleetwood Mac et de le sublime Then Play On (septembre 1969/Warner Bros), l’album qui marque la transition avec la nouvelle ère.

De la période dite blues, il convient de préciser encore certains points. Le catalogue recense quelques disques non évoqués ici : The Pious Bird Of Good Omen (1969) et English Rose (1969) qui sont respectivement des compilations britannique et américaine.

Au terme de Then Play On, Peter Green, très affecté par les drogues se retire (1970) malgré les tentatives de Mick Fleetwood pour le retenir. Fleetwood Mac n’est pas loin de splitter dans le mouvement. Avant de quitter le groupe, dans un ultime sursaut, Peter Green signe un single anthologique, The Green Manalishi, composé alors qu’il se bat contre le LSD et auquel le titre réfère. C’est le dernier témoignage du génial guitariste sous l’étendard de Fleetwood Mac, un groupe qu’il a créé de toutes pièces.

Fleetwood mac welch

Fleetwood mac 2

Fleetwood mac 2000

La période Bob Welch pour faire le lien.

Kiln House (septembre 1970) fait basculer Fleetwood Mac dans l’époque post Green, mais pas encore dans celle post blues-rock, car de blues-rock il en est encore question ici. Et de bon blues-rock.

De quoi rassurer les fans qui ont vraiment craint que le départ de son guitariste virtuose allait, sinon faire exploser la formation, du moins la mettre à mal. Les puristes de blues vous diront que Fleetwood Mac s’est arrêté là, les autres que la saga commence réellement ici. Pour être franc, disons que la galère commence.

Christine Perfect, épouse McVie, ayant tourné le dos à Chicken Shack, intègre le combo de la nouvelle génération à ce stade du parcours de Fleetwood Mac, juste avant sa tournée américaine. Jeremy Spencer fait le chemin inverse mais pour rejoindre une secte divine (1971). L’américain Bob Welch rentre à sa place.

Le très bon Future Games (1971) amorce un virage plus pop, un créneau de ce groupe que l’on a tendance à occulter généralement. Il ouvre une période transitoire (1971/75), assurément mésestimée dont l’inégal Pengouin (1973) est le seul couac.

Bare Trees (1972) est excellent, tandis que Mystery To Me (1973) et Heroes Are Hard To Find (1974) tiennent leur rang. Danny Kirwan quitte le groupe à cette époque. Bob Welsh, dont on ne dira jamais assez combien il a été important pour maintenir le groupe à flots, passe également la main.

La phase américaine de Buckingham.

Il est vrai que, comparé au cycle plus commercial qui s’annonce avec l’apport du guitariste-chanteur Lindsey Buckingham (fin 1974) et de celle qui est alors sa petite amie, Stevie Nicks, c’est le jour et la nuit. Fleetwood Mac, installé en Californie, se pare désormais d’influences west coast et country.

L’album Fleetwood Mac (Warner/1975) découlant de ce remaniement, génère quatre singles, Warm Days, Over My Head, Rhiannon, et Say You Love Me qui boostent l’album pour en faire un disque d’or fin 1975 et atteindre début septembre 1976 et 56 semaines après sa publication, le leadership du Billboard. Si, côté scène, tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes, côté ville, les couples se tiraillent.

Rumours, paru en février 1977, confirme le nouveau statut de rock star de Fleetwood Mac ; quatre singles en sont extraits, Go Your Own Way, Dreams, Don’t Stop, You Make Loving Fun. Un mois après sa sortie, il est disque de platine. Mieux, il truste tout : les Grammy, les places de N°1, les récompenses, les commentaires dithyrambiques. Exceptionnel !

Les finances sont désormais au beau fixe et permettent à Fleetwood Mac, de plus en plus installé sous l’emprise de Buckingham, de se projeter dans un studio flambant neuf (Studio D à Los Angeles), payé avec ses deniers personnels.

Dernier LP des années 70’s, Tusk (1979), double album, est à peine moins bon que Rumours. Comme son prédécesseur, il est vendeur et figure tout aussi bien dans les classements, surtout en Angleterre où il occupe la première place.

Réuni pour l’investiture de Bill Clinton.

Le Fleetwood Mac en mode american pop-rock est depuis devenu une des formations les plus populaires de son époque, doublée d’un poids lourd de l’industrie discographie, un régulier des radios FM. On est bien loin des blues lancinants de Peter Green.

Après Tusk, le groupe, sans se séparer pour autant, s’installe dans une certaine période d’inactivité. Chacun de son côté se laisse tenter par des projets en solo. Le groupe reprend du service pour la très médiatisée campagne électorale de Bill Clinton (1992) et par la même occasion, son rythme de croisière : albums, tournées, promotions.

Le groupe, se reforme face à cette médiatisation et enchaîne album (Time et Say You Will) et tournées. La dernière tournée en date, celle de 2003 suivant Say you Will, est un véritable triomphe. Six ans plus tard, après un nouveau break, Fleetwood Mac se reforme pour une tournée en 2014 et un EP, Extended Play (2013) est publié. Annonce-t-il une nouvelle période pour Fleetwood Mac ? C’est tout le mal qu’on lui souhaite (RAZOR©)

DISCOGRAPHIE 60'S.

LP Studio 1 - 1968

 

Fleetwood mac peter greens

 

FLEETWOOD MAC

PETER’S GREEN FLEETWOOD MAC – 1968  5/5

 

Publié le 24 février 1968

Produit par Mike Vernon.

Durée:35:05.

Label:Blue Horizon.

Genre:blues,blues-rock.

 

Un must du blues.

 

Disque de blues-rock culte. Vous tenez là, avec Eric Clapton, un des meilleurs guitaristes anglais de blues de tous les temps. L’ex-Bluesbreakers Peter Green se retrouve à la tête d’une petite formation de derrière les fagots : Fleetwood Mac, inspiré des noms des acteurs de la section rythmique, Mike Fleetwood et John McVie. Pour l’heure, elle évolue encore sous Peter Green’s Fleetwood Mac, l’homme orchestre de l’instant, car, faut-il le rappeler, elle est créée à l’initiative de son guitariste.

Si vous aimez le blues, vous devez vous poser coûte que coûte sur cet album de février 1968, enregistré un an avant dans les studios CBS de Londres, par ces jeunes musiciens que la musique noire américaine attire. Il démarre une carrière qui va, au fil des décennies, des turbulences qui l’animent, des succès qui la jalonnent, virer rapidement en saga et faire de Fleetwood Mac un des plus gros vendeurs de l’histoire du rock.

Pour ses débuts, Peter Green a recruté Mike Fleetwood (batteur) et John McVie (bassiste) auquel est venu se joindre Jeremy Spencer sublime joueur de slide guitare (également pianiste, compositeur et très bon chanteur) ; cette formation sort, pour Blue Horizon, un premier opus bien dans la tradition du blues anglais du moment, sauf que, pour le coup, on a à faire à un must, de par le feeling qui s’en dégage, la virtuosité tant individuelle et collective, par l’énergie qu’il transmet.

On y retrouve des reprises des cadors du genre, comme Robert Johnson (Hellhound On My Trail), Homesick James (Got To Move) ou de Howlin’ Wolf (No Place To Go) ainsi que des compositions de Peter Green et de Jeremy Spencer. N° 4 des charts britanniques, l’album nous entraîne dans différentes directions : blues, blues-rock, boogie. Il met aussi dans un bel état pour peu que le blues soit votre tasse de thé (RAZOR©).

 

1. My Heart Beat Like a Hammer.

2. Merry Go Round.

3. Long Grey Mare.

4. Hellhound on My Trail.

5. Shake Your Moneymaker.

6. Looking for Somebody.

7. No Place to Go.

8. My Baby's Good to Me.

9. I Loved Another Woman.

10. Cold Black Night.

11. The World Keep on Turning.

12. Got to Move.

 

Green:chant,guitare,harmonica.

Jeremy Spencer:chant,slide guitare,piano.

John McVie:basse sauf 3.

