Jefferson Starship

BIOGRAPHIE.

 

JEFFERSON STARSHIP/San Francisco (Californie)

 

Jefferson starship 3

 

Actif entre 1974 et 1984, depuis 1992.

Label:RCA,Grunt.

Genre musical:rock,hard rock,rock psychédélique,soft rock.

Site officiel:jeffersonstarshipsf.com

 

Né de la fragmentation de l’Avion.

Jefferson Starship est de la lignée directe du Jefferson Airplane. Entendez par là que ce groupe américain formé au début des années 1970 est né de la fragmentation de ce que l’on appelle communément l’Airplane, première et plus grande réussite de l’acid rock californien, quand ce dernier s’est éparpillé entre Hot Tuna et le duo Paul kantner et Grace Slick.

Paul Kantner est simultanément à l’initiative de Jefferson Airplane au milieu des 60’s et à la base de Jefferson Starship à la fin de cette décennie. En publiant, parallèlement à son implication dans l’Airplane et, dans sa phase de transition, un LP personnel nommé Blows Against The Empire (1970) et crédité à Paul Kantner And Jefferson Starship, il provoque, en quelque sorte, le basculement vers le Starship.

De manière plus concrète, après qu’il ait enchaîné avec un album avec sa compagne, Grace Slick (Sunfighter/1971), puis Baron Von Tollbooth & the Chrome Nun (1973) avec David Freiberg et encore Grace Slick, l’officialisation de Jefferson Starship intervient vraiment en 1974. La nouvelle mouture est réorganisée autour de rescapés de Jefferson Airplane.

Jefferson starship 2

Paul Kantner, le fil conducteur.

Dans la version initiale, celle informelle qui officie au côté de Paul Kantner sur Blows Against The Empire, le Jefferson Starship, encore embryonnaire et officieux, réunit des musiciens de la scène californienne, des membres de Jefferson Airplane, de Grateful Dead, du Quicksilver Messenger Service et de CSN. Contribuent aux enregistrements : Jack Casady, Joey Covington, Grace Slick, David Freiberg, Jerry Garcia, Mickey Hart, Peter Kaukonen, Bill Kreutzmann, Harvey Brooks, David Crosby et Graham Nash.

Jefferson Starship tire son nom de la double relation à Jefferson Airplane et au concept du présent album solo de Kantner. La grande majorité de ce parterre étoilé remet ça sur Sunfighter, le disque célébrant la naissance de China, la fille de Paul et Grace, sur Baron Von Tollbooth & the Chrome Nun du trio Kantner/Slick/Freiberg, ainsi que sur Manhole (1974), le premier opus solo de Grace Slick.

Le joyau Red Octopus.

C’est toutefois en 1974 que Jefferson Starship amorce véritablement une   carrière en tant que groupe à part entière. Celle-ci s’ouvre avec Dragon Fly (11ème au Billboard) qui fait le lien entre la fin d’une histoire et le début d’une autre. Disque d’or au bout de six mois, l’album, raffiné, élégant, agréable, rassure sur le devenir de cette formation sonnant désormais plus 70’s. Faut dire que Paul Kantner, Grace Slick, John Barbata, Craig Chaquico, Papa John Creach, David Freiberg, Pete Sears et Marty Balin, ça en jette…

Porté par le single Miracles (N°3 des charts), Red Octopus (juin 1975) fait encore mieux, puisqu’il se classe en tête des classements d’albums américains. Jefferson Starship supplante Jefferson Airplane. Doté d’un énorme potentiel et d’une belle énergie, il peut regarder vers l’avant d’autant que les ventes de Red Octopus sont conséquentes : plus de 4 millions d’exemplaires. Les réactions de la presse ainsi que les 60.000 personnes réunies pour le concert gratuit de Central Park en mai 1975 peuvent en attester. Le Starship, c’est du lourd.

