Gene Parsons;

BIOGRAPHIE.

 

GENE PARSONS/Morongo Valley (Californie-USA)

 

Gene parsons 3

 

Né le 4 septembre 1944 à Morongo Valley, Mojave Desert (Californie).

Actif depuis 1966.

Labels:Columbia,Warner bros,Sierra,Bakersfield International,Stringbender.

Genre:rock,country-rock,bluegrass,country.

Site officiel:stringbender.com

 

L'inventeur du rock.

Fasciné, depuis sa tendre enfance, par les notes et les sons, Gene Parsons est le cerveau derrière la technique et la mécanique des B-Bender, ces accessoires de guitare permettant de tendre la corde de si pour hausser le son d'un intervalle et rapprocher, à l'oreille, l'instrument de la pedal steel guitare, lui donnant ainsi une touche country. Ces systèmes sortent de l'atelier d'usinage de Mendocino tenu par Gene Parsons.

Le système B-Bender, Parsons en est le co-inventeur depuis 50 ans, avec Clarence White. Gene Parsons, Clarence White... les rockeurs avertis auront tôt fait de situer ces deux oiseaux... Des Byrds, en effet. Ce sont eux qui, avant d'intégrer le légendaire groupe californien, ont imaginé ce dispositif appelé Parson-White Pull String, rebaptisé Stringbender (tendeur de corde) et entériné depuis sous B-Bender.

Multi-instrumentiste, Parsons est un peu le touche-à-tout du Byrds de la période 1969/1971, soit entre les albums Dr Byrds & Mr Hyde et Farther Along, autrement dit après le virage country-rock instillé par son homonyme Gram et Chris Hillman (Sweetheart of The Rodeo/1968). Il est très bon joueur de batterie, pratique excellemment le banjo et la steel guitare et se défend plutôt bien au chant et à l'harmonica. L'instrument, quel qu'il soit, il aime.

Cet ingénieur novateur, toujours en quête de recherche et de développement, se double également d'un talentueux compositeur et fait preuve de belles dispositions dans l'écriture. Fervent écolo, cet ex Byrds et Flying Burrito Brothers a plus d'une corde à son arc et des projets pleins la tête alors qu'il s'apprête à fêter, en ce 4 septembre 2016, ses 72 ans.

Gene parson nashville westAvec les Nashville West.

Gene parsons byrdsAu sein des Byrds.

Gene parsons 1Dans son atelier de Mendocino.

Gene parsons 2L'instrument toujours chevillé au corps.

Le nez dans le Cajun.

C'est dans la ferme familiale du désert de Mojave où il a vu le jour qu'il passe l'essentiel de son enfance, heureuse de toute évidence, si l'on se réfère aux chansons qu'il a écrites sur le sujet, et vouée très tôt à la musique comme en attestent les faits que celui que l'on surnomme Liitle Lem relate dans son autobiographie, Sweet Desert Childhood.

Sa carrière dans la musique commence vraiment quand il fait la rencontre de Gib Guilbeau (décédé en avril 2016), musicien (violon, mandoline), compositeur américain de country-rock et de cajun, un des premiers à avoir fusionner rock et country dans les années 60.

En 1967, ce dernier fonde The Reasons, également connu sous les noms de Gib Guilbeau & The Reasons, Gary Paxton Band, Cajun Gene & Gib ou Nashville West (titre d'un instrumental signé White et Parsons), en référence à un club d'El Monte où le groupe a ses habitudes.

Le multi-instrumentiste Gene Parsons, que Guilbeau a eu dans son groupe précédent The Castaways, en est, comme le guitariste Clarence White, tout frais émoulu des Kentucky Colonels et comme le bassiste Wayne Moore.

La belle page Nashville West.

Ce quatuor n'a pas évolué longtemps ensemble, mais le peu qu'il s'est produit n'est pas passé inaperçu dans le landernau country-rock. Non seulement, il a été un des premiers groupes du genre avec les Byrds, l'International Submarine Band, Dillard & Clark et le Flying Burrito Brothers, mais il a marqué son passage sur cette scène de son empreinte, au regard du très bon (mais artisanal et non prévu pour être publié) LP live (enregistré à El Monte) sorti une dizaine d'années après la fin du groupe (Sierra/1978).

