Lindsey Buckingham.

BIOGRAPHIE.

 

 

LINDSEY BUCKINGHAM/Palo Alto (Californie – USA)

 

Lindsey buckingham intro

 

Né Lindsey Adams Buckingham, le 3 octobre 1949 à Palo Alto.

Actif depuis 1966.

Label:Reprise Records.

Genre:rock,pop-rock,soft rock,blues-rock,folk-rock.

Site officiel:lindseybuckingham.com

 

Le maillon américain du Mac.

En avril 2018, Fleetwood Mac licencie purement et simplement Lindsey Buckingham, son chanteur et guitariste. Les fans vivent cette sanction comme un drame car l'artiste a apporté beaucoup au collectif et contribué à asseoir définitivement sa popularité.

Mais le courant ne passe plus entre lui et Stevie Nicks. Depuis longtemps. Et Stevie Nicks et Lindsey Buckingham dans Fleetwood Mac, c'est l'équivalent de Jagger/Richards pour les Stones, de Lennon/Mc Cartney, au sein des Beatles.

Lindsey buckingham 1Le maillon américain du Mac...

Lindsay buckingham fleetwood mac et lindsey buckingham la guerre anglo americaine...qu'il rejoint en 1975.

Lindsey buckingham stevie nicksLa guerre des Rose avec Stevie Nicks.

Lindsey buckingham buckingham nicksBuckingham Nicks en 1973.

Lindsey buckingham guitareLindsey prend ses distances avec le Mac.

Linsey buckingham lp 2020Lindsey Buckingham, LP de 2020.

Le duo de l'écriture est le symbole de la période la plus féconde commercialement parlant des anglais., celle que l'on attribue au Fleetwood Mac américain (à partir de 1975) qui vient de poser ses valises en Californie.

Rhiannon (Stevie/1975), Sara (Stevie/1979), Tusk (Lindsey/1979) ainsi que Dreams (Stevie/1977) et Go Your Own Way (Lindsey/1976), titres par lesquels les deux anciens amants (depuis 1968) règlent déjà leur compte, sont là pour rappeler la prolificité et l'efficacité de leur songwriting.

Le groupe n'a pas les moyens de se passer ni de l'un, ni de l'autre. Pas plus que de Christine McVie, l'autre contributeur en chansons du groupe.

La guerre des Rose.

Jusque là, Fleetwood Mac a mis le mouchoir dessus et fait avec leurs frasques ; au début de l'année 2018, les tensions se sont ravivées, au point d'atteindre des proportions rarement approchées depuis qu'ils se connaissent et de devenir possiblement un frein pour le devenir de Fleetwood Mac.

La faute au refus de Nicks d'accorder à son ex un délai supplémentaire pour terminer son album solo et, de ce fait, de lui permettre de rejoindre ses partenaires un peu plus tard.

Pour ce, il aurait fallu décaler le programme de tournée du groupe, alors fermement établi, et la chanteuse s'y oppose vigoureusement.

Ce refus catégorique a le don de faire monter dans les tours Lindsey, lequel profite du cadre festif du gala du MusicCares pour faire une mise au point et montrer les crocs à l'endroit de sa partenaire.

Au final, cette dernière décide de ne plus jamais travailler avec lui.

Celui-ci objecte que celle qui fut sa dulcinée, il y a alors 50 ans, veut s'approprier le Mac, lui donner sa propre direction musicale et ainsi l'éliminer. Bonjour l'ambiance...

Fleetwood Mac ne peut plus continuer sous cette forme. Ou il signe sa fin ou il rebondit. Mick Fleetwood prie alors son guitariste, avec le soutien de tous les membres, de bien vouloir quitter l'effectif, cette guerre des Rose ayant assez duré.

Ce que Buckingham fait, non sans crier sur tous les toits que Stevie l'a fait virer.

Un avenir pour le Mac ?

Mais à toute chose, malheur étant bon, Lindsey Buckingham fait une crise cardiaque et subit un pontage (2019) mettant à mal ses cordes vocales, quand Stevie Nicks, qui mène également une carrière en solitaire, annule ses dates 2021, au motif du Covid.

Si, ces trois dernières années, Fleetwood Mac n'a pas eu à souffrir d'une décision de renvoi noyée dans ces deux événements sanitaires, elle pose la question de l'avenir de la formation anglo-américaine.

Faire la paix est le seul préalable à un retour de son guitariste. Puisse-t-il en être ainsi, il y a encore tant de belles choses à partager...

Un duo ancré dans l'histoire du rock.

Lindsey Buckingham est natif de Palo Alto, le terreau qui a vu éclore le légendaire Grateful Dead. Venu au monde le 3 octobre 1949, Lindsey est le troisième enfant d'une fratrie de garçons élevée dans l'Area Bay, terre musicale par excellence.

Le jeune Lindsey Adams n'échappe pas à sa destinée de devenir également un acteur de cette scène féconde de Frisco et sa prédisposition pour la musique se dessine très tôt quand, dès son enfance, la guitare devient son jouet de prédilection.

