Randy Meisner.

BIOGRAPHIE.

 

RANDY MEISNER/Nebraska (USA)

 

Randy meisner 1

 

Né le 8 mars 1946 à Scottsbluff (Nebraska).

Actif entre 1961 et 2008.

Labels:Asylum,Epic,Rev-Ola,York.

Genre:rock,country-rock,folk-rock,soft rock.

Site officiel:randymeisneronline.com

 

Un beau pédigree du rock.

Pressenti en 1968 pour intégrer à la basse le mythique Buffalo Springfield, Randy Meisner n'a finalement pas été retenu. En rebondissant sur l'extraordinaire Poco, puis auprès de Ricky Nelson et de son Stone Canyon Band avant de faire partie du légendaire Eagles (avec lequel il est intronisé au Rock And Roll Hall Of Fame en 1998) dont il fut un élément fondateur et essentiel, le bassiste de Scottsbluff n'a finalement pas perdu au change.

Songwriter et chanteur de certains titres du groupe californien, son apport et son implication ont néanmoins été éclipsés par Don Henley et le regretté Glenn Frey. On lui doit pourtant Take It To The Limit, le succès de l'album One Of These Nights (1975) et les belles pièces que sont Too Many Hands (One Of These Nights), Try And Love Again (Hotel California), Is It True ? (On The Border), Saturday Night (Desperado). Pour Poco, il a précédemment signé Nothin' To Hide.

En proie à de gros problèmes de santé (alcool et troubles mentaux) depuis le début des années 2000, il a, dans un premier temps, levé le pied avant de mettre un terme définitif à sa carrière en 2008. Retiré en Californie pour profiter d'une retraite bien méritée, il vient malheureusement de connaître la douleur de perdre sa femme Lana Rae, retrouvée morte à son domicile, dans des conditions si douteuses que les charges ont d'abord porté sur Randy (mars 2016). Il est depuis disculpé.

Randy meisner jeuneTrès tôt pris par le virus de la musique...

Randy meisner the dynamics...il intègre rapidement les Dynamics...

Randy meisner the poor...puis The Poor...

Randy meisner poco...avant de connaître la consécration avec Poco...

Randy meisner eagles...et l'apothéose avec Eagles...

Randy meisner eagles hall of fame 98...avec lequel il est intronisé au R & R Hall Of Fame.

Randy meisner 2Il entame une carrière solo en 1977...

Randy neisner lpL'éponyme de 1982.

Randy meisner nowActif jusqu'à ses problèmes de santé en 2004...

Randy meisner lana...il a eu la douleur de perdre son épouse en 2016.

La musique ou la dèche.

Né dans le Nebraska à Scottsbluff le 8 mars 1946, Randy Meisner a des origines modestes. Fils de métayers peu fortunés, il n'a que la musique pour sortir d'un quotidien fade et pour échapper à un avenir qui s'annonce peu reluisant. La vocation pour cette dernière lui vient d'un spectacle d'Elvis Presley dans l'émission télévisée d'Ed Sullivan. Comme maman chante, que grand-père joue du violon et du piano, l'environnement familial favorable fait le reste.

Il n'est encore qu'un gamin (12/13 ans) mais déjà a en tête de suivre cette voie, d'autant qu'il s'est vu offir une guitare et que la pratique de l'instrument devient une passion pour lui. Il prend des cours et en fait sa priorité. Partant de là, il ne tarde pas à livrer ses premières prestations devant un parterre essentiellement familier et local.

Un groupe à 15 ans.

A l'école, il fait la rencontre de jeunes de son âge avec lesquels il partage sa ferveur pour le rock. Il a 15 ans quand il fonde The Dynamics (1961), devenu, un an plus tard, The Drivin' Dynamics (Larry Soto, Richard Rohnke et John Ankeny) qui se produit régulièrement dans la région de Gering-Scottsbluff et plus particulièrement au dancehall Little Moon Lake de Henry (Nebraska) où il est en quelque sort le groupe-résident.

Les Drivin' Dynamics enregistrent un premier EP de 4 titres (500 pièces) dont l'original Sidewinter. Meisner y chante notamment un titre de Sam Cooke (You Send Me). Pour cause d'obligations militaires, le groupe connaît ses premiers changements de personnel, sans que cela n'affecte son rendement et une popularité qui s'étend alors au-delà des limites du Nebraska. Son répertoire ? Les reprises R & B, comme beaucoup de formations influencée par l'invasion anglaise du moment.

Révélé par les Battle of Bands.

Un deuxième single, édité sur le label oklahomien Sully Records (Ray Ruff), paraît au milieu de l'année 1965, So Fine, qui connaît un franc succès régional. Celui-ci vaut aux Drivin' Dynamics de prendre part à Denver, en février 1966, aux fameuses «battles of bands», sortes de tremplins à la manière du Golf Drouot.

S'il ne rafle pas la mise (battu par les Soul Survivors de Denver), il se fait remarquer et sa cote grandit, d'autant qu'il obtient des passages promotionnels réguliers sur Radio Koma (Oklahoma City) couvrant pas moins de 4 états.

