Johnny Rivers.

BIOGRAPHIE.

JOHNNY RIVERS/New York (État de New York – USA)

 

Johnny rivers intro

 

Né John Henry Ramistella, le 7 novembre 1942 à New York.

Actif depuis 1956.

Labels:Imperial Records,Cub Records,Epic, Big Tree,Atlantic,Era.

Genre:rock.

Site officiel:www.johnnyrivers.com

La popularité en 15 minutes et 56 secondes.

Pour l'état civil, il est John Henry Ramistella. Ce nom n'évoque rien à la plupart des férus de musique et pourtant il a signé 17 top 40, dont 9 top 10, à savoir Memphis Tennessee (N°2 aux USA), repris à Chuck Berry, Mountain Of Love (N°9), Seventh Son de Willie Dixon (N°7), Secret Agent Man (N°3), le générique de la série TV Destination Danger (avec Patrick McGoohan), Poor Side Of Town (N°1) extrait de la BO du film Sex Crimes, Baby I Need Your Lovin' des Four Tops (N°3), The Tracks Of My Tears (N°10), Rockin' Pneumonia and The Boogie Woogie Flu (N°6), Swayin' To The Music (N°10) ou encore Summer Rain.

Johnny rivers ramistellaJohn Henry Ramistella...

Johnny rivers 2...avant d'être Johnny Rivers...

Johnny rivers whisky a go go...et de devenir la star du Whisky A Go-Go.

Johnny rivers john lee hookerJohn Lee Hooker : un carton en France.

C'est toutefois pour John Lee Hooker, son long rock bluesy hypnotique enregistré en 1967 en hommage au célèbre bluesman, qu'il est resté populaire auprès des baby boomers, surtout français...

La voix derrière ces succès est celle de Johnny Rivers, un artiste qui a trouvé un écho favorable dans l'hexagone pour ses interprétations de succès rock déjà éprouvés et pour être une vedette des discothèques du milieu des 60's et du début des 70's.

En pleine british invasion, Johnny Rivers, alors qu'il est la tête d'affiche du club Whisky A Go-Go (1964) de Los Angeles, est un des rares musiciens à avoir résisté aux anglais et, notamment, aux liverpuldiens.

Des sons de l'Italie à ceux du Berry.

John Henry Ramistella est né à New York mais, dès l'âge de 5 ans, grandit à Bâton-Rouge en Louisiane, où son père, peintre en bâtiment, déménage pour retrouver un emploi après avoir perdu le sien. L'enfant a alors 11 ans quand son paternel rebondit dans un boulot auprès de la Louisiana State University où son oncle officie comme professeur.

D'origine italienne,les frères Ramistella se réunissent régulièrement pour interpréter des airs de leur pays d'origine autour d'une guitare ou d'une mandoline. Cette ambiance familiale conviviale favorise l'intérêt de John Henry pour la musique qu'il va naturellement pratiquer.

Jeune, il est surtout influencé par la musique du sud, le son du bayou, le R & B et les rockers comme Chuck Berry, entendus sur les radios périphériques. C'est par le blues et la country qu'il fait ses premiers pas dans la musique.

Ado, il intègre diverses formations scolaires et, dans le cadre du collège, fait la connaissance de Dick Holler, de Bâton-Rouge comme lui, qui écrit déjà, chante, joue du piano et possède son propre groupe, les Rockets. John Henry y joue de temps en temps et côtoie un certain Dr John. La rencontre avec Holler lui ouvre la porte du cénacle musical de Bâton-Rouge.

De John Ramistella à Johnny Rivers.

Il est âgé de 14 ans quand il fonde son premier groupe qu'il nomme Johnny And The Spades (1956). Le combo tourne sur un répertoire emprunté à Little Richard, Larry Williams, Bobby Bland et pratique une sorte de Rhythm & Blues sudiste qui en fait un des acteurs les plus chauds de Bâton-Rouge et de la Louisiane.

A l'époque où Elvis Presley et Jerry Lee Lewis ont commencé à occuper le devant de la scène, le jeune John Henry Ramistella rajoute une touche de rockabilly à sa musique et suscite encore plus d'intérêt, au point d'être réclamé avec force un peu partout du Texas au Mississippi, de l'Alabama à l'Arkansas, de la Louisiane à la Nouvelle-Orléans (1956/57).

Dans cette dernière ville longeant le Mississippi, il enregistre, sous l'identité de Johnny Ramistella And Orchestra et au studio J & M de Cosimo Matassa, deux titres, Two By Two et Little Girl (février 1958). Le batteur Earl Palmer et Malcolm John Rebennack, alias Dr John, prennent part à cet enregistrement publié pour le label Suède Records (Natchez/Mississippi).

