Leon Russell.

BIOGRAPHIE.

 

LEON RUSSELL/Lawton (Oklahoma-USA)

 

Leon russell 3

 

Né Claude Russell Bridges le 2 avril 1942 à Lawton (Oklahoma), décédé le 13 novembre 2016 à Nashville (Tennessee).

Actif entre 1956 et 2016.

Labels:Capitol,Shelter Records,Paradise Records,Leon Russell Records.

Genre:rock,country,country-rock,folk,folk-rock,R&B,blues-rock.

 

Chapeau l'artiste !

Avec qui Leon Russell n'a-t-il pas joué dans sa longue et belle carrière ? Il a pratiqué quasiment tout le gratin du rock, de la soul et du blues : Bob Dylan, George Harrison, Elton John, les Byrds, les Beach Boys, Ray Charles, les Rolling Stones, BB King, Eric Clapton, Willie Nelson, Joe Cocker, Ike & Tina Turner, Ray Charles et même Frank Sinatra.

Il n'est pas plus grande personnalité du rock que ce claviériste et multi-instrumentiste précoce qui, dès l'âge de 14 ans pointe déjà dans les boites de nuit de Tulsa. L'Oklahoma, dont il est originaire (Lawton), étant un des très rares états d'Amérique où l'alcool est prohibé, le jeune Claude Russell Bridges peut faire valoir très tôt son talent, sans avoir à justifier sa présence dans ce milieu. Le rock 'n' roll bat son plein et Jerry Lee Lewis le choisit pour soutenir une tournée de deux ans ; il n'est pas meilleur tremplin pour entamer une carrière professionnelle que le Rock And Roll Hall Of Fame a honorée en 2011.

Leon russell introLeon Russell : 60 ans au service du rock.

Leon russell 1Il a joué avec tout le gratin du rock et du blues.

Leon russell joe cockerGestionnaire de la tournée Mad Dogs & Englishmen de Joe Cocker.

Leon russell johnRelancé en 2010 par Elton John.

Leon russell lpSon premier LP éponyme (1970) : une merveille...

Leon russell carneyCarney (1972), tout aussi incontournable.

Leon russell the unionThe Union avec Elton John (2010) : N° 3 au Billboard.

Malheureusement, Leon Russell nous a quittés le 12 novembre 2016, mal rétabli d'une d'une opération cardiaque subie 4 mois plus tôt. Alors qu'il échafaudait déjà des plans sur la comète pour repartir sur la route en janvier 2017, le destin en décide autrement ; il meurt dans son sommeil dans sa maison de Nashville dans le Tennessee, là même où il donne son dernier concert le 10 juillet 2016. Leon Russell, dit The Master Of Space And Time, avait 74 ans. Une légende s'en est allée.

Sous l'aile de Jerry Lee Lewis.

Né le 2 avril 1942, Leon Russell est victime, à sa naissance, d'une malformation au niveau vertébral, occasionnant une légère paralysie latérale et affectant notamment sa main droite. Pianiste, il va faire de cette gêne un atout, développer pendant plus de 50 ans une technique remarquable et la mettre service d'un rock teinté de boogie, de gospel, de blues et de country.

Le piano, il l'apprend dès l'âge de 4 ans. Parallèlement, il joue du cor dans la fanfare de son école et étudie la trompette. 10 ans plus tard, après avoir obtenu son diplôme de la Will Rogers High School, il est en mesure de pouvoir donner ses premiers concerts avec son groupe, The Starlighters (Leo Fathers, Chuck Blackwell, Johnny Williams), pionnier du Tulsa Sound dans lequel officie un certain JJ Cale, et peut répondre favorablement à la proposition de Jerry Lee Lewis.

En 1959, il déménage en Californie et s'installe à Los Angeles où, à force de courir après le cacheton, il finit par dénicher un emploi dans un club, puis des engagements réguliers comme musicien de sessions. C'est à partir de là qu'il utilise le nom de Leon Russell. Au piano et aux cuivres, il ajoute la guitare et devient un artiste complet.

Partie prenante du Spector Sound.