Le décontracté Spitfire (juin 1976) réunit quasiment tous les arguments ayant contribué au succès de l’album précédent. Il lui manque juste un ou deux bons titres supplémentaires pour refaire le coup de Red Octopus. Commercialement parlant, il touche sa cible à l’image des Cruisin’, St Charles, With Your Love, Hot Water ou Dance With The Dragon. Le Starship fait taire les mauvaises langues qui ne voient en lui qu’un ersatz de l’Airplane.

Jefferson starship david freiberg

« Avant d’être de l’aventure Jefferson Airplane, puis de celle Jefferson Starship, j’ai été un membre très impliqué de Quicksilver Messenger Service, du temps du Grateful Dead.

Nous n’avons jamais vraiment été des concurrents entre nous ; nous aimions nous écouter entre groupes de cette même scène et avons partagé des bœufs anthologiques ensemble.

La compétition était plutôt amicale et tenait plus du copinage que d’une féroce concurrence. » (David Freiberg)

Trop commercial pour les pro-Airplane.

Earth (février 1978) ne dément pas l’élan favorable du groupe californien. C’est peut-être trop commercial pour les nostalgiques de Jefferson Airplane, mais l’époque est à ce type de disques et le Starship s’en sort plutôt pas mal dans ce registre. Le public adhère en masse.

Par contre, les fans font payer très cher à Grace Slick son alcoolisme récurrent. Deux concerts allemands en 1978 terminent en pugilat, la chanteuse ne s’étant pas présentée au premier et tenant des propos choquants lors du second. Ces événements amènent Grace Slick à quitter le groupe, imitée en cela par Marty Balin.

Mickey Thomas rentre dans le groupe, tandis que John Barbata, grièvement blessé lors d’un accident de la route en octobre 1978, doit également renoncer. Aynsley Dunbar le remplace. Jefferson Starship se compose désormais de Thomas, Dunbar, Kantner, Sears, Freiberg et Chaquico, le seul à avoir pris part à l’aventure Jefferson Starship de A à Z.

Jefferson starship slick kantner starship

De par les changements opérés au sein du groupe et affectant également la production où le fidèle Larry Cox est remplacé par Ron Nevison connu pour son travail avec Bad Company et Led Zeppelin, Freedom At Point Zero (1979) tranche radicalement avec le Jefferson Starship de la période Slick/Balin. La nouvelle mouture évolue plus dans un rock arena heavy, plus commercial, le genre étant alors en vogue en cette fin de décennie. Mais le Jefferson Starship y gagne-t-il quelque chose ? Pas sûr car, comme le relève Grace Slick dans une interview au début des 80’s, ce Jefferson Starship là est un véritable gâchis.

Elle y revient pourtant pour collaborer du bout des lèvres à l’album Modern Times (1981). Grace Slick fait une pige sur un seul titre en duo avec Thomas, Stranger ; sa participation ne parvient pas à sauver ce 6ème LP de sa médiocrité.

2014 : retour avec Soiled Dove.

Jefferson Starship est alors sur une trajectoire descendante, constat que vient conforter l’insignifiant Winds Of Change (octobre 1982), certainement le disque le plus faible que les californiens ont enregistré. Kantner est aux abonnés absents et le retour définitif de sa charismatique voix féminine se fait dans la plus totale des discrétions. La famille Jefferson touche le fond.

Un désolant Nuclear Furniture clôt le catalogue fin mai 1984. Donny Baldwyn remplace Aynsley Dunbar aux fûts. Le Jefferson Starship se prépare alors à devenir Starship avec le départ de Paul Kantner (1984). Il faut son retour en 1992 pour que le Jefferson Starship renaisse de ses cendres et, emmené par le trio airplanien Balin/Casady/Kantner, qu’il signe, en 1999, un 9ème disque studio convaincant : Windows Of Heaven.