Nashville West a également pris part à des sessions pour le milieu de la musique country et notamment pour le label Bakersfield International Productions. C'est à cette époque que Parsons et White ont donné le jour à leur invention, préalablement testée sur la Telecaster Fender de Clarence. Nous sommes alors à la fin de l'année 1968 et Gram Parsons vient tout juste de quitter les Byrds après les avoir mis sur la voie du country-rock (Sweetheart of the Rodeo).

Clarence White (à la place de Chris Hillman) est déjà dans la place, Gene Parsons est alors sollicité pour devenir le batteur des Byrds. Il supplée Kewin Kelley au poste.

Promotion chez les Byrds.

Membre à part entière du groupe (McGuinn, White, York et Parsons), Gene Parsons intègre les Byrds pour le 7ème album du groupe : Dr Byrds & Mr Hyde (1969). Roger McGuinn est alors le seul survivant du line-up fondateur. Dès lors, Parsons entame sa carrière au sein d'une formation dont les phases folk-rock et rock psychédélique l'ont portée au pinacle du rock et sont admises de tous ; par contre, son virage country-rock peine à convaincre à cause, justement, d'un passé par trop exceptionnel.

En 1969, les mentalités ne sont pas encore prêtes à cette fusion entre rock et country ; rares sont les fans à croire à cette nouvelle orientation. C'est la raison pour laquelle le créneau Byrds s'annonçant et dans lequel Gene Parsons est impliqué, est généralement considéré comme le moins pétillant, le moins créatif et le moins influent musicalement parlant. Néanmoins, Parsons a le privilège de compter parmi le line-up le plus stable de toutes les configurations des Byrds.

Décimé par les pertes successives de Gene Clark, de David Crosby, lourdé, de Clarke et Hillman puis de Gram Parsons, les Byrds ne sont plus tout à fait les Byrds mais ont encore la tête hors de l'eau grâce aux beaux soubresauts que sont Ballad Of Easy Rider (1969) et Untitled (1970).

Gene parson portrait

« Kindling a reçu un très bon accueil auprès de la critique. Mais à cette époque, Clarence a été tué. Avec son décès, mon enthousiame pour la musique s'est éteint. J'ai demandé à être libéré de mon contrat avec Warner Bros. Ce fut un coup dévastateur pour ma carrière musicale et je le savais à l'époque, mais je ne pouvais rien y faire. Je devais prendre de la distance avec mes instruments. Il s'est écoulé plusieurs années avant que je puisse rejouer à nouveau sans pleurer sur la perte de mon cher ami Clarence. » (Gene Parsons)

L'excellent Kindling.

Le parcours de Gene Parsons au sein d'un Byrds à la dérive et sans inspiration s'achève avec Byrdmaniax et Farther Along (1971), juste avant que le groupe n'implose en 1972. Quand McGuinn le réactive en 1973 avec le line-up d'origine, Parsons a l'esprit ailleurs : à sa carrière solo, qu'il ouvre avec Kindling (Warner Bros/novembre 1973).

Gene parsons kindlingLa belle surprise Kindling (1973).

Gene parsons clarence whiteMiné par la perte de son pote Clarence White.

Ce disque démontre que le batteur cache bien son jeu et a plusieurs cordes à son arc. On lui sait des prédispositions pour le banjo, la guitare et l’harmonica, pour la basse, la pedal steel guitare, mais on ignore sa faculté à briller à tous les postes. Y compris au chant qu’il a pratiqué dans sa dernière expérience collective.

Il y fait montre d’une voix agréable et d’un bon bagage technique. D’autre part, il faut se souvenir que Gene a également signé quelques belles pièces pour les Byrds : Gunga Din, Yesterday’s Train et Get Down Your Line notamment.

Il n’est donc pas gêné aux entournures pour composer et ainsi alimenter son projet. Résultat : son LP laisse les critiques et le public comme deux ronds de flanc.

C'est propre, bien fait, on ne l'attendait pas à ce niveau. Tous les voyants sont au vert pour que Gene Parsons puisse rebondir en solitaire et faire des projets avec son pote White.

Dévasté par la mort de White.

Sauf que Clarence White fait sur Kindling sa dernière apparition studio ; un chauffard aviné le fauche à Palmdale le 14 juillet 1973. Ce drame affecte énormément Gene Parsons qui, après avoir signé un beau contrat avec Warner Bros, se détourne un moment de la musique et demande à être libéré de son engagement.