Durant les vacances scolaires, John Henry revient à New York en 1958 et réside dans la famille. Sa venue sur Big Apple est motivée par son désir de rencontrer le populaire DJ Alan Freed, lequel joue alors un rôle majeur dans la promotion du rock 'N' Roll et du R & B sur les ondes, pour vendre son talent.

Freed lui accorde une audience qui permet au jeune ambitieux d'enregistrer un deuxième single : Baby Come Back/Long Long Walk, paru en mars 58 chez Gone Records. C'est la première fois que le nom de Johnny Rivers, qui réfère au Mississippi traversant Bâton-Rouge, est évoqué.

Ses contacts new yorkais génèrent deux autres singles, You're The One/A Hole In The Ground, sorti chez Guyden en août 1958 et Your First And Last Love/(There'll Be Blue Birds Over) The White Cliffs Of Dover (mars 1959), chez Dee Dee Records.

Johnny rivers portrait

« Le Whisky A Go-Go n'est pas tombé par hasard. J'étais la tête d'affiche du Gazzari's et j'ai fidélisé un public dans ce club. J'ai été contacté pour le nouveau club à la mode de Sunset Strip, le Whisky. On m'a sollicité pour lancer le club. Au cours de cette période, j'ai connu mon premier gros succès, Memphis de Chuck Berry. J'ai déplacé du monde, y compris les Beatles qui, un soir après leur passage au Hollywood Bowl, sont venus voir le phénomène. C'était géant. » (Johnny Rivers)

Les 60's comme tremplin.

Ces trois singles ne se vendant pas très bien, il revient à Bâton-Rouge (1959) où il entame une tournée en solo au cours de laquelle il croise la route du comédien et chanteur tennesséen Brother Dave Gardner.

Ce dernier lui présente la veuve de Hank Williams qui l'invite à Nashville pour le mettre en relation avec Phil Everly (The Everly Brothers) et le jeune compositeur Roger Dean Miller. Il a également l'honneur de faire la connaissance de Carl Perkins et Sam Phillips.

Grâce à ces contacts, il obtient un engagement en qualité de joueur de démos et d'arrangeur mais enregistre aussi deux nouveaux singles, Everyday/Darling Talk To Me et The Customary Thing/Answer Me My Love, publiés par Cub Records, la filiale R & B de MGM (1958/59). Bien que gagnant 25 dollars par démo, il commence à se lasser de ne pas connaître le succès et à douter de lui.

Les 60's vont lui faire revoir sa copie. La décennie qui s'annonce sera bien meilleure pour Rivers. Si la première moitié des années 60 ne lui permet toujours pas de goûter au succès, elle lui offre certaines opportunités décisives pour la suite de sa carrière : une présence à la Louisiana Hayride, spectacle radio-télévisé de country, la rencontre de James Burton, le guitariste de Ricky Nelson, lequel recommande une de ses chansons (I'll Make Believe) à son boss qui l'enregistre, puis celle de Nick Venet qui le rapproche de Capitol, un déménagement à Los Angeles (1961) là où tout se passe alors pour évoluer comme auteur-compositeur, musicien de sessions et, accessoirement comme producteur.

L'aubaine du Whisky A-Go-Go.

Son retour à la scène se fait en 1963. Par accident. Client régulier du restaurant-club italien de Bill Gazzari sur le boulevard de La Cienega, Rivers remplace au pied levé le trio de jazz résident démissionnaire.

Avec le batteur Eddie Rubin, il joue tous les hits qui lui passe par la tête ou qu'on lui réclame. Et ça plaît au public, au point que Gazzari lui propose de prolonger son contrat.

A quelques encablures de là, Trini Lopez est l'artiste-maison du PJ's. Le club est en proie à des difficultés financières. Un consortium de Chicago à la tête duquel se trouve Elmer Valentine, le futur propriétaire des lieux, a pour projet de reprendre la discothèque, de la transformer et surtout de débaucher Rivers.

Le 15 janvier 1964, Johnny Rivers, accompagné d'Eddie Rubin et de Joe Osborn, ouvre le nouveau Whisky A Go-Go, le club à la mode de Sunset Strip. Le trio devient si populaire qu'il y enregistre un premier LP, en 1964 : Johnny Rivers At The Whisky A Go-Go.

La formule est un succès immédiat, aussi le trio récidive et publie dans la foulée Here We Go-Go Again (1964) et Meanwhile (Back At The Whisky A Go-Go) en 1965.