Il en maîtrise les rouages seul en accompagnant les 45 tours de son frère Jeff. Ado, il se passionne pour le folk et le Kingston Trio avant de devenir bassiste au sein du Fritz Rabyne Memorial Band, un groupe de rock psychédélique formé à l'automne 1966 que rejoint, en 1967, une certaine Stevie Nicks, venue de The Changing Times. A l'invitation de Lindsey...

Le noyau dur de cette formation scolaire (Brian Kane, Bob Aguirre, Javier Pacheco, Lindsey Buckingham et Stevie Nicks) se produit essentiellement dans le comté de Santa Clara où elle jouit d'une bonne réputation, ouvrant notamment pour Janis Joplin et Jefferson Airplane.

Quand celle-ci met fin à son activité (1971), Lindsey et Stevie, influencée par les artistes de la Baie (Grace Slick, l'Airplane, Hendrix, le Big Brother & The Holding Company...), poursuivent leur aventure commune sous forme d'un duo.

Ils entretiennent, par ailleurs, une relation amoureuse qu'ils poursuivent à Los Angeles où le couple, une poignée de démos dans la besace, déménage, espérant bien poursuivre son rêve de faire du rock et d'attirer l'attention des labels.

Une nouvelle page du Mac s'ouvre.

Le duo parvient à ses fins en signant avec Polydor Records lequel publie en septembre 1973, l'album Buckingham Nicks.

Ce disque, s'il marque les véritables débuts de la collaboration commerciale de Buckingham et Nicks, est mal promu et se solde par un échec dans les bacs, hormis dans le cercle rapproché du couple. Polydor ne donne pas suite.

Mick Fleetwood n'est pas insensible à ce travail, notamment Frozen Love, et invite les deux artistes (surtout Buckingham) à se joindre à un Fleetwood Mac au bord de la rupture que l'intérimaire Bob Welch a de plus en plus de difficultés à maintenir la tête hors de l'eau (décembre 1974).

En pleine reconstruction après le départ de ce dernier, Fleetwood Mac accueille alors les deux artistes, Stevie Nicks faisant partie du deal imposé par son mec. Le line-up de l'ère américaine se met en place : Lindsey Buckingham, Stevie Nicks, les McVie (John et Christine) et Mick Fleetwood.

Un premier LP sort en juillet 1975. A l'instar de celui publié lors de la période initiale de Fleetwood Mac (1968), celle purement blues, l'album est éponyme et rock.

Porté par un songwriting exceptionnel (Monday Morning, I'm So Afraid, Over My Head, Say You Love Me, Rhiannon et Crystal) impliquant trois excellents contributeurs (Buckingham, Nicks et McVie), il ouvre une nouvelle page de l'histoire du Mac. Elle va s'annoncer aussi fructueuse que tumultueuse...

Coke en stock.

Rumours (1977) installe Fleetwood Mac au rang de star mondiale. Pourtant le contexte en interne n'est pas joli-joli. Côté cœur, Nicks et Buckingham, c'est fini (Go Your Own Way, top 10 US, c'est pour Stevie), tandis que le couple McVie est sur le point d'imploser.

Lindsey buckingham portrait

« Entre moi et le groupe, ce qui m’était le plus difficile à digérer dans les dernières tensions, c’était que je n’allais pas faire la tournée. On a tout de même passé 43 ans à construire un héritage sur un sac de problèmes que nous avons toujours su gérer… Cela va bien au-delà de la musique." (Lindsey Buckingham)

Celui de Mick Fleetwood vacille sérieusement quand celui-ci a une relation avec Stevie Nicks. La couverture de Rolling Stone de l'époque parodie fort justement cet état d'esprit incestueux.

En studio, la cocaïne tourne à un régime tel que le groupe a envisagé un moment de remercier leur dealer dans les crédits du disque. Mais paradoxalement, Rumours ne souffre pas de ce remue-ménage sans nom.

Au contraire, il se vend comme des petits pains (45 millions) et s'installe au catalogue comme le meilleur travail qu'ait jamais fait Fleetwood Mac, si l'on écarte la période Peter Green.

Tusk, son bébé.

Malgré les conflits intérieurs et les excès de drogues, Fleetwood Mac fédère autour de son nom et le double Tusk (1979), bien que moins vendeur que son prédécesseur, n'en est pas moins encore très bon et demeure un disque majeur du catalogue.

Buckingham est très impliqué dans Tusk (N°4 du Billboard) dont il signe 9 des 20 titres et assure une grande partie de la production.

Cependant, le ver est dans le fruit, le ressort cassé. Après une tournée mondiale, le groupe s'accorde une pause pour revenir aux affaires avec Mirage (1982) qui reçoit un accueil mitigé, avant que chacun des acteurs majeurs ne vaque à des projets personnels.

Lindsey prend ses distances...

Tango In The Night (1987) marque leurs retrouvailles, cinq ans plus tard. A l'origine, prévu pour être un album de Buckingham, le N° 14 de la discographie est finalement crédité à un collectif au sein duquel Stevie Nicks lutte contre une forte dépendance à la cocaïne. Elle échappe de peu à la mort. Tango In The Night est le dernier enregistrement studio du Mac.