Parsons s'offre une petite parenthèse avec la nouvelle incarnation du Flying Burrito Brothers (Chris Ethridge/Pete Kleinow/Gib Guilbeau/Joel Scott Hill en 1975).

Il prend part aux deux albums que sont Fly Again et Airborne pour lesquels il signe quelques chansons avant de se blesser au poignet et d'être contraint de quitter provisoirement le groupe en 1976.

Il y revient un temps avant de les laisser définitivement (1978) et de préparer son deuxième album personnel à la fin de la décennie.

Le double hommage à Clarence.

Le très beau Melodies sort en 1979. D'obédience country-rock, ce nouvel opus traduit la faculté pour son auteur à passer allègrement d'un instrument à l'autre : en plus de la batterie, il gratte, joue de la basse, du banjo, de la pedal steel guitare, de l'harmonica. Il rend aussi un double hommage à son ami disparu en cosignant, avec Camille Parsons, Melodies From A Bird In Flyght (For Clarence) et en équipant sa guitare et celle de Bob Watford du procédé né de leur imagination. Au début des 80's, il est sur le label Sierra, où, à côté de ses activités artistiques, il apparaît aussi comme A & R Executif. Il consacre néanmoins cette décennie à continuer à développer le Stringbender sur des guitares acoustiques ; après avoir formé le Gene Parsons Trio avec Peter Oliba (basse) et Richie Rosenbaum (batterie), il forme, en 1985, un duo avec la chanteuse Meridian Green, fille de Bob Gibson, figure du folk revival des années 50's/60's. Ils s'unissent dans la vie dès l'année suivante.

Auprès de Meridian Green.

En 1991, le duo passe officiellement sous l'identité Parsons Green (Birds Of A Feather et le live From Caspar). Gene Parsons signe sous Haywire et en 1998, Bluegrass Christmas avec le violoniste Joe Craven.

Au début des années 2000, lui et le fidèle Gib Guilbeau y vont d'une nouvelle collaboration, Louisiana Rain (2002), articulée, en 25 titres (démos, singles, outtakes, inédits) puisés dans leur période 1967/1969, autour du meilleur de ce qui a constitué la génèse du country-rock.

Une ultime collaboration clôt le catalogue de Parsons : avec Julian Dawson (Hilbilly Zen/2002). Depuis, il coule des jours heureux du côté de Caspar (Californie), où il passe sa retraite à chercher encore et toujours à améliorer le son (RAZOR©).

DISCOGRAPHIE BYRDS 60'S/70'S;

LP Studio 7 - 1969

 

Byrdsdrbyrdsmisterhyde

 

THE BYRDS

DR. BYRDS & MR. HYDE - 1969  3/5

 

Publié en mars 1969.

Produit par Bob Johnston.

Durée:34:25.

Label:Columbia Records.

Genre:country-rock.

 

Des Oyseaux sans ailes.

 

Du line-up de départ, seul Roger McGuinn pointe encore présent chez les Byrds. Gene Clark a quitté le vaisseau depuis un moment. Crosby lui s’est fait lourdé. Clarke le batteur et Hillman en font de même. Puis c’est au tour de Kevin Kelley, le cousin d’Hillman, et enfin, de Gram Parsons dont l’influence sur le séminal Sweetheart Of The Rodeo n’a pas permis la percée attendue auprès des fans.

L’équipe est décimée. Il faut donc reconstruire pour aborder ce septième album qu’est Dr. Byrds & Mr. Hyde (en écoute intégrale ici) de mars 1969. Gene Parsons arrive à la batterie, le talentueux John York prend la basse et avec Clarence White, sous la houlette de McGuinn (et Lloyd Green à la pedal steel guitare) attaquent les sessions d’un LP paru, une fois encore, pour le compte de Columbia Records.

Avec leur album country précédent, les Byrds ont affolé leur public et ont fait un flop commercial; ils reviennent donc à un mélange des genres, puisant dans leurs expériences passées et proposent une synthèse de rock, pop, blues,folk, country et psychédélisme.

Cet album, le plus long que les Byrds aient réalisé (34 minutes), s’articule autour du chant de McGuinn et s’appuie sur une section rythmique solide. Inégal mais très intéressant pour certains titres (deux ou trois, pas plus !), il dévoile deux faces comme l’exprime son titre, les expériences et les racines.

