Jerry Garcia.

BIOGRAPHIE.

 

JERRY GARCIA/San Francisco (Californie)

 

Jerry garcia

 Photo Rolling Stone.

 

Né Jérôme John Garcia, dit Jerry Garcia.

Né à San Francisco le 1/08/1943.

Décédé le 9/08/1995 à Forest Knolls (Californie).

Musicien,chanteur,compositeur.

Label:Rhino,Arista,Warner Bros,Acoustic Disc,Grateful Dead.

Genre:folk-rock,jam band,bluegrass,country-rock,rock,acid rock, R & B.

Site:thejerrysite.com

 

Mort à 53 ans.

Le plus souvent quand une radio se met à enchaîner les morceaux d’un artiste sans que l’animateur n’intervienne une seule fois, ça ne sent pas franchement bon, ça sent même le sapin pour tout dire. Alors quand le 9 août 1995, ma radio américaine préférée se mit à décliner du Jerry Garcia sous toutes ses formes, j’ai tout de suite deviné que le rock venait de perdre une des ses plus brillantes étoiles. Ce que la fin du set confirma par la voix chargée d’une grande émotion de l’animateur, le leader des Dead venait de s’éteindre à 53 ans.

Pour les autochtones qui savaient, sa santé était brinquebalante ce qui l’amena à précipiter son entrée dans le centre de désintox de Forest Knolls. Pour les autres, à des miles de là, rien n’a jamais filtré d’où la brutalité de la nouvelle, même si ses excès répétés et ses problèmes de drogue étaient la voie toute tracée pour arriver à cet aboutissement fatal.

Le Jerry Day pour se souvenir.

Le lendemain de son enterrement, un dernier hommage a réuni plus de 20.000 personnes à San Francisco. Cette ultime et massive commémoration dénote toute la haute estime en laquelle Jerry Garcia était tenu. Chaque année, depuis 2002, un bon millier de Deadheads s’y retrouve le premier dimanche d’août pour célébrer le Jerry Day.

Et ce ne sont pas les propos de Bob Weir qui a fréquenté son Garcia plus de temps qu’il n’en faut, qui démentiront : « Je le vois dans mes rêves, tout le temps. Je l’entends quand je suis sur scène. Il est partout avec moi. » Partie prenante dans les Warlocks la mouture qui précède Grateful Dead et qu’il co-fonde, Bob Weir sait de qui il parle quand il évoque celui qui fut le leader naturel du mythique groupe de cinq sans franciscain.

Parmi les plus grands guitaristes.

Musicien pluri-instrumentiste, compositeur et chanteur, Jerry Garcia, né en 1942, a tenu la guitare du Dead pendant plus de trois décennies. Il compte parmi les plus grands guitaristes de tous les temps en dépit du fait qu’il a perdu les deux dernières phalanges du majeur droit à quatre ans et qu’il a dû réapprendre, en 1986 et suite à un coma diabétique induit par une prise conjointe d’héro et d’alcool, à jouer d’un instrument qu’il pratique depuis l’âge de 15 ans.

Enfant de musiciens immigrés, Jerry Garcia commence par le folk et le jug band, avant de faire une incursion dans un bluegrass qui ne nourrit pas son homme et de se positionner sur le rock, impressionné par la Beatlemania ambiante. Sa technique et sa faculté d’improvisation émerveillent alors.

Palo Alto, l'épicentre.

A Palo Alto, le centre universitaire de la baie, Jerry Garcia fait partie de cette jeunesse en gestation qui va fabriquer le symbole de la contre-culture américaine : le Grateful Dead, fondé en 1965. Sur cette place, il tisse autour de lui  la toile de ce qui immortalisera le Haight-Ashbury Sound : Bob Weir, Phil Lesh, Ron PigPen McKernan, Robert Hunter, Bill Kreutzmann.

Jerry garcia hillman

"Jerry avait ses racines dans le bluegrass, le blues, le folk.

Il avait la faculté de faire un mélange éclectique de tous les sons, de plonger inlassablement dans des choses plus expérimentales.

C'était un vrai explorateur musical." (Chris Hillman)

Les mois qui suivent l’officialisation de Grateful Dead sur l’échiquier de la baie, les californiens grimpent rapidement les échelons qui mènent à la popularité. Dans son sillage, le Dead draine tous ceux qui expérimentent le LSD que l’écrivain local Ken Kesey et ses Merry Pranksters vendent alors comme la clé qui permet à l’humain d’ouvrir son esprit et d’étendre son champ de conscience au-delà de tout ce qui peut s’imaginer. Des drogues parties sont organisées dans l’entourage de la bande à Jerry Garcia.

Le Dead oui, mais pas que.

Le Grateful Dead, consommateur d’acids, devient, au travers de sa musique, plus le promoteur du LSD qu’il n’en atténue la portée. Ses prestations en public se font sous hallucinogènes. Improvisées et étirées jusqu’à la tombée de la nuit, elles sont la marque de fabrique de la formation de San Francisco qui lui ont permis de fidéliser autour d’elle un réseau de fans particuliers, les Deadheads que l’on croise partout où le Dead se produit.

Si Garcia est connu pour être le moteur de Grateful Dead, il ne s’est pas cantonné à ce seul groupe, menant parfois des parcours en parallèle pour le seul plaisir de partager sa passion et sa connaissance de la musique. Ainsi sans jamais quitter les Dead, on le retrouve avec les New Riders Of The Purple Sage à taper de la country, du bluegrass avec Old And In The Way, du jazz avec Merl Saunders, puis, plus tard, du folk avec David Grisman.

L'antithèse de la star rock.

Musicien recherché et apprécié, Jerry Garcia prend également part aux enregistrements de ses potes du moment, faisant notamment l’appoint pour Crosby Stills Nash & Young.

Pour son compte, Jerry Garcia signe quatre LP entre 1972 et 1982 (Garcia/1972, Compliments/1974, Reflections/1975 et Run For The Roses/1982). En 1975, il monte le Jerry Garcia Band qui disparait après sa mort en 1995. Projet très abouti, il donne le jour à Cats Unders The Stars (1978) et le live Jerry Garcia Band (1991). En 1987, après son coma, il reprend les tournées et repart au combat dans le Jerry Garcia Acoustic Band.

Adoré de la foule, nous n’oublierons jamais ce personnage fascinant vu comme l’antithèse de ce qu’est la star de rock qu’il était censé être, sa bouille rayonnante de bouddha bienveillant, ce guitariste qui jouait plus avec son cœur qu’avec ses mains, un cœur qu’il avait gros mais qui l’a lâché à force d’avoir trop tiré sur la corde (RAZOR©).

DISCOGRAPHIE 70'S SOLO.

LP Studio 1 - 1972

 

Garcia garcia lp 1972

 

JERRY GARCIA

JERRY GARCIA – 1972  5/5

 

Publié le 20 janvier 1972.

Produit par Bob Matthews,Betty Cantor,Bill Kreutzmann.

Durée:40:00.

Label:Warner Bros.

Genre:folk-rock.

 

Précis et vigoureux.

 

Le premier album solo de Jerry Garcia, l'éponyme Jerry Garcia (en écoute intégrale ici) implique seulement trois personnes, quant à sa conception et son interprétation : Jerry Garcia, Bill Kreutzmann (batterie), seuls acteurs, et Robert Hunter, solide auteur, contributeur de six des 10 titres figurant sur ce disque éponyme, enregistré à la fin de l’été 1971 et publié en 1972.

L’essentiel du répertoire figurant sur ce LP  gravite autour de la guitare de Garcia et la batterie de Kreutzmann, la basse et les autres instruments (assurés par Garcia lui-même) étant rajoutés par la suite.

35ème au Billboard (1972), ce disque le plus populaire de Jerry Garcia est très intéressant dans la mesure où il s’aventure plus loin que ce que le Dead lui permet alors de faire, même si l’influence du groupe de Frisco est toujours très présente.

Varié dans son approche musicale, il passe du rock, au country-rock, en passant par le rock psychédélique, via une musique plus expérimentale et avant-gardiste (Late For Supper, Spidergawd) ou instrumentale (EEP Hour).

Solide produit d’un immense musicien de rock, il dévoile quelques belles pointures comme Deal et sa magnifique guitare bluesy, la belle ballade Bird Song, Sugaree aux accents country, le folk mélancolique Loser, l’émouvante To Lay Me Down, le rock psychédélique, The Wheel.