Si la carrière de Randy semble bien partie, elle se poursuit alors sous la bannière des Soul Survivors dont il accepte l'offre. Il rejoint ainsi Allen kemp, Gene Chalk, Bob Raymond, John Day et Pat Shanahan. Le groupe prend la route de Los Angeles où il devient The Poor (Meisner, Allen Kemp, Pat Shanahan, John Day, Randy Naylor).

Entre 1966 et 1968, The Poor enregistre 4 singles : How Many Tears/ Once Again (Loma – Octobre1966), She's Got the Time, She's Got the Changes/ Love is Real (York – 1967), My Mind/Come Back Baby (Decca - mai 1968), puis se sépare.

Poco, la consécration.

A la dissolution de The Poor, le bassiste rejoint Poco. Pour Randy, c'est la consécration car Poco, même s'il débute, c'est, avec Richie Furay et Jim Messina (deux ex Buffalo Springfield), une grosse pointure du country-rock et de la west coast.

Pour les besoins du premier LP de Poco, Pickin' Up The Pieces (mai 69), il enregistre, en mars 1969, les parties de basse et les chansons sur lesquelles il est impliqué. Mais, pour des raisons conflictuelles, il lui est intimé l'ordre de quitter le groupe (Richie Furay se montre très influent dans ce départ), avant que le disque ne soit publié.

Randy n'est donc pas convié aux sessions finales et au mixage de l'album (un disque culte du country-rock). Au final, ses parties de chant sont supprimées et réenregistrées par George Grantham.

Seules les harmonies et certaines parties de basse ont été conservées. Pire, le portrait de Meisner prévu en couverture est remplacé par celui d'un chien ! Considéré comme un sous-fifre, Randy Meisner va prendre la plus belle des revanches...

Ricky Nelson et Linda Ronstadt pour se relever.

Ricky Nelson, chanteur-compositeur de rock 'n' roll et de country, est alors en quête de musiciens pour le soutenir et l'aider à sortir du trou. Il met sur pied le Stone Canyon Band. John Boylan et Rick Nelson contactent Meisner qui accepte spontanément et suggère deux autres membres, Kemp et Shanahan (futurs New Riders Of The Purple Sage), ses potes de The Poor.

Ricky Nelson renaît de ses cendres et, entouré de son nouveau groupe, foule la scène du Troubadour, le 1er avril 1969. Il y enregistre l'excellent Rick Nelson In Concert (1970), acclamé par la critique.

Randy Meisner contribue encore à l'album Rudy The Fifth (novembre 1971) de Nelson avant de se consacrer à du travail de studio et d'intégrer le groupe de route de Linda Ronstadt pendant deux ans, groupe constitué à partir des Shiloh et réuni par Glenn Frey. Il prend ainsi part au 3ème LP (éponyme) de l'américaine (janvier 1972), en tenant la basse et en faisant les voix (Birds et Rescue Me).

Eagles, l'apothéose.

Des Shiloh à Eagles, il n'y a qu'un pas. La rencontre de Meisner avec Frey, Henley et Leadon donne le jour à ce qui va rapidement s'affirmer comme un des groupes les plus populaires et les plus vendeurs du rock au monde.

Le quatuor signe chez Asylum Records (David Geffen) et publie l'éponyme The Eagles (juin 1972) qui, un peu plus d'un an après sa publication, fait disque d'or et platine, après avoir préalablement placé trois singles dans le top 30 : Witchy Woman (N°9), Take It Easy (N° 12) et Peaceful Easy Feeling (N°22).

Sur cette excellente entrée en matière discographique (22 au Billboard), Randy Meisner contribue, outre la basse, avec trois titres, à savoir Take The Devil, Tryin' et Earlybird (écrite avec Bernie Leadon). Il assure le chant des deux derniers morceaux évoqués, ainsi que celui de Most Of Us Are Sad.

Randy Meisner récidive sur le second LP du groupe, Desperado (1973). Il est derrière A Certain Kind Of Fool (en co-écriture) qu'il chante aussi et partage également le chant de Saturday Night avec Don Henley.

S'il est régulièrement sollicité pour écrire un ou deux titres ou pour prêter sa voix, le bassiste est toutefois étouffé par les leaders naturels du groupe que sont Don Henley et Glenn Frey, plus prolifiques. Ainsi sur On The Border (1974 et disque d'or), Randy Meisner se fait plus discret en signant et en chantant Is It True. On le retrouve aussi comme chanteur principal sur Midnight Flyer.

Take It To The Limit, un classique.

One of these nights (juin 1975), quatrième levée discographique d'Eagles, génère trois singles dont Take It To The Limit dans l'écriture duquel Randy Meisner est très impliqué. N°4 au Billboard 100, la chanson est alors le plus grand succès du groupe au Royaume-Uni (12). Elle est depuis un standard d'Eagles.