Le 10ème album (Jefferson Tree Of Liberty) tombe 9 ans plus tard, en 2008. Bien accueilli par le public et par la presse, il réunit Kantner, Freiberg, Balin et dans une moindre mesure, Grace Slick. Jefferson Starship fait encore une fois parler de lui en 2014 en publiant Soiled Dove, un DVD retraçant un concert donné en 2003 au Soiled Dove. On peut y apprécier que le potentiel est toujours là (RAZOR©).

LP Studio 1 - 1974

 

Jefferson starship dragonfly 1

 

JEFFERSON STARSHIP

DRAGON FLY – 1974  3,5/5

 

Publié en septembre 1974.

Produit par Jefferson Starship,Larry Cox.

Durée:42:25.

Label:Grunt/RCA.

Genre:rock.

 

Le début d’une autre histoire.

 

Jorma Kaukonen et Jack Casady d’un côté. Grace Slick, Paul Kantner de l’autre. L’Airplane a explosé en vol et s’est scindé, d’une part en Hot Tuna, de l’autre en Jefferson Starship (ce nom avait déjà été utilisé en 1970 pour un projet de Paul Kantner en 1970).

De Jefferson, ce dernier n’en a que le nom car il n’a pas et n’aura jamais l’aura du groupe californien de la première période, en dépit de sa qualité. Le cherche-il d’ailleurs ?

Papa John Creach (violon électrique), Craig Chaquico (lead guitar), John Barbata (batterie), David Freiberg (ex-Quicksilver et claviers) et Peter Sears (basse) complètent ce line-up de Dragon Fly (en écoute intégrale ici), premier véritable album sorti en 1974, travail qui, entre parenthèses, n’est pas passé loin du top ten et qui est disque d’or au bout de six mois d’existence.

Pour un album plutôt de transition entre la fin d’une histoire et le démarrage d’une autre, c’est plutôt rassurant sur le potentiel et le devenir de cette formation. Certes, le style n’est pas celui du défunt Jefferson Airplane. Il sonne plus seventies.

Parmi les titres les plus marquants et d’excellente facture : Hyperdrive de Slick, Devil’s Den, Caroline (avec l’apparition du revenant Marty Balin), Ride The Tiger, Be Young You, All Fly Away.

Plus harmonique et faisant appel aux synthés et aux claviers, Dragon Fly est le fruit d’un travail artistique différent de la mouture de l’Airplane. Il n’est en rien une pâle copie nostalgique de l’Airplane. C’est élégant, raffiné et tout l’album est agréable à écouter.

Une nouvelle histoire est en marche. Elle ne manque pas d’intérêt, même si j’en suis moins friand. Mais ceux qui veulent connaître la suite de l’histoire, c’est le moment pour prendre le train du Jefferson Starship en marche (RAZOR©).

 

1. Ride the Tiger.
2. That's for Sure.
3. Be Young You.
4. Caroline.
5. Devils Den.
6. Come to Life.
7. All Fly Away.
8. Hyperdrive.

 

Grace Slick:chant,piano sur 3.

Paul Kantner:chant,guitare rythmique.

John Barbata:batterie,percussions.

Craig Chaquico:lead guitare.

Papa John Creach:violon électrique.

Pete Sears:piano,clavecin,orgue.

David Freiberg:chant,claviers,orgue.

Marty Balin:chant sur 4.

LP Studio 2 - 1975

 

Jefferson starship red octopus 1

 

JEFFERSON STARSHIP

RED OCTOPUS – 1975  3,5/5

 

Publié en juin 1975.

Produit par Jefferson Starship,Larry Cox.

Durée:42:00.

Label:Grunt/RCA.

Genre:rock.

 

Rien à voir avec qui vous savez.

 

Red Octopus (en écoute intégrale ici) est très agréable à écouter. Le Jefferson Starship avait eu la belle surprise d’assister au retour discret de Marty Balin pour une pige (Caroline) sur l’album précédent Dragon Fly. Balin est encore là sur Red Octopus de 1975. Le moins qui puisse être dit sur cette collaboration est qu’elle a déposé une véritable empreinte sur ce disque.