Le travail de guitare de Garcia est précis, vigoureux. Tant au niveau de la pedal steel où il excelle, de la slide ou de l’orgue, Garcia joue sur du velours. Sa quête avant-gardiste mène à des travaux sonores intéressants. Elle sent les  remontées d’acids à plein nez.

Ce Garcia, c’est du talent à l’état pur, qui vaut bien qu’on balaye du revers de la main toutes les conneries discographiques amassées depuis longtemps, faute de mieux, pour ne garder qu’un seul disque : celui-ci (RAZOR©).

 

1. Deal.

2. Bird Song.

3. Sugaree.

4. Loser.

5. Late For Supper.

6. Spidergawd.

7. EEP Hour.

8. To Lay Me Down.

9. An Odd Little Place.

10. The Wheel.

 

Jerry Garcia:guitare acoustique,guitare électrique,pedal steel guitare,guitare basse,piano,orgue,chant

Bill Kreutzmann:batterie.

Robert Hunter:parolier.

LP Studio 2 - 1974

 

Jerry garcia compliments

 

JERRY GARCIA

COMPLIMENTS – 1974  3,5/5 

 

Publié en juin 1974.

Produit par John Kahn.

Durée:35:18.

Label:Round Records.

Genre:rock,folk.

 

Il fallait oser.

 

Jerry Garcia avait ceci de génial que dès lors que vous lui soumettiez une idée, il se projetait à fond dedans, et essayait d’en sortir quelque chose d’original, au risque même de se planter. 

Ainsi parlait John Kahn, bassiste américain, ami de longue date, collaborateur principal de Garcia en dehors du Dead  et surtout, producteur du deuxième album solo de Jerry Garcia : Compliments (en écoute intégrale ici) de 1974.

L’idée jetée en pâture ? Sélectionner quelques titres de leur préférence, à charge pour Garcia de convertir ces reprises (excepté un original, Midnight Town, du duo Kahn/Hunter) de Van Morrison, Dr John, Chuck Berry, Smokey Robinson, Irving Berlin ou Peter Rowan.

Garcia tente des choses différentes qu’il n’aurait jamais faites avec le Dead et montre sa polyvalence artistique. Pour l’occasion, il est entouré, outre Kahn, de Merl Saunders (orgue), Michael Omartian (piano), Ron Tutt (batterie) et d’une flopée de musicos (cuivres) et de choristes.

Jerry Garcia s’amuse, au risque de prendre, en retour, le boomerang dans les dents. L’effort est audacieux et plutôt réussi. Même si Jerry Garcia reste associé pour toujours au Dead, il montre ici que ses compétences sont élargies et c’est très apprécié (RAZOR©).

 

1. Let It Rock.

2. When The Hunter Gets Captured by the Game.

3. That's What Love Will Make You Do.

4. Russian Lullaby.

5. Turn On The Bright Lights.

6. He Ain't Give You None.

7. What Goes Around.

8. Let's Spend The Night Together.

9. Mississippi Moon.

10. Midnight Town.

 

Jerry Garcia:chant,guitares.

Merry Clayton:chant,choeurs.

David Nichtern,Ben Benay:guitare.

David Grisman:mandoline.

Richard Greene,Beryl Marriott,Emily VanValkenburgh,Carl Pedersen,Richard Greene,Sid Page,Nathan Rubin,Vassar Clements:violon.

Miram Dye,Nancy Ellis:viola.

Terry Adams , Judiyaba:cello.

John Rotella:clarinette.

Gary Ray,Willie Green,Joel Tepp:clarinette.

Melvin Moore:trompette.

Gene Connors,Gene "Mighty Flea" Conners:trombone.

John Kahn:double basse,basse.

Ray Siegal:double basse.

Bobbye Hall:congas,cloches,guiro,shakers,tambourin.

Clydie King:chant,choeurs.

Jackie Kelso:saxophones.

Larry Carlton,Arthur Adams:guitares.

Geoff Muldaur:clarinette.

Amos Garrett:trombone.

Michael Omartian:piano.

Merl Saunders:orgue.

Ron Tutt:batterie.

Maria Muldaur:choeurs.

LP Studio 3 - 1976

 

Jerry garcia reflections

 

JERRY GARCIA

REFLECTIONS – 1976  4/5

 

Publié en février 1976.

Produit par Jerry Garcia.

Durée:46:31.

Label:Round Records.

Genre:rock,folk.

 

Imbroglio autour d’un album solo.

 

D’un côté, on a le Dead ; de l’autre, le Jerry Garcia Band. Le barbu à lunettes, pour son troisième album solo, n’a pas fait les choses à moitié réunissant un parterre particulièrement étoilé pour mener à bien Reflections (en écoute intégrale ici) de 1976, lequel compte parmi les très belles choses que l’on peut attribuer à la Grateful Dead Family.

Avoir le Dead en soutien sur presque 50% des titres, est une quasi certitude que l’endroit est idéal pour s’offrir du bon temps. L’apport des potes du Jerry Garcia Band, dans un second temps, se révèle tout aussi efficace.

Ainsi, sous l’égide de Garcia, les deux groupes passent en revue, avec force et énergie, une belle série d’originaux, que complètent quelques reprises bien senties (I’ll Take A Melody d’Allen Toussaint, Cattfish John et Tore Up Over You d’Hank Ballard), titres qui, pour certains, vont ultérieurement se faire une place dans les spectacles live du Dead.

Belle histoire, n’est-ce-pas ?  Oui, mais ça, c’est la légende…  car, en s’intéressant un peu à l’historique de Reflections, il s’avère qu’à son origine, le LP en question  n’a pas été imaginé pour être structuré de la sorte. Il semblerait qu’ à cause d’un bad trip prolongé de Nicky Hopkins, le Jerry Garcia Band n’ait plus été en mesure d’assurer.

Les Dead sont venus à la rescousse pour sauver un album subitement  parti en sucette. Il était donc initialement prévu pour être étiqueté sous le Jerry Garcia Band. Et c’est là que la prouesse se révèle énorme, pour Garcia, au milieu de ce chaos,  que d’avoir pu rendre cohérent un LP, joué par deux entités musicales si différentes.

Pour taire l’incident, Garcia a pris la responsabilité de mettre le mouchoir dessus et d’en faire un album solo. Au final, Reflections est de grande qualité. Comme quoi…

Le tandem de l’écriture Robert Hunter/Jerry Garcia y fait montre d’une belle inspiration à l’image de la charmante ballade country qu’est It Must Have Been The Roses, d’un Comes A Time, d’une grande douceur.

Ces compositions sont d’une grande élégance et chargées d’une grande émotion. Le mélancolique Mission In The Rain et I’ll Take A Melody (plus de 9 minutes) poursuivent en ce sens.

Reflections, vu le contexte, est un excellent travail de studio. Les styles ici fusionnés (rock, blues, gospel, country, jazz, reggae) aboutissent à une œuvre très inspirée du milieu des années 70 à laquelle vous ne pouvez pas échapper si vous aimez Jerry Garcia (RAZOR©).

 

1. Might As Well.

2. Mission In The Rain.

3. They Love Each Other.

4. I'll Take A Melody.

5. It Must Have Been The Roses.

6. Tore Up Over.

7. Catfish John.

8. Comes A Time.

 

Jerry Garcia:lead guitarr,orgue,chant.

Bob Weir (Grateful Dead):guitare,choeurs,chant sur 1/3/5/8.

Bill Kreutzmann (Grateful Dead):batterie sur 1/3/5/8.

Phil Lesh (Grateful Dead):basse sur 1/3/5/8.

Keith Godchaux (Grateful Dead):claviers sur 1/3/5/8.

Donna Jean Godchaux (Grateful Dead):chant sur 1/3/5/8.

Mickey Hart (Grateful Dead):batterie,percussions sur 1/3/5/8.

Nicky Hopkins (Jerry Garcia Band):piano sur 2/4/6/7.

John Kahn (Jerry Garcia Band):basse,synthétiseur,vibraphone sur 2/4/6/7.

Ron Tutt (Jerry Garcia Band):batterie sur 2/4/6/7.

Larry Knechtel:claviers.

BIOGRAPHIE JERRY GARCIA BAND.