Pour être juste, Meisner est l'auteur de l'esquisse de Take It To The Limit dont l'inspiration lui vient une nuit après que le groupe se soit produit au Troubadour. Il gratte sur sa guitare sèche quand il trouve les premières lignes du morceau, mais ne finit pas la chanson.

Henley et Frey lui viennent en soutien en ajoutant les paroles et en finalisant un titre pour lequel le groupe est unanime : sur scène, il doit être chanté par Randy, ses partenaires étant convaincus qu'il est le seul à maîtriser les notes élevées de Take It To The Limit.

Pression, tensions, drogues...

La pression mise par le tandem Frey/Henley rend Meisner nerveux et aboutit progressivement à des tensions entre lui et le groupe. Elle sera même, avec les dérives de la vie rock & roll (drogues et alcool), une des raisons pour lesquelles le bassiste, suite à une altercation avec Glenn Frey, quitte Eagles à la fin de la tournée Hotel Califonia en septembre 1977. Il est remplacé par Timothy B. Schmit qui, par le plus grand des hasards, s'avère être celui qui l'avait précédemment relayé à la basse chez Poco.

Randy Meisner est donc encore de l'album Hotel California (1976), le disque mythique d'Eagles (49ème meilleur LP de tous les temps), mais, mis à l'écart, il est réduit à la portion congrue, son apport se limitant à Try And Love Again (écriture et chant). C'est la dernière fois, en dehors des réunions commémoratives, qu'il collabore au sein de la légendaire formation californienne. La suite de sa carrière, c'est en solo que Randy la mène.

Randy meisner timothy b schmit

« A l'intronisation d'Eagles au Rock & Roll Hall Of Fame, j'étais mal à l'aise sur le fait que je 'étais pas un membre original du groupe et que je n'avais pas fait partie de la période glorieuse du groupe. Eagles avait fait son succès et écrit son histoire avant mon arrivée. Randy Meisner méritait plus les honneurs que moi. C'est pour cela que je l'ai alors remercié publiquement. » (Timothy B. Schmit)

Parcours solo régénérateur mais mitigé.

Quitter un groupe à l'envergure planétaire pour un parcours moins exposé va permettre à Randy de souffler et de se libérer de ses addictions. Si la pression médiatique retombe, les fidèles d'Eagles ne se bousculent pas au portillon pour le suivre. Le milieu non plus ; même Irwing Azoff, manager d'Eagles, ne lui apporte qu'un soutien limité.

Il publie néanmoins un premier album, éponyme, en 1978 (Asylum Records), qui, paradoxalement, ne lui permet pas de s'exprimer en son nom. Seule une reprise de Take It To The Limit, mais dans une version personnalisée et moins sémillante que l'original, lui appartient ici. Le reste du lot est repris des répertoires de Glenn Frey, du chanteur-guitariste Bill Lamb, d'Alan Brackett, de Scott Boyer, de Julius Dixson...

Enregistré peu après son départ d'Eagles, Randy Meisner n'a visiblement pas eu le temps de préparer cet album et le basculement dans le parcours personnel pour lequel il a opté. Néanmoins, ses débuts en solitaire, dans une veine très Eagles (6 ans au sein du groupe, ça marque un artiste !), s'avèrent de qualité, bien que sans surprises.

50 au Billboard : pas mal !

Son deuxième LP se fait pour Epic. One More Song (octobre 1980) sensibilise plus le public qui le porte au 50ème rang du Billboard. Il porte sa patte et confirme son talent de songwriter pour peu qu'il ait le temps de soigner les chansons. Le new-yorkais Erik Kaz est également très impliqué dans l'écriture.

Deux des titres que le duo a réalisés entrent dans les charts : Deep Inside My Heart, en duo avec Kim Carnes (N°22) et Hearts On Fire (N°14).

Un troisième LP tombe un an et demi après One More Song (août 1982). Eponyme comme le premier, il s'avère un très bon disque de country-rock qui a bien résisté au temps. Artistiquement parlant, ces trois premiers opus sont ce que Randy a fait de mieux pour son compte. Sur un plan commercial, la réussite est plus discutable, ce qui amène l'ancien Eagles à rentrer dans le rang jusqu'à la fin de la décennie.

Intronisé au Rock And Roll Hall Of Fame.

Randy Meisner partage dès lors son temps entre le travail de session des formations occasionnelles comme Black Tie (1985) avec Jimmy Griffin, ex Bread et Billy Swan (interprète du tube pop I Can Help/1974) ou le Meisner-Roberts Band (1987), avec Rick Roberts, membre fondateur de Firefall (1974/1981).

Avec le premier groupe, il signe un album, When The Night Falls (1985). Au départ de Griffin, Charles Rich Jr prend le relais. Black Tie devient alors Meisner Swan & Rich (1992), auteur d'un album.