Articulés autour de reprises (Chuck Berry, Lloyd Price, Bobby Darin, Rufus Thomas, Percy Sledge, les Beatles), les albums connaissent la même réussite que leur prédécesseur. Deux des titres entrent dans les charts, à savoir Memphis (N°2) et Maybelline (N°12) repris à Chuck Berry.

Parallèlement aux enregistrements live (...And I Know You Wanna Dance/66,Whisky A Go-Go Revisited/67, Live At The Whisky A Go-Go/67) qui font sa notoriété, Johnny Rivers publie chez Immediate, durant la 2ème partie des 60's, des LP studio avec ses propres titres ou spécifiquement écrites pour lui : In Action et Johnny Rivers Rocks The Folk (1965), Changes (1967), l'excellent Rewind (1967) et Realization (68).

L'épique John Lee Hooker.

Il rencontre alors le succès avec Secret Agent Man, N°3 en avril 1966 et, surtout avec Poor Side Of Town, N° 1 à la fin de la même année.

Dès 1966, Rivers fonde un label, Soul City Records dont les acteurs les plus notables sont les artistes soul The 5th Dimension (Aquarius) et Al Wilson ainsi que Johnny Rivers lui-même. La maison de disques a été cédée en 1970 à Bell Records. Rivers l'a réactivée depuis (1988) pour son propre compte.

Après une accalmie dans les charts et un investissement prononcé dans sa société d'éditions, Johnny Rivers fait un retour remarqué dans les hits-parades grâce à son épique John Lee Hooker (1970) qu'il étire au-delà du ¼ d'heure. Le titre cartonne dans les discos françaises.

Si sa production discographique se fait plus clairsemée au cours des 70's pour devenir famélique dans les décennies suivantes, il n'en complète pas moins son catalogue personnel d'une vingtaine de LP (studio et live), hors compilations et Best Of.

Le 12 juin 2009, il est intronisé au Rock And Roll Hall Of Fame de Louisiane. Pour un artiste dit de reprises, c'est plutôt pas mal, non ? (RAZOR©)

DISCOGRAPHIE 60'S.

LP Live 5 - 1967

 

Johnny rivers john lee hooker

 

JOHNNY RIVERS

WHISKY A-GO-GO REVISITED – 1967  3,5/5

 

Publié en 1967.

Produit par

Durée:34:13.

Label:Lou Adler.

Genre:soft rock,rock,blues.

 

Un classique.

 

Cet enregistrement en public entre dans le cadre de l'enfilade discographique capturée dans le cadre du célèbre Whisky A Go-Go de Los Angeles à partir du moment où Johnny Rivers en est devenu l'artiste-résident. Le précèdent : At The Whisky A Go-Go et Here We à Go-Go Again (Imperial Records/1964), Meanwhile Back At The Whisky A Go-Go (Imperial Records/1965) , ...And I Know You Wanna Dance (Imperial Records/1966), et Whisky A Go-Go Revisited (Sunset Records/1967) pour le marché canadien et celui français dont la pochette est commune à la différence près que chez nous le titre phare de l'album est mis en évidence. Une version allemande du même LP est publiée en 1969 par le label Liberty Records.

Pour la circonstance, le guitariste et chanteur Johnny Rivers est entouré de son groupe du moment, celui qui anime contractuellement le dance-floor de la boite de nuit du Sunset Strip de West Hollywood, à savoir le claviériste Larry Knechtel, le batteur Eddie Rubin,, le bassiste Joe Osborn. Il traduit la face la plus connue de Rivers, celle qui a fait sa gloire et sa fortune avec un répertoire repris à d'autres.

En parallèle, l'artiste réalise quelques albums studios qui n'auront pas la même portée que les enregistrements dans le club angelin (Changes, Rewind et Realization) mais qu'il ne faut pas occulter pour autant tant il y a du grain à moudre.

Ici, le Rivers auquel on a à faire face ne diffère pas beaucoup du Rivers des albums publics et commerciaux précédents. Néanmoins ça s'écoute qui plus est pour les nostalgiques de John Lee Hooker, titre qui a trouvé un écho favorable en France, d'où la pochette barrée du nom de ce titre légendaire. C'est du classique mais du classique de qualité (RAZOR©).

 

1. CC Rider.

2. Sunny.

3. It's Too Late.

4. Hard Day's Night.

5. When A Man Loves A Woman.

6. John Lee Hooker.

 

Johnny Rivers:guitare,chant.

Larry Knechtel:claviers.

Eddie Rubin:batterie.

Joe Osborn:basse.

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