Levon Helm.

BIOGRAPHIE.

 

LEVON HELM/Elaine (Arkansas – USA)

 

Levon helm batterie

 

Né MarK Levon Helm à Elaine (Arkansas), le 26 mai 1940, décédé le 19 avril 2012 à New York (USA).

Actif entre 1957 et 2012.

Labels:Capitol,MCA.

Genre:folk,pop,rock,Americana.

Site internet:levonhelm.com

 

Les Midnight Rambles pour thérapie.

Diagnostiqué avec un cancer de la gorge en 1998, Levon Helm, ancien batteur des Hawks et du Band, acteur dans des films dramatiques après la rupture de ce dernier, s'est éteint le 19 avril 2012 entre les murs du Memorial Sloan-Kettering Cancer Center de New York.

Seul membre américain du backing band canadien de Bob Dylan, ce musicien-chanteur, quand il est avisé de son cancer, n'a alors pas la possibilité de supporter le coût très lourd de la thérapie (27 traitements de radiothérapie). Soit il souscrit aux soins et hypothèque sa maison, au risque de se retrouver du jour au lendemain à la rue, soit il renonce et l'issue, hélas écrite, serait plus rapide.

L'idée germe alors de financer le traitement menant à sa guérison par des concerts et des sesssions organisés autour de son lieu de résidence de Woodstock et de son studio (The Barn), à quelques encâblures de Big Pink, là même où le Band a écrit, avec et sans Dylan, ses plus belles pages. C'est sur ce terreau célèbre que, dès la fin de 2003, Levon et divers musiciens invités se réunissent autour des Midnight Rambles.

Grâce à elles, l'ancien Hawks réunit l'argent nécessaire pour honorer ses factures médicales et, dans le même élan, relancer une carrière ralentie par la maladie. Malgré une rémission de son cancer lui permettant de recouvrer sa voix à 80%, Levon Helm succombe au mal ; les Rambles sont depuis devenues un spectacle régulièrement prisé, le public se montrant toujours très enthousiaste et fidèle à l'égard de ces réunions et de ce qui en émerge.

Levon helm the hawks 19631963 : les Hawks passent sous l'égide de Levon Helm.

Levon helm the bandLe seul américain du Band.

Levon helm 1troUn être aimé de tous.

Levon helm 2Un musicien apprécié dans le milieu.

Levon helm rick dankoMulti-instrumentiste aussi (avec Rick Danko).

Levon helm studios woodstockThe Barn, ses studios de Woodstock...

Levon helm studio woodstock inside...théâtre des Mighnight Rambles.

Levon helm cancerLe 19 avril 2012, Levon Helm nous quitte.

Levon helm bioUne biographie signée Stephen Davis.

Entre arkansans...

Natif d'Arkansas en mai 1940, Levon Helm grandit dans un milieu familial où la musique est très présente. Entre les disques et les radios country et blues écoutées par les parents, des producteurs de coton, les spectacles auxquels il assiste en leur compagnie, le jeune Mark Lavon est rapidement contaminé par le virus musical.

Dès 8/9 ans, il se laisse séduire par la guitare et l'harmonica pour lesquels il prend des cours avant, 3 ans plus tard, de constituer un duo avec sa sœur.

Son basculement vers la batterie se fait quand il tombe sous le charme des batteurs de l'époque et notamment celui officiant avec le King, DJ Fontana, ou avec Jerry Lee Lewis, comme Jimmy Van Eaton. James Peck Curtis du King Biscuit Entertainers (avec Sonny Boy Williamson II) est une autre de ses influences.

Il jette donc son dévolu sur ce poste qui, alors qu'il est encore au lycée, lui permet de battre pour son propre compte, via le Jungle Bush Beaters avant, plus tard (en 1958), d'épouser une carrière dans la musique en intégrant le groupe de Ronnie Hawkins, un arkansan comme lui, qui tourne au Canada et sur la scène de Toronto plus particulièrement, où il rencontre un énorme succès.

Le marchepied du Band.

Au début et tant qu'il est encore scolarisé, il n'y prend part que le week-end avant de devenir membre à temps complet et de s'installer à Toronto. Après quelques mouvements de personnel et quelques années de formation, les Hawks de Ronnie et de Helm se stabilisent autour d'un line-up complété par quatre canadiens, tous originaires de l'Ontario et tous multi-instrumentistes et chanteurs : Robbie Robertson, Garth Hudson ainsi que les regrettés Richard Manuel et Rick Danko.

Après s'être séparés de Hawkins, les Hawks continuent dès 1963 sous Levon Helm & The Hawks, puis sous the Canadian Squires.

Finalement, le groupe revient à son nom d'origine et les Hawks, après que Bob Dylan ait pris le monde musical à revers en électrifiant son folk (Newport 65), deviennent son backing band pour sa tournée américaine qui doit débuter le 24 septembre 1965 à Austin.

La rencontre capitale avec le Dylan électrique.

Cette rencontre entre les Hawks et Dylan se fait mi-septembre, au Coq d'Or Tavern de Toronto. Elle s'avère capitale pour les Hawks qui, après une audition, sont retenus pour accompagner en tournée un Bob Dylan séduit par le traitement électrique fait de ses chansons par les Byrds. La formation change alors de nom : les Hawks deviennent Bob Dylan And The Band.

En étant associés au nouveau son du Zim, ils vont être tenus pour complices de la haute trahison opérée par le folk-singer (1965). Fatigué par le rythme et les abus (amphétamines) de la tournée, écoeuré par l'hostilité du public et découragé par les critiques de la presse, Levon Helm quitte ses partenaires et revient en Arkansas un mois après le début de la tournée.

Il n'est pas des derniers concerts de l'année 1965 ainsi que du tour mondial organisé en 1966 ; il est successivement remplacé par Bobby Gregg, puis par Sandy Konokoff et par Mickey Jones. Pendant deux ans, Levon préfère aller travailler sur une plate-forme pétrolière dans le golfe du Mexique.

Fin juillet 1966, Bob Dylan est immobilisé par un accident de voiture, amenant le groupe à se mettre en congé temporaire et, dès février 1967, à se rapprocher de celui qui les emploie. Le Band s'installe alors à proximité de Woodstock, dans la célèbre Big Pink de West Saugerties et rappelle son batteur en octobre 1967.