Red Octopus se classe au sommet des charts et, sur un plan purement commercial, dépasse même tous les albums de l’Airplane. Là s’arrête la comparaison, car ce groupe, formé sur les cendres de son illustre aîné, n’a en rien le son des années 60’s de la bande californienne. C’est un produit purement 70’s, comme Dragon Fly, et il ne faut pas chercher des points de rapprochement entre les deux histoires, ni entre les rendus artistiques.

Je ne répéterais jamais assez que ceux qui viennent visiter le répertoire du Starship par pure nostalgie, espérant y retrouver des bribes de l’Airplane, perdent leur temps. Les deux époques diffèrent, les formations ne sont plus dans le même registre.

Red Octopus est album intéressant, puissant et plein d’énergie, qui révèle un bon équilibre entre les titres rock et les ballades. Il y en a pour tout le monde. Grace Slick (par ailleurs très expressive) y va de ses trois titres, Marty Balin (qui a écrit ou coécrit 5 des 10 titres) et Paul Kantner veille toujours autant au grain.

Papa John  Creach y va de son instrumental (Git Fiddler), Pete Sears, du sien, plus progressif et très Procol Harum (Sandalphon). Ces deux derniers titres font toutefois un peu remplissage.

Parmi les titres forts, je vous invite à découvrir la très belle histoire d’amour et ballade intemporelle Miracles (écrite par Balin pour son amie de l’époque, Barbara), chantée par deux êtres qui s’aimaient beaucoup (Marty et Grace) et dont les échanges vocaux sont magnifiques, Al Garimasu, Sweeter Than Honey, Play On Love, There Will Be Love ou encore I Want To See Another World.

A l’image d’un line-up qui joue comme si les membres étaient ensemble depuis longtemps, le groupe regarde avers l’avant. Cet album agréable, je le répète, se caractérise par sa diversité musicale. Il peut donc manquer parfois de cohérence mais, au moins, il est abordable dans une orientation purement 70’s. Pourquoi le bouder ? (RAZOR©)

 

1. Fast Buck Freddie.

2. Miracles.

3. Git Fiddler.

4. Ai Garimasu (There Is Love).

5. Sweeter Than Honey.

6. Play On Love.

7. Tumblin.

8. I Want To See Another World.

9. Sandalphon.

10. There Will Be Love.

 

David Freiberg,Pete Sears:basse,claviers,chant.

John Barbata:batterie,percussions,congas,chant.

Craig Chaquico:lead guitare,chant.

Bobbye Hall:percussions,congas.

Grace Slick:piano,chant.

Paul Kantner:guitare rythmique,chant.

Irv Cox:saxophone.

Papa John Creach:violon.

Marty Balin:chant.

LP Studio 3 - 1976

 

Jefferson starship spitfire

 

JEFFERSON STARSHIP

SPITFIRE – 1976  3,5/5

 

Publié en juin 1976.

Produit par Larry Cox, Jefferson Starship.

Durée:42:04.

Label:Grunt,RCA.

Genre:rock,AOR (Adult Oriented Rock).

 

Un esprit communautaire.

 

Après le succès de Red Octopus, bien accueilli par la presse spécialisée et par les nouveaux fans du groupe, le Starship publie un Spitfire (en écoute intégrale ici) qui ne manque pas d’intérêt.

Le groupe semble prendre plaisir à faire participer tous ses membres au projet. L’esprit communautaire propre aux années 60, est toujours de mise au sein d’un groupe où Kantner et Slick, ses fondateurs au lendemain du split de l’Airplane, ne tirent aucunement la couverture à eux. Le Jefferson Starship a fait le choix du succès et livre un album bâti pour ce défi.