Poco le rappelle pour les besoins de Legacy (RCA/1989), réalisé avec les membres d'orgine du groupe, à savoir Jim Messina, Richie Furay, Rusty Young, George Grantham et Randy Meisner. Ce 19ème album de Poco génère deux excellents singles, Call It Love et Nothin' To Hide (c'est lui qui chante) classé dans le top 40, et fait disque d'or. L'aventure Poco s'arrête là avec Richie Furay qui quitte le groupe.

Rangé des voitures.

Après l'avoir écarté de l'album de leur réunion, Hell Freezes Over (1994), Eagles le réintègre pour les besoins de l'intronisation du groupe au Rock And Roll Hall Of Fame (1998), puis on le revoit à la tête des Drivin' Dynamics pour fêter les 40 ans du groupe (2001) et, plus régulièrement et jusque 2005 au sein du super groupe des World Classic Rockers (dont il est membre depuis 1996).

En proie à des problèmes de santé depuis l'été 2004, Randy Meisner est aujourd'hui retiré des voitures, limitant ses apparitions publiques à de rares commémorations (RAZOR©).

DISCOGRAPHIE POCO 60'S.

LP Studio 1 - 1969

 

Poco 1969

 

POCO

PICKIN’ UP THE PIECES – 1969  5/5

 

Publié le 19 mai 1969.

Produit par Jim Messina.

Durée:42:43.

Label:Epic Records.

Genre:country-rock.

 

Un baron de la west-coast.

 

Poco (ici au Bataclan pour Pop 2) a été formé en 1968 sur les cendres d’un Buffalo Springfield qu’ont quitté Richie Furay et Jim Messina, guitaristes. Ils recrutent aussitôt Rusty Young, un multi-instrumentiste talentueux expert en steel guitare mais aussi en dobro, banjo, piano, guitare, George Grantham, un batteur qui a précédemment joué sur l’entièreté de l’album éponyme de Neil Young.

Figure également dans ce line-up initial un certain Randy Meisner, bassiste de son état, qui, voyant le projet Pickin’ The Pieces traîner, quitte Poco pour s’en aller voler avec les Eagles. Timothy B. Schmit le remplace alors. Gregg Allman avait été sollicité pour faire partie de cette formation mais ne fut finalement pas retenu.

Ce band, appelé d’abord Pogo et dont le nom dut être changé pour éviter d’avoir à supporter un procès, signe chez Epic Records où il sort un premier album country-rock en 1969. C’est le disque qui nous concerne, le dénommé  Pickin’ Up The Pieces.

Groupe mésestimé, pas toujours considéré à sa juste valeur, Poco aurait mérité d’être placé sous les projecteurs tant il a été un pionnier de la fusion entre la country music et le rock aux States.

Reconnaissable à un son caractéristique, Poco établit un genre musical nouveau, articulé autour de la steel guitare de Rusty Young, des jeux de guitares de Messina et Furay et des harmonies vocales. A ce titre, l’apport de la troisième voix née l’arrivée de Grantham, est déterminante. C’est le fondement de leurs harmonies vocales.

Pickin’ Up The Pieces est un excellent LP. J’en veux pour preuve le titre éponyme, un véritable hymne au country-rock doublé d’un commentaire sur le split du Buffalo. Just In Case It Happens, Yes Indeed révèle cette interaction typique du style Poco, entre le jeu de guitare de Jim Messina et le dobro de Rusty Young. C’était unique à cette époque. Ce morceau est une excellente introduction à la sonorité Poco. Nobody’s Fool va dans le même sens. J’adore cette complainte vocale de Richie Furay et ces harmonies vocales.

Pickin’ Up The Pieces (full LP en écoute ici) contient également un sublime et nostalgique Tomorrow (et toujours ces voix…) et un First Love de derrière les fagots. Calico Lady est stupéfiant, innovant et unique ; idem pour Grand Junction. Autre titre remarquable : Short Changed. Voix douces, une musicalité hors norme, une exploration comme personne de la fusion country-rock… c’est Poco, un groupe très important de la musique américaine de la fin des années 60, début 70. Ecoutez-moi un peu Make Me A Smile… l’amour est déchirant. Putain que c’est beau la musique ! 40 ans après, c’est toujours aussi beau et efficace. C’est plein d’énergie, de joie, varié dans son écriture, bien écrit, original. Excellent ! C’est ça aussi la West Coast  (RAZOR ©).

 

1. Foreword.
2. What a Day.
3. Nobody's Fool.
4. Calico Lady.
5. First Love.
6. Make Me a Smile.
7. Short Changed.
8. Pickin' Up the Pieces.
9. Grand Junction.
10. Oh Yeah.
11. Just in Case It Happens, Yes Indeed.
12. Tomorrow.
13. Consequently, So Long.

 

Richie Furay:chant,guitare.
Jim Messina:guitare,chant.
Rusty Young:pedal steel,dobro.
George Grantham:batterie.
Timothy B. Schmit:basse,chant.

(Randy Meisner non crédité)

DISCOGRAPHIE EAGLES 70'S.

LP Studio 1 - 1972

 

Eagles lp

 

THE EAGLES

THE EAGLES – 1972  5/5

 

Publié le 1er juin 1972.