L'époque Big Pink.

Lieu de vie communautaire, cette maison, quasiment tous les jours, sert de cadre à l'enregistrement des Basement Tapes de Dylan, des pièces objets de bootlegs avant d'être officialisées en 1975.

Cette retraite forcée est mise à profit par les musiciens pour écrire aussi leurs propres chansons ; elles vont donner le style et la direction prise par le Band, auquel Helm tente vainement d'opposer le nom des Crackers (utilisé pour un concert-hommage à Woodie Guthrie en janvier 1968).

Ce travail collectif donne l'alchimie si particulière que l'on retrouve dans l'oeuvre du Band, forte d'une discographie de 10 LP, globalement brillante à une ou deux unités près.

Celle-ci se concentre essentiellement dans la tierce vinylique initiale (Music From Big Pink/1968, The Band/1969 et Stage Fright/1970), autour d'une synthèse qui lui est spécifique, de country, de folk, de blues, de rock et de soul.

Batteur, mais aussi multi-instrumentiste et chanteur.

Dans ce collectif, Levon Helm, multi-instrumentiste, fait montre d'un jeu de batterie précis et chaloupé, mais collabore aussi à la mandoline, la guitare rythmique, occasionnellement à la basse quand Danko est au violon, et surtout vocalement. Il partage le chant et les harmonies avec Rick Danko et Richard Manuel.

Son chant sur The Weight contribue à faire du titre de Robbie Robertson un des plus grands succès du Band et une des chansons ayant le plus influencé la musique populaire américaine.

N°41 au classement Rolling Stone des 500 meilleures chansons de tous les temps, ce morceau est la vitrine de l'Arkansan qui, quand Richard Manuel connaît ses problèmes de santé (alcool et drogues) et que l'écriture s'ancre dans une direction plus sudiste, devient le chanteur principal avec Rick Danko.

Il apporte alors au chant un délicieux et truculent accent de l'Arkansas, une voix joliment nasillarde.

C'est le cas dès le deuxième album, l'éponyme The Band (septembre 1969), le graal du groupe, sur lequel il assure le chant principal sur quatre titres (Up On Cripple Creek, Rag Mama Rag, The Night They Drove Old Dixie Down et Jemima Surrender).

Tensions entre Robbertson et Helm.

L'état d'esprit créateur et collégial animant le Band se fissure rapidement. Si Stage Fright est encore épargné, la suite discographique traduit les problèmes en interne, quand Robbie Robertson met la main sur le groupe.

Cette tension est surtout palpable entre ce dernier et Levon Helm qui, bien qu'ils ne s'entendent plus, font encore un bout de chemin ensemble sous l'étendard du Band.

Une fois rétabli, Dylan réactive la formation pour une tournée du 3 janvier au 14 février 1974, mais ne peut empêcher le groupe, sous la contrainte de Robertson qui veut orienter la formation vers une unité de studio uniquement, de se saborder, le 25 novembre 1976, en organisant son concert d'adieu au Winterland de San Francisco (The Last Waltz/1978), filmé par Martin Scorcese.

Levon Helm est resté au sein du Band jusqu'à son terme. Après son éclatement, le batteur-chanteur rebondit sur deux axes : une carrière solo et le cinéma.

Levon helm amy helm

« Mon père était le meilleur professeur. Il n'avait en tête qu'un souci : faire de la musique. Le reste ne l'intéressait pas. Etre à ses côtés pendant 10 ans dans le groupe des Rambles et monter les spectacles avec lui, ont changé ma manière de voir les choses. Son humilité m'a influencée et m'a permise de me former en tant que musicien, comme ce fut le cas de beaucoup de musiciens qui ont pu jouer avec lui. » (Amy Helm)

Entre carrière solo et cinoche.

Côté musique, il enregistre, en 1977, dans son studio de Woodstock (RCO Producting) un bon premier album de reprises, sous le nom de Levon Helm & The RCO All-Stars, un projet festif par lequel il réunit un parterre de musiciens triés sur le volet : Dr John (Mac Rebenmack), Paul Butterfield, Booker T. Jones et ses deux MG's de la Stax, Steve Cropper et Donald Duck Dunn, la section de cuivres du Saturday Night Live à savoir Alan Rubin, Lou Marini, Tom Malone et Howard Johnson, ses anciens partenaires de la période Hawks, Henry Glover et Fred Carter Jr, ses collaborateurs d'hier, Robbie Robertson et Garth Hudson, constituent ce plateau stellaire.

Un tout aussi convaincant album éponyme suit en 1978. Deux ans plus tard, après avoir épousé Sandra Dood (1981), son LP American Son (MCA/1980), country-rock, est acclamé par la critique. Un second opus éponyme est publié en 1982 pour le compte de Capitol. Il est son dernier avant Dirt Farmer sorti en 2007.

Il consacre les 80's et 90's au cinéma où on le retrouve à l'affiche de Coal Miner's Daughter (1980), de The Right Stuff (1983), The Dollmaker (1984), End Of The Line (1988), Staying Together (1989), Fire Down Below (1997) et de The Adventures Of Sebastian Cole (1998).

Le Band s'étant réuni en 1983, Levon Helm est bien évidemment de l'aventure. C'est même lui qui, avec Rick Danko, réactive le groupe et ce, d'autant que Robbie Robertson refuse de s'y joindre. La nouvelle incarnation du Band est sans commune mesure avec la formation légendaire d'il y a 4, voire 5 ans. Néanmoins, elle se fait plaisir et tourne avec les moyens du bord.

Cette incarnation élargie à d'autres musiciens dure jusqu'en 1999 à la mort de Rick Danko. Elle a le malheur de subir préalablement la perte de Richard Manuel qui se suicide dans sa chambre d'hôtel après un concert à Winter Park en Floride (4 mars 1986). C'est à cette époque que Levon apprend pour son cancer.

Rescapés du Band d'origine, intronisé au Rock & Roll Hall Of Fame en 1994, Levon Helm, Rick Danko et Garth Hudson permettent à la discographie du groupe de s'enrichir de nouvelles pièces : Jericho (1993), High On The Hog (1996) et Jubilation (1998).

Une carrière qui finit en grammy.