Bob Brunning:basse sur 3.

Mick Fleetwood:batterie.

 

LP Studio 2 - 1968

 

Fleetwood mac me wonderful

 

FLEETWOOD MAC

MR WONDERFUL – 1968  3/5

 

Publié le 23 août 1968.

Produit par Mike Vernon.

Durée:41:30.

Label:Blue Horizon.

Genre:blues,blues-rock.

 

Dans l'esprit de Chicago et du Delta.

 

Mr Wonderful (en écoute intégrale ici), deuxième LP de Fleetwood Mac à sortir en 1968 et dont la pochette représente un Mick Fleetwood déjanté, est encore un disque pour les inconditionnels de blues. Peter Green semble déjà être mis en minorité puisque le Peter Green’s Fleetwood Mac devient Fleetwood Mac, malgré l’énorme succès de son album précédent, l’énergie et le talent déployés par son guitariste légendaire.

En désunion avec l’album initial, Mr Wonderful reste cependant d’un bon niveau, de par la qualité qui se dégage de ses interprétations en live de studio et l’envie de s’éclater sur du blues qui se devine. Vous avez aimé le premier ? Vous aimerez la fièvre du deuxième, réalisé  dans l’esprit des bluesmen américains !

La différence entre les deux premiers opus de la formation britannique se situe dans l’ajout, sur Mr Wonderful, d’une section de saxos ne sauvant le disque de sa mièvrerie et dans la participation, certes encore partielle de la claviériste Christine Perfect (future McVie), venue de Chicken Shack, mais qui dénote déjà le talent qui sommeille en elle. Sur les parties qu’elle assure, elle fait déjà la nique à ces messieurs et à Peter Green notamment, dont la prestation n’est pas aussi huppée que sur le LP précédent. La faute à la dope qui s’est invité depuis et qui fragilise et le jeu de guitare de Green, et son chant.

La sélection des titres prête également à discussion ; la matière est ici moins emballante et donne le sentiment à l’auditeur de redondance et de longueur ; bref, le disque lasse au bout d’un temps. On décroche progressivement et seul le fan invétéré de blues reste accroché à son siège.

Je recommande sur cet album Love That Burns, Dust My Broom (repris par de nombreuses formations du moment), le sublime Stop Messin’ Round, Coming Home (hommage à Elmore James), I’ve Lost My Baby. Pour moi, c’est une déception après les espoirs engendrés par celui qui le précède. On peut oublier ce disque (RAZOR©).

 

1. Stop Messin' 'Round.

2. I've Lost My Baby.

3. Rollin' Man.

4. Dust My Broom.

5. Love That Burns.

6. Doctor Brown.

7. Need Your Love Tonight.

8. If You Be My Baby.

9. Evenin' Boogie.

10. Lazy Poker Blues.

11. Coming Home.

12. Trying So Hard to Forget.

 

Peter Green:chant,guitare,harmonica.

Jeremy Spencer:chant,slide guitare.

John McVie:basse.

Mick Fleetwood:batterie.

Christine Perfect:claviers,piano,chant.

Duster Bennett:harmonica.

Steve Gregory,Dave Howard,Johnny Almond,Roland Vaughan:saxophones.

 

LP Studio 3 - 1969

 

Fleetwood mac then play on

 

FLEETWOOD MAC

THEN PLAY ON  - 1969  5/5

 

Publié le 9 septembre 1969.

Produit par Fleetwood Mac.

Durée:53:39.

Label:Reprise.

Genre:blues-rock,rock progressif.

 

La fin d’une période.

 

Peter Green est là. Mais c’est la dernière fois qu’il œuvre aux destinées de Fleetwood Mac. Nous sommes en 1969 et le leader charismatique du Mac en mode blues, de plus en plus tanné par le LSD et perturbé par sa schizophrénie maladive, quitte le groupe après Then Play On pour, en 1970, s’en aller rejoindre une secte.

Par contre, portion congrue pour le guitariste Jeremy Spencer, présent sur la photo et uniquement crédité au piano Oh Well et  bienvenue à Danny Kirwan, un jeune guitariste talentueux qui assure également le chant. Les seuls changements se situent à ce niveau.

Pour le reste, le line-up de Then Play On reconduit la section rythmique habituelle, à savoir le bassiste métronome John McVie et le batteur inventif Mike Fleetwood.

Then Play On réunit 13 titres, très bons par ailleurs. Cet album fait la transition entre le Mac d’hier (période Green) et l’époque à venir. Il marque surtout la fin d’une grande période, une vraie rupture avec le Fleetwood Mac sensé servir de soutien au talentueux penchant blues de son guitariste. L’entrée de Kirwan correspond aux nouvelles orientations plus modernes décidées en interne et desquelles Green est carrément exclu.

Côté musique, Then Play On, c’est d’abord et avant tout l’album qui abrite Oh Well, un blues génial de 9 minutes et un classique du Mac version Green, dont j’aime tout particulièrement l’intermède flamenco-acoustique et l’interprétation de Green.

Le titre qui ouvre l’album (Coming Your Way) et celui qui le clôture (Before The Beggining) figurent également parmi les très grandes chansons du groupe. Closing My Eyes se pare d’une très grande émotion tandis que My Dream (instrumental) est également une petite perle.

Kirwan montre la virtuosité et l’audace pour lesquelles il été recruté  au travers deux  morceaux assez éthérés (Although The Sun Is Shining, When You Say). Je suis moins preneur pour les deux instrumentaux qui s’enchaînent  Searching For The Madge et Fighting Fot The Madge.

Dans des registres différents, ce disque, somme toute ambitieux, et réalisé pour Warner Bros., figure parmi les meilleurs des Mac et peut-être le meilleur de la période Green. Pour un disque supposé faire le lien entre deux générations, il va au-delà de sa fonction. J’aime (RAZOR©).

 

1. Coming Your Way.

2. Closing My Eyes.

3. Show-biz Blues.

4. My Dream.

5. Underway.

6. Oh Well.

7. Although The Sun Is Shining.

8. Rattlesnake Shake.

9. Searching For Madge.

10. Fighting For Madge.

11. When You Say.

12. Like Crying.

13. Before The Beginning.

 

Peter Green:chant,guitare,harmonica,violoncelle sur 6.

Danny Kirwan:chant,guitare.

John McVie:basse.

Mick Fleetwood:batterie,percussions.

Jeremy Spencer:piano sur 6.

Christine Perfect:piano (non créditée).

Big Walter Horton:harmonica (non crédité).

Sandra Elsdon:flûte sur 6 (non créditée).

 

LP Compilation US - 1969

 

Fleetwood mac english rose compl us 1969

 

FLEETWOOD MAC

ENGLISH ROSE – 1969  4,5/5

 

Publié en janvier 1969.

Produit par Mike Vernon.

Durée:40:14.

Label:Epic.

Genre:blues rock.

 

Indispensable.

 

English Rose (en écoute intégrale ici), publié en 1969, est une compilation U.S qui s’appuie sur la période artistique 1967/68 de Fleetwood Mac. Son pendant britannique, c’est The Pious Bird Of Good Amen, au contenu quasi équivalent, mais édité après English Rose. Elle s’installe après les deux premiers LP du groupe : l’éponyme Fleetwood Mac et Mr Wonderful de 68.

Après le succès qu’est Black Magic Woman (qui ne figure nulle part que sur les compils et qui n’est pas une composition de Santana), Fleetwood Mac y va d’un deuxième titre phare, Albatross, peut-être le seul instrumental de son époque à avoir cartonné. Ces deux tubes apparaissent pour la première fois sur English Rose. Danny Kirwan, guitariste, vient alors de rejoindre le Mac engagé dans une tournée aux States.

English Rose compile des titres U.K (6) de Mr Wonderful avec lequel il doublonne quelque peu, des titres de singles, des titres qui seront libérés sur Then Play On et un inédit.