Ses compétences multiples lui valent d'intégrer le Wrecking Crew, un conglomérat informel de musiciens de studio situé dans la Cité des Anges (Gold Star Studios), certainement le plus prestigieux de toute l'histoire de la musique américaine. Objectif avoué : prendre part à tous les enregistrements sonores qu'ils soient pour la musique, la TV, le cinéma ou la publicité. Dans ce cadre, il contribue au fameux Wall Of Sound (ou Spector Sound) initié par Phil Spector.

Tour à tour, on retrouve Russell, entre autres, sur Mr Tambourine Man (Byrds), sur les LP des Beach Boys dont le légendaire Pet Sounds mais également sur Stranger In The Night de Sinatra. Il passe néanmoins l'essentiel des années 60 à oeuvrer dans l'ombre de ceux qui l'emploient.

Pour échapper à cet anonymat, il construit, dès 1967, un studio chez lui et se met à collaborer avec Marc Benno, guitariste avec lequel il publie un LP, intitulé Look Inside The Asylum Choir (Smash/1968), au regard de l'appartenance de son partenaire à la chorale du même nom.

Les 70 's, ses années.

La lumière, c'est au cours des seventies qu'il l'entrevoit. Après avoir pris part au projet Delaney & Bonnie & Friends (1969), il organise la tournée Mad Dogs & Englishmen de Joe Cocker.

Après son triomphal Woodstock, le chanteur anglais est à la recherche d'une formation pour entamer une longue tournée américaine et capitaliser sur son nom, ce qu'il n'a pas réussi à faire avec le Grease Band, son groupe de soutien du moment, pourtant talentueux.

Leon Russell sort alors son carnet d'adresses, étoffé depuis l'expérience Delaney & Bonnie, et met sur pied un groupe surdimensionné dont il est pianiste, guitariste, chanteur, arrangeur et directeur musical. Monté à la hâte, Russell se tourne vers ses anciens partenaires pour sortir Cocker de l'impasse, la tournée étant déjà planifiée.

Plus d'une dizaine de choristes, autant de musiciens et du personnel pour gérer la tournée, soit près de 50 personnes, pointent à l'appel du départ pour les Etats-Unis. La tournée a été un succès et l'album du même nom qui en est tiré, est un des meilleurs live des 70's.

Vitrine pour Russell, ce dernier en est l'incontournable clé de voûte, même si la critique de l'époque lui fait le grief de profiter de Cocker pour faire avancer sa carrière.

La popularité de Leon Russell va croissante et il n'est pas un album ou une réunion qui se fassent sans lui. Ainsi il apparaît lors du légendaire concert new yorkais pour le Bangladesh dans le sillage de George Harrison (1971).

Une belle carrière individuelle.

Parallèlement, il démarre une carrière solo où il met en avant ses qualités de songwriter ; beaucoup de ses chansons connaissent le succès.

Pour Joe Cocker, il signe Delta Lady, mais il est également l'auteur des succès que sont A Song For You (1970) pour les Carpenters, reprise par les Temptations, Neil Diamond, Aretha Franklin, Amy Winehouse et avec laquelle Ray Charles est grammy en 1993, de Tight Rope, 11ème au Billboard (1972), de This Masquerade que popularisera George Benson en 1976 (top 10) et de Lady Blue. En co-écriture avec Bonnie Bramlett, il donne le jour à Superstar (1969) que Bette Midler, les Carpenters et Cher ont compté dans leur répertoire.

Le Billboard Magazine en fait l'un des meilleurs artistes live du moment sur la planète (1973). Leon Russell s'affiche alors en tête d'affiche de nombreux concerts et partagent notamment la scène avec d'autres stars, son vieux pote Willie Nelson et Elton John.

Leon Russell et Carney : la crème de son catalogue.

Sa discographie compte aujourd'hui plus d'une trentaine d'albums, plus d'une soixantaine si l'on regroupe toutes les catégories (live, studio, compilations), bien plus encore si l'on considère les nombreuses collaborations qu'ils a eues durant son parcours artistique. Certains d'entre eux sont répertoriés parmi les très grands disques de rock.