Dans la seconde partie des années 2000, le catalogue personnel de Levon Helm se pare, quant à lui, d'un excellent Dirt Farmer (2007), grammy du meilleur album folk traditionnel 2008. Son dernier opus, Electric Dirty (2009) remporte également un grammy (meilleur album Americana/2010).

Une biographie de Stephen Davis (This Wheel's on Fire), en 1993, retrace l'accession à la gloire du Band et de son fameux batteur. On y apprend toutes les frictions entre Helm et Robertson. Fâchés, les deux hommes se sont revus alors que le malade est en phase terminale.

Très ému, Robertson fait alors cette confidence : « Je suis tellement heureux de l'avoir revu une dernière fois. Tu vas beaucoup me manquer ; je t'aimerai toujours. » Levon pouvait partir apaisé (RAZOR©)

DISCOGRAPHIE 60'S/70'S THE BAND.

LP Studio 1 - 1968

 

Band music from big pink

 

THE BAND

MUSIC FROM BIG PINK  - 1968  5/5

 

Publié le 1er juin 1968.

Produit par John Simon.

Durée:42:22.

Label:Capitol Records.

 

11 titres, 11 pépites.

 

Sorti chez Capitol Records durant l’été 1968, Music From Big Pink (en écoute intégrale ici) débute la carrière discographique en nom propre de la formation canado-américaine The Band constituéé aux 4/5 de canadiens, l’élément américain étant Levon Helm, son batteur.

Ce groupe est culte et a influencé une foultitude de musiciens autant que suscité la vocation chez d’autres. Big Pink était le nom donné à la maison communautaire rose des environs de Woodstock (West Saugerties) dans laquelle ont habité les membres des Hawks, mouture qui, en 1965/66, accompagne alors Bob Dylan sur scène, lors de son passage à l’électricité avant de prendre le nom de The Band. Bob Dylan ayant été victime d’un accident de moto, selon la controversée version officielle, le Band se rapproche du Zim pour continuer à travailler dans les meilleures conditions. Avec le Zim, ils travaillent à l’enregistrement de plusieurs titres compilés sous l’appellation The Basement Tapes (1967).

L’album Music From Big Pink inclut différents styles musicaux qui vont du rock au folk, de la country à la soul music. Maniant avec autant de bonheur tous les instruments, les membres du Band chantent aussi en solo ou en harmonie. Ce n’est donc pas le fruit de la providence si l’on retrouve sur cet album, parmi 11 titres sublimes, des morceaux signés du Père Zimmermann : I Shall Be Released, Tears Of Rage (co-signée avec Richard Manuel) et This Wheel’s On Fire (avec Rick Danko) et dont Julie Driscoll et Brian Auger firent un hit en Angleterre la même année.

Deux titres se dégagent toutefois, The Weight, morceau qui évoque la drogue et qui deviendra l’hymne de la contre-culture, et Chest Fever à l’introduction qu’un orgue rend plutôt morbide.

The Band est groupe de rock exceptionnel et Music From Big Pink un album légendaire à la beauté rustique, même s’il fait un flop à sa parution. Il reste indéboulonnable parmi les trente meilleurs albums de tous les temps de la musique rock. Je ne vous en dis pas plus, les chiffres étant implacables (RAZOR©).

 

1. Tears Of Rage.

2. To Kingdom Come.

3. In A Station.

4. Caledonia Mission.

5. The Weight.

6. We Can Talk.

7. Long Black Veil.

8. Chest Fever.

9. Lonesome Suzie.

10. This Wheel’s On Fire.

11. I Shall Be Released.

 

Rick Danko:violon,basse,chant.

Levon Helm:batterie,guitare acoustique,percussions,chant.

Garth Hudson:orgue,piano,saxophone.

Richard Manuel:piano,orgue,batterie,chant.

Jaime Robbie Robertson:guitare,chant.

John Simon:saxophone baryton,piano.

 

LP Studio 2 - 1969

 

The band album coverart

 

THE BAND

THE BAND – 1969  5/5

 

Publié le 22 septembre 1969.

Produit par John Simon.

Durée:43:50.

Label :Capitol Records.

 

Le Band récidive.

 

Quesaco, The Band ? The Band, avant d’être The Band et de croiser la route de Bob Dylan dont il va devenir le groupe de scène attitré était un groupe de bars qui évoluait sous l’identité des Hawks.

Groupe d’une  cohésion remarquable, le Band est une des plus belles associations de musiciens du rock mais on en sous-estime souvent la potentialité qui fut la sienne. Admettre aujourd’hui que The Band  est devenu un des groupes majeurs de l’histoire du rock est d’une telle banalité. Le Band est légendaire et intemporel.

L’album éponyme The Band (en écoute intégrale ici) leur deuxième, sorti en 1969, aurait dû éveiller les soupçons du potentiel de la bande à Robertson et Danko. Surtout dans le sillage d’un monumental LP comme Music From Big PInk. Récidiver dans le haut niveau appelle certains commentaires élogieux. On n’a pas à faire à de la bleusaille et l’éponyme de 69 ne fait que confirmer le statut de gros groupe du Band. Seulement, voilà, ça ne se vend pas cette affaire.

En l’occurrence, il est vrai que la pochette de l’album n’incite pas plus à l’achat aujourd’hui qu’hier. Mais aujourd’hui, on sait. A l’époque, on était en droit de se demander qui étaient ces gars aux gueules pas très inspirées. Pas inspiré, mon c… !

Et comment qu’ils nous ont bluffé ces souliers de bœuf (gaillards), des zikos hors normes qui pratiquent de tous les instruments et se les échangent même. Leurs chansons sont de toute beauté et leur musique puise ses racines dans le folklore, le rock, le blues et la country. Leurs compositions sont fignolées, leurs harmonies vocales ajustées et belles. C’est original, concis et ça carbure grave à l’émotion.

The Band ne ressemble à aucun autre groupe. Il a son identité propre. Le Band, c’est le Band, point barre. Groupe mythique et uni comme les doigts de la main, il aura fallu la drogue et l’alcool pour foutre le bocson dans cette équipe soudée, jusqu’à les séparer en 1976, mais avant cela, il y aura eu ce chef d’œuvre dont huit des douze titres reviennent à Robbie Robertson. Les autres s’appelaient Gerth Hudson, Richard Manuel, Levon Helm, Rick Danko. 45ème du Rolling Stone magazine, si ça ne vous parle pas, moi si (RAZOR©). 