Produit par Glyn Johns.

Durée:37:19.

Label:Asylum.

Genre:country-rock.

 

Stetson bas, messieurs !

 

Cet album éponyme (en écoute intégrale ici) de 1972 marque les débuts d’Eagles. Il est le point de départ d’une longue course vers les charts qui allait durer 7 ans. De là à dire qu’il ressemble à ce que les californiens d’adoption ont réalisé à sa suite, il y a un pas de géant que je ne ferais pas. J’explique.

L’Eagles de ce disque est country-rock, autrement dit il est dans une filière que j’affectionne tout particulièrement, celle des Gram Parsons, des Byrds, Poco et Flying Burrito dont Randy Meisner et Bernie Leadon ont respectivement fait partie. Désolé de le rappeler, mais Eagles n’a fait que populariser le country-rock, capitalisant dessus au passage en lui passant une petite couche de vernis, les autres cités étant vraiment à l’origine de la fusion entre country et rock. De là à les considérer comme des suceurs de roue, quand même pas !

Cet éponyme est d’ailleurs un de ses deux albums vraiment country-rock. Eagles  reconduit le genre sur le disque qui suit (Desperado), mais se prend un peu les pieds dans le tapis du concept Old West Outlaws envisagé (les hors-la-loi). Quelques chansons demeurent encore dans l’esprit de l’éponyme, leur country-rock s’effaçant progressivement au profit d’un lot plus commercial et FM.

Le country-rock distillé sur leur premier LP est exceptionnel, renforcé par une ambiance très décontractée pour un effet des plus relaxants. Quand c’est joué de la sorte, je dis chapeau. Epuré, sans fioritures, équilibré, le répertoire retient surtout les grands classiques que sont Take It easy, Witchy Woman et Peaceful Easy Feeling, mais les chansons moins célèbres dégagent également beaucoup de force et méritent une attention particulière.

Train Leaves Here This Morning et Earlybird, toutes deux écrites ou cosignées Bernie Leadon, Most Of Us Are Sad, Chug All Night, Nightingale sont également de très belles réussites.

Avec ce disque, Eagles s’engouffre dans la brèche béante d’un country-rock alors en mal de leaders et va tirer les marrons du feu. Opportuniste ? Peut-être. Mais quoi qu’il en soit terriblement efficace et accrocheur (RAZOR©).


1. Take It Easy.

2. Witchy Woman.

3. Chug All Night.

4. Most of Us Are Sad.

5. Nightingale.

6. Train Leaves Here This Morning.

7. Take the Devil.

8. Earlybird.

9. Peaceful Easy Feeling.

 

Glen Frey:guitare,chant.

Don Henley:batterie,chant.

Bernie Leadon:guitare,banjo,chant.

Randy Meisner:basse,chant.

 

LP Studio 2 - 1973

 

Eagles desperado

 

THE EAGLES

DESPERADO – 1973  4/5

 

Publié en avril 1973.

Produit par Glyn Johns.

Durée:35:40.

Label:Asylum.

Genre:rock,country rock,folk rock.

 

Demain se prépare ici.

 

En 1973, année de sortie de Desperado (en écoute intégrale ici), deuxième LP d’Eagles, le country-rock n’émeut plus grand monde. Malgré le succès de l’album éponyme précédent, un des derniers grands disques du genre, le public regarde ailleurs et en ce sens, la musique californienne ou west coast a de plus en plus ses faveurs.

Eagles insiste encore un peu dans un country-rock décapité et sans véritable leader, un country-rock qu’il enjolive à sa façon. Pour Desperado, il place quelques banderilles autour d’un concept mettant à l’honneur l’Ouest américain et ses hors-la-loi (Doolin-Dalton,Outlawman, Desperado).

Desperado est l’exemple type d’un groupe tiraillé entre deux options artistiques. D’un côté, Bernie Leadon et Randy Meisner qui assurent le service après-vente country (Twenty-One,certain Kind Of Fool et Bitter Creek) ; de l’autres ceux qui souhaitent devenir les califes de Laurel Canyon, Frey et Henley et qui pésent beaucoup trop sur le répertoire.

On retiendra surtout de cet album country rock au son très californien, Tequila Sunrise, la ballade Desperado et Certain Kind Of Fool, des classiques, ainsi que des titres-pépites bien dans le concept de l’album et que ces chercheurs d’or nous ont laissés (Outlaw Man, Saturday Night, Doolin Dalton, Bitter Creek).

Les musiciens sont excellents, les harmonies vocales parfaites, les voix belles, il n’en fallait pas plus pour faire de Desperado un album qui s’écoute avec grand plaisir pendant un peu plus d’une demie heure (c’est court !) Un grand travail collectif que ce Desperado mais qui ne trompe personne sur les orientations commerciales qui se dessinent (RAZOR©).

 

1Doolin-Dalton.