Si le principe fonctionne relativement bien, je n’y ai trouvé que peu d’attrait et pas grand-chose pour m’accrocher. Il s’ouvre sur une étonnante et excellente adaptation de This Wheel’s Of Fire de Dylan et Danko (The Band). Eh oui, le rusé renard qu’est McGuinn persiste et signe dans ce qui a fait le succès du Byrds initial : reprendre du Zim. Un second titre emprunté à Dylan achève cet album : My Back Pages, combiné en medley à B.J. Blues et Baby What You Want Me To Do.

Entre les deux, c’est country-folk, avec Old Blue, Drug Store Truck Driving Man, Nashville West (un instrumental co-crédité à Clarence White et au nouvel entrant qu’est Gene Parsons), c’est rock avec, outre The Wheel’s On Fire, King Apathy III et un lourd Bad Night At The Whiskey et c’est dans l’esprit flower-power comme Candy et Child Of The Universe. Qu’en penser? Pour moi, hormis deux ou trois titres, l’affaire ne casse pas trois pattes à un canard. Beaucoup trop de choses inutiles. Du remplissage.

McGuinn a décidé de continuer seul l’aventure initiée en 1965 avec Mr Tambourine Man. En voulant maintenir hors de l’eau un groupe orphelin de ses meilleurs acteurs (Clark, Parsons, Crosby), en zigzagant entre folk-rock, psyché et country, il a réussi à semer le trouble dans l’esprit de fans carrément déboussolés. La matière commence à défaillir, Mc Guinn à s’isoler, l’entreprise à s’enliser. La vitrine est encore belle mais visiblement, dans le disque qui nous concerne, il n’a plus grand-chose en magasin. McGuinn, que je considère un peu comme le fossoyeur des Byrds n’a plus un Clark, un Parsons, un Hillman pour masquer son manque d’inspiration. Dans le prochain album, Ballad Of Easy Rider , ce sera au tour de Dennis Hopper de lui sauver la mise. A vouloir jouer d’une double personnalité, on en arrive parfois à en manquer. Et c’est la route que prennent les Byrds nouvelle mouture, à mon sens. Vers le dépôt de bilan (RAZOR©).

 

1. This Wheel's on Fire.

2. Old Blue.

3. Your Gentle Way of Loving Me.

4. Child of the Universe.

5. Nashville West.

6. Drug Store Truck Drivin' Man.

7. King Apathy III.

8. Candy.

9. Bad Night at the Whiskey.

10. Medley: My Back Pages/B.J. Blues/Baby What You Want Me to Do.

 

Roger McGuinn:guitare,chant.

Clarence White:guitare,choeurs.

John York:basse électrique,choeurs.

Gene Parsons:batterie,harmonica,banjo,choeurs.

Lloyd Green:pedal steel guitare sur 6.

 

LP Studio 8 - 1969

 

Byrdsballadofeasyrider

 

THE BYRDS

BALLAD OF EASY RIDER - 1969   2,5/5

 

Publié le 10 novembre 1969.

Produit par Terry Melcher.

Durée:33:55.

Label:Columbia Records.

 

Qui y croît encore?

 

Les Byrds, c’est bel et bien terminé, il suffit de lire les commentaires et de regarder les notes de leur discographie depuis Sweetheart Of The Rodeo. Voilà la réalité ! Voilà ce qu’il faut se dire. McGuinn a beau s’entêter à défaire et reformer le groupe, les Byrds ont cessé d’être. Et ça ne date pas de cet album.

Le départ de Gene Clark a été énormément préjudiciable au groupe et à l’intérêt qu’il suscitait. Hormis les premiers albums, les Byrds donnent la désagréable sensation d’avoir été une formation qui est passée à côté de tout, en dépit d’un talent et d’un potentiel énorme. Ils ont été, ne l’oublions-pas, les égaux des Beatles, des Beach Boys. Il vaut avoir vécu cette période pour se rendre compte de ce que cela représentait. C’était énorme !

Les problèmes d’égos ont tout foutu en l’air et ce n’est pas Easy Rider, produit par Terry Melcher, le producteur de Mr Tambourine Man et Turn, Turn, Turn appelé en pompier de service qui va sauver les meubles.

Les Byrds figurent sur la bande-son du film au même titre que le Band et Dylan, qu’Hendrix, Steppenwolf, mais cet album de novembre 1969 chez Columbia, n’est pas la  musique du film de Dennis Hopper. La démarche marketing de ce disque est assez judicieuse. La maison de disques s’est appuyée sur le succès du film pour tenter d’en faire un également, bien qu’ils n’aient que le seul titre Ballad Od Easy Rider en commun.