 

1. Across The Great Divide.

2. Rag Mama Rag.

3. The Night They Drove Old Dixie Down.

4. When You Awake.

5. Up On Cripple Creek.

6. Whispering Pines.

7. Jemima Surrender.

8. Rockin' Chair.

9. Look Out Cleveland.

10. Jawbone.

11. The Unfaithful Servant.

12. King Harvest (Has Surely Come).

 

Jaime Robbie Robertson:guitare.

Garth Hudson:orgue,piano,accordéon,saxophones,trompette.

Rick Danko:chant,basse,violon,trombone.

Levon Helm:chant,batterie,mandoline,guitare.

Richard Manuel:chant,piano,batterie,saxophone,harmonica.

John Simon:tuba,piano électrique,cors.

 

LP Studio 3 - 1970

 

Band stage fright

 

THE BAND

STAGE FRIGHT – 1970  4/5

 

Publié le 17 août 1970.

Produit par The Band.

Durée:35:41.

Label:Capitol Records.

 

Différent mais encore bon.

 

Paru en 1970, Stage Fright (en écoute intégrale ici) est le troisième album du Band. Il se situe  après les deux phénoménaux opus qu’ont été, chronologiquement Music From Big Pink (1968) et The Band (1969). Le groupe américano-canadien (ou canado-américain, vous avez le choix) pond un album autoproduit dont le titre prête à confusion.

« Peur de la scène », c’est ainsi que l’on pourrait traduire Stage Fright, pourrait laisser penser que le contenu du disque est un live. C’est bel et bien un album studio et il a été disque d’or, en dépit d’une pochette qui n’invite pas à l’achat. Le contenu, par contre, oui. Il renferme des titres qui figurent dans le haut du répertoire du groupe.

Todd Rundgren y officie, en partie, comme ingénieur du son, la volonté des membres étant de produire un autre son que celui des albums précédents. The Band tombe le masque et livre des chansons plus personnelles. Les textes sont plus sombres et plus troublants. Son thème dominant est l’autodestruction.

Le claviériste Richard Manuel, l’âme artistique du Band (un homme triste et manquant souvent de motivation pour des problèmes d’addiction à l’alcool), y va de deux chansons coécrites avec Jaime Robbie Robertson : Sleeping, accrocheur, romantique et funny (sur la solitude et l’isolement), et le complexe Just Another Whistle Stop. C’était lui qui œuvrait en la matière jusqu’alors. Souvenons-nous de son Tears Of Rage notamment. Ce sera les dernières chansons. Robertson prendra ce rôle à son compte dès le prochain album.

Parmi les morceaux  de cet album, j’aime le nostalgique, désespéré et brillant Strawberry Wine, une sombre histoire d’ivrogne. Robertson visait-il Manuel l’alcoolique, l’autodestructeur qui se suicidera une quinzaine d’années plus tard ? Ce titre met en avant un très bon Levon Helm au chant (il a cosigné ce titre avec Robertson). Je retiens également Stage Fright, biographique plutôt dur qui évoque les vicissitudes de l’argent et de la gloire.

Parmi les autres faits marquants du disque, j’ai un faible pour le son « Creedence » que l’on retrouve sur Time To Kill ainsi que pour The Rumor, poignant, qui clôt le disque sur un Manuel à la voix vraiment extraordinaire, et à un degré moindre, pour la détente, la cool ballade de Robertson qu’est All La Glory, traitant de la naissance de sa fille.

Les travaux de cet album diffèrent nettement de la production antérieure. Les seuls titres à demeurer dans la filière de Music From Big Pink ou The Band sont Daniel And The Sacred Harp et The W.S Walcott Medicine Show. Certains signes révèlent des failles et des clans qui se forment au sein de cette formation lesquels vont engendrer, à terme, des problèmes entre les membres.

Les harmonies vocales qui faisaient la beauté de leurs interprétations sont reléguées au second plan. Stage Fright est un disque de rock & roll brillant, avec des acteurs brillants et polyvalents au niveau instrumental. Chacun joue au moins de deux instruments sur cet album : le piano et l’orgue pour Garth Hudson (qui touchait au sax et à l’accordéon), la batterie pour un Levon Helm (mais aussi la guitare et surtout le chant) affecté par des problèmes de drogue. Idem pour Rick Danko le bassiste, Richard Manuel (claviers, batterie, chant), Jaimie Robertson. Du bon Band, mais différent (RAZOR©)

 

1. Strawberry Wine.

2. Sleeping.

3. Time to Kill.

4. Just Another Whistle Stop.

5. All La Glory.

6. The Shape I'm In.

7. The W.S. Walcott Medicine Show.

8. Daniel and the Sacred Harp.

9. Stage Fright.

10. The Rumor.

 

Rick Danko:basse,violon,chant.

Levon Helm:batterie,guitare,percussions,chant

Garth Hudson:orgue,piano électrique,accordéon,saxophone ténor.

Richard Manuel:piano,orgue,batterie,clavinet,chant.

Jaime Robbie Robertson:guitare,cithare.

 

LP Studio 4 - 1971

 

The band cahoots

 

THE BAND

CAHOOTS – 1971  3,5/5

 

Publié en septembre 1971.

Produit par The Band.

Durée:46:41.

Label:Capitol.

Genre:rock.

 

Pas le moment de déBANDer !

 

Cahoots est le quatrième sur la liste des LP. Enregistré à Woodstock et sorti en septembre1971, on a laissé une formation en proie à des problèmes internes. Manuel est de plus en plus imbibé, Helm de plus en plus accro à l’héro ; Robertson accroît son envergure à l’écriture au point que les autres sont étouffés, quand ils ne sont pas carrément écartés des crédits du Band.

Le Band est en plus qu’en transition et, en filigrane de Stage Fright, l’album précédent, on devine bien que quelque chose de pas joli-joli se trame. Arrive Cahoots, vivement espéré par des fans. Cahoots n’a pas l’éclat de ses grands frères. Il part des tous les sens, le groupe s’éparpille comme s’il tente de nouvelles expériences. Il conserve toujours sa puissance légendaire, mais le rendu est mitigé.