 

JERRY GARCIA BAND/San Francisco (Californie)

 

Jerry garcia band 1975

 Photo Arizona Jones.

 

Créé en 1975.

Actif entre 1975 et 1995.

Label:Arista,Grateful Dead.

Genre:rock,blues,country,jazz,reggae.

 

Le plus abouti de ses projets parallèles.

Le Jerry Garcia Band est créé en 1975. Dans la carrière de Jerry Garcia, il constitue le plus important de ses projets musicaux menés parallèlement à son engagement dans Grateful Dead, le plus abouti aussi et ne doit sa disparition qu’à la mort de son meneur en 1995. Disparition, mais pas cessation d’activités, puisque le claviériste Melvin Seals qui a rejoint le groupe de Garcia en 1980 en faisant le plus ancien membre avec John Kahn, a formé, en 1995, JGB qui continue aujourd’hui à véhiculer l’esprit Garcia, à pérenniser son héritage et à lui rendre régulièrement hommage.

20 ans et du beau linge.

Cette formation récréative, née d’une volonté de son fondateur de se faire plaisir et d’improviser, a vu le jour au retour d’une tournée de Grateful Dead qui lui représente le gagne-pain. A chaque pause du groupe prioritaire pour Garcia, le combo parallèle est réactivé. Ce mode de fonctionnement sporadique dure quand même 20 ans et a vu passer quelques pointures célèbres comme Ron Tutt, Nicky Hopkins, les Godchaux, Maria Muldaur, David Kemper, Merl Saunders, Greg Errico… Melvin Seals et John Kahn en sont les acteurs les plus anciens.

Le disque préféré du boss.

Le Jerry Garcia Band a toujours évolué selon l’humeur musicale de son leader, passant du rock au blues, du folk à la country en passant par le jazz ou le reggae. Deux LP, sortis du vivant de Gracia, traduisent l’existence de cette formation très importante pour son auteur : Cats Under The Stars (1978) et une prestation live enregistrée au printemps 1990 à San Francisco, intitulée sobrement Jerry Garcia Band (Arista/1991).

Garcia,kahn,Tutt, Hopkins...

Le line-up le plus souvent repris pour évoquer cette formation est le premier connu ; il retient, outre Jerry Garcia, Nicky Hopkins, John Kahn, Ron Tutt et Gregg Errico qui a été plus un coup de vent qu’un membre à part entière. On en retrouve la majorité des acteurs sur le troisième album solo de Garcia, Reflections (1976), initialement prévu pour sortir sous Jerry Garcia Band mais qu’un problème affectant Hopkins a contraint le boss à faire appel à Larry Knechtel pour le suppléer (RAZOR©)  

DISCOGRAPHIE 70'S SOUS JERRY GARCIA BAND.

LP Studio 1 - 1978

 

Jerry garcia cats

 

JERRY GARCIA BAND

CATS UNDER THE STARS – 1978  5/5

 

Publié en avril 1978.

Produit par Jerry Garcia,John Kahn.

Durée:35:35.

Label:Arista.

Genre:rock,folk.

 

Le chouchou du boss.

 

Enregistré fin 1977, pour une sortie en 1978, Cats Under The Stars (en écoute intégrale ici) est une autre petite merveille derrière laquelle se retrouve Jerry Garcia.

Doté d’une substance inédite, alimentée par le trio Hunter, Garcia, Kahn, ce premier album du Jerry Garcia Band a nécessité beaucoup d’efforts et de cœur de la part de ses acteurs.

Disque favori de Jerry Garcia, ce disque fortement folk gospelisé et influence par la dévotion alors ambiante chez le barbu, sort sous label Arista, deux ans après Reflections et permet de découvrir des petites pépites comme Gommorah, Rubin And Cherise, Palm Sunday, la chanson-titre, Down Home laquelle se révèle être plus particulièrement une belle vitrine pour Donna Godchaux.

Cats Under The Stars est vraiment très esthétique et  harmonieux. Ce vrai délice est très inspiré. A son écoute, on comprend mieux pourquoi Jerry Garcia en a fait son préféré. Superbe ! (RAZOR©).

 

1. Rubin And Cherise.

2. Love In The Afternoon.

3. Palm Sunday.

4. Cats Under The Stars.

5. Rhapsody In Red.

6. Rain.

7. Down Home.

8. Gomorrah.

 

Jerry Garcia:guitare,chant.

Donna Jean Godchaux:chant,choeurs.

Keith Godchaux:claviers,choeurs.

John Kahn:basse,guitare,claviers,orchestrations.

Ron Tutt:batterie,percussions.

Merl Saunders:orgue.

Maria Muldaur:choeurs sur 2/8.

Stephen Schuster:flûte,clarinette,saxophone.

Brian Godchaux:violon.

Candy Godchaux:violon.

BIOGRAPHIE OLD AND IN THE WAY.

 

OLD AND IN THE WAY/San Francisco (Californie)

 

Old and in the way full width

 

Années actives:1973/1974.

Label:Round Records,Acoustic Disc,Acoustic Oasis.

Genre:bluegrass.

 

Dans l'esprit des Monroe, Flatt And Scruggs...

L’implication de Jerry Garcia dans Old And In The Way remonte à fin 1973 quand une poignée de passionnés de bluegrass ont décidé de mettre leurs talents et leur énergie au service d’une formation qui se voulait ludique avant tout et dont l’objectif premier était de revenir à l’esprit du bluegrass, celui des Bill Monroe, des Stanley Brothers et de Flatt And Scruggs.

Un super groupe de bluegrass.

Jerry Garcia, dans une démarche parallèle à sa formation du moment, le Grateful Dead, forme une unité qui reprend du personnel de Muleskinner, le super groupe de bluegrass auquel appartient l’ex-Byrds Clarence White mais qui n’intègre pas ce projet à l’inverse de John Kahn, David Grisman, Peter Rowan et de Richard Greene, puis, plus tard, du violoniste vétéran Vassar Clements. C’est Old And In The Way.

23 ans meilleur vendeur de bluegrass.

47 concerts sont recensés au crédit de cette formation mythique du genre, entre début mars 1973 et fin avril 1974, sa période de pleine activité. De cette époque naissent trois LP live, tous de 1973 : l’éponyme Old And In The Way, meilleure vente de bluegrass de tous les temps jusqu’à ce que la bande originale du film O Brother ne vienne l’en déposséder en 2000, That High Lonesome Sound, publié en 1996 et Breakdown, édité fin 1997.

Jerry garcia david grisman

“ Malgré la musique que nous jouions, il n’a jamais été difficile de la distribuer et de la promouvoir. Le fait d’avoir pu bénéficier du nom de Jerry derrière nos disques a ouvert des portes et rendu les choses plus faciles.

Ce n’était pas gagné d’avance, mais quand il a été question de faire le premier disque ensemble, Jerry a été clair. Il venait en qualité de Jerry Garcia, les mains libres, pas en tant que Grateful Dead et son seul désir était de faire quelque chose de différent. Jamais l’argent n’a été évoqué. » (David Grisman-2001)

Un bluegrass plus moderne.

Son parcours musical lui a permis de développer également un bluegrass plus moderne, le newgrass, et d’adapter ce genre au rock comme ce fut le cas dans la version qu’Old And In The Way fit du Wild Horses de Jagger/Richards. Par ailleurs, dans ce même créneau temporel, Peter Rowan signe un titre que New Riders Of The Purple Sage va populariser dès 1975 : Panama Red.

Old And In The Gray.

La mort de Jerry Garcia, en 1995, n’a, hélas, pas autorisé la reformation, dont il était fortement question, de ce magnifique groupe de bluegrass. Qu’à cela ne tienne, en mémoire à son défunt animateur et à John Kahn disparu un an après Garcia, ce qu’il reste du groupe réuni autour du trio Grisman/Rowan/Clements (plus Herb Pedersen et Bryn Bright) sort, en 2002, un LP de retrouvailles éponyme sous le nom de Old And In The Gray. Tout un symbole (RAZOR©).

DISCOGRAPHIE 70'S OLD AND IN THE WAY.

LP Live 3 - 1997

 

Old and in the way breakdown

 

OLD AND IN THE WAY

BREAKDOWN (LIVE RECORDINGS) –  1973   5/5

 

Publié le 18 novembre 1997.

Enregistré en octobre 1973.

Produit par David Grisman.

Durée:1:09:53.