Les critiques et les fidèles du groupe, déjà peu convaincus par l’album précédent Dr Byrds & Mr Hyde, ne savent désormais plus à quel saint se vouer. Y croient-ils encore ? A cette époque, moi, non ! Mes commentaires précédents l’annonçaient.

Les Byrds sont de de plus en plus transparents, ils flirtent avec le dépôt de bilan. On y arrive doucement mais sûrement, tant leur travail devient insipide et sans inspiration. Ils ne font plus bander.

On retiendra donc de ce disque un Jesus Is Just Allright que les Doobie Brothers sur Toulouse Street rendront plus convaincant, un emprunt à Dylan, comme c’est de coutume désormais pour faire semblant d’y croire (It’s All Over Now, Baby Blue), le cristallin Ballad Of Easy Rider (écrite par McGuinn et Dylan, ce dernier, furax, ayant  insisté pour que son nom soit enlevé pour ne pas promouvoir un film dont il n’était pas client) et, à un degré moindre, Fido, Jack Tarr The Sailor et le classique de Woody Guthrie Deportee.  Rarement charmant, globalement ennuyeux ! Le temps a amélioré l’écoute, certes, mais ça reste moyen (RAZOR©).

 

1. Ballad of Easy Rider.

2. Fido.

3. Oil in My Lamp.

4. Tulsa County Blue.

5. Jack Tarr the Sailor.

6. Jesus Is Just Alright.

7. It's All Over Now, Baby Blue.

8. There Must Be Someone (I Can Turn To).

9. Gunga Din.

10. Deportee (Plane Wreck at Los Gatos).

11. Armstrong, Aldrin and Collins.

 

Roger McGuinn:guitare,chant.

Gene Parsons:batterie,chant.

Clarence White:guitare,chant.

John York:basse,chant.

LP Studio hybride 9 - 1970

 

Byrds untitled

 

THE BYRDS

(UNTITLED) – 1970  4/5

 

Publié le 14 septembre 1970.

Produit par Terry Melcher,Jim Dickson.

Durée:71:27.

Label:Columbia Records.

 

Plus c’est long, meilleur c’est.

 

Jouons franc jeu. Je n’aurai pas mis ma chemise sur (Untitled) de son temps. Les Byrds sont alors au creux de la vague et avec tous les coups fourrés montés par les Ysengrin des maisons d’éditions prompts à vous faire avaler les plus grosses couleuvres, je m’étais abstenu. C’est que ça coûtait un os pour se payer un 33, fut-il hybride. C’est un pote qui me l’a fait découvrir un an environ après sa publication en septembre 70. Beau joueur, j’ai admis qu’effectivement, dans le contexte discographique ambiant, il sortait du rang. D’où une note de quatre que je ne renie pas aujourd’hui et que je confirme.

York, John de son prénom, dernier bassiste en date des Byrds, en désaccord avec les orientations prises, a été prié, par le boss McGuinn d’aller voir ailleurs s’il y était. Encore du McGuinn dans le texte. Les fidèles employés que sont Gene Parsons et Clarence White ont suggéré au patron le nom d’un pote Skip Battin pour reprendre la basse. Adjugé !

Publié en septembre 1970 toujours chez Columbia, ce double LP, car, en plus du fait qu’il est bon, c’est un double, (Untitled) devait voir le groupe renaître de ses cendres d’où le titre initialement prévu de Phoenix pour marquer une renaissance dont les Byrds en personne semblent tout à fait conscients. S’il y a renaissance, c’est qu’il y a eu fin de vie, non ? Ou mort imminente.

Il se construit autour de deux faces proposant des enregistrements de prestations new yorkaises live au Queens College et au Felt Forum au printemps 1970 d’une part, et de deux autres axées sur des travaux de studio, dont des nouveaux titres.

Il faut en garder, parmi les titres live, le long et psyché Eight Miles High de 16 minutes, le graveleux Lover Of The Bayou, le Positively 4th Street (signé qui ? Dylan, bien sûr !), les classiques intemporels Mr. Tambourine Man et M.r Spaceman.

Côté studio, des nouveaux titres issu du collectif, comme le superbe Chesnut Mare (McGuinn et Jacques Levy), très réussi mélange de folk et de country-rock, le génial Just A Season du même tandem d’écriture, All The Things (idem), Yesterday’s Train du duo Parsons/Battin, ainsi que l’anti Vietnam Welcome Back Home.