Pour réaliser cet English Rose (publié par Epic), Blue Horizon a pioché dans son catalogue (1969). Il en résulte une version américaine de Mr Wonderful, très proche du premier album, quoi que meilleure, avec une production meilleure ; l’album sonne comme un groupe de rock qui joue du blues et les compositions du nouveau Kirwan ne sont pas étrangères à ce constat.

Il offre au groupe la possibilité d’enrichir son style alors cantonné dans le blues traditionnel. Dans la période blues du Mac, c’est un achat qui s’impose car tous les titres ont leur intérêt (RAZOR©).

 

1. Stop Messin' Round.

2. Jigsaw Puzzle Blues.

3. Doctor Brown.

4. Something Inside of Me.

5. Evenin' Boogie.

6. Love That Burns.

7. Black Magic Woman.

8. I've Lost My Baby.

9. One Sunny Day.

10. Without You.

11. Coming Home.

12. Albatross.

 

Peter Green:chant,guitare,harmonica.

Jeremy Spencer:chant,slide guitare.

Danny Kirwan:chant,guitare électrique.

John McVie:basse.

Mick Fleetwood:batterie.

 

LP Compilation européenne - 1969

 

Fleetwood mac the pious bird of good omen

 

FLEETWOOD MAC

THE PIOUS BIRD OF GOOD OMEN  4,5/5

 

Publié le 15 août 1969.

Produit par Mike Vernon.

Durée:36:45.

Label:Blue Horizon.

Genre:blues,blues-rock.

 

Intemporel.

 

L’album que Fleetwood Mac sort en 1969, The Pious Bird Of Good Omen est une compilation (européenne), chronologiquement positionnée entre la compil’ américaine English Rose de janvier 1969 et l’album studio Then Play On de septembre 1969.  

Elle se compose notamment des quatre premiers singles parus au Royaume-Uni, ainsi que leurs faces B, de pistes de Mr Wonderful (deux) et de deux titres d’Eddie Boyd (Just The Blues, The Big Boat). Il peut être confondu avec English Rose qui était le pendant de cet album aux Etats-Unis, mais avec des pistes différentes.

The Pious Bird Of Good Omen, mélange de British Blues et de Chicago Blues va révéler des morceaux devenus intemporels comme Black Magic Woman (qui a été créée par Peter Green et non pas par Santana), Albatross (Green qui signe aussi Rambling Pony et Looking For Somebody), I Believe My Time Ain’t Long (Jeremy Spencer également crédité à l’écriture de The Sun Is Shining) ou qui connaitront le succès international comme Need Your love So Bad (reprise de Little Willie John).

Fleetwood Mac reprend avec infiniment de talent Coming Home d’Elmore James et Stop Messin’ Round (Clifford Adams). Danny Kirwan impose sa touche sur un excellent Jigsaw Puzzle Blues.

J’aime beaucoup l’atmosphère détendue de cet album au blues efficace, que je conseille à quiconque souhaite se familiariser avec le Fleetwood Mac. Peu d’artistes de blues ont atteint ce niveau. C’est intemporel (RAZOR©).

 

1. Need Your Love So Bad.

2. Coming Home.

3. Rambling Pony.

4. The Big Boat.

5. I Believe My Time Ain't Long.

6. The Sun Is Shining.

7. Albatross.

8. Black Magic Woman.

9. Just the Blues.

10. Jigsaw Puzzle Blues.

11. Looking for Somebody.

12. Stop Messin' Round.

 

Peter Green:chant,guitare,harmonica.

Jeremy Spencer:chant,guitare slide.

Danny Kirwan:chant,guitare électrique sur 7/10.

John McVie:basse.

Mick Fleetwood:batterie.

Eddie Boyd:chant,piano sur 4/9.

 

 

DISCOGRAPHIE 70'S.

LP Studio 4 - 1970

 

Fleetwood mac kiln house

 

FLEETWOOD MAC

KILN HOUSE – 1970  3,5/5

 

Publié le 18 septembre 1970.

Produit par Fleetwood Mac.

Durée:33:54.

Label:Reprise.

Genre:rock.

 

Dernière étape avant l’ère Welch.    

 

A sa sortie en 1970, les inconditionnels de blues ne donnent pas cher de la peau de Fleetwood et peuvent penser légitimement que le départ de son éminent chanteur-guitariste Peter Green va faire exploser le groupe, que sans lui… Ils sont alors loin de s’imaginer qu’il y aurait un après et que celui-ci serait durable au-delà de tout ce que l’on aurait pu pronostiquer.

L’album qui précède Kiln House (en écoute intégrale ici), Then Play On, donne pourtant des indications sur ce futur qui s’amorce dans le sillage de la période blues des anglais. L’embauche du guitariste Danny Kirwan représente l’avenir et la voie à suivre ; le gamin arrivé sur Then Play On, audacieux, sûr de lui, talentueux, gagne ses galons, convainc sur le fait que le futur peut s’écrire autour de lui.

On ne balaie pas son passé blues d’un revers de la main, aussi c’est encore sur une base blues-rock que se construit ce quatrième album de Fleetwood. Kirwan et Spencer, discret dans l’épisode précédent, se chargent l’enfourner la matière destinée à relancer la mécanique quand, dans le même temps, Christine Perfect apparaît pour la seconde fois de rang dans l’entourage musical du groupe. Pas encore officiellement certes, mais sa présence répétée indique que l’avenir ne se fera pas sans elle, d’autant qu’elle épousera John McVie lequel a les deux pieds dans la maison.

Dernier album de blues-rock du groupe avant le pop-rock Future Games inaugurant l’ère Welch, Kiln House conserve l’humeur blues chère à Spencer mais prend un biais plus rock par la voie de Kirwan.

On y retrouve avec infiniment de plaisir un Buddy’s Song qui rend hommage à la fin de la star du rock Buddy Holly, This Is The Rock (qui sent bon le King), un parodique morceau country, Blood On The Floor, Mission Bell (très MacCa), Station Man.

Jewel Eyed Judith et Earl Gray ou Tell Me All The Things You Do, confirment, tour à tour au chant et à la guitare, le talent de Kirwan entrevu dans And Then Play On.

On sent que cet album s’est fait dans la bonne humeur. C’est le dernier pour Spencer qui, comme Green, succombera à la schizophrénie et à la vie spirituelle. Le LSD consommé abusivement à l’époque n’est pas étranger à ces pétages de plomb.

A noter pour conclure la magnifique pochette de ce disque que l’on doit à Christine McVie choriste sur Kiln House, mais qui, dès le prochain album rejoindra le groupe pour y assurer une partie du chant et surtout les claviers. Un nouveau Fleetwood Mac se profile alors à l’horizon (RAZOR©).

 

1. This Is the Rock.

2. Station Man.

3. Blood on the Floor.

4. Hi Ho Silver.

5. Jewel Eyed Judy.

6. Buddy's Song.

7. Earl Gray.

8. One Together.

9. Tell Me All the Things You Do.

10. Mission Bell.

 

Jeremy Spencer:guitare,chant,piano.

Danny Kirwan:guitare,chant.

John McVie:basse.

Mick Fleetwood:batterie,percussions.

Christine McVie:chœurs (non créditée).

 

LP Studio 5 - 1971

 

Fleetwood mac future games

 

FLEETWOOD MAC

FUTURE GAMES – 1971  4,5/5

 

Publié le 3 septembre 1971.

Produit par Fleetwood Mac.

Durée:42:22.

Label:Reprise.

Genre:rock.

 

Le Fleetwood Mac nouveau est arrivé.

 

Future Games (en écoute intégrale ici), sorti à la fin de l’été 1971, inaugure la phase Bob Welch de Fleetwood Mac. Bob Welch, mort par suicide le 7 juin 2012, est un artiste de Los Angeles. Passé par les Seven Souls et Head West, il intègre Fleetwood Mac au début de l’été 1971.

Pour les anglais et les fans de blues, il est un peu le loup entré dans la bergerie, en ce sens que le groupe tourne résolument le dos au blues et qu’il est celui qui a américanisé Fleetwood Mac en installant son style plus pop-rock et surtout, en convaincant les membres de partir s’installer à en Californie.