2. Twenty-One.

3.  Out of Control.

4.  Tequila Sunrise.

5.  Desperado.

6. Certain Kind of Fool.

7. Doolin-Dalton (Instrumental).

8. Outlaw Man.

9. Saturday Night.

10. Bitter Creek.

11. Doolin-Dalton / Desperado (Reprise).

 

Glenn Frey:chant,guitare,piano,claviers,harmonica.

Don Henley:chant,batterie,percussion,guitare acoustique.

Bernie Leadon:chant,guitare,mandoline,banjo.

Randy Meisner:chant,basse,guitare acoustique.

 

LP Studio 3 - 1974

 

Eagles on the border

 

THE EAGLES

ON THE BORDER – 1974  3,5/5

 

Publié le 22 mars 1974.

Produit par Bill Szymczyk,Glyn Johns.

Durée:40:29.

Label:Asylum.

Genre:rock,hard rock.

 

La dérive FM s’annonce.

 

C’est avec cet album, On The Border (en écoute intégrale ici) de mars 1974, qu’Eagles tourne le dos au country-rock, jusque là en vogue, pour prendre une orientation rock plus dure mais surtout pour entrer de plain-pied dans sa phase commerciale et FM que, personnellement j’aime moins.

Pour y parvenir, des bouleversements sont nécessaires dont celui de se séparer de Glyn Johns, producteur des deux LP country-rock précédents au profit de Bill Szymczyk. Le son habituel du groupe s’en trouve forcément changé.

Glyn Johns intervient encore sur deux pistes signées J.D. Souther et Don Henley, You Never Cry Like A Lover, et des mêmes Souther et Henley avec Glenn Frey, Best Of My Love. Ce sont ses dernières produites pour les Eagles auxquels il prédit que leur basculement vers le rock les fera vite rentrer dans le rang, au motif qu’il y avait alors sur la scène anglaise (Johns est anglais) des groupes largement supérieurs à Eagles dans ce domaine.

La suite appartient donc à Bill Szymczyk, à l’approche différente, à qui revient la lourde charge de durcir le son dès On The Border. Pour ce faire, il propose d’ajouter une guitare supplémentaire. Dans ses desseins, il pense à un pote de Bernie Leadon, Don Felder. Ce dernier prend part à deux titres, Already Gone et Good Day In Hell et ne laisse pas ses collègues insensibles. Débarqué dans le studio à l’invitation unanime d’Eagles, Felder convainc par son solo sur ce dernier titre. Le lendemain, Glenn Frey le recontacte pour lui demander de rejoindre le groupe.

On The Border est un succès ; les chansons sur lesquelles Don Felder apparaît sont bien accueillies et contribuent à relancer Eagles commercialement, Desperado ayant placé le groupe sur le reculoir. Il pèse préalablement le pour et le contre avant de s’engager. Sa femme étant enceinte de sept mois de leur premier enfant, les échos d’un relationnel toujours très difficile au sein d’Eagles lui revenant régulièrement en boucle, son implication du moment avec Crosby et Nash et lui assurant un revenu régulier, constituent autant de freins à la décision du guitariste. Felder, sur les conseils de Graham Nash, donne une suite favorable à la proposition. Il intègre la tournée de promotion d’On The Border et devient le 5ème Eagles dès le prochain LP ; de quatuor, la formation évolue donc vers un quintet.

On The Border, dont le titre réfère au scandale du Watergate et à la destitution de Richard Nixon, génère trois singles : Already Gone/Is It True (19 avril 1974), James Dean/Good Day in Hell (14 août 1974) et Best of My Love/Ol' 55" (5 novembre 1974). Par ailleurs, il abrite aussi une chanson écrite par Bernie Leadon en hommage à Gram Parsons, son pote des Flying Burrito, mort d’une overdose en septembre 1973 (My Man).

On The Border fait 17 aux States et 28 au Royaume-Uni. Bill Szymczyk fait oublier Glyn Johns et cimente le relationnel entre les membres. Il ne faut pas oublier la part importante que cet ingénieur du son et producteur talentueux a tenu dans la réussite du groupe et le rôle déterminant qu’il a endossé pour lui éviter d’exploser avant l’heure (RAZOR©).

 

1. Already Gone.

2. You Never Cry Like a Lover.

3. Midnight Flyer.

4. My Man.

5. On the Border.

6. James Dean.

7. Ol' '55.

8. Is It True?

9. Good Day in Hell.

10. Best of My Love.

 

Don Felder:lead guitare sur 1,slide guitare sur 9.

Glenn Frey:chant,guitares,slide guitare,piano.

Don Henley:chant,batterie.

Bernie Leadon:chant,guitares,banjo,steel guitare.

Randy Meisner:chant,basse.

Al Perkins:pedal steel guitare sur 7.


LP Studio 4 - 1975

 

Eagles one of these days

 

THE EAGLES

ONE OF THESE NIGHTS – 1975  5/5

 

Publié en juin 1975.

Produit par Bill Szymczyk.

Durée:43:15.

Label:Asylum.

Genre:rock,folk-rock.

 

L’album des premières.