Le résultat est partagé, mais, convenons-en, le Band, jusqu’à cette année 71, a placé la barre à une telle hauteur que le niveau ne peut que baisser. Dans les bons papiers de ce disque, on mettra le mouchoir sur le morceau d’entame Life Is A Carnival, un bel effort collectif dans le contexte ambiant (Danko, Helm, Robertson), When I Paint My Masterpiece (une bonne reprise de Dylan) qui se distingue par de bons arrangements accordéon/mandoline, 4% Pantomime (la musique n’est pas terrible mais Van Morrison, qui vient faire la pige en duo avec Manuel, chanterait l’annuaire des PTT que ça en serait beau). C’est une des vraies attractions ici, car l’irlandais du début des seventies est une star du moment et une star au sommet de sa forme.

Dans le registre de l’agréable, relevons l’énigmatique The Moon Struck One et  Where Do We Go From Here. Les compositions de Robertson, moins bien inspiré que d’habitude (qui a signé l’ensemble de l’album), faisant appel à certains accords complexes, à certaines structures plus fouillées, il en résulte des pistes plus compliquées à assimiler. Seuls le temps et l’écoute parviennent à saisir un Band parfois déroutant, mais jamais inintéressant. 

Thinkin’ Out Loud, The River Hymn, Volcano et Smoke Signal appartiennent au lot des bonnes pistes mais qui ne dégagent pas d’émotion particulière. Le reste n’est pas digne d’intérêt (Last Of The Blacksmiths - sauf le solo de guitare - et Shoot Out In Chinatown).

Cet album est assez expérimental, et constitue une curiosité dans le paysage musical du Band. En s’y habituant, on accorde à Cahoots un peu certain crédit. Disons que Cahoots est un milieu de gamme + des canado-ricains. Pas inintéressant, mais peut-être pas la meilleure entrée en matière pour se familiariser avec ce groupe (RAZOR©).

 

1. Life Is a Carnival.

2. When I Paint My Masterpiece.

3. Last of the Blacksmiths.

4. Where Do We Go from Here?

5. 4% Pantomime.

6. Shoot Out in Chinatown.

7. The Moon Struck One.

8. Thinkin' Out Loud.

9. Smoke Signal.

10. Volcano.

11. The River Hymn.

 

Rick Danko:basse,chant.

Levon Helm:batterie,mandoline,chant.

Garth Hudson:orgue,piano,saxophones.

Richard Manuel:piano,batterie,orgue,slide guitare,chant.

Robbie Robertson:guitare,piano.

Van Morrison:duo chant sur 5.

 

LP Live 1 - 1972

 

Band rockofages

 

THE BAND IN CONCERT

ROCK OF AGES – 1972  4/5

 

Publié le 15 août 1972.

Enregistré à l’Academy Of Music New York du 28 au 31.12.1971.

Produit par The Band.

Durée:78:19.

Label:Capitol Records.

Genre:roots rock.

 

Depuis le temps qu’on l’attendait.

 

Le Live était indispensable. Il fallait y venir. Il n’était pas convenable pour un groupe de ce calibre de ne pas satisfaire son public avec le seul élément qui manque alors à son catalogue : le live. D’autant que le Band, groupe de soutien des tournées du Dylan branché sur secteur, c’est de la grosse cavalerie.

Délaissant les studios, le Band a sorti ce Rock Of Ages (en écoute intégrale ici) en août 1972, soit quatre ans après son premier album Music From Big Pink. Il a été enregistré durant une série de concerts fin décembre 1971 à New York. Franchement, c’est très bon.

Le groupe est alors en pleine forme malgré les problèmes de drogue et d’alcool de certains de ses ouailles. La prestation d’ensemble est excellente.

Le Band reprend des titres comme The Night They Drove Old Dixie Down dont Joan Baez a fait un hit, qu’il combine avec des reprises comme le Don’t Do It des Four Tops, ce célèbre quartet américain sous label Motown (années 60). C’est plein de virtuosité, de maîtrise et de vie. Une section de cuivres a été rajoutée qui donne encore plus de gaieté et de vie à ce concert. Et dire que Robertson était mort de trac en public…

Double LP, 17 titres, vous en avez pour plus d’une heure de rock, country, blues, free jazz, folk. Ce live en annonce un autre : The Last Waltz, leur concert d’adieu de 1978. Chut, je n’en dirais pas plus. Du grand art mais on verra ça en temps et en lieu (RAZOR©).

 

1. Introduction.

2. Don't Do It.

3. King Harvest.

4. Caledonia Mission.

5. Get Up Jake.

6. The W. S. Walcott Medicine Show.

7. Stage Fright.

8. The Night They Drove Old Dixie Down.

9. Across The Great Divide.

10. This Wheel's On Fire.

11. Rag Mama Rag.

12. The Weight.

13. The Shape I'm In.

14. The Unfaithful Servant.

15. Life Is a Carnival.

16. The Genetic Method.

17. Chest Fever.

18. (I Don't Want To) Hang Up My Rock and Roll Shoes.

 

Rick Danko:basse,violon,chant.

Levon Helm:batterie,mandoline,chant.

Garth Hudson:orgue,piano,accordéon,saxophones.

Richard Manuel:piano,orgue,clavinet,batterie,chant.

Robbie Robertson:guitare,chant.

Howard Johnson:tuba,euphonium,saxophone.

Snooky Young:trompette,cor.

Joe Farrell:saxophones,cor anglais.

Earl McIntyre:trombone.

J. D. Parron:saxophone,clarinette.

 

LP Studio 5 - 1973

 

Band moondog

 

THE BAND

MOONDOG MATINEE – 1973  4/5

 

Publié le 15 octobre 1973.

Produit par The Band.

Durée:35:09.

Label:Capitol Records.

Genre:rock.

 

Comme au bon vieux temps.

 

Pour le disque qui nous intéresse, Moondog Matinee (en écoute intégrale ici), sixième album du nom de 1973, il est constitué de reprises de Sam Cooke, Chuck Berry, Elvis Presley, Fats Domino, Buck Ram.

Par amour du blues et du rythm & blues, le groupe projette tout simplement de rendre hommage aux idoles qui leur ont permis de faire leurs premiers pas dans la musique, dans les années 60 quand ils évoluent alors dans des petites salles pour gagner une poignée de figues par soirée.