Label:Acoustic Disc.

Genre:folk,bluegrass.

 

Un étalon du bluegrass.

 

Dans la série des enregistrements live de l’année 1973 de Old And In The Way, ce groupe parallèle de Jerry Garcia formé dans la baie de San Francisco, et qui réunit une belle brochette de gaziers piqués au bluegrass, voici ce qui, chronologiquement, en termes de parution, correspond au troisième jet : Breakdown (en écoute intégrale ici), sorti en 1997.

Le mandoliniste David Grisman, le violoniste Richard Green, le guitariste et chanteur Peter Rowan, le bassiste John Kahn et le banjoïste Jerry Garcia, complété en cours de route par Vassar Clements (violon) constituent cette unité qui n’a pas vocation de se prendre au sérieux et de faire du fric. La seule motivation, c’est le plaisir.

C’était alors l’époque du Folk Revival, qui a vu la prolifération du bluegrass et la vulgarisation de la musique Old Timey. Deux écoles s’opposaient alors, celle des chanteurs comme Dylan, la nouvelle génération d’auteurs-compositeurs folk, et les vieux de la vieille, qui ont remis sur le devant de la scène les chansons traditionnelles, qui ont popularisé la musique des Appalaches, cajun et d’autres styles ancrés dans le terroir américain.

A propos de Muleskinner, on peut parler de super groupe de bluegrass. En ce sens, Old And In The Way se pose en digne successeur du super groupe de bluegrass Muleskinner dont sont issus la majorité des membres. Son objectif est de revenir à l’esprit même du bluegrass de son fondateur, Bill Monroe, non sans parallèlement faire évoluer ce genre très en marge vers un bluegrass progressif.

Entre mars 73 et fin avril 74, Jerry Garcia et ses comparses assurèrent une cinquantaine de véritables fêtes, rythmées, récréatives, dont la joie et la bonne humeur constituaient le dénominateur commun.  

Breakdown restitue, via ses 18 titres, ce que ce type de concerts pouvait représenter. Cette prestation enregistrée dans un club de la Bush Street de San Francisco gravite autour d’inédits tous aussi enjoués, parfois vertigineux, les uns que les autres.

C’est l’amour de la musique qui colle aux basques de ce disque live légendaire, propre, énergique, plein d’entrain, dense, précis, à la musicalité incroyable et au son superbe, qui passe à une vitesse folle, tant il est excellent. Bien sûr, il fait en pincer pour le bluegrass sans quoi…

A noter parmi ce répertoire remarquablement interprété, deux plages de Garcia le banjoïste figurant nulle part ailleurs (Old & In The Way Breakdown et Jerry’s Breakdown) et une reprise pas piquée des vers de Wild Horses des Stones, ainsi que le jeu de violon complètement dingue de Vassar Clements. Il n’est pas meilleur sésame pour convaincre les récalcitrants à cette musique que ce disque tonique (RAZOR©)

 

1. Introduction.

2. Home Is Where the Heart Is Talley.

3. Down Where the River Bends.

4. On and on.

5. Hobo Song.

6. Old & in the Way Breakdown.

7. 'Til the End of the World Rolls 'Round.

8. Panama Red.

9. You'll Find Her Name Written There.

10. Kissimmee Kid.

11. Goin' to the Races.

12. Midnight Moonlight.

13. Working on a Building.

14. Mule Skinner Blues.

15. Pig in a Pen.

16. Drifting Too Far from the Shore.

17. Jerry's Breakdown.

18. Wild Horses.

19. Blue Mule.

 

Jerry Garcia:banjo,chant.

David Grisman:mandoline,chant.

Peter Rowan:guitare,chant.

Vassar Clements:violon.

John Kahn:basse.

DISCOGRAPHIE 60'S/70'S THE GRATEFUL DEAD.

LP Studio 1 - 1967

 

Grateful dead the grateful dead

 

GRATEFUL DEAD

GRATEFUL DEAD – 1967  3,5/5

 

Publié le 17 mars 1967.

Produit par David Hassinger.

Durée original 1967:34:53.

Durée réédition 2003:75:46.

Label:Warner Bros.

Genre:blues-rock,rock psychédélique.

 

Le grand Dead, c'est pour après.

 

Disque constitué essentiellement de reprises, ce premier album éponyme de Grateful Dead (en écoute intégrale ici) paraît en 1967. Attention à ne pas le confondre avec le double live de 1971 qui porte le même nom et que l’on surnomme généralement Skull And Roses pour le différencier du studio.

Seule une chanson signée de celui qui sera le leader charismatique du Dead, Jerry Garcia, figure comme contribution propre du groupe à Grateful Dead l’album. Cet album éponyme, initialement baptisé The Golden Road, est quasiment passé inaperçu lors de sa publication en mars 1967. Et pourtant, s’il ne reflète pas vraiment les qualités musicales que le groupe étale en live surtout, et le son typique du Dead, cet album, à tendance folk-blues, peut se targuer de recéler d’excellents morceaux rock psychédélique.

Le Dead, dont le vrai leader est alors Pigpen, fait partie de la vague hippie qui déferle sur Frisco, rappelons-le, et est un des habitués des acid-test, ces soirées d’initiation au LSD. La pièce maîtresse de cet album, dont la réputation initiale peine à dépasser le cadre de la baie de San Francisco, est Viola Lee Blues et ses 10 minutes. Ce titre est l’exemple type de jam pour le plaisir, de ce vers quoi va tendre le Dead dans l’avenir.

La formation californienne, alors composée de Bob Weir (guitare et chant), de Jerry Garcia (guitare et chant), de Ron Pig Pen Mc Kernan (claviers et chant), de Phil Lesh (chant et basse) et du déjanté Bill Kreutzmann (batteur), ne parvient pas à retranscrire, sur cet album, la créativité de ses shows, la spontanéité de ses longues et folles improvisations initiées dans les rues de Haight-Asbury.

Quelques morceaux se mettent en évidence toutefois : les deux rocks sympas que sont Sitting On Top Of The World, Cold Rain And Snow sur lesquels Pig Pen s’éclate comme un damné sur son orgue, Good Morning Little School Girl (de Pig Pen), Morning Dew, une ballade antimilitariste poignante et classique, et The Golden Road.

Pris individuellement, on peut considérer que Grateful Dead est un très bon album. Si on le met en compétition avec ce que le groupe a fait dans la foulée, et là je réfère au tryptique Anthem Of The Sun, Aoxomoxoa et du fabuleux Live Dead), il s’efface naturellement et rentre dans le rang.

Enregistré et mixé en 4 jours, à Los Angeles, produit par David Hassinger, ingénieur pour les Stones et pour le concurrent Jefferson Airplane sur Surrealistic Pillow, fait pour Warner, cet album est le début de l’incarnation pure et dure de l’utopie hippie des années 60/70.

A avoir, si vous êtes un des indécrottables Deadheads, autrement dit si vous comptez parmi les inconditionnels fidèles qui suivaient partout ce groupe communautaire (RAZOR©).

 

1. The Golden Road (To Unlimited Devotion).

2. Beat It on Down the Line.

3. Good Morning Little Schoolgirl.

4. Cold Rain and Snow.

5. Sitting on Top of the World.

6. Cream Puff War.

7. (Walk Me Out in the) Morning Dew.

8. New Minglewood Blues.

9. Viola Lee Blues.

 

Jerry Garcia:guitare,chant.

Bob Weir:guitare,chant.

Ron "Pigpen" McKernan:claviers,harmonica,chant.

Phil Lesh:basse,chant.

Bill Kreutzmann:batterie.

 

 

LP Studio 2 - 1968

 

Gratefuldeadanthemofthesun 282

 

GRATEFUL DEAD

ANTHEM OF THE SUN - 1968  5/5

 

Publié le 18 juillet 1968.

Produit par David Hassinger,Grateful Dead.

Durée (Original 1968):38:57.

Durée réédition 2003:75:46.

Label :Warner Bros,Seven Arts.

Genre:rock psychédélique,rock experimental.

 

Le Dead, c’est ça !

 

L’Hymne du Soleil, alias Anthem Of The Sun (en écoute intégrale ici), nous  transpose dans la phase psychédélique du Grateful Dead. A sa parution en 1968,  ce deuxième opus se démarque par sa structure, sorte de compilation entre le Dead des concerts et celui des studios. Les titres s’étirent sous l’effet des cachetons et l’étrangeté s’installe.