 

One Of These Nights (en écoute intégrale ici) est le quatrième LP du catalogue. Sorti en 1975, il est surtout l’album des premières et dernière fois. Premières en ce sens qu’il met à jour trois singles et que ces trois singles font tous une carrière dans le top 10 : One Of These Nights (1), Lyin’ Eyes (2) et Take It To The Limit (4). Premières également dans la mesure où il accède là où tous ses prédécesseurs ont échoué : en tête du Billboard 200 réservé aux LP. Ca c’est côté coulisses.

Côté scène, One Of These Nights est l’album par lequel Don Felder, après une pige de deux titres sur le précédent On The Border, devient un Eagle à part entière quand, dans le même temps, Bernie Leadon quitte la maison. One Of These Nights, de ce fait, est son ultime participation sous la bannière des Aigles. Il fut le maillon fort de l’époque country-rock des deux premiers jets, les desseins plus rock annoncés depuis On The Border semblant ne plus correspondre à celui qui a la country chevillée au cœur.

Il assure néanmoins la tournée de promo de ce quatrième album qui fait basculer définitivement Eagles dans la cour des stars du rock et signe, avant de partir, deux belles pièces, I Wish You Peace (le titre de fin qui sonne comme un adieu) et Journey Of The Sorcerer notamment, dont il fait un des sommets de One Of These Nights.

1975, c’est l’année Eagles ; le groupe connaît la consécration mondiale. Finies les petites salles, place aux concerts plus importants. Le succès commercial est au rendez-vous. L’album est d’abord disque d’or, puis, avec le temps, multi-platine.

Il faut dire qu’il collecte des titres merveilleux comme Visions, rock et efficace au son unique, Take It To The Limit, Too Many Hands (et encore du Leadon impérial au banjo), l’émouvant After The Grill Is Gone (sur l’amour perdu), une ballade en duo chantée par Henley et Frey, Lyin’ Eyes, longue  et superbe ballade californienne. Tout aussi californien est Hollywood Waltz.

Album aux styles contrastés, cheminant entre le pop, le rock, le folk et la country music, One Of These Nights est un album profond, cohérent qui culmine dans la discographie des Aigles, un des meilleurs de cette décennie. A avoir impérativement, même si on est plus un adepte du groupe de la première heure. 5 semaines consécutives N°1, des millions de disques vendus…ce n’est pas un hasard. Une nouvelle page de son histoire s’écrit ici et il faut en être, je ne le conçois pas autrement. L’heure n’est pas aux chipotages : Eagles est alors le N°1 américain, une première (RAZOR©).

 

1. One of These Nights.

2. Too Many Hands.   

3. Hollywood Waltz.    

4. Journey of the Sorcerer.

5. Lyin' Eyes.

6. Take It to the Limit.

7. Visions.

8. After the Thrill Is Gone.

9. I Wish You Peace.

 

Don Henley:chant,batterie,percussion,chœurs.

Glenn Frey:chant,guitare,claviers,chœurs,guitare solo sur 2.

Bernie Leadon:chant, banjo,mandoline,guitare,steel guitare,guitare solo sur 5/9,chœurs.

Don Felder:chant,guitare,slide guitare,guitare solo sur 1/2/7/8,chœurs.

Randy Meisner:chant,basse,chœurs.

Ahlby Galuten:synthétiseur sur 3.

The Royal Martian Orchestra:cordes sur 4.

David Bromberg:violon sur 4.

Jim Ed Norman:piano sur 5/6.

 

LP Studio 5 - 1976

 

Eagles hotel california

 

THE EAGLES

HOTEL CALIFORNIA – 1976  5/5

 

Publié le 8 décembre 1976.

Produit par Bill Szymczyk.

Durée:43:28.

Label:Asylum.

Genre:rock,soft rock,hard rock.

 

Lorsqu’Eagles retrouve les chemins des studios au printemps 1976 pour Hotel California (en écoute intégrale ici), deux faits majeurs l’affectent qui vont changer son histoire. Le premier, c’est la perte de Bernie Leadon après l’excellent One Of These Nights, membre fondateur et élément clé de la bonne tenue des Aigles entre 1972 et 1975, créneau ponctué de 4 LP, un bon (On The Border), et 3 très bons LP (The Eagles, Desperado et One Of This Nights). Cette phase  s’accompagne de succès qui ont fait la popularité du groupe : Take It Easy, Desperado, Doolin’ Dalton, Tequila Sunrise, One Of These Nights…

L’autre événement d’importance consiste en l’arrivée de Joe Walsh pour le remplacer. Son parcours l’ayant mené à figurer parmi les plus grands guitaristes américains du moment, ajouté au fait que Meisner, Frey et Henley sont des fidèles contributeurs de ces derniers disques sous Barnstorm, il n’en faut pas plus pour que le kansan réponde favorablement aux sollicitations d’Eagles, après avoir décliné l’offre faite par Steve Marriott de rejoindre Humble Pie en remplacement du partant Peter Frampton.