On ne sautera pas de joie au plafond à l’écoute ou à la découverte de Moondog Matinee. Il a, cependant, le mérite d’exister et de faire partie du catalogue du Band. Certains artistes s’en satisferaient. Mais n’espérez rien de ce disque qui est un objectif bien modeste de la bande à Robertson et consorts. Il est vrai qu’une durée de 35 minutes avec des titres empruntés à d’autres, ça fait désordre et cossard, ça n’est pas très motivant.

Mais tout travail mérite respect, alors respectons. N’oublions pas que The Band tourne parallèlement sur les tournées du Zim, ce qui lui laisse moins de temps. Globalement, c’est bien restitué et ressenti. Le groupe est cohérent pour les besoins du disque, et ce, en dépit des tensions. Rien ne transparaît. Mais n’attendez aucune surprise, aucun grand moment.

De mes diverses écoutes, j’ai éprouvé un élan de sympathie pour A Change Is Gonna Come et The Great Pretender (Buck Ram) que de nombreux artistes ont également repris. L’album révèle aussi une reprise de l’instrumental d’Anton Karas qui a servi de thème pour le film « Le troisième homme/Third Man Theme).

Le Band, au travers de ce LP revisite la musique américaine, ses classiques et ses idoles à une époque où le rock & roll retrouvedes couleurs aux States (fin 60, début 70). C’est sincère, chaleureux et plaisant mais à dose homéopathique. Simple question : et si cet album était tout simplement un leurre pour masquer le manque d’inspiration de Robertson ? Je ne sais pas. Qu’en pensez-vous ? (RAZOR©)

 

1. Ain't Got No Home.

2. Holy Cow.

3. Share Your Love (With Me).

4. Mystery Train.

5. Third Man Theme.

6. The Promised Land.

7. The Great Pretender.

8. I'm Ready.

9. Saved.

10. A Change Is Gonna Come.

 

Rick Danko:basse,guitare rythmique,chant.

Levon Helm:batterie,basse,guitare rythmique,chant.

Garth Hudson:orgue,piano,accordéon,synthétiseur,clavinet,saxophone.

Richard Manuel:piano,batterie,chant.

Robbie Robertson:guitares.

Billy Mundi:batterie sur 1 et 4.

Ben Keith:pedal steel sur 6.

 

LP Studio 6 - 1975

 

Band norther lights southern cross

 

THE BAND

NORTHERN LINES – SOUTHERN CROSS 1975  4/5

 

Publié en novembre 1975.

Produit par The Band, Cheryl Pawelski.

Durée:40:40.

Label:Capitol Records.

Genre:Roots rock,Americana.

 

Costaud !

 

Depuis l’album Cahoots, publié en 1971, la formation américano-canadienne n’avait plus produit d’albums studio alimenté avec ses propres compositions. Entre temps, The Band y est allé de son premier live (Rock Of Ages -1972), puis a publié, en 1973, Moondog Matinee, un disque de reprises de standard de R & B, tout en officiant sur les tournées de Bob Dylan dont il était le groupe de scène.

Northern Lines – Southern Cross (en écoute intégrale ici) est donc le premier disque avec des originaux du groupe depuis 4 ans. Le Band effectue, en quelque sorte, un retour sur le devant de la scène. Il est plutôt réussi.

C’est Robbie Robertson qui se colle à l’écriture de toutes les chansons. Dès ses premières notes de Forbbiden Fruit, un rock dans le style Stage Fright, ce septième opus s’annonce prometteur ; il tiendra parfaitement ses engagements à 8 reprises.

Enregistré en Californie, dans leur studio flambant neuf et avec des technologies novatrices, Northern Lines – Southern Cross abrite quelques pistes de la meilleure veine comme le magnifique et saisissant It Makes No Difference  avec un Danko qui assure le chant, la ballade magique Hobo Jungle, le fantastique et émouvant Acadian Driftwood (assurément un des meilleurs morceaux de Robertson qui en a encore sous le pied, question écriture), l’amusant Ophelia (succès mineur en single), le funny Ring Your Bell (au chant Manuel, aux chœurs, Danko et Helm), le brillant Jupiter Hollow (Helm au chant).

Le seul bémol concerne le dernier titre Rags And Bones. Même avec un bon Richard Manuel au chant, il semble légèrement en retrait. Le travail est propre, bien fait. Les voix retrouvent du volume et de la justesse ; les musiciens, multi-instrumentistes, sont des virtuoses, le son est excellent.

Les technologies nouvelles apportent une qualité et une curiosité supplémentaires. Le disque est sincère, bluffant, car personne ne croyait le Band capable de revenir à un tel niveau. Ce retour en force a été très apprécié, cette formation (qui a inspiré une multitude d’artistes et de groupes) nous ayant habitués à de grands moments. Aujourd’hui encore, cet album n’a pas pris une ride. C’est un incontournable de la bande à Danko, Helm et Robertson qu’il faut avoir. Costaud ! (RAZOR ©)

 

1. Forbidden Fruit.

2. Hobo Jungle.

3. Ophelia.

4. Acadian Driftwood.

5. Ring Your Bell.

6. It Makes No Difference.

7. Jupiter Hollow.

8. Rags And Bones.

 

Rick Danko:basse,guitare,violon,harmonica,trombone,chant.

Levon Helm:batterie,guitares,mandoline,piano,claviers,chant.

Garth Hudson:orgue,claviers,accordéon,saxophones,basse,cuivres.

Richard Manuel:piano,claviers,congas, orgue,clarinette,batterie,chant.

Robbie Robertson:guitares,basse,piano,claviers,clarinette.

 

LP Studio 7 - 1977

 

Band islands 2

 

THE BAND

ISLANDS – 1977  3/5

 

Publié le 15 mars 1977.

Produit par The Band.

Durée:35:15.

Label:Capitol Records.

Genre:rock.

 

Terminus. Tout le monde descend.

 

Album de 1977, Islands (en écoute intégrale ici) est le huitième du Band, son septième studio. Théoriquement, la carrière de ce groupe est terminée depuis le concert d’adieu de novembre 1976 (The Last waltz). Danko et Helm travaillent déjà sur des projets personnels. C’est fini, en théorie seulement, car, pour des raisons contractuelles avec Capitol Records, le Band continue à produire un album studio : Islands.