Sur scène, le Grateful Dead est hors norme, tout comme l’est sa consommation d’acids. Les deux font toutefois l’affaire et le Dead n’a pas son pareil pour partir dans de géniales improvisations très étendues et psychédéliques à volonté, généralement le temps de redescendre de leurs trips.

Côté studio, par contre, la formation d’Haight-Ashbury peine à y retranscrire l’atmosphère qui accompagne leurs concerts. Pour pallier cette déficience, un panachage entre des performances live captées durant la tournée US de fin 1967/début 1968 et des nouveaux titres est imaginé, travail qui consignera six mois durant, les Dead au studio.

Anthem Of The Sun fait rapidement  l’effet d’une bombe, remplissant parfaitement son rôle de disque curieux, culotté, original, puissant, excitant, ambitieux, parfois très étrange (LSD oblige) et innovant.

Pour promouvoir  l’affaire, le Dead, instigateur des acid-tests dans la West Coast, pousse le jeu jusqu’à agrémenter les 300 premières ventes de cet album d’autant de doses lysergiques. Petits veinards, va.

Cinq  titres l’alimentent (dont certains furent mixés sous psychotropes), qui témoignent de l’indéniable talent instrumental de son line-up, lequel est enrichi d’un second  batteur, Mickey Hart et bénéficie, pour la partie dévolue au mal portant claviériste Ron « Pigpen » McKernan, du soutien ponctuel de Tom Constanten.

Deux chansons se dégagent : le délirant et endiablé Alligator et le tout aussi foldingue, Caution (Do Not Stop On Tracks). Ce mélange hallucinant, qui a du scotcher sur leur siège les 300 premiers acheteurs, est  caractéristique du Dead complètement zinzin de la deuxième moitié des années 60. Si j’étais vous, je mettrais le mouchoir dessus (RAZOR).

 

1. That’s It For The Other One.

2. New Popato Caboose.

3. Born cross-Eyed.

4. Alligator.

5. Caution (Do Not Stop On Tracks).

 

Jerry Garcia:guitare,kazoo,chant.

Bob Weir:guitare,kazoo,chant.

Ron “Pigpen” McKernan:orgue,chant.

Phil Lesh:basse,trompette,kazoo,piano,timbales,clavecin,chant.

Bill Kreutzmann:batterie,cloches,gong.

Mickey Hart:batterie,cloches,gong.

Tom Constanten:piano.

 

LP Studio 3 - 1969

 

Grateful dead aoxomoxoa

 

GRATEFUL DEAD

AOXOMOXOA – 1969  5/5

 

Publié le 20 juin 1969.

Produit par Grateful Dead.

Durée:38:07.

Label:Warner Bros,Seven Arts.

Genre:rock psychédélique,rock expérimental.

 

Fait avec les trips.

 

Après l’album éponyme en 1967 et Anthem Of The Sun en 1968, Grateful Dead sort, toujours en 1969, son troisième album studio, au nom palindromique imprononçable : Aoxomoxoa (en écoute intégrale ici). Ce nom est vraisemblablement né d’une soirée trop psychotrope. Avant de continuer plus loin dans cette chronique, je vous le dis sans détour : cet album est un incontournable de la discographie du Dead. C’est l’album de nombreux classiques des californiens de Frisco.

Le groupe, à ce moment précis de sa carrière, accueille Mickey Hartman aux percussions et Tom Constanten, pianiste. Il est alors à fond dans le LSD, dont il est le pionnier des acid-tests du moment. Aoxomoxoa sent le trip à plein nez, l’influence psychédélique étant perceptible tant dans l’interprétation que dans les textes (CF l’inintelligible Rosemary).

On y retrouve l’acoustique et magique Mountains Of The Moon, chanté par Jerry Garcia et soutenu par un clavecin archaïque, le fantastique St Stephen, un des titres mythiques et préférés du Dead, le long, inquiétant et créatif  What’s Become Of The Baby, surprenant thème à vocalises.

Le Dead tente quelques expériences intéressantes sur cet album, pour fixer un son Dead. Le court Rosemary en est le symbole, qui fait appel à un filtre pour doter la voix de Garcia d’un son si particulier. Pas mal du tout.

Tout se tient sur Aoxomoxoa : Dupree’s Diamond Blues est un bon titre old rock qui deviendra un classique du groupe. Doin’ The Rag est un  bon folk, avec encore et toujours, des variations vocales intéressantes (en live, c’est un régal !), tandis que China Cat Sunflower (si ça ne sent pas le hippie, ça en est très ressemblant !) révèle un morceau excellemment produit, et aux effets sonores superbes. Cosmic Charlie, qui fait référence à un Deadhead en plein trip, lors d’un de leurs concerts, se fait soft dans son entame pour péter littéralement dans son final.

Aoxomoxoa, initialement prévu pour s’appeler Earthquake Country, en référence aux séismes qui affectent la Californie, est rempli de grands moments originaux et uniques. Très diversifié, très psychédélique, avec un chant excellent et une qualité de musique toujours égale à elle-même, il est magnifiquement produit et révèle le Dead tel qu’il était à cette époque expérimentale, dans tous les sens du terme.

Ce disque, qui a coûté énormément de fric à Warner, a vu sa pochette récompensée d’une huitième meilleure place de tous les temps. Il est un tournant de la merveilleuse carrière du Dead (RAZOR©).

 

1. St. Stephen.

2. Dupree's Diamond Blues.

3. Rosemary.

4. Doin' That Rag.

5. Mountains of the Moon.

6. China Cat Sunflower.

7. What's Become Of The Baby.

8. Charlie.

 

Jerry Garcia:guitare,chant.

Bob Weir:guitare,chant.

Tom Constanten:claviers.

Ron "Pigpen" McKernan:orgue.

Phil Lesh:basse,chant.

Bill Kreutzmann:batterie.

Mickey Hart:batterie.

 

LP Live 1 - 1969

 

Grateful dead live dead

 

GRATEFUL DEAD

LIVE DEAD – 1969  5/5

 

Publié le 10 novembre 1969.

Produit par Grateful Dead,Bob Matthews,Betty Cantor.

Durée:75:07.

Label:Warner Bros,Seven Arts.

Genre:rock psychédélique.

 

S'il en est un, c'est celui-ci.

 

S’il est un album de Grateful Dead qu’il faut avoir, c’est ce Live Dead (en écoute intégrale ici) enregistré sur plusieurs date de concerts en 1969, considéré par beaucoup d’initiés comme le plus grand du groupe et un des plus grands live ayant jamais été produit.

Il faut dire que la bande à Garcia (pas le sergent mais Jerry) n’a jamais été aussi à l’aise que sur scène, qu’en public et qu’il était grand temps que la mayonnaise prenne car les dettes engendrées par la production des deux albums studio précédents commençaient à s’alourdir.

Live Dead est une des plus grandes impros rock jamais réalisées. Certains titres dépassent les 10 minutes, les profanes pouvant  trouver l’affaire un peu longue… Soyez sûrs que les vrais initiés au Dead (et ils étaient peu nombreux à l’époque fin 60 début 70) apprécient encore aujourd’hui la performance musicale de cette jam et le talent du regretté Jerry Garcia.

Il faut savoir que les concerts du Dead étaient alors des messes psychédéliques au cours desquelles l’acide tournait à plein régime. Le Dead accompagnait ses concerts de projections de vidéo. Il ne s’agissait pas seulement de jouer de la musique. C’était le mode de vie communautaire de l’époque Power Flower et Grateful Dead était un membre de la communauté hippie de Frisco. C’était leur mode d’expression artistique et sensorielle. Tout cela, bien sûr, n’est pas perceptible sur l’album.

A nous, il nous reste cette musique qui a la particularité de ne présenter aucune faute de goût, même si quelques petits couacs au chant et aux harmonies sont perceptibles. Non stop, lancinante mais pas soporifique, cool sans être ennuyeuse, hypnotisante, bluesy, la prestation est une grande page du rock.