Album de détente et de décontraction, il se distingue par une très bonne qualité de son et par des titres dont plusieurs feront des hits. A l’image d’un Cruisin’ qui sonne funky, on pourra également aimer la petite merveille de St Charles, laquelle n’est pas sans évoquer, en moins émotionnelle cependant, le Miracles, morceau-roi de l’album précédent et signé Balin ; on peut aussi en pincer pour With Your Love (N° 12 des charts), les romantiques Love Love Lovely et Switchblade (sur la rivalité romantique), pour le séducteur Hot Water ou pour les contributions de Paul Kantner comme Dance With The Dragon et Song To The Sun, plus politisées.

Spitfire manque de quelques titres porteurs qui auraient pu prétendre le voir rivaliser avec l’excellent et commercial Red Octopus. Il peut cependant se satisfaire d’être un album de bonne lignée. Même le batteur John Barbata affiche une présence lyrique sur cet album, c’est dire combien la porte est grande ouverte à l’esprit collectif dans ce groupe.

Le trip du Starship, c’est de faire de la musique commerciale, en s’appuyant sur un son symphonique, avec une instrumentation riche et Spitfire va dans ce sens. De surcroît, en s’amusant visiblement. Dans l’ombre de cette réussite, le petit Craig Chaquico prouve qu’il a tout d’un grand. On n’est plus dans l’Airplane mais dans un rock très seventies et qui a ses clients pour cela. Et ça marche ! (RAZOR©).

 

1. Cruisin'.

2. Dance With The Dragon.

3. Hot Water.

4. St Charles.

5. Song To The Sun/Ozymandias/Don'T Let It Rain.

6. With Your Love.

7. Switchblade.

8. Big City.

9. Love Lovely Love.

 

Grace Slick:chant,piano sur 5/7.

Marty Balin:chant.

Paul Kantner:chant,guitare rythmique.

John Barbata:batterie,percussion,chant sur 8.

Craig Chaquico:guitare,chant.

David Freiberg:chant,basse sur 7/8,claviers sur 1/2/3/4/5/6/9.

Pete Sears:basse sauf 7/8,piano sur 2/5,Mellotron sur 3,claviers sur 4/8,orgue sur 5/7,Moog sur 5/7.

Bobbye Hall:percussion,congas.

Dave Roberts:arrangements cordes et cuivres.

Steven Schuster:saxophone sur 5.

LP Studio 4 - 1978

 

Jefferson starship earth

 

JEFFERSON STARSHIP

EARTH – 1978  3,5/5

 

Publié en février 1978.

Produit par Larry Cox,Jefferson Starship.

Durée:41:27.

Label:Grunt,RCA.

Genre:rock,AOR.

 

Agréablement pop et commercial.

 

Quand vous comptez dans vos rangs une Grace Slick et un Marty Balin au chant, deux grandes voix du rock des années 60/70, soutenus par de bons choristes et par un groupe performant, homogène, soudé et au diapason, vous en arrivez à un disque comme Earth (en écoute intégrale ici). Ok, c’est commercial, c’est tout ce que vous voulez.

Mais ajoutez-y une pincée de douceur et vous obtenez des compositions d’un très bon niveau comme Love Too Good, titre bien bâti, comme le chaleureux et efficace Count On Me (avec un Balin à son meilleur), le sensuel Take Your Time, le sexy Crazy Feelin’ (Balin excelle une fois encore), Skateboard sur lequel toute la puissance du timbre vocal de Grace Slick s’exprime au mieux, l’énergique Fire.

L’album se termine sur Runaway, suivi All Nite Long, une bien belle performance. Moi qui ne suis pas forcément client du Starship (j’ai plus été Airplane de la première heure), j’avoue ne pas m’être ennuyé une seconde à l’écoute de cet album qui m’accompagne souvent sur la route.

J’adore me me faire péter les tympans avec Fire. C’est bien fait. J’aime ce son et son instrumentation bien équilibrée. Ca s’appelle Earth, c’est pop et commercial, c’est daté de 1978 et je me fous royalement de ce que peuvent penser les détracteurs.