Jugé un peu trop individualiste par Don Henley, le chef de groupe, trop hard-rock pour d’autres, l’affaire n’est pas gagnée d’avance, certains fans craignant même que le loup n’entre dans la bergerie. Joe se fond dans le moule et fait taire ses détracteurs en contribuant sans perdre de temps, au-delà de ce qui était alors imaginé. Son apport contribue à la direction et au son pris par Eagles sur Hotel California, le disque aux scores vertigineux scellant le nouveau départ du groupe, mais sa fin aussi.

Hotel California est un monstre sacré du rock des 70’s. Mythique, celui qui a failli s’appeler Mexican Reggae et servi de cadre à l’écriture d’Hotel California, (en réalité, c’est le Beverly Hills Hotel de Los Angeles qui trône sur la pochette imaginée par les designers David Alexander et John Kosh), est alors le cinquième opus d’Eagles. Paru en 1976, Il est un des plus gros coups commerciaux de l’industrie du disque, balançant entre rock, country et ballades, entre vitalité et rêverie. Avec ses mélodies accrocheuses (Hotel California, New Kid In Town, Wasted Time, Last Resort, Pretty Maids All In A Row), ses arrangements délicats, ses magnifiques harmonies de voix à la Crosby & Co et sa touche de variété entre acoustique et électrique, Hotel California, cet album, le plus parfait du groupe, est inscrit au patrimoine culturel planétaire.

Dans ce contexte, le rôle tenu pas Joe Walsh n’est pas négligeable. Ses riffs râpeux, sa slide fluide, ses soli pleins d’énergie, tout fleure bon la classe, la maturité, la perfection. Eagles ne fera jamais mieux derrière et aura même du mal à s’en remettre (RAZOR©).

 

1. Hotel California.

2. New Kid In Town.

3. Life In The Fast Lane.

4. Wasted Time.

5. Wasted Time (Reprise).

6. Victim Of Love.

7. Pretty Maids All In A Row.

8. Try And Love Again.

9. The Last Resort.

 

Don Felder:guitare,pedal steel guitare,chant.

Glenn Frey:guitare,piano,clavinet,synthétiseur,chant.

Don Henley:batterie,percussions,chant.

Randy Meisner:basse,chant.

Joe Walsh:guitare,slide guitare,piano électrique,orgue,synthétiseur, chant.

DISCOGRAPHIE SOLO 70'S.

LP Studio 1 - 1978

 

Randy meisner randy meisner lp 78

 

RANDY MEISNER

RANDY MEISNER – 1978  3,5/5

 

Publié en juin 1978.

Produit par Alan Brackett.

Durée:41:52.

Label:Asylum Records.

Genre:rock,country-rock,soft rock.

 

Dans la veine Eagles.

 

Membre co-fondateur des Eagles, Randy Meisner n’est pas le plus connu de ces illustres rapaces qui ont plané sur le rock entre 1970 et 1980. Et pourtant, Take It To The Limit, devenu un véritable standard du rock, est sa signature.

Il n’en est pas moins un des maillons incontournables de cette formation d’anthologie. Chanteur et bassiste nébraskien de Scottsbluff, Randy Meisner fait ses premiers pas dans les Dynamics (1961) qui virent dès l’année suivante en Drivin’ Dynamics (un E.P dans leur besace).

Son départ pour la Californie se fait avec un nouveau groupe, The Soul Survivors qui mute rapidement en The Poor (1965) mais le succès est plus limité malgré l’attention que leur accorde Decca Records (1966/67).

Travaillant parallèlement comme musicien de studio, Randy fonde alors Poco, autre référence du country-rock US, avec les ex-Buffalo Springfield Richie Furay et Jim Messina, George Grantham et Rusty Young. En divergence artistique avec les membres de Poco (1969), il quitte l’affaire juste avant que Pickin’ Up The Pieces (1er album) ne sorte. Il y apparaît (sans être crédité) à la basse et au chant.

Le Stone Canyon Band de Rick Nelson lui tend alors les bras (1970) tandis que, dans le même temps, il accompagne Linda Ronstadt. Il y fait la connaissance des futurs Eagles, Don Henley, Glenn Frey et Bernie Leadon (1970). Randy Meisner y restera jusqu’en 1977, année de sa décision de quitter Eagles pour s’orienter vers une carrière solo. L’éponyme Randy Meisner (Elektra Records) de 1978 est son premier disque.

Randy Meisner colle tellement à la musique d’Eagles qu’il en est, comme le révèle ce LP pour Asylum Records, très imprégné. Difficile de se débarrasser d’une étiquette qui lui colle indéniablement aux basques.

Enregistré dans la foulée de son départ des Aigles, vraisemblablement à la va-vite pour des motifs contractuels à honorer dans les meilleurs délais, la surprise est de constater que Randy Meisner ne signe aucun des 12 titres de l’album, exception faire de Take It To The Limit dont il propose ici une version différente (guitare, piano, chant) de celle originale et sous Eagles. Même si la présente