L'éponyme Leon Russell sort en 1970 sur son propre label, Shelter Records, créé avec le producteur Denny Cordell et qu'il ouvre aux autres artistes comme Don Nix, J,J Cale, Tom Petty & The Heartbreakers. Freddie King y enregistre 3 albums auxquels Leon prend part et qu'il produit également.

L'opus Leon Russell ouvre son catalogue studio. Classé 60 au Billboard, ce magnifique disque de fin de soirée est certainement son meilleur travail avec Carney (1972 et N° 2 dans les charts), sa meilleure vente, et le country Hank Wilson's Back (1973), Hank Wilson étant un pseudo.

Leon russell elton john

« Mon cher Leon Russell est décédé la nuit dernière. Il était un mentor et une source d’inspiration. Je l’aimais et je l’aimerai toujours" . (Elton John)

 

L'album Leon Russell réunit une pléiade de stars (George Harrison, Ringo Starr, Mick Jagger, Bill Wyman, Charlie Watts, Eric Clapton, Delaney et Bonnie Bramlett, Klaus Voorman, Steve Winwood, Jim Gordon, Chris Stainton et Joe Cocker) qui, manifestement, prennent leur pied à contribuer à ses côtés.

L'homme (toujours coiffé de couvre-chefs excentriques), autant que l'artiste ou que le producteur, sont très respectés du milieu, Leon Russell n'étant jamais le dernier à conseiller, soutenir, suivre les confrères de la profession comme ce fut le cas avec le Gap Band, son groupe de soutien sur l'album Stop All That Jazz dont il facilite l'éclosion.

Après Shelter Records, Russell fonde l'étiquette Paradise (1976), distribuée par Warner Bros, où il est enfin seul aux commandes. Sur son label, il sort le premier des deux albums réalisés avec son épouse Mary McCreary-Russell. Wedding Album (1976) n'est pas son meilleur disque, loin s'en faut ! Pas plus que son suivant Make Love To The Music (1977).

Un incomparable duo avec Willie Nelson...

Son Americana, en 1978, révèle plus que tout autre disque les racines de Russell et annonce le mouvement qui allait voir le jour dans les 90's. De roots, il en est encore question sur l'opus suivant où il forme un duo incomparable avec Willie Nelson : One For The Road (1979), son 5ème disque d'or, est un autre incontournable de sa discographie. Il se vend alors à 500 000 exemplaires.

Au début des 80's, il intègre le New Grass Revival avec lequel il tourne et enregistre et se coiffe à nouveau de l'identité de Hank Wilson pour assouvir son amour de la country. Durant cette décennie, il enregistre aussi quelques opus de blues, de chants gospel, de Noël et instrumentaux.

Au milieu des 90's, il passe à autre chose et fonde une troisième maison de disques, Leon Russell Records, pour laquelle il continue à alimenter son catalogue (et celui de Hank Wilson) ; il l'ouvre également aux artistes qu'il découvre. Dans le même temps, sa carrière personnelle, un peu trop éclectique, est quelque peu en berne.

...puis avec Elton John.

Elton John, un admirateur de la première heure, lui offre une nouvelle occasion de revenir au premier plan, en lui proposant de collaborer sur un album en commun. The Union (2010) est produit par T-Bone Burnett. Le disque fait 3 au Billboard, score que le pianiste n'a plus jamais atteint depuis Carney, en 1972.

L'enregistrement de l'album a été perturbé par de sérieux incidents de santé de Russell (insuffisance cardiaque, pneumonie et problème au cerveau). Le 13 novembre 2016, il ne bénéficie pas de la même chance et s'éteint dans son sommeil. Le rock pleure depuis un de ses plus éminents acteurs et un de ses sujets les plus attachants (RAZOR©).

DISCOGRAPHIE SOLO 70'S.

LP Studio 1 - 1970

 

Leon russell lp

 

LEON RUSSELL

LEON RUSSELL – 1970  5/5

 

Publié en mars 1970 (USA), en avril 1970 (UK).

Produit par Leon Russell.