J’étais sceptique, je vous le concède, après la production discutable qui est la leur juste avant. Ce double m’a agréablement surpris. Surtout sa face studio, pas mal foutue et brillante. Je n’étais pas très enthousiaste mais là, je m’incline humblement à propos de ce disque le plus long et le seul double que les Byrds aient réalisé pendant leur carrière. Comme quoi, plus c’est long, plus c’est bon (RAZOR©).

 

Live.

1. Lover of the Bayou.

2. Positively 4th Street.

3. Nashville West.

4. So You Want to Be a Rock 'n' Roll Star.

5. Mr. Tambourine Man.

6. Mr. Spaceman.

7. Eight Miles High.

 

Studio.

8. Chestnut Mare.

9. Truck Stop Girl.

10. All the Things.

11. Yesterday's Train.

12. Hungry Planet.

13. Just a Season.

14. Take a Whiff on Me.

15. You All Look Alike.

16. Well Come Back Home.

 

Roger McGuinn:guitare,synthétiseur Moog,chant.

Clarence White:guitare,mandoline,chant.

Skip Battin:basse électrique,chant.

Gene Parsons:batterie,guitare,harmonica,chant.

LP Studio 10 - 1971

 

Byrdsbyrdmaniaxcover

 

THE BYRDS

BYRDMANIAX – 1971  2/5

 

Publié le 23 juin 1971.

Produit par Terry Melcher, Chris Hinshaw.

Durée:34:06.

Label:Columbia Records.

 

Beurkmaniax !

 

Un coup de pute ! C’est ce qu’ont dû se dire les Byrds et leur public ou plutôt ce qu’il en reste alors, quand ils ont eu entre les mains ce disque finalisé et vachement surproduit par Terry Melcher, sans qu’ils aient eu leur mot à dire et alors qu’ils n’étaient même pas présents pour des raisons de tournées.

Pour le situer dans le temps, il suit l’album du renouveau (Untitled), une belle réussite. Mais avec les Byrds, un coup c’est excellent, le suivant, c’est carrément à côté de la plaque. Un coup, on les attend dans un registre folk rock, et ils prennent le contrepied en virant du cul vers le psyché, puis une fois que tu t’es habitué à leur période expérimentale, ils filent s’acoquiner à la country. Et puis ces line-up qui n’en finissent pas de changer, ça va bien un moment… Tout ceci fait désordre. Une vache n’y retrouverait pas son veau. Si en plus, la qualité baisse faute à une inspiration en berne, que va-t-il rester aux fans comme argument pour  les convaincre de ne pas quitter le navire à leur tour, à McGuinn de trouver la motivation nécessaire pour poursuivre l’aventure ?

Car la qualité baisse, c’est manifeste. Aussi, pour masquer le manque d’inspiration et la médiocrité des pistes, Melcher n’aura-t-il eu comme seul recours que de charger l’album, afin d’en masquer les imperfections criardes.

De ce petit  album sans imagination, je n’ai pas trouvé grand-chose à me mettre sous la dent. La faute à qui ? A un calendrier infernal comme on dirait du côté de l’O.M. ou du P.S.G ? A un groupe en phase terminale ou à un producteur à la noix ? L’un comme l’autre se sont renvoyé la responsabilité de ce bide, leur dixième LP (1971). A nos dépens. Du coup, leur popularité en prend un sacré coup ! Direction la ligue 2, voire le National. De con côté, McGuinn ose parle de ralenti artistique à propos de ce disque.

Ralenti artistique, mon cul. Chute libre, oui parce que, pour s’emmerder à 100 sous de l’heure, y a pas mieux que ce Byrdmaniax. Y a des anciens du groupe qui doivent bien se marrer devant cette déliquescence. Bref, à part la pochette… (RAZOR©)

 

1. Glory, Glory.

2. Pale Blue.

3. I Trust.

4. Tunnel of Love.

5. Citizen Kane.

6. I Wanna Grow Up to Be a Politician.

7. Absolute Happiness.

8. Green Apple Quick Step.

9. My Destiny.

10. Kathleen's Song.

11. Jamaica Say You Will.

 

Skip Battin:basse,chant.

Roger McGuinn:guitare,chant.