Il est souvent montré du doigt, voire même diabolisé pour son influence dans la supposée traversée du désert subie entre 1971 et 1975 par la formation anglaise. Pour info, quand Fleetwood Mac fait son entrée dans le Rock And Roll Hall Of Fame en 1998, Bob Welch n’est même pas invité à prendre part aux festivités et son nom ne figure pas sur les tablettes du Hall Of Fame.

Supposée seulement, car cette période obscure et très mésestimée de Fleetwood Mac s’accompagne de jolies choses, malheureusement  taillées en pièces ou brocardées par les défenseurs de la note bleue et ses puristes nostalgiques du créneau Green.

La poignée d’albums alimentant cette phase Welch s’ouvre avec Future Games. A son appel, le nouveau Fleetwood Mac doit digérer le départ de Jeremy Spencer. Il se met complètement au service de l’auteur-compositeur-chanteur-guitariste américain.

Pour l’heure, c’est encore Danny Kirwan (3 chansons) et Christine McVie (2titres) qui assurent 8 des 10 pièces de Future Games, Bob Welch s’impliquant dans deux morceaux, dont le sublime Future Games de plus de 8 minutes.

Mais le ton est donné, le Fleetwood Mac nouveau, bien que se cherchant encore, rebondit sur un mélange de rock, de blues et de pop mélodique. Malheureusement, le transfert se fait dans l’indifférence la plus complète et il en sera ainsi jusqu’au départ de Welch en 1974 et qui ouvre la porte à Lindsey Buckingham et à Stevie Nicks, venue dans ses bagages.

Pourtant s’il est bien un disque qui mérite, et d’être découvert, et d’être réhabilité à sa juste valeur, c’est bien Future Games, LP aérien et mystérieux auquel le temps et le recul semblent avoir redonné des couleurs depuis.

Si Christine McVie le dote de sublimes morceaux comme la ballade Show Me A Smile et Morning Rain, Kirwan assure le vaporeux Woman Of 1000 Years et l’extraordinaire blues-pop Sands Of Time. Welch (qui chante également Lay It All Down) s’attribue la chanson éponyme Future Games (plus de 8 minutes) à l’ambiance jazzy et éthérée. Son niveau exceptionnel confine au magique. C’est doux, suave, atmosphérique ; la voix de Bob Welch suscite une belle émotion.

Au regard de ce qui précède, Future Games mérite bien mieux que le vulgaire rogaton jeté en pâture à sa sortie ; il compte parmi les plus beaux albums du groupe. Son bel esprit invite à revenir souvent vers lui, signe d’une accoutumance en gestation (RAZOR©).  

 

1. Woman of 1000 Years.

2. Morning Rain.

3. What a Shame.

4. Future Games.

5. Sands of Time.

6. Sometimes.

7. Lay It All Down.

8. Show Me a Smile.

 

Danny Kirwan:guitare,chant.

Christine McVie:claviers,chant.

Bob Welch:guitare,chant.

John McVie:basse.

Mick Fleetwood:batterie.

 

LP Studio 6 - 1972

 

Fleetwood mac bare trees

 

FLEETWOOD MAC

BARE TREES  - 1972  5/5

 

Publié en avril 1972.

Produit par Fleetwood Mac.

Durée:36:58.

Label:Reprise.

Genre:rock.

 

Le must de l'ère Welch.

 

Bare Trees (en écoute intégrale ici) est la deuxième levée du catalogue de l’ère Welch entamée en 1971 avec Future Games, la sixième pour ce qui a trait à l’inventaire studio de Fleetwood Mac. Danny Kirwan est encore là mais plus pour très longtemps. Autrement dit, à ce niveau de parcours, du line-up fondateur, il ne reste que la légendaire rythmique après ce disque de 1972.

Depuis Future Games, et ça se pressent fortement depuis que, libérée de Chicken Shack et très proche de John McVie, elle fait la pige comme choriste, Christine McVie intègre officiellement le groupe et contribue par un engagement remarqué à l’écriture, au piano et au chant.

Bob Welch débarque également pour Future Games. Le compositeur-guitariste américain insuffle un esprit qui profite à cet album, bien meilleur que ce que les détracteurs en disent ; le californien va même plus loin, il équilibre un ensemble déstabilisé par ses départs successifs et par prises de drogues de ses sujets, lui évitant de sombrer. Ni plus, ni moins.  

Si l’influence de ce dernier est palpable dans la direction artistique pop-rock de Fleetwood Mac, il n’est pas encore le seul maître à bord. La vedette de Bare Trees est encore Danny Kirwan, quoi qu’en on dise. Il est à la base de la moitié des 10 compositions et sa guitare brille une dernière fois avant de se taire pour Fleetwood Mac. On ne louera jamais assez la sensibilité mélodique de ce guitariste.

En 35 minutes, ce qui est court pour un LP, en 10 titres, Bare Trees, après le magnifique Future Games, replace Fleetwood Mac à un rang plus conforme à son lustre passé. Un peu à l’image de l’ensemble du créneau obscur des 1971 à 1975, qui s’il n’a généré qu’un single mineur (Hypnotized), n’en a pas moins globalement donné le jour à des albums réguliers dans la qualité.

Bare Trees, plus pop que rock, trône sur le haut du panier de cette discographie telle que ciblée. Son écoute révèle, outre le gros et bel apport de Kirwan (Child Of Mine, Dust, le rock funky Bare Trees, l’instrumental Sunny Side Of Heaven), deux sublimes titres de Welch, The Ghost et la ballade Sentimental Lady qu’il reprendra en 1977 sur son album French Kiss. Christine McVie n’est pas en reste et y va également de deux belles pièces, Homeward Bound et Spare Me A Little of Your Love.

Album méconnu, le touchant Bare Trees se clôt sur un poème, Thoughts On A Grey Day, ce qui est pour le moins surprenant et original. L’heure est à la réhabilitation de ce must de l’ère Welch (RAZOR©)

 

1. Child of Mine.

2. The Ghost.

3. Homeward Bound.

4. Sunny Side of Heaven.

5. Bare Trees.

6. Sentimental Lady.

7. Danny's Chant.

8. Spare Me A Little of Your Love.

9. Dust.

10. Thoughts on a Grey Day.

 

Danny Kirwan:guitare,chant.

Christine McVie:claviers,chant.

Bob Welch:guitare,chant.

John McVie:basse.

Mick Fleetwood:batterie,percussions.

 

LP Studio 7 - 1973

 

Fleetwood mac penguin

 

FLEETWOOD MAC

PENGUIN – 1973  3/5

 

Publié en mars 1973.

Produit par Fleetwood Mac,Martin Birch.

Durée:35:46.

Label:reprise.

Genre:rock,pop-rock.

 

Pour les fans de Fleetwood Mac uniquement.

 

Il faut désormais s’y habituer : Fleetwood Mac n’a plus en commun avec le groupe de blues de la fin des 60’s, sauf sa section rythmique. Sa musique a, par ailleurs, évolué vers un pop-rock sympa avec l’arrivée de l’américain Bob Welch. En cette année 1973 de publication du nouvel album, Penguin (en écoute intégrale ici), la vraie nouveauté porte sur son line-up désormais étiré à six individualités. Il a fallu pallier au départ de Danny Kirwan, aussi le quatuor restant Fleetwood, Welch et le couple McVie prennent l’option d’enrôler un chanteur, Dave Walker, et un guitariste, Bob Weston.

Inutile de faire des salamalecs ou d’entamer une danse de la pluie pour fertiliser aujourd’hui un disque qui n’a pas détourné les regards de son temps. Penguin est une déception après les beaux albums précédents qui nous ont jusqu’ici fait considérer avec bienveillance la si décriée et obscure phase Welch. Si la tranche artistique 1971/75 de Fleetwood Mac a souffert du dédain et fait l’objet de véhéments rejets, elle le doit pour l’essentiel à ce LP qui n’incite pas, même pour le plus passionné des fans, à renouveler les écoutes. Il y a mieux à faire pour ça dans le catalogue.