Plus exactement, un album qui réunit des titres non utilisés du groupe.  N’ayant pas la cohérence d’un travail habituel de studio, il est accueilli moyennement et à juste titre. Il est le dernier round du Band et on sent un Robertson fatigué et contraint, à l’écriture et à la guitare. Il n’est pas inintéressant pourtant.

Pour un disque à vocation promotionnelle destiné à introduire le film à venir (The Last Waltz), beaucoup s’en contenterait. L’effort consenti est louable, mais ça n’est pas la panacée pour autant. Il y a quelques chansons accrocheuses comme Knocking Long John, Let The Night Fall, Street Walker, Ain’t That A Lot Of Love, The Saga Of Pepote Rouge, et le final Livin’ In A Dream. L’instrumental Islands est aérien, Christmas Must Be Tonight, Right As A Rain (qui ne ressemble pas au Band) passent également très bien.

L’intérêt de cet album vaut aussi par l’émotion et la qualité du chant de Richard Manuel. Sa voix, meurtrie par les interdits de la vie, y met beaucoup de cœur, notamment  dans la reprise plus qu’agréable de Georgia On My Mind.

Cet album n’a pas rempli le portefeuille de ses acteurs, mais n’est pas le mouton noir du catalogue non plus. Vraisemblablement sous-estimé et boudé, la critique n’a pas hésité à le dévaluer à sa sortie. Depuis, il a repris quelques couleurs. Mais le terminus, c’est ici (RAZOR©).

 

1. Right as Rain.

2. Street Walker.

3. Let the Night Fall.

4. Ain't That a Lot of Love.

5. Christmas Must Be Tonight.

6. Islands.

7. The Saga of Pepote Rouge.

8. Georgia on My Mind.

9. Knockin' Lost John.

10. Livin' in a Dream.

 

Rick Danko:basse,chant. 

Levon Helm:batterie,chant. 

Garth Hudson:orgue,synthétiseur,accordéon,saxophones. 

Richard Manuel:piano,chant. 

Robbie Robertson:guitare,chant.

James Gordon:flûte sur 6.

Tom Malone:trombone sur 6.

John Simon:saxophone alto sur 6.

Larry Packer:violon sur 6.

 

LP Live 2 - 1978

 

Band lastwaltz2

 

THE BAND

THE LAST WALTZ – 1978  5/5

 

Publié le 16 avril 1978.

Produit par Robbie Robertson.

Enregistré le 25 novembre 1976 au Winterland Ballroom de San Francisco.

Durée:129:06.

Label:Warner Bros.

Genre:rock.

 

La der des ders.

 

Nous sommes en fin d’année 1976. C’est le dernier tour de piste du Band qui passe la main après une carrière bien remplie (16 ans dont 10 au top) et alors qu’il est au sommet de sa gloire.

Groupe de scène de Dylan, il s’est taillé une réputation phénoménale au point que la profession, sous la houlette de Bill Graham, lui organise son concert d’adieu, au Winterland de Frisco. Le Zim ramène ses potes pour un spectacle mémorable débouchant sur un triple album extraordinaire: The Last Waltz (en écoute intégrale ici), publié deux ans après le concert.

Il y a là, dans ce parterre de stars du rock, entre autres, Van Morrison, Neil Young, Eric Clapton, Ron Wood, Ringo Starr, Dr John, Joni Mitchell, Muddy Waters, Emmylou Harris et Ronnie Hawkins qu’ils accompagnaient en 1960, du temps des Hawks…

Le concert donne lieu à un répertoire revisité du Band : Out Of The Blue, The Weight, Up On A Cripple Creek, It Makes No Difference… Ronnie Hawkins y va d’un Who Do You Love, Neil Young se lance dans son mélancolique Helpless en duo avec Joni Mitchell. Dr John interprète, au piano, Such A Night, Muddy Waters chante Mannish Boy, Clapton joue un Further On Up The Road conjointement avec la guitare de Robertson.

Dylan, qui a lancé en même temps qu’immortalisé le Band, reprend des titres comme Baby Let Me Follow You Down (de Gary Davis) et ravit son auditoire avec son morceau Forever Young. Puis tous se retrouvent pour un bouquet final. C’est la fête. La dernière. Le rideau se referme sur un groupe exceptionnel, l’un des plus importants du folk rock américain : The Band (RAZOR©).

 

1. Theme From The Last Waltz.

2. Up On Cripple Creek.

3. Who Do You Love.

4. Helpless.

5. Stage Fright.

6. Coyote.

7. Dry Your Eyes.

8. It Makes No Difference.

9. Such A Night.

10. The Night They Drove Old Dixie Down.

11. Mystery Train.

12. Mannish Boy.

13. Further On Up The Road.

14. The Shape I'm In.

15. Down South In New Orleans.

16. Ophelia.

17. Tura-lura-lural (that's An Irish Lullaby).

18. Caravan.

19. Life Is A Carnival.

20. Baby Let Me Follow You Down.

21. I Don't Believe You.

22. Forever Young.

23. Baby Let Me Follow You Down.

24. I Shall Be Released.

25. Last Waltz Suite:

- The Well.

- Evangeline.

- Out Of The Blue.

- The Weight.

- The Last Waltz Refrain.

- Theme From The Last Waltz.

 

Rick Danko:guitare basse,violon,chant.

Levon Helm:batterie,mandoline,chant.

Garth Hudson:orgue,accordéon,synthétiseur,cor.

Richard Manuel:piano,batterie,orgue,claviers,dobro,chant.

Robbie Robertson:guitare,piano,chant.

Rich Cooper:trompette,bugle.

James Gordon:flûte,saxophone,clarinette.

Jerry Hay:trompette,bugle.

Howard Johnson:tuba,saxophone,bugle,clarinette.

Charlie Keagle:clarinette,flûte,saxophone.

Tom Malone:trombone,euphonium,flûte.

Larry Packer:violon.

Paul Butterfield:harmonica,chant.

Bobby Charles:chant.

Eric Clapton:guitare,chant.

Neil Diamond:guitare,chant.

Dr. John:piano,guitare,congas,chant.

Bob Dylan:guitare,chant.

Emmylou Harris:guitare,chant.

Ronnie Hawkins:chant.

Alison Hormel:chant.

Bob Margolin:guitare.

Joni Mitchell:guitare,chant.