Gene Parsons:batterie,chant.

Clarence White:guitare,chant

Paul Polena:cordes,cuivres.

Sneaky Pete:steel guitare.

Byron Berline:violon.

Larry Knechtel:piano,orgue.

Terry Melcher:piano sur 3.

LP Studio 11 - 1971

 

Byrds farther along

 

THE BYRDS

FARTHER ALONG – 1971 2/5

 

Publié le 17 novembre 1971.

Produit par les Byrds.

Durée:32:02.

Label:Columbia Records.

 

Final en eau de boudin.

 

Les Byrds sont rincés, ils se liquéfient, comme on a pu le voir dans l’épisode précédent, Byrdmaniax. Ont-ils encore les moyens de pouvoir relever la tête à l’amorce de Farther Along, leur onzième opus d’une carrière commencée il y a 7 ans ?

Ce qu’il reste de cette formation mythique des années 60 peut-il encore sauver la face et se retirer sur une bonne impression ? La réponse est catégorique : non ! Ils sont devenus un groupe moyen, se fondant dans le ventre mou du rock. Ni meilleur, ni pire. Moyen.

Comme la matière sans inspiration proposée dans cet album de novembre 1971. Leur talent technico-instrumental n’est en aucun cas à remettre en cause, mais quand le message ne passe plus avec son public, le mieux est la reconversion. Il ne faut pas chercher d’excuses pourries entre un album surfait, un autre sous produit, la faute à Melcher, les problèmes de couple, le rythme des tournées. Tatatata ! Tout ça, c’est du flan Il faut se regarder dans une glace, faire son mea culpa et prendre les décisions qui s’imposent. Les Byrds ne sont plus dans le coup et échappent au Gotha du rock depuis belle lurette. Un point, c’est tout !

Farther Along parle de lui-même. A part deux ou trois chansons dont je ne me souviens même pas des titres tellement c’est insignifiant, je n’ai rien trouvé d’excitant sur cet album dépourvu de pêche. Pour l’originalité et la créativité, je ne t’en cause même pas. C’est l’album de la fin, bâclé en quatre jours, répondant vraisemblablement à des raisons contractuelles. Il est grand temps pour McGuinn de refermer la porte du studio derrière lui et d’éteindre la lumière. Ce qu’il fait. Il était temps, il y a une dignité à conserver (RAZOR©).

 

1. Tiffany Queen.

2. Get Down Your Line.

3. Farther Along.

4. B.B. Class Road.

5. Bugler.

5. America's Great National Pastime.

6. Antique Sandy.

7. Precious Kate.

8. So Fine.

9. Lazy Waters.

10. Bristol Steam Convention Blues.

 

Skip Battin:basse,chant

Roger McGuinn:guitare,chant.

Gene Parsons:batterie,chant.

Clarence White:guitare,chant.

DISCOGRAPHIE PERSONNELLE 70'S.

LP Studio 1 - 1973

 

Gene parsons kindling

 

GENE PARSONS

KINDLING – 1973  4/5

 

Publié en novembre 1973.

Produit par Russ Titelman.

Durée:27:02.

Label:Warner Bros.

Genre:country-rock.

 

Après Kindling, le cœur n’y est plus.

 

Dans la famille Byrds, Gene Parsons n’est pas le plus connu, au contraire de son homonyme Gram, l'ami de Keith Richards, avec lequel il ne faut pas confondre. Gene est certainement le plus anonyme des acteurs qui se soient succédé dans cette troupe mythique.

Batteur des Byrds de la période discographique qui va de Dr Byrds & Mr Hyde (1969) à Farther Along (1971), Gene Parsons a contre lui de débarquer (en septembre 68) dans une formation amputée de ses membres les plus charismatiques et quelque peu rentrée dans le rang depuis Sweetheart Of The Rodeo, publié deux mois avant, même si quelques soubresauts lui permettent de garder, encore un temps, la tête hors de l’eau (Ballad Of Easy Rider et Untitled). Il pointe, rappelons-le, dans le line-up le plus stable et le plus résistant de toutes les configurations du groupe : Battin, Parsons, White et McGuinn. McGuinn l’en vire en 1972.

Si l’épisode Byrds ne contribue pas vraiment à l’extirper de la discrétion dans laquelle il se complaît le plus souvent, son passage dans un registre plus personnel laisse tout le monde pantois. Gene Parsons, qu’il ne faut pas réduire à un rôle de faire-valoir dans le Byrds de l'omnipotent McGuinn, démontre, avec Kindling (meddley en écoute ici), que le batteur, cache bien son jeu et a plusieurs cordes à son arc.