C'est le moment choisi par Lindsey pour prendre du recul et se consacrer à une carrière solo qu'il mène en parallèle. Après le succès collégial de Rumours, il l'amorce avec Law And Order (1981) lequel génère le single Trouble, un top 10, suivi de Go Insane (1984), tous deux expérimentaux.

Il se consacre ensuite à la musique de films (dont Retour Vers le Futur/1985) avant de prendre part à We Are The World au sein de USA For Africa (1985). Alors qu'il est en marge de Fleetwood Mac depuis 1987 (c'est lui qui part), il sort un troisième opus personnel, Out Of The Craddle (1992).

Entre solo et le Mac.

Recentré depuis 5 ans sur sa carrière solo, le guitariste se montre plus accessible, plus inventif et plus convaincant que dans les deux albums précédents, mais sans que son travail sous son nom propre soit pour autant véritablement reconnu par le public.

Mais Fleetwood Mac n'est jamais très loin de lui et Lindsey participe au retour du line-up mythique du groupe en mai 1997 (une première sous cette forme en 10 ans) qui débouche sur l'album live The Dance, cinquième meilleure vente d'albums de tous les temps. 44 dates s'invitent à la suite.

Under The Skin (2006), puis Gift Of Screws, deux ans plus tard, Seeds We Sow (2011), Lindsey Buckingham Christine McVie (2017) et l'éponyme Lindsey Buckingham (2021) complètent depuis le catalogue de l'artiste californien, qui continue à alterner son travail personnel avec les tournées du Mac et des contributions à sa musique.

Les tensions avec Stevie Nicks, évoquées en préambule,paraissent aujourd'hui irrémédiables, mais Fleetwood Mac nous a habitués à tellement de revirements que rien n'est jamais irrémédiablement gravé dans le marbre avec cette formation aussi fantasque que géniale. A la prochaine réunion, Lindsey sera fidèle au poste, n'en doutons pas un seul instant (RAZOR©2021).

DISCOGRAPHIE 70'S.

LP Studio unique - 1973

 

Lindsey buckingham buckingham nicks

 

LINDSEY BUCKINGHAM & STEVIE NICKS

BUCKINGHAM NICKS – 1973  3,5/5

 

Publié en septembre 1973.

Produit par Keith Olsen.

Durée:36:42.

Label:Anthem/Polydor.

Genre:rock,pop-rock.

 

Prépare au Mac.

 

Lindsey et Stevie se connaissent depuis qu'ils sont lycéens à Palo Alto (Californie). Depuis la fin des sixties.

Membre du psychédélique Fritz, appelé aussi Fritz Rabyne ou Fritz Rabyne Memorial Band, Buckingham invite Nicks, jusque là guitariste folk et country, à le rejoindre comme chanteuse quand Jody Moreing (chant) et son cousin Cal Roper (basse) le quittent.

Fritz (1966/1971) est alors considéré comme un excellent acteur de la baie de San Francisco et ouvre notamment pour Janis Joplin ou Jimi Hendrix.

Leur expérience au sein de ce collectif se prolonge jusqu'en 1972 date à laquelle ils décident de poursuivre en duo.

Celui-ci fait le lien entre Fritz et Fleetwood Mac ; son intérêt est qu'il marque les débuts d'un partenariat commercial entre le guitariste de 24 ans et celle qui est son amante, d'un an son aînée.

Leur rapprochement accouche d'un album sans lendemain, Buckingham Nicks (1973/Polydor) qui préfigure leurs futurs travaux dans Fleetwood Mac que le couple rejoindra deux ans après (1975) et dont il sera un contributeur actif et prolifique.

On y retrouve de belles chansons comme Don't Let Me Down Again (Buckingham), Races Are Run et Long Distance Winner (Nicks) ainsi que Frozen Love, écrit conjointement qui, si elles ont déjà beaucoup de qualité, entretiennent beaucoup de promesses quant au songwriting qui va permettre de relancer le groupe de Mike Fleetwood et John McVie. Les Rhiannon, Tusk et autre Rumous se devient dans ce lot.

Tout se met en place ici mais rien ne paie vraiment encore, ce qui voue à l'échec un disque dont on n'entendra plus parler après et ce, malgré le statut de star internationale de ses deux auteurs.

Agréable et intéressant pour constater la marge de progression qui reste aux deux Rose pour atteindre le niveau atteint dans le Mac (RAZOR©2021)

 

1. Crying In The Night.

2. Stephanie.

3. Without A Leg To Stand On.

4. Crystal.

5. Long Distance Winner.

6. Don't Let Me Down Again.

7. Django.

8. Races Are Run.

9. Lola (My Love).

10. Frozen Love.

 

indesy Buckingham:chant,guitare,basse,percussions.

Stevie Nicks:chant.

Waddy Wachtel:guitares.

Jerry Scheff:basse.

Marc Tulin:basse.

Peggy Sandwig:claviers.

Jerry Sandvig:claviers.

Monty Stark:synthétiseurs.

Jim Keltner:batterie.

Ronnie Tutt:batterie.

Gary Hoppy Hodges:batterie,percussions.

Jorge Calderon:percussions.

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