Durée:38:47.

Label:Shelter Records (USA),A & M (UK).

Genre:pop,rock.

 

S'il n'en reste qu'un...

 

Cet album éponyme (en écoute intégrale ici) est celui par lequel commence la carrière discographique solo de Leon Russell. A ce stade de son parcours, Leon Russell évolue dans l'ombre des stars comme pianiste de session et arrangeur. Il s'est bien lié d'amitié avec un grand nombre de musiciens anglais qui en pincent pour la musique roots américaine comme Eric Clapton, Charlie Watts, Steve Winwood ou encore George Harrison et s'est, par leur intermédiaire, rapprocher d'artistes yankees comme les Bramlett (Delaney & Bonnie), mais il se contente le plus souvent d'évoluer anonymement dans leur giron.

Pourtant Leon Russell ne laisse pas le milieu insensible, aussi quand il fait de la tournée Mad Dogs & Englishmen de Joe Cocker, un véritable succès, le pianiste délaisse les seconds rôles pour s'afficher en pleine lumière. A lui les têtes d'affiche.

Ayant l'opportunité de montrer de quel bois il se chauffe, l'américain décide que le moment est venu de réserver désormais ses talents de musicien, de chanteur et de songwriter à son seul profit. Comme le haut du panier du rock prend un grand plaisir à travailler avec Leon Russell, il ne faut pas insister bien longtemps pour qu'il se retrouve sur le premier jet de leur pote.

La liste des guests présents est éloquente et révélatrice de l'intérêt porté par le milieu à cet artiste très aimé : Mick Jagger, Charlie Watts et Bill Wyman pour les Stones,George Harrison et Ringo Starr pour une maison Beatles en fin de cycle, Delaney et sa Bonnie, Klaus Voorman, bassiste de Manfred Mann, Steve Winwood et Eric Clapton revenus de leur flop avec Blind Faith, le session-man de Nashville Buddy Harman, la filière Grease Band avec Joe Cocker, Chris Stainton et Alan Spenner, les batteurs Jim Gordon (Derek & The Dominos, Traffic) et BJ Wilson (Procol Harum) ainsi que le saxophoniste proche des Beatles et des Beach Boys, Jim Horn. Que du beau linge !

Très beau mélange de ballades et de titres plus rock, proposant une grande variété de styles musicaux (rock, gospel, blues, soul et country), le présent album est un des grands disques de cette année 70 et une pièce majeure de l'écurie Shelter fondée par Russell avec le producteur Denny Cordell à la fin des 60's. Le disque a été acclamé par la public et a trouvé preneur auprès des fans.

Il renferme une part du répertoire gratiné de Leon, comme la ballade 5 étoiles A Song For You, une de ses plus belles oeuvres, comme Dixie Lullaby, Delta Lady, popularisée par Joe Cocker, comme Shoot Out On The Plantation, Hummingbird, Roll Away The Stone ou comme l'énergique I Put A Spell On You et Give Peace A Chance, qui n'ont rien à voir avec leurs versions originelles de Jay Hawkins et John Lennon.

Leon Russell, outre les dispositions pour lesquelles il est jusque là apprécié (multi-instrumentiste doué doublé d'un arrangeur très imaginatif), rajoute une corde à son arc : il est très bon songwriter.

Puissant et talentueux, porté par une voix virile et graveleuse, ce disque est LE disque de leon Russell avec Carney. Y aurait-il une raison suffisante pour que vous n'y soyez pas ? Qui plus est si vous êtes dans un moule Almman Brothers Band... (RAZOR©)

 

1. A Song For You.

2. Dixie Lullaby.

3. I Put A Spell On You.

4. Shoot Out On The Plantation.

5. Hummingbird.

6. Delta Lady.

7. Prince Of Peace.

8. Give Peace A Chance.

9. Hurtsome Body.

10. Pisces Apple Lady.

11. Roll Away The Stone.

 

Leon russell:piano,guitare,basse,chant.

Buddy Hamman,Ringo Starr,Charlie Watts,Jim Gordon,B.J Wilson:batterie.