A décharge, il ne faut pas voir ce disque non plus comme la catastrophe du siècle. C’est un travail raté, point barre. L’ombre de Kirwan plane sur Penguin. Il fait grandement défaut au collectif et son départ prive Fleetwood Mac de la pertinence de ses compositions, de la sensibilité de son jeu de guitare.

La matière ici collectée aurait pu bénéficier de l’élan favorable qui porte l’autre force vive de l’écriture, Christine McVie, mais, même elle, semble affectée par le manque d’inspiration. Finalement, c’est vers Bob Welch qu’il convient de se tourner pour sauver les meubles : Revelation et Night Watch sur lequel réapparait, sans être crédité pour autant, le fantomatique Peter Green, sont les moins décevants des 9 titres de cet album dont on ne regrettera pas, pour une fois, la concision. Pour les amateurs de Fleetwood Mac principalement (RAZOR©).   

       

1. Remember Me.

2. Bright Fire.

3. Dissatisfied.

4. (i'm A) Road Runner.

5. The Derelict.

6. Revelation.

7. Did You Ever Love Me.

8. Night Watch.

9. Caught In The Rain.

 

Bob Welch:guitare,chant.

Bob Weston:guitare slide sur 1,lead guitare sur 6,choeurs sur 7.

Christine McVie:claviers,chant.

Dave Walker:chant sur4/5,harmonica sur 4.

John McVie:basse.

Mick Fleetwood:batterie,percussions.

Steve Nye:tambour acier sur 7,orgue sur 8.

Ralph Richardson:percussions,Russell Valdez,Fred Totesant:percussions.

Peter Green:lead guitare sur 8 (non crédité).

 

LP Studio 8 - 1973

 

Fleetwood mac mystery to me

 

FLEETWOOD MAC

MYSTERY TO ME – 1973  4/5

 

Sortie le 15 octobre 1973.

Produit par Fleetwood Mac,Martin Birch.

Durée:47:49.

Label:Reprise.

Genre:rock,pop-rock.

 

Rendons à César…

 

Mystery To Me (en écoute intégrale ici), album de Fleetwood Mac publié à l’automne 1973, a contre lui de présenter une des pochettes les plus ridicules et les plus déjantées du rock. Si l’œil châtie tout naturellement l’objet au nom du mauvais goût de son graphisme et de l’incompréhension quant au message que le concept est supposé traduire, l’oreille le réhabilite en vertu de l’adage voulant que l’ivresse prime sur le flacon. Le type d’ivresse auquel il est référé ici, n’est pas de stade comateux, mais tient plutôt de la douce euphorie. Linéaire, permanente, l’agréable sensation qui en émerge fait de Mystery To Me un bon compagnon de chevet.

Pour les besoins de cette huitième salve vinylique, Dave Walker a été éconduit. Le même sort est réservé à Bob Weston, apparu sur Penguin, au terme de Mystery ToMe. Il effectue donc ici son deuxième et dernier travail pour un groupe de plus en plus influencé par un Bob Welch gonflé à bloc.

Bob Welch (6) et Christine McVie (4) prennent de plus en plus d’envergure  à l’écriture, se partageant quasiment tous les titres d’un LP placé dans un registre plus pop-rock aérien et fleur bleue. Mystery To Me est une autre référence de l’époque Welch.

Deux titres absolument géniaux se dégagent d’un lot de grand niveau : le merveilleux Hypnotized de Welch et le non moins sublime Believe Me de McVie. The City, Miles Away, Emerald Eyes de Welch contribuent également à la qualité de Mystery To Me. Bien au contraire.

Christine McVie, avec Why et Just Crazy Love, dote Mystery To Me deux pièces sémillantes supplémentaires. Une reprise des Yardbirds (For Your Love) et Forever, cosigné par Welch, Weston et McVie, complètent ce disque assez long (environ 48 minutes). Mystery To Me est un des autres excellents albums dont a accouché la période Welch.

Après Future Games, Bare Trees et Mystery To Me, ose-t-on encore parler de la phase placée sous l’influence de l’angelin, comme d’une période digne de peu d’intérêt ? Rendons à César ce qui lui appartient : Bob Welch a non seulement tenu la baraque pendant 5 ans, mais il a contribué à faire de son passage dans la formation anglaise, la plus belle page du Fleetwood Mac d’avant Buckingham et Stevie Nicks. Que le Rock & Roll Hall Fame ne l’ait pas pris en compte en 1998 quand Fleetwood Mac y a été admis, relève de la farce de très mauvais goût. Sans lui, Fleetwood Mac serait mort et enterré depuis longtemps (RAZOR©).  

 

1. Emerald Eyes.

2. Believe Me.

3. Just Crazy Love.

4. Hypnotized.

5. Forever.

6. Keep on Going.

7. The City.

8. Miles Away.

9. Somebody.

10. The Way I Feel.

11. For Your Love.

12. Why.

 

Bob Welch:guitare,chant.

Bob Weston:guitare,chant.

Christine McVie:claviers,chant.

John McVie:basse.

Mick Fleetwood:batterie,percussions.

 

LP Studio 9 - 1974

 

Fleetwood mac heroes

 

FLEETWOOD MAC

HEROES ARE HARD TO FIND – 1974  3,5/5

 

Publié le 13 septembre 1974.

Produit par Fleetwood Mac,Martin Birch.

Durée:39:26.

Label:Reprise.

Genre:rock.

 

Le chant du départ.

 

Mystery To Me (1973) se place à un très honorable 67ème rang dans le Billboard 200. Preuve que Fleetwood Mac a désormais un public respectable, il écoule 250.000 pièces de cet album. Heroes Are Hard To Find (en écoute intégrale ici), son suivant de septembre 1974, fait encore mieux en atteignant la 34ème position du même classement.

Bob Welch peut se féliciter d’avoir maintenu la tête de Fleetwood Mac hors de l’eau dans les moments difficiles et d’être celui qui a préparé à l’orgie commerciale qui s’annonce dans le sillage des arrivées du couple Buckingham/Nicks. A l’heure où Welch est sur le point de passer la main, il n’est pas inopportun de rappeler certains chiffres sur la phase qu’il a conduite : Future Games, 500.000 pièces vendues (1971/2000) ; Bare Trees (1 millions entre 1972 et 1988) ; Mystery To Me (500.000 entre 1973 et 1976) certifié disque d’or.

Welch démissionne après Heroes Are Hard To Find, Bob Weston, lui, se fait éjecter avant de Fleetwood Mac, par celui qui est encore le patron, Mick Fleetwood, pour avoir fricoté avec sa nana. Cette éviction amène Fleetwood Mac à repartir avec un énième (7, 8, 9 ?) line-up en 6 ans, à recentrer le groupe autour d’un quatuor (Fleetwood, Welch et les McVie).

Entre les problèmes d’alcool de John McVie et les conséquences de l’affaire Weston amenant Fleetwood à évoquer le divorce, les tensions naissent au sein de la formation, Fleetwood Mac annule une tournée américaine. Ce n’est pas du goût de Clifford Davis, manager qui, estimant détenir le nom Fleetwood Mac, engage carrément un groupe de substitution pour assurer le tour. Voilà dans quel état se trouve le Fleetwood Mac de 1974 et qui entre en studio pour Heroes Are Hard To Find. Autre point de détail : pour la première fois, Fleetwood Mac ne compte d’un guitariste.

Compte tenu de cette actualité tumultueuse, Bob Welch vaque une dernière fois aux destinées du groupe avant de démissionner, lassé de toute cette vie et de ce charivari ; il estime par ailleurs avoir fait le tour de tout ce qu’il pouvait apporter à Fleetwood Mac.