Live Dead, c’est le summum du rock sous acid. Paradoxalement il se situe alors que les hippies ont replié leurs gaules (RAZOR©)

 

1. Dark Star (Fillmore West de San Francisco le 27/2/69).

2. St. Stephen (Fillmore West de San Francisco le 27/2/69).

3. The Eleven (Avalon Ballroom de San Francisco le 26/1/69).

4. Turn On Your Lovelight (Avalon Ballroom de San Francisco le 26/1/69).

5. Death Don't Have No Mercy (Fillmore West de San Francisco le 2/3/69).

6. Feedback (Fillmore West de San Francisco 2/3/69).

7. And We Bid You Goodnight (Fillmore West de San Francisco 2/3/69).

 

Jerry Garcia:guitare,chant.

Bob Weir:guitare,chant.

Tom Constanten:orgue.

Ron "Pigpen" McKernan:chant,batterie.

Phil Lesh:basse,chant.

Bill Kreutzmann:batterie.

Mickey Hart:batterie.

 

LP Studio 4 - 1970

 

Grateful dead workingma s dead

 

GRATEFUL DEAD

WORKINGMAN’S DEAD – 1970  5/5

 

Publié le 14 juin 1970.

Produit par Bob Matthews,Betty Cantor,Grateful Dead.

Durée:36:00.

Label:Warner Bros.

Genre:rock,country-rock.

 

Hier c’était du caviar, aujourd’hui trop d’la balle !

 

Il est des albums sur lesquels le temps n’a pas fait œuvre d’avilissement. J’en veux pour exemple le quatrième maillon du parcours discographique studio alors tonitruant de Grateful Dead, Workingman’s Dead (en écoute intégrale ici). 

Près de 45 ans plus tard, repassé au test impitoyable d’une aiguille stéréophonique renaissante, qu’on avait trop vite enterré au profit des formats modernisés, et auquel il a déjà souscrit avec succès une première fois en 1970, il nous ressort de l’examen contemporain fidèle à ce qu’il dégageait alors. La seule différence se situe dans le vocabulaire employé pour en faire l’éloge. Hier, c’était bat, du caviar. Aujourd’hui, c’est trop d’la balle. De quoi être fier de montrer aux minots ce que leurs vioques écoutaient, pour qui ils en pinçaient et ce qui alimentait les débats dans la cour du bahut, de quoi opposer à leurs arguments immatures et hâtivement avancer les incitant à croire que leurs idoles du moment ont inventées la musique.

Workingman’s Dead, dans la chronologie d’apparition au catalogue, pointe en fait en cinquième position, puisque le Live Dead de novembre 1969 précède le disque qui nous intéresse, et s’intercale dans ce qui est la discographie mythique du Dead : The Grateful Dead (1967), Anthem Of The Sun (1968), Aoxamoxoa (1969), le Live Dead (en concert). Il devance dans ce brillant répertoire l’autre œuvre de 1970, American Beauty : Juin pour Workingman’s Dead et novembre pour son suivant. Grateful Dead de 1971 (en concert), Live In Europe (1972) et, à un degré moindre, Wake Of The Flood (1973) complètent le fleuron des californiens. Blue For Allah (1975) marque le pas et après, ça se gâte. Pour moi, en tous cas.

Enregistré et édité en 1970, Workingman’s Dead est, cette même année, plébiscité par les lecteurs de Rolling Stones Magazine, s’offrant même le luxe de se glisser devant deux autres œuvres de référence : le fantastique Déjà Vu de Crosby Stills Nash & Young et le non moins délicieux Moondance de l’irlandais en vogue, Van Morrison.

Au moment de son exécution, une menace d’emprisonnement plane sur la formation san-franciscaine, alors à  donf dans les psychotropes, comportement que cautionne le sublime Casey Jones, véritable apologie à la cocaïne.

Workingman’s Dead marque un changement de cap dans la carrière du Dead, s’éloigne de l’atmosphère Haight-Ashbury que le groupe a lui-même initiée pour une incursion dans l’Americana. Sans jamais se départir de son énergie et de sa puissance, la bande à Jerry Garcia abandonne pourtant sa traditionnelle capture de son dans les conditions du direct, celle qui faisait la force des premiers LP. Elle se veut moins planante et moins expérimentale avec moins d’effets et d’étrangetés, revenant à un positionnement musical plus dans la tradition américaine : country, folk, rock, blues et jugband. Comme si le Dead s’était présentement réincarné…

Au final, Workingman’s Dead s’affirme comme un vrai album studio ; son rendu est surprenant, sobre, structuré, appliqué, crû, simple, novateur, détendu, efficace et cohérent. Il en résulte une belle collection de titres à forte majorité acoustique que l’on doit au tandem Garcia/Hunter, rehaussés de belles voix auxquelles les voisins du CSN & Y ne sont pas étrangers et d’une instrumentation équilibrée.

Le grandiose Casey Jones, un des airs favoris du Dead, en interne comme auprès des Deadheads indécrottables, l’ouvreur Uncle John’s Band, un classique, le génial High Time, grand mélange d’acoustique et d’électrique, le country Dire Wolf et son super jeu de steel guitare de qui vous savez, le bluesy New Speedway Boogie, Cumberland Blues venu du bluegrass, Black Peter, Easy Wind et sa basse travailleuse, c’est du solide, du mahousse costaud. On tient là un des meilleurs enregistrements du Dead.

Plus de quatre décennies après, on a beau chercher la plus petite des failles, peau de balle. Après un nombre incalculable d’écoutes, on en a toujours autant pour son argent. Avec le recul, on leur pardonnera volontiers le choc occasionné par le fait d’avoir tourné le dos au psychédélisme ambiant des réussis Anthem Of The Sun ou autres Aoxamoxoa, au profit d’un pari musical traditionnel osé et alors lourd de conséquences pour une équipe au sommet de sa gloire ; Workingman’s Dead et American Beauty sont intemporels. Pari réussi. Le Dead est un mythe (RAZOR©).


1. Uncle John's Band.

2. High Time.

3. Dire Wolf.

4. New Speedway Boogie.

5. Cumberland Blues.

6. Black Peter.

7. Easy Wind.

8. Casey Jones.

 

Jerry Garcia:guitare,chant.

Bob Weir:guitare,chant.

Ron "Pigpen" McKernan:claviers,chant.

Phil Lesh:basse,chant.

Bill Kreutzmann:batterie.

Mikey Hart:percussions.

David Nelson:guitare.

Robert Hunter:textes.

 

LP Studio 5 - 1970

 

Grateful dead american beauty

 

GRATEFUL DEAD

AMERICAN BEAUTY – 1970  5/5

 

Publié en novembre 1970.

Produit par Steve Barncard,Grateful Dead.

Durée:42:21.

Label:Warner Bros.

Genre:folk rock,country-rock.

 

Chef d’œuvre collectif.

 

American Beauty (en écoute intégrale ici) est le deuxième LP dans l’ordre d’arrivée de cette prolifique année 70 du Dead. Il est surtout leur cinquième studio, studio qui n’a jamais été leur tasse de thé. Le fabuleux Workingman’s Dead précédent est publié courant juin, tandis que début novembre, American Beauty prend le relais et confirme la mutation qui anime les californiens de Frisco, lesquels s’éloignent de leurs penchants psychédéliques et expérimentaux pour revenir vers leurs racines : le bluegrass, la country, le rock et plus discrètement le blues.

A l’instar de son prédécesseur, cette œuvre folk rock/country rock à l’atmosphère plutôt acoustique figure parmi les disques les plus mémorables du rock, dans le top 3 du catalogue du Dead, et peut certainement être vu comme leur meilleur en termes de studio. Il a ce petit quelque chose en plus que Workingman’s Dead n’a pas. L’ignorer reviendrait à s’en mordre les doigts.

Produit Warner Bros Records comme ses devanciers, il renoue avec la méthode artistique gagnante de Workingman’s Dead. Robert Hunter et Jerry Garcia reconduisent leurs efforts à l’écriture, même si tout le monde met la main à la pâte ; le line-up élargi est quasi identique, malgré un Ron « Pigpen » McKernan en proie à des ennuis de santé de plus en plus sérieux et l’absence du staff technique accaparé par la tournée nationale du Medicine Ball Caravan (1970), une réunion d’artistes (Alice Cooper, B.B King, le violoniste cadien Doug Kershaw, Sal Valentino) censée prôner la paix et l’amour.