Klaus Voorman,Alan Spenner,Bill Wyman:basse.

Mick Jagger,Bonnie Bramlett,Joe Cocker,Merry Clayton:choeurs.

George Harrison,Delaney Bramlett,Eric Clapton:guitare.

Jim Horn:saxophone.

Steve Winwood,Chris Stainton:claviers.

LP Studio 3 - 1972

 

Leon russell carney

 

LEON RUSSELL

CARNEY – 1972  5/5

 

Publié en juin 1972.

Produit par Leon Russell,Denny Cordell.

Durée:37:29.

Label:Shelter Records.

Genre:rock,pop.

 

Délica...rney.

 

La pochette de Carney (en écoute intégrale ici) nous dévoile le faciès inquiétant d'un Leon Russell blanc comme la mort face au miroir d'une loge d'artiste. Ce visuel est-il jeté en pâture à des fans et à une presse qui s'inquiètent pour sa santé car l'artiste est porté pâle depuis près d'un an et le concert pour le Bangladesh monté par son pote George Harrison ? Traduit-il la vie et la solitude de clown triste que lui renvoie l'image de pop-star de ce miroir ?

Faut dire que les rumeurs vont grand train depuis que l'Oklahoman affiche un certain laisser-aller physique, résultante de la vie rock & roll excessive menée depuis qu'il est devenu populaire. De cela, il a conscience et, en pleine tournée européenne, s'accorde une pause pour recharger les accus.

Ce privilège réservé aux stars que de ne pas trop se préoccuper de la pitence du lendemain tient au fait que Leon est entré dans la catégorie des grands du rock depuis la publication de l'excellent éponyme de 1970 et de son suivant Leon Russell And The Shelter People (1971), également convaincant.

Aux disques très orientés rock qui précèdent, Carney (1972), préparé pendant sa période de décompression dans l'initimité de son domicile, marque un changement artistique. Ce qui rajoute aux questions qui se posent à son propos.

Introspectif et plus soft, Carney se veut délicieusement mélancolique. Leon Russell joue de l'effet miroir avec bonheur : fleurons de l'album, Tight Rope (11 dans les charts), This Masquerade (top 10 entre les mains de George Benson en 1977) et sa sublime mélodie, Magic Mirror, ainsi que Lots In The Woods ou l'émouvant Me And Baby Jane révèlent un auteur-compositeur-interprète d'une qualité exceptionnelle et d'une belle sensibilité.

Même ses rocks, Roller Derby et If The Shoe Fits, apparaissent ici moins mordants que ceux de l'album précédent qui donnaient la sensation d'être joués en direct. Leon Russell aurait-il soudainement pris conscience de la vacuité de son statut de pop-star ?

Producteur d'un disque (avec Denny Cordell) dont il manie lui-même quasiment tous les instruments malgré l'appui du Shelter People (Jim Keltner, Carl Raddle, Don Preston, Chuck Blackwell, Joey Cooper) et dont le chant va s'améliorant par rapport aux deux LP placés juste avant, Leon Russell se livre ici à quelques expérimentations psychés plutôt bien senties au niveau des arrangements. J'en veux pour preuve le surprenant Acid Annapolis.

Autres faits saillants de Carney, Manhattan Island Serenade et Cajun Love Song terminent merveilleusement bien le travail. Le fascinant, délicat et perspicace Carney, meilleur LP du catalogue placé au Billboard 200 (N°2)/1972), est un très grand album du regretté Russell. Son écoute est reposante (RAZOR©).

 

1. Tight Rope.

2. Out In The Woods.

3. Me and Baby Jane.

4. Manhattan Island Serenade.

5. Cajun Love Song.

6. Roller Derby.

7. Carney.

8. Acid Annapolis.

9. If The Shoe Fits.

10. My Cricket.

11. This Masquerade.

12. Magic Mirror.

 

Leon Russell:chant,guitare,basse,piano.

Don Preston:chant,guitare.

Joey Cooper:guitare.

Carl Radle:basse.

Chuck Blackwell,Jim Keltner:batterie.

John Gallie:orgue.

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