J’aime bien, c’est comme ça. Point barre. Par contre, une autre ère s’annonce pour le Starship, avec les retraits annoncés de Slick et Balin, et c’est une autre paire de manches (RAZOR©).

 

1. Love Too Good.

2. Count On Me.

3. Take Your Time.

4. Crazy Feelin’.

5. Skateboard.

6. Fire.

7. Show Yourself.

8. Runaway.

9. All Nite Long.

 

Paul Kantner:chant,guitare.

Grace Slick,Marty Balin:chant.

Craig Chaquico:guitare.

David Freiberg,Pete Sears:claviers,basse.

John Barbata:batterie.

LP Studio 5 - 1979

 

Jefferson starship freedom at point zero

 

JEFFERSON STARSHIP

FREEDOM AT POINT ZERO- 1979  3/5

 

Publié le 1er novembre 1979.

Produit par Ron Nevison.

Durée:42:27.

Label:Grunt,RCA.

Genre:rock,hard rock,rock arena.

 

Point zéro ou de non-retour ?

 

Arrive Mickey Thomas. Sortent Grace Slick et Marty Balin, les deux merveilles de chanteurs du Starship. Disparaît de la formation John Barbata, l’ex-batteur des Turtles, de Crosby Stills Nash & Young (1970), de l’Airplane (en remplacement de Coevington), contraint et forcé, grièvement blessé suite à un grave accident de la route en octobre 1978.

Du line-up des derniers albums (Spitfire et Earth) restent donc Paul Kantner, David Freiberg, Pete Sears et Craig Chaquico. Aynsley Dunbar (des Mothers de Zappa) prend la place de Barbata aux fûts. C’est le grand chambardement.

Album rock rocailleux et dur, il n’y a pas photo entre ce son heavy de Freedom At Point Zero (en écoute intégrale ici) et la douceur d’Earth (1979). Jane, sorti d’abord en single et qui débute le disque, annonce cette ambiance musicale, radicalement différente des derniers albums. Le producteur Ron Nevison n’y est pas étranger.

Paul Kantner, seul membre de la formation originale, est revenu aux affaires et le ton se durcit. Les compositions sont « maison ». Finies les chansons externes. Ce sont Kantner et Miss Sears, alias Jeannette, l’épouse du bassiste/claviériste qui assurent une écriture qui puise son inspiration dans le monde de la science-fiction et du fantastique.

Le sublime Awakening en est le fruit. Just The Same, Rock The Music, la ballade électrique Fading Light Lady, Lightning Rose, Girl With The Hungry Eyes s’inscrivent dans un registre identique. Pour qui aime le rock Arena, le Jefferson Starship de cet album navigue dans un rock dur classique de la fin des seventies, début eighties, un rock heavy qui se vend bien et qui sera son cheval de bataille des prochains travaux.

Je trouve que le groupe dépense beaucoup d’énergie pour pas grand-chose car, hormis Jane, il faut aimer ! Moi, pas vraiment. J’ai avis que le groupe part sérieusement en vrille et ça n’augure rien de bon. Un mec comme Paul Kantner, avec son passé légendaire, a-t-il encore quelque chose à prouver en figurant dans un tel contexte ? (RAZOR©)

 

1. Jane.
2. Lightning Rose.
3. Things to Come.
4. Awakening.
5. Girl with the Hungry Eyes.
6. Just the Same.
7. Rock Music.
8. Fading Lady Light.
9. Freedom at Point Zero.

 

Paul Kantner:chant,guitare rythmique,claviers sur 3.

Pete Sears:basse sur 3/4/5/7/9,claviers sur 1/2/4/6,orgue sur 8,guitare rythmique sur 8,chant.

David Freiberg:chant sur 1/2/4/5/8,claviers sur 3/5/7/9.

Mickey Thomas:chant.

Aynsley Dunbar:batterie,percussion.

Craig Chaquico:lead guitare,guitare rythmique.

Steven Schuster:cuivres.

Tower of Power:cuivres sur 1.

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