Pour pallier cette déficience au niveau de la prod’, c’est donc Steve Barncard qui s’y colle. Pour l’anecdote, Barncard a bossé avec Lovecraft (Valley Of The Moon), Brewer & Shipley (Tarkio et Shake Off The Demon), Seals & Crofts, mais a surtout été, en 71, derrière le Tupelo Honey de Van Morrison, Songs For Beginners de Nash, If I Only Could Remember My Name de Stills (72) ou Toulouse Street du Doobie Brothers (72). Pas mal, non ?

Terreau de plages parmi les plus représentatives et les mieux appréciées du supporter du Dead, ce disque, 248 de tous les temps pour Rolling Stone Magazine, modèle de prestation collective et symbole du changement qui s’opère chez ces trentenaires, est un de leurs chefs d’œuvre.  

Box Of Rain, plein de spiritualité, le mélodique et rythmé mais surtout éternel Ripple, les astucieux Truckin' (N° 64 des Pop Singles), le cajun Friend Of The Devil, l'attachant Sugar Magnolia, l’enivrant Candyman, la splendide ballade qu'est Brokedown Palace ou encore Attics Of My Life (une page de souvenirs) font de cet American Beauty, bien équilibré, plus mature que jamais, un binôme indissociable de Workingman's Dead et surtout un très très grand album que je ne vous imagine pas snober une seule seconde . Le Dead a enfin eu la reconnaissance studio qu'il méritait ! Ce line-up était anthologique. La mort de Pigpen (73) et le départ de Mickey Hart tenaillé par une dépression suite aux détournements de fonds de son manager de père y mettent fin. Ce disque est bien la beauté américaine vantée par son titre. Pour les 7 à 77 ans (RAZOR©).

 

1. Box of Rain.

2. Friend of the Devil.

3. Sugar Magnolia.

4. Operator.

5. Candyman.

6. Ripple.

7. Brokedown Palace.

8. Till the Morning Comes.

9. Attics of My Life.

10. Truckin'.

 

Jerry Garcia:guitare,piano,chant.

Bob Weir:guitare,chant.

Ron "Pigpen" McKernan:harmonica,chant.

Phil Lesh:guitare basse,guitare,piano,chant.

Bill Kreutzmann:batterie,percussions.

Mickey Hart:batterie,percussions.

Dave Torbert:guitare basse sur 1.

David Nelson:guitare sur 1.

David Grisman:mandoline sur 2/6.

Howard Wales:orgue sur 5/10,piano sur 7.

Ned Lagin:piano sur 5.

New Riders of the Purple Sage

Robert Hunter:textes.

 

LP Studio 6 - 1973

 

Grateful dead wake flood

 

GRATEFUL DEAD

WAKE OF THE FLOOD – 1973  4/5

 

Publié le 15 octobre 1973.

Produit par Grateful Dead.

Durée:45:34.

Label:Grateful Dead.

Genre:rock,folk-rock,jazz fusion.

 

Le Dead s'ouvre au jazz.

 

Wake Of The Flood (en écoute intégrale ici) est le sixième album du Dead. Il sort sous son propre label, Grateful Dead Records en octobre 1973. Cette sortie, le Dead l’annonce à tous les Deadheads par le biais d’un flyer. Le Dead contrôle tout, y compris la commercialisation.

Pendant près de 3 ans, et depuis American Beauty, le Dead, hormis Europe 72 (live), n’a pas publié un seul album studio. Wake Of The Flood est le premier travail sans Ron Pig Pen McKernan, membre fondateur et claviériste, décédé en mars de cette année, d’une hémorragie digestive. Il est remplacé par Keith Godchaux (plus jazz que blues).Donna Jean, sa femme, intègre également le Dead au niveau du chant.

On tient là, entre les mains, un bien bel album qui a été travaillé entre les concerts, avec des titres comme Eyes Of The World et l’ambitieux Weather Report, plus jazzy que d’habitude. En ce sens, l’arrivée de Godchaux aux claviers n’est pas étrangère à cette influence jazz.

Relevons aussi la magnifique ballade signée Hunter et Garcia, Stella Blue, Here Comes Sunshine, Row Jimmy et Mississippi Half-Step Uptown Toodleloo. Le Dead avait une réputation, pas toujours fondée, de n’être qu’un groupe de live.

Wake Of The Flood démontre son aptitude à produire de bons albums studio. Sa musique est sublimement articulée, son écriture profonde et son cadre s’est ouvert au jazz avec bonheur. Vraiment du bon Dead. Cela faisait trois ans qu’on le guettait au tournant. Ce disque est une vraie surprise ignorée du catalogue du Grateful Dead (RAZOR©).


1. Half-Mississippi-Step Uptown Toodeloo.
2. Let Me Sing Your Blues Away.
3. Row Jimmy.
4. Stella Blue.
5. Here Comes Sunshine.
6. Eyes Of The World.
7. Weather Report Suite.

Jerry Garcia,BobWeir:guitare,chant.
Keith Godchaux:claviers,chant.
Donna Jean Godchaux:chant.
Phil Lesh:basse.
Bill Kreutzmann:batterie.
Vassar Clements:violon.
Matthew Kelly:harmonica.
Bill Atwood,Joe Ellis:trompette.
Martin Fierro:saxophones alto et ténor.
Sarah Fulcher:chant.
Frank Morin:saxophone ténor.
Pat O'Hara:trombone.
Doug Sahm:bajo sexton.
Benny Velarde:timbales.

 

LP Studio 7 - 1974

 

Grateful dead mars hotel

 

GRATEFUL DEAD

FROM THE MARS HOTEL – 1974  3,5/5

 

Publié en juin 1974.

Produit par Grateful Dead.

Durée:37:26.

Label:Grateful Dead.

Genre:acid rock,rock psychédélique,blues-rock,folk-rock,country-rock.

 

Entre classique et commercial.

 

Ce septième opus du Dead, From The Mars Hotel (en écoute intégrale ici), j’ai toujours eu du mal avec. Il oscille trop entre un Dead commercial, que je ne trouve pas fait pour ça et un Dead comme je l’ai toujours aimé, plus classique. Certains l’ont taxé d’album bâtard. C’est un peu excessif toutefois.

Je préfère cependant m’en tenir à ce qui m’intéresse réellement dans From The Mars Hotel, à savoir les titres typiques du groupe comme le sublime et original Unbroken Chain (interprété par Phil Lesh, qui a enfin la reconnaissance qu’il mérite) au son venu d’on-ne-sait-où et qui permet à tous les musicos de briller, comme la tendre ballade atmosphérique China Doll et sympa et enjoué US Blues, le très beau et doux Ships Of Fools.

Le fantaisiste Pride Of Cucamonga (en dépit d’une steel guitare efficace assurée par l’invité de marque John McFee de Cactus), country, et Money Money (Bob Weir), plus commercial, ainsi que Loose Lucy et le gai et latino Scarlet Begonias m’attirent moins.

En refaisant l’histoire du Dead, il n’est pas vain de rappeler, qu’à cette époque, le groupe cherchait à s’expatrier et à sensibiliser un public européen, d’où certains choix de titres incompréhensibles ou à caractères purement commerciaux. Stratégique comme on dit.

Retenons principalement de cet album les titres évoqués, la guitare magique de Jerry Garcia qui ne s’en sort pas trop mal au chant, même s’il n’est pas le meilleur chanteur, une section rythmique efficace, un Godchaux polyvalent et de qualité aux claviers, une Godchaux intéressante dans ses harmonies vocales.

Bon album en général, mais ce n’est pas par celui-ci que je ferai découvrir le Dead à qui ne connaît pas (RAZOR©).

 

1. U.S. Blues.

2. China Doll.

3. Unbroken Chain.

4. Loose Lucy.

5. Scarlet Begonias.

6. Pride Of Cucamonga.

7. Money Money.

8. Ship Of Fools.

 

Jerry Garcia:guitare,chant.

Bob Weir:guitare,chant.

Keith Godchaux:claviers,chant.

Donna Jean Godchaux:chant.

Phil Lesh:basse,chant.

Bill Kreutzmann:batterie.

John McFee:pedal steel guitare.

Ned Lagin:synthétiseur.

 

 

LP Studio 8 - 1975

 

Grateful dead blues for allah

 

GRATEFUL DEAD

BLUES FOR ALLAH – 1975  3,5/5

 

Publié en septembre 1975.

Produit par Grateful Dead.

Durée:44:13.

Label:Grateful Dead,United Artists.