Pour l’avoir vu apparaître sur des réalisations amies, on lui sait des prédispositions pour le banjo, la guitare et l’harmonica, pour la basse, la pedal steel guitare, mais on ignore sa faculté à briller à tous les postes. Y compris au chant qu’il a pratiqué dans sa dernière expérience collective, il fait étalage d’une voix agréable et d’un bon bagage technique.

D’autre part, il faut se souvenir que Gene a également signé quelques belles pièces pour les Byrds : Gunga Din, Yesterday’s Train et Get Down Your Line notamment. Il n’est donc pas gêné aux entournures pour composer et ainsi alimenter son projet.

La critique de l’époque accueille plus que favorablement ce Kindling, aussi l’avenir en solitaire du californien semble tout tracé. Il nourrit des plans avec son complice Clarence White, avec lequel il est cul et chemise et qui, sur Kindling, fait vraisemblablement sa dernière apparition en studio, mortellement fauché par un chauffeur ivre juste avant la parution du LP.

Gene, alors sous contrat avec Warners Bros, peine à se relever de ce coup fatal, se détourne un long temps de la musique, demande à être libéré de ses engagements avec sa maison de disques et met, malgré un intermède dans le Flying Burrito, sa carrière entre parenthèses jusqu’au bon Melodies (1979) qui marque son vrai retour.

Kindling le projette donc sous le feu des projos. Cette fois, non plus avec le seul costume de batteur, mais avec une panoplie que n’aurait pas reniée Rémi Bricka mettant l’accent sur sa polyvalence, et avec sous le bras, un parchemin signé, pour l’essentiel, de sa propre main.

L’effort est concluant, Gene Parsons n’a pas de difficulté apparente à juguler ce country-rock aromatisé de cajun et de bluegrass. Pas plus que la galerie gratinée qui travaille dans son dos et qui appartient au nec plus ultra de la place : le phénoménal Clarence White (déjà cité), invité pour placer sa guitare et sa mandoline, Vassar Clements débarqué avec son violon fou, Gib Guilbeau violoniste aussi furieux et auprès duquel tout a débuté pour Parsons, la légende du bluegrass Ralph Stanley, le jazzman Red Callender (tuba), Roger Bush (musicien de sessions) à la basse, Bill Payne (Little Feat) aux claviers, Nick DeCaro à l’accordéon, Andy Newmark à la batterie. Que du beau linge  !

L’avisé Russ Titelman veille au grain. Il a son Parsons à la bonne et le soigne, ayant essayé, à un moment donné, de l’attirer lui et son compère White, dans les mailles du filet Little Feat.

Et puisqu’on évoque Little Feat, comment ne pas faire un clin d’œil à Lowell George dont le Willin’ éclate ici. Avec Do Not Disturb (Skip Battin/Kim Fowley), Drunkard’s Dream (Ralph Stanley) et Take A City Bride (Gib Guilbeau), ils sont les seuls écarts qui échappent à l’écriture de l’ex-Byrds. Les sept autres (très bons) titres portent le sceau G.P (à ne pas confondre avec l’autre).

Ces originaux ont de la brillance et contribuent à installer une atmosphère cool qui ne se dément jamais. Cette ambiance n’aura, hélas, pas l’opportunité d’être reconduite pour les raisons dramatiques que l’on sait. Gene Parsons n’a plus le cœur à la musique.

40 ans après peu de fans ne se sont vraiment remis de la disparition de Clarence White. On l’associera donc plus que jamais à la réussite du disque de son pote (RAZOR©).

 

1. Monument.

2. Long Way Back.

3. Do Not Disturb.

4. Willin'.

5. On the Spot.

6. Take a City Bride.

7. Sonic Bummer.

8. I Must Be a Tree.

9. Drunkard's Dream.

10. Banjo Dog.

11. Back Again.

 

Gene Parsons:guitare,basse,batterie,chant.

Clarence White:guitare,mandoline.

Vassar Clements,Gib Guilbeau:violon.

Roger Bush:basse.

Bill Payne:claviers.

Nick DeCaro:accordéon.

Ralph Stanley:voix ténor.

Red Callender:tuba.

Andy Newmark:batterie.

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