Van Morrison:chant.

Pinetop Perkins:piano.

Dennis St. John:batterie.

John Simon:piano.

Cleotha Staples:chant.

Mavis Staples:chant.

Roebuck "Pops" Staples – guitare, chant.

Yvonne Staples – chant.

Ringo Starr:batterie.

Muddy Waters:chant.

Ron Wood:guitare.

Neil Young:guitare,harmonica,chant.

DISCOGRAPHIE SOLO ÈRE MODERNE.

LP LIVE - 2011

 

Levon helm ramble at the ryman 2011

 

LEVON HELM

RAMBLE AT THE RYMAN – 2011  5/5

 

Publié en mai 2011.

Produit par Larry Campbell.

Durée:70:47.

Label:Vnaguard Records.

Genre:americana,country-rock,roots rock.

 

De la joie accrochée à chaque note.

 

Increvable. Levon Helm, l’inamovible et emblématique batteur du Band, la célèbre formation canado-américaine qui a accompagné les prestations scéniques de Dylan, est infatigable. S’il pouvait jouer tous les soirs, il le ferait, tant il prend encore son pied à plus de 70 balais, et ce, en dépit d’un cancer qui a, à e stade de sa carrière, failli l’emporter.

Non content de lui avoir cloué le bec à ce foutu crabe, Levon Helm continue à se partager entre ce qu’il a toujours fait, de la musique (et de la bonne, croyez m’en mes pépères…) et le cinéma où il fait valoir également une belle carrière. Parmi ses derniers rôles, on retiendra notamment celui du fantôme du Général John Bell Hood dans le film de Bertrand Tavernier « Dans la brume électrique » aux côtés de Tommy Lee Jones (et de Buddy Guy). Il campe aussi le personnage du vieil homme à la radio dans Trois Enterrements du même Tommy Lee Jones.

Mais ces apparitions à l’écran, furent-elles remarquées, ne constituent pas l’objet de notre rendez-vous du jour. Ce qui m’intéresse, et qu’il m’importe de vous faire découvrir au plus vite, c’est cet album live que nous a pondu ce personnage très attachant et talentueux musicien, reconnu, respecté et aimé de ses contemporains, qu’ils soient issus du milieu professionnel ou du quotidien.

Après avoir réuni quelques potes, pris contact avec certaines pointures toujours disponibles pour fréquenter cet homme extraordinaire, séduit sa fille pour qu’elle pique également au truc, Levon Helm prend la route de Nashville et réserve un des hauts lieux de la musique américaine : l’anthologique Ryman Auditorium, précédemment foulé par Johnny Cash, Elvis Presley ou encore Hank Williams.

Buddy Miller, John Hiatt, Larry Campbell, George Receli, Billy Bob Thornton, Little Sammy Davis, Sam Bush et Sheryl Crow prennent part ponctuellement à cette mémorable étape nocturne nashvillienne de septembre 2008, mais la liste des invités participant à ces tournées n’est pas exhaustive.

Ecoutez seulement les réactions du public pour comprendre le plaisir, la convivialité et la communion qui s’attachent à ce moment exceptionnel et qui laissent imaginer le respect que génère un artiste pour lequel la musique, c’est jouer chaque note dans la joie.

Avec un répertoire country-rock articulé autour de six reprises du Band, les amis de toujours, de Chuck Berry, Carter Family, de son excellent album Dirt Farmer de 2007 et du terroir américain, Levon Helm et sa troupe revisitent country, blues et folk.

C’est soir de fête et tout le monde prend plaisir à participer à cette Midnight Ramblas supplémentaire (série de concerts donnés organisés depuis Woodstock où il vit, début 2004, pour explorer la musique américaine sous ses meilleures coutures et qui vont également aider Helm dans son combat contre le cancer de la gorge).

Malgré la fatigue, la maladie, la voix de Levon Helm est restée quasi intacte : autrement dit, extraordinaire. Ramble At The Ryman n’engendre que de la bonne humeur, rappelle à un peu d’humilité, de temps à autre, de la part de certains qui pètent plus haut que leur cul dans le mitan discographique du moment, ravive la reconnaissance quasi aveugle que j’ai toujours témoignée à cet artiste fabuleux, humble, discret, très respectable, authentique, dynamique, enthousiasmant malgré ses déboires, et auquel le rock devrait témoigner d’un peu plus d’égards, lui qui l’a laissé sur le bord du chemin plus d’une fois.

Ecoutez comment réagit le parterre aux notes de Big Mama Rag… ça vaut tous les discours les plus dithyrambiques. Au travers de vos 15 moments de plaisir, du titre de votre pote Robertson, Ophelia au final The Weight, Monsieur Helm (car pour moi, vous êtes un très très grand Monsieur), je vous tire respectueusement mon chapeau et je m’incline devant la leçon de vie que vous donnez au monde.

Puisse la scène vous conserver ainsi, vous le méritez bien, Monsieur Helm. Vous êtes une icône, Monsieur Levon Helm. Proposez-nous encore beaucoup de Ramble At The Ryman, ça fait tellement de bien là où d’ordinaire ça fait mal (RAZOR©).

 

1. Ophelia.

2. Back To Memphis.

3. Fannie Mae.

4. Baby Scratch My Back.

5. Evangeline.

6. No Depression In Heaven.

7. Wide River to Cross.

8. Deep Elem Blues.

9. Anna Lee.

10. Rag Mama Rag.

11. Time Out For The Blues.

12. A Train Robbery.

13. The Shape I'm In.

14. Chest Fever.

15. The Weight.



Levon Helm:chant,mandoline,batterie.

Buddy Miller:chant,guitare.

Larry Campbell:chant,guitare acoustique,guitare électrique,mandoline,violon.

Teresa Williams:chant,guitare acoustique.

John Hiatt:chant,guitare acoustique.

Sheryl Crow:chant,cithare.

Amy Helm:chant,mandoline,batterie.

Sam Bush:chant,mandoline.

Little Sammy Davis:chant,harmonica.

Brian Mitchell:chant,accordéon,piano,orgue.

Billy Bob Thornton:chant.

Erik Lawrence,Jay Collins:saxophone.

Steven Bernstein:trompette.

Clark Gayton:trombone,tuba.

Tony Leone:batterie.

George Receli:percussions.

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