Genre:acid rock,jam rock,jazz rock,psychedelic blues,blues-rock,folk-rock.

 

Le Dead rassure.

 

On les croyait morts ! Artistiquement parlant. Ou du moins, on s’inquiétait  de les voir par trop s’éloigner de ce qui faisait leur force, et dans le même temps, la grandeur du rock psychédélique californien. Beaucoup de fans, à ce stade de leur parcours, regrettent le Dead des grandes heures (Anthem Of The Sun, Aoxomoxoa, Live Dead, American Beauty).

Blues For Allah (en écoute intégrale ici) donne l’occasion de rassurer tous les Deadheads. C’est une réalité, après avoir dérivé vers le commercial, le Dead revient en force. Il apporte le démenti à ceux qui doutent alors de son aptitude à pouvoir encore nous ravir musicalement.

Grâce à la beauté vocale de Donna Godchaux, aux belles harmonies avec Garcia, Lesh, Weir et Keith Godchaux, à la finesse des textes, au raffinement des chœurs, aux envolées diaboliques d’une guitare garcienne toujours aussi fluide (une guitare jazz-rock, mais toujours bluesy), à une rythmique légère, souple et efficace, Blues For Allah s’inscrit comme un bon disque du Dead.

Pas le grand disque pouvant venir semer le trouble dans la collection majeure du groupe et cantonnée dans la première partie discographique du catalogue. Moyen de gamme +, il permet au Dead de mener son public comme il le veut, quand il le veut, où il le veut.

Enregistré dans le nouveau studio de Bob Weir, l’album, qui enregistre le retour de Mickey Hart, s’articule autour d’une épine dorsale faite de l’enchaînement un peu fou Help On The Way/Slipknot/Franklin’s Tower, suivi du magnifique King Salomon’s Marbles, du funky et enjoué The Music Never Stopped de Weir, du doux Crazy Fingers, de l’instrumental Sage And Spirit et de Blues For Allah, une chanson moyen-orientale merveilleuse et unique, certainement la moins en rapport avec la marque de fabrique du Dead (en concert, ce morceau est monstrueux !). A l’image de ce dernier titre, l’album est très abordable pour les non-Dead (RAZOR©).

 

1. Help on the Way.

2. Slipknot!.

3. Franklin's Tower.

4. King Solomon's Marbles.

5. Stronger Than Dirt or Milkin' the Turkey.

6. The Music Never Stopped.

7. Crazy Fingers.

8. Sage & Spirit.

9. Blues for Allah.

10. Sand Castles & Glass Camels.

11. Unusual Occurrences in the Desert.

 

Jerry Garcia:guitare,chant.

Bob Weir:guitare,chant.

Keith Godchaux:claviers,chant.

Donna Jean Godchaux:chant.

Phil Lesh:basse.

Bill Kreutzmann:batterie.

Mickey Hart:batterie.

Steven Schuster:flûte.

Robert Hunter:lyre,chant.

 

LP Studio 9 - 1977

 

Grateful dead terrapin station

 

GRATEFUL DEAD

TERRAPIN STATION – 1977  2,5/5

 

Publié en juillet 1977.

Produit Keith Olsen.

Durée:35:38.

Label:Arista.

Genre:rock progressif.

 

Le pire est là…et à venir.

 

Je ne sais pas de quel mal je souffre qui consiste, dès qu’un album est couvert d’or, de m’inscrire en faux contre ce que la majeure partie du public a plébiscité. A plus forte raison quand ça affecte un groupe mythique comme Grateful Dead qui a tellement pesé sur le rock.

Terrapin Station (en écoute intégrale ici) et son suivant Shakedown Street sont pour moi les deux LP les plus catastrophiques du Dead. Qu’ils aient, l’un comme l’autre, une réussite dans les bacs indiquent bien la voie commerciale que les californiens ont empruntée à la fin des années 70.

Changement de son, changement de registre, matière discutable, le Dead tente de séduire une autre clientèle. Il laisse en contrepartie au bord de la route les supporters des Workingman’s Dead, American Beauty, Aoxomoxoa, Anthem Of The Sun. Ces derniers ne peuvent pas être de la daube que sert le Dead de la deuxième moitié des 70’s. Impossible, aucun d’entre eux ne s’y retrouve.

Ce neuvième album du Dead sort en 1977, la même année que la compil’ What A Long Strange Trip It’s Been. Exit son propre label, le Dead publie Terrapin Station chez Arista. Exit le Dead, Terrapin Station, ça n’a plus rien à voir avec ce que le groupe a pu faire. Le son est totalement différent, plus symphonique. C’est très désagréable à entendre, dès lors que l’on est habitué, depuis une décennie, à un Frisco sound influent, à un folk rock psychédélique de derrière les fagots.

Du Dead, ce disque est le pire qu’il m’ait été donné d’entendre. Et le pire est à venir. Que l’on ne vienne surtout pas me présenter Terrapin Station comme un grand album ! Il ne ressemble à rien. C’est terriblement ennuyeux, si on va au bout de l’écoute.

Plus que très médiocre dans tout son contenu. L’histoire dit que le Dead, au travers de cet album, veut boxer dans la catégorie rock prog des européens comme Yes, Krimson. D’où la tentative de fixer ce son si particulier. Je suis mort de rire. PTDR pour reprendre l’acronyme né sous les pouces des djeunes. Ils en sont loin.

Remarquez, ils auront eu le mérite d’essayer. Mais franchement, je suis mort de rire. Que chacun reste à sa place et les vaches seront bien gardées ! Restons sérieux. Reprenez les cachetons, messieurs Garcia et consorts. C’est là que vous étiez le mieux. Non, mais… (RAZOR©)

 

1. Estimated Prophet.
2. Dancin' In The Streets.
3. Passenger.
4. Samson & Delilah.
5. Sunrise.
6. Terrapin Station.

 

Jerry Garcia:guitare,chant.

Bob Weir:guitare,chant.

Keith Godchaux:claviers,chant.

Donna Jean Godchaux:chant.

Phil Lesh:basse.

Bill Kreutzmann:persussions.

Mickey Hart:percussions.

Paul Buckmaster:arrangements orchestraux.

The Martyn Ford Orchestra.

The English Choral:choeurs.

Tom Scott:saxophones sur 1.

 

LP Studio 10 - 1979

 

Grateful dead shakedown street

 

GRATEFUL DEAD

SHAKEDOWN STREET – 1978  2/5

 

Publié en novembre 1978.

Produit par Lowell George.

Durée:39 :04.

Label:Arista.

Genre:jam rock,funk rock,disco.

 

Attention, produit avarié !

 

Oyez, oyez, braves gens, en ce quinzième jour de brumaire de l’an 78, le dénommé Grateful Dead, figure emblématique du rock, entre en discothèque. Fallait bien que ça arrive un jour, au vu du chemin commercial emprunté depuis deux LP.

Le grand Grateful Dead, l’unique Grateful Dead, mythe du du rock est à la dérive. Shakedown Street (en écoute intégrale ici) est la fiente du catalogue, preuve que même les Dead étaient capables de faire de la vraie daube et ils le prouvent dans cet album.

Pour qui veut prendre son pied sur du Dead, il y a quand même autre chose à se mettre sous la dent que ce travail ordurier. Dans la série des pires albums, ils rejoignent d’autres grands et illustres groupes comme les Beatles ou les Stones qui ont également fait de la merde.

Vous avez certainement autre chose à faire, par ces temps de disette, que d’investir de la tune dans un album de cet acabit. Hormis Shakedown Street, il n’y a rien du tout dans cet album. Avis aux amateurs : ne vous faites pas piéger ! Pour Deadhead de discothèque uniquement (RAZOR©).

 

1. Good Lovin'.

2. France.

3. Shakedown Street.

4. Serengetti.

5. Fire on the Mountain.

6. I Need a Miracle.

7. From the Heart of Me.

8. Stagger Lee.

9. New Minglewood Blues.

10. If I Had the World to Give.

 

Jerry Garcia:guitare,chant.

Bob Weir:guitare,chant.

Keith Godchaux:chant,claviers.

Donna Jean Godchaux:chant.

Phil Lesh:guitare basse.

Bill Kreutzmann:percussions.

Mickey Hart:percussions.

Jordan Amarantha:percussions.

Robert Hunter:paroles.

Matthew Kelly:harmonica.

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