Welch, déterminé quant à l’issue de sa collaboration avec le groupe, se lâche sur Heroes Are Hard To Find. Il semble ne pas se satisfaire de faire de la pop qu’il a introduit dès Future Games et se lance ici dans des expérimentations (Bermuda Triangle, Coming Home et Angel).

Cohérent et diversifié, l’album, enregistré aux States sonne plus californien. Welch signe 7 morceaux qu’il interprète aussi, contre 4 pour Miss McVie qui nous livre un titre plein d’émotions (Come A Little Bit Closer) et, en entrée, un Heroes Are Hard To Find enjoué.

L’optimiste She’s Changing Me, autant que je m’en souvienne, ouvrait la face B du LP où l’on retrouve un travail expérimental de Welch sur Silver Heels, Born Enchanter et Safe Harbour. Heroes Are Hard To Find est incontestablement un album réussi du Mac. C’est du solide (RAZOR©).

 

1. Heroes Are Hard to Find.

2. Coming Home.

3. Angel.

4. Bermuda Triangle.

5. Come a Little Bit Closer.

6. She's Changing Me.

7. Bad Loser.

8. Silver Heels.

9. Prove Your Love.

10. Born Enchanter.

11. Safe Harbour.

 

Bob Welch:guitare,chant.

Christine McVie:claviers,chant.

John McVie:basse.

Mick Fleetwood:batterie,percussions.

Sneaky Pete Kleinow:pedal steel guitare sur 5/6.

 

LP Studio 10 - 1975

 

Fleetwood mac 75 white

 

FLEETWOOD MAC

FLEETWOOD MAC – 1975  4,5/5

 

Publié le 11 juillet 1975.

Produit par Fleetwood Mac,Keith Olsen.

Durée:42:12.

Label:Reprise.

Genre:rock,pop-rock.

 

Prépare Rumours.

 

Avec l’éponyme Fleetwood Mac (en écoute intégrale ici) s’amorce la phase Buchingham/Nicks, la plus lucrative du groupe parce que la plus commerciale. Welch a pris ses cliques et ses claques en décembre 1974, après 4 ans et 5 LP qui ont permis à Fleetwood Mac de ne pas sombrer définitivement. Cette perte risque toutefois de le condamner d’autant que des tensions s’installent entre les membres. Mais Fleetwood Mac appartient à cette race de groupe que j’appelle les culards, portés par une bonne étoile, souvent à terre et au bord du renoncement, mais jamais tombé au combat.

En bluesman superstitieux et avisé sur les croyances héritées du hoodoo, il est fort vraisemblable que Mick Fleetwood ait ressorti une patte de lapin pour conjurer le mauvais sort s’abattant alors sur ce qu’il reste de sa formation. Il faut croire que ça fonctionne puisque frappent à la porte du groupe qui vient de poser ses valises en Californie, Lindsey Buckingham, l’homme du troisième virage musical de Fleetwood Mac, celui de tout temps le plus relayé par les réseaux du rock.

Le guitariste débarque avec sa girlfriend, Stevie, Nicks qui a déjà à son actif l’écriture de Rhiannon et de Lanslide. Par l’entremise de Ken Caillat qui cherche à influencer Fleetwood Mac dans le choix du studio Sound City de Los Angeles et qui lui fait écouter un titre enregistré par le couple, Mick Fleetwood propose à Buckingham d’intégrer sa formation. Il accepte avec la contrepartie de pouvoir y imposer aussi Stevie Nicks. Après consultation des autres membres et plus particulièrement de Christine McVie, un accord est trouvé.

L’association avec les Buckingham contribue pour beaucoup à l’évolution de Fleetwood Mac qui intègre désormais des influences West Coast et country dès l’album Fleetwood Mac, appelé aussi le White Album, dixième pli du catalogue studio.

Fleetwood Mac, l’album, sort en août 1975 ; il ne rencontre pas  tout de suite le succès malgré ses 3 top 20 : Over My Head (20), Rhiannon (11) et Say You Love Me (11). Warner, le label, voit Fleetwood Mac comme un second couteau et n’en fait pas des tonnes sur le sujet. Mick Fleetwood intervient alors pour faire le forcing sur la promo d’Over My Head. Résultat : disque d’or fin 75. Depuis, il est cinq fois platine et s’est vendu à plus de 5 millions d’exemplaires. Fleetwood Mac est entré dans une autre dimension, celle qui va en faire un des plus gros vendeurs du rock, toutes époques confondues.

La réussite de cet album tient dans l’écriture inspirée de Buckingham, la fraîcheur qu’il impulse, dans la voix de Stevie Nicks et les harmonies vocales qui rendent Fleetwood Mac plus attrayant encore, plus commercial aussi. Le N°10 des anglo-californiens devient N° 1 du Billboard 200 moins d’un an après. Si l’apport de Buckingham et Nicks booste incontestablement le Mac, leur couple ne résistera pas au succès et volera en éclats en retour. Le mal, à ce stade de leur popularité, est contagieux : Fleetwood est en procédure de divorce, les McVie se déchirent… bonjour l’ambiance.

Dès l’entame de Fleetwood Mac, il est perceptible que quelque chose a changé. Au terme de son écoute, il est patent que ses pièces maîtresses préparent déjà l’auditeur au fabuleux Rumours à suivre. Entre, les classiques s’égrènent comme Rhiannon, Over My Head et Say You Love Me, les étoilés, comme Monday Morning, I’m So Afraid, Crystal de Lindsey Buckingham, comme Landslide ou Sugar Daddy, World Tuning, blues-pop chanté en duo par Christine McVie et Lindsey  Buckingham, la ballade dépressive Warm Ways ou I’m So Afraid qui clôture l’album et en constitue son top. Aucun raté n’est à relever, on ne passera pas à côté de ce disque donc (RAZOR©).

 

1. Monday Morning.

2. Warm Ways.

3. Blue Letter.

4. Rhiannon.

5. Over My Head.

6. Crystal.

7. Say You Love Me.

8. Landslide.

9. World Turning.

10. Sugar Daddy.

11. I’m So Afraid.

 

Stevie Nicks:chant.

Lindsey Buckingham:guitare,chant.

Christine McVie:claviers,synthétiseurs,chant.

John McVie:basse.

Mick Fleetwood:batterie,percussions.

Waddy Wachtel:guitare ryhtmique sur 10.

 

LP Studio 11 - 1977

 

Fleetwood mac rumours

 

FLEETWOOD MAC

RUMOURS – 1977  3,5/5

 

Publié le 4 février 1977.

Produit par Fleetwood Mac,Ken Caillat,Richard Dashut.

Durée:39:03.

Label:Warner bros.

Genre:soft rock.

 

Trompe l’oeil.

 

Un mois seulement après son apparition dans les bacs en février 1977, Rumours (en écoute intégrale ici) est multi certifié disque de platine. Il l’est 19 fois aux States (2003), 2 fois en Allemagne (1994), 8 fois en Angleterre (2000), une fois en France (2001). Sa réussite est fabuleuse : 31 semaines à la première place des charts US, une présence de deux ans et demi dans ce même classement, 8 ans et demi à figurer dans la hiérarchie discographique anglaise, album de l’année et le single qui en est extrait, Dreams, fait N°1 aux USA. Un véritable raz de marée…

Rumours est le paradoxe de Fleetwood. Alors que tout part en sucette en interne avec des couples qui se déchirent, se séparent, que la situation de tensions pèse sur le moral des troupes et met leur créativité en berne, Le 11ème LP du groupe est l’album de tous les classements, de tous les records, de toutes les éloges, de toutes les ventes. Un carton qui suscite une vraie belle banane sur la tronche réjouie du comptable !

Du Rumours lissé, au son soigné et calibré pour les radios FM, il ne subsiste absolument plus rien du Mac de l’époque Green. Alors que l’ère initiale réunissait les puristes du blues uniquement, la phase amorcée par l’apport de Buckingham et de Nicks est open et commerciale. Tout le monde, pourvu qu’il soit rock, soft rock, folk-rock ou fleur blue, peut en croquer de ce Fleetwood Mac de la nouvelle génération et Rumours est formaté pour aspirer à lui le maximum de sujets succombant un peu rapidement aux œillades du strass et des paillettes, prompts à mettre un peu facilement la main au porte-monnaie.

Au regard du tsunami commercial engendré par ce disque et engendré principalement par ses titres porteurs, l’opération marketing installée par Warner tape en plein dans le mille. A charge pour les radios FM de porter l’estocade et de ramener dans les filets du label une pêche fructueuse.

Personne ne sera assez fou pour objecter que Rumours ne mérite pas son rang et les égards qui lui sont témoignés. Comme le rugbyman gaulois venant de terrasser l’anglais dans le jardin de Twickenham et qui pointe du doigt le tableau d’affichage comme seule chose du moment et de l’exploit à retenir, il suffit de sortir les chiffres et la calculette pour rabattre le caquet aux éternels plaignants.

Certes, et je ne m’y risque pas, ne tenant pas à subir les foudres du Kop anglo-californien, des virulents ceux-là, les faits sont là, qui plus est implacables. Il n’empêche que le fan de la première heure, généralement élevé à la note bleue et qui a du subir les mutations artistiques sans moufter jusqu’à Rumours, s’il adhère pour le principe à la bonne tenue de ce disque, il peut pinailler, dans les actes. Son statut d’ancien et premier compagnon de route de Fleetwood Mac le lui autorise.

Côté chansons, Fleetwood Mac, fort de trois songwriters désormais, ne livre pas ici un matos exceptionnel ; si l’on met à la marge, les morceaux huppés de l’album, ceux de la réussite dans les classements, Dreams, Don’t Stop, Go Your Own Way, voire You Make Lovin’ Fun, le reste de l’album n’a pas l’accroche indispensable pour l’élever au statut de disque culte du rock. C’est bien, mouais…

Légendaire dans les chiffres, oui. Exceptionnel dans sa réussite commerciale, d’accord, mais disque culte, non. Rumours traduit sur le terrain vinylique les troubles qui affectent le collectif dans le privé et qui lui font bafouiller une copie peu inspirée et artistiquement discutable. Appelons un chat, un chat (et non pas le contraire).

Fleetwood Mac est grandi au rang de star internationale avec Rumours. Paradoxal, dans la mesure où cet album multimillionnaire n’est certainement pas le meilleur pan de sa discographie. Mais avec ce groupe, on n’est pas à une invraisemblance près (RAZOR©). 

 

1. Second Hand News.

2. Dreams.

3. Never Going Back Again.

4. Don't Stop.

5. Go Your Own Way.

6. Songbird.

7. The Chain.

8. You Make Loving Fun.

9. I Don't Want to Know.

10. Oh Daddy.

11. Gold Dust Woman.

 

Lindsey Buckingham:guitare,dobro,basse,percussions,chant.

Stevie Nicks:chant,tambourin.

Christine McVie:claviers,piano,orgue,clavinet,chant.

John McVie:basse.

Mick Fleetwood:batterie,percussions,clavecin.

 

LP Studio 12 - 1979

 

Fleetwood mac tusk

 

FLEETWOOD MAC

TUSK – 1979  4/5

 

Publié le 12 octobre 1979.

Produit par Fleetwood Mac,Richard Dashut,Lindsey Buckingham.

Durée:74:35.

Label:Warner Bros.

Genre:rock,pop,pop-rock,rock expérimental.

 

Prise de risque payante.

 

Succéder à Rumours et ses multiples trophées et récompenses, relève de la gageure pour Tusk (en écoute intégrale ici), sorti à l’automne 1979. Dernier disque des années 70’s, débutées dans le blues-rock (Kiln House), traversées dans le pop-rock grâce à Bob Welch et achevées dans un soft-rock pour lequel Lindsey Buckingham se montre très influent, Tusk, se veut plus progressif, aspect qui n’est pas pour déplaire aux britanniques qui le porte aux nues dans ses classements. Les yankees ne s’en détournent pas non plus et lui réservent un bel accueil en en faisant un N° 4.

Sur le point de disposer désormais de ses propres studios depuis qu’il a amassé de la caillasse avec Rumours, Fleetwood Mac, non content de devoir digérer au plus vite la popularité monstre qui lui tombe sur le râble, doit aussi rapidement s’interroger sur la suite artistique à donner à sa carrière d’autant que, les apparences étant trompeuses, derrière le succès se profilent des tensions sérieuses entre les membres.

La réponse est cinglante : Tusk, double LP, 20 titres, près de 75 minutes de zizike, un énorme budget pour le réaliser et, oh surprise, pas dans la filière commerciale adoptée depuis quelques albums et espérée par le public. Fleetwood Mac, façonné par Lindsey Buckingham, prend le contre pied de ce que tout le monde espérait alors : un Rumours 2. Il prend une voie plus aventureuse, mais loin d’être dénuée d’intérêt.

Il aura quand même fallu attendre deux ans pour que Tusk fasse oublier Rumours. La faute, si je puis m’exprimer ainsi, à trois songwriters, McVie, Nicks et Buckingham, qui hissent leur niveau et donnent le jour à une palanquée de tubes : Sara, Think About Me, Tusk, Sisters Of The Moon, Angel, Storms, Beautiful Child et à un degré moindre Not That Funny, soit un bon 1/3 du présent répertoire.  Sur l’ensemble de l’album, Buckingham est cependant le plus prolifique, puisque signant 9 des 20 morceaux du double disque.

Salué par la critique, Tusk se vend quand même à 5 millions d’exemplaires. Il faut retenir de ce disque la belle prise de risque de Buckingham, son catalyseur, qui aurait pu se reposer sur ses lauriers et entraîner Fleetwood Mac dans une direction moins complexe et expérimentale : refaire du Rumours, en fait. C’est courageux à ce stade de la popularité du Mac, et ça aurait pu lui le mettre au tapis pour le compte. Au lieu de ça, il prend position comme meilleur disque de l’ère Buckingham et c’est un supporter de la mouture initiale qui vous le dit (RAZOR©).      

 

Disque 1.

1. Over & Over.

2. The Ledge.

3. Think About Me.

4. Save Me a Place.

5. Sara.

6. What Makes You Think You're the One.

7. Storms.

8. That's All for Everyone.

9. Not That Funny.

10. Sisters of the Moon.

 

Disque 2.

1. Angel.

2. That's Enough for Me.

3. Brown Eyes.

4. Never Make Me Cry.

5. I Know I'm Not Wrong.

6. Honey Hi.

7. Beautiful Child.

8. Walk a Thin Line.

9. Tusk.

10. Never Forget.

 

Lindsey Buckingham:guitare,piano,basse, batterie,percussions,harmonica,chant.

Stevie Nicks:claviers,chant.

Christine McVie:claviers,piano,accordéon,chant.

John McVie:basse.

Mick Fleetwood:batterie,percussions.

USC Trojan Marching Band:percussions,cuivres sur B9.

Peter Green:guitare sur B3.

 

LP Compilation - 1971

 

Fleetwood mac the original fleetwood mac 1971

 

FLEETWOOD MAC

THE ORIGINAL FLEETWOOD MAC – 1971  5/5

 

Publié en mai 1971.

Produit par Mike Vernon.

Durée:42:58.

Label:Blues Horizon.

Genre:blues-rock,blues.

 

Incontournable.

 

Qu’il vaut le coup cet Original Fleetwood Mac (en écoute intégrale ici) de 1971, placé dans la discographie entre Kiln House (septembre 1970) et Future Games (septembre 1971) !

Ce superbe album sous estimé est une compilation, non pas de chutes des albums précédents, mais de divers titres très intéressants enregistrés par le Fleetwood Mac de l’époque 1967/68.

De Drifting à Rambling Pony 2, on appréciera le génial Peter Green qui est au faîte de son art, excellent dans ses compositions personnelles, dans ses interprétations des reprises de standards comme celle de B.B King (Worried Dream), sublime dans son jeu de guitare, délicat et criant de vérité, dans sa voix, soutenu par un sublime binôme à la rythmique (McVie et Fleetwood) et par le surdoué blondinet irlandais Danny Kirwan.

C’est fait dans la grande tradition du blues et Jeremy Spencer à la slide embellit l’ouvrage. Dans The Original Fleetwood Mac, la musique parle d’elle-même. On prend les yeux fermés (RAZOR©).

 

1. Drifting.

2. Leaving Town Blues.

3. Watch Out.

4. A Fool No More.

5. Mean Old Fireman.

6. Can't Afford to Do It.

7. Fleetwood Mac.

8. Worried Dream.

9. Love That Woman.

10. Allow Me One More Show.

11. First Train Home.

12. Rambling Pony #2.

 

Peter Green:chant,guitare,harmonica.

Jeremy Spencer:chant,slide guitare.

John McVie:basse.

Mick Fleetwood:batterie.

Danny Kirwan:chant,guitare.

Bob Brunning:basse sur 12.

DISCOGRAPHIE 80'S/90'S.

LP Studio 13 - 1982

 

Fleetwood mac mirage 1982

 

FLEETWOOD MAC

MIRAGE – 1982  3,5/5

 

Publié en juin 1982.

Produit par Lindsey Buckingham,Richard Dashut,Fleetwood Mac.

Durée:42:52.

Label:Warner bros.

Genre:pop-rock.

 

Fleetwood Mac revient au style pop.

 

Fleetwood Mac nous a quittés sur Tusk, l’album ambitieux précédent (qui n’a pas super bien marché), et nous revient, après la tournée de promotion de ce dernier (18 mois à travers le monde entier) dont sortira le Live Fleetwood Mac (1980.

Il nous revient donc, avec Mirage en 1982, leur douzième opus studio. Pendant cet intermède entre les deux albums cités, Stevie Nicks et Lindsey Buckingham ont entamé, chacun de leur côté, une carrière solo.

Le reste du groupe a soufflé un peu, on retrouve tout le monde en pleine forme et arrive Mirage, enregistré en France au château d’Hérouville.

Fleetwood Mac va tenter de nous refaire, toutes proportions gardées, le coup de Rumours. Finies les expérimentations de Buckingham comme sur Tusk, retour à un style pop qui lui sied mieux.

Et la sauce prend immédiatement puisque plusieurs titres vont connaître le succès : Hold Me, Gypsy, Love In Store, Oh Diane et Can’t Go Back.

Même si certains titres sont dans l’ombre des succès énoncés, Mirage ne contient pas de morceaux flops. A noter que Gypsy a été réalisé en longue vidéo pour MTV (1982) et qu’en la matière, c’est le précurseur mondial du genre (RAZOR©).

 

1. Love in Store.

2. Can't Go Back.

3. That's Alright.

4. Book of Love.

5. Gypsy.

6. Only Over You.

7. Empire State.

8. Straight Back.

9. Hold Me.

10. Oh Diane.

11. Eyes of the World.

12. Wish You Were Here.

 

Lindsey Buckingham:guitare,chant,claviers.

Stevie Nicks:chant.

Christine McVie:claviers,chant.

John McVie:basse.

Mick Fleetwood:batterie,percussions.

Ray Lindsey:guitare sur 8.

 

LP Studio 14 - 1987

 

Fleetwood mac tango in the night

 

FLEETWOOD MAC

TANGO IN THE NIGHT – 1987  3,5/5

 

Publié en avril 1987.

Produit par Lindsey Buckingham,Richard Dashut.

Durée:44:28.

Label:Warner Bros.

Genre:pop-rock.

 

Dernier tour pour Lindsey.

 

Quatorzième album studio pour Fleetwood Mac : Tango In The Night (en écoute intégrale ici), en 1987. Il est aussi le cinquième pour la bande qui fait désormais le Mac, à savoir Lindsey Buchingham, Stevie Nicks, John et Christine McVie ainsi que Mike Fleetwood.

Il est surtout le dernier de Lindsey Buckingham lequel va quitter la formation pendant une bonne dizaine d’années , le line-up étant reconstitué à titre exceptionnel lors de l’intronisation de Bill Clinton à la présidence des Etats-Unis au cours de laquelle sera joué Don’t Stop.

Buckingham, et le présent disque va en attester, est encore une fois la force motrice entraînant le groupe derrière lui, même si les deux femmes, Stevie Nicks et Christine McVie, pèsent aussi de tout leur poids.

Tango In The Night, qui s’est vendu à plus de 3 millions d’exemplaires, donne lieu à des morceaux puissants tels que Big Love, Everywhere, Little Lies, Seven Wonders, Family Man.

Ces 5 titres majeurs dominent. D’autres titres de l’album comme Welcome To The Room…Sara (écrit par Stevie Nicks lors de sa cure de désintox au Betty Ford center), Caroline, Tango In The Night (Buckingham), When I See You Again (Nicks) et Isn’t It Midnight, ne sont pas dénués de qualité et d’intérêt, loin s’en faut.

Ce lot fait de Tango In The Night un bon album varié, un disque méga-hit passionnant, d’un groupe que l’on dit mourant depuis 1973. Au regard de cette prestation, il est dans une bonne forme et il respire encore (RAZOR©).

 

1. Big Love.

2. Seven Wonders.

3. Everywhere.

4. Caroline.

5. Tango in the Night.

6. Mystified.

7. Little Lies.

8. Family Man.

9. Welcome to the Room... Sara.

10. Isn't It Midnight.

11. When I See You Again.

12. You and I, Part II.

 

Lindsey Buckingham:guitares,chant,chant,synthétiseur,percussion.

Stevie Nicks:chant.

Christine McVie:claviers,synthétiseur,chant.

John McVie:basse.

Mick Fleetwood:batterie,percussions.

 

LP Studio 15 - 1990

 

Fleetwood mac behind the mask

 

FLEETWOOD MAC

BEHIND THE MASK – 1990  3/5

 

Publié en avril 1990.

Produit par Greg Ladanyi,Fleetwood Mac.

Durée:54:26.

Label:Warner Bros.

Genre:pop-rock.

 

Pas au niveau.

 

Dire que cet album a été disque d’or ! N°15 du catalogue studio, ce disque de Fleetwood Mac publié en avril 1990 et nommé Behind The Mask (en écoute intégrale ici) se fait sans Lindsey Buckingham qui a quitté le groupe, mais avec deux guitaristes pour le remplacer (rien que ça !).

Billy Burnette et Rick Vito, auxquels il ne peut rien être reproché, font ici le job comme c'est le cas sur In The Back Of My Mind, Save Me et Freedom.

Behind The Mask souffre de sa matière déficiente ce qui le positionne en retrait dans la production de Fleetwood Mac. Il est qu’il l'album le moins réussi depuis bien longtemps.

Stevie Nicks et Christine McVie sont à court d’inspiration, pas à leur niveau habituel quand, dans le même temps, le disque pâtit de l'absence de Buckingham, notamment pour son rôle de catalyseur du groupe. En tout cas, l’effort est insuffisant pour insuffler un nouvel élan. Fade, très fade. Inutile de s’étendre sur le sujet (RAZOR©).

 

1. Skies the Limit.

2. Love Is Dangerous.

3. In the Back of My Mind.

4. Do You Know.

5. Save Me.

6. Affairs of the Heart.

7. When the Sun Goes Down.

8. Behind the Mask.

9. Stand on the Rock.

10. Hard Feelings.

11. Freedom.

12. When It Comes to Love.

13. The Second Time.

 

Stevie Nicks:chant.

Billy Burnette:guitare,chant.

Rick Vito:guitare,chant.

Christine McVie:claviers,synthétiseur,chant.

John McVie:basse.

Mick Fleetwood:batterie,percussion.

Lindsey Buckingham:guitare acoustique sur 8.

Asanté:percussion sur 11.

Stephen Croes:claviers,synthétiseur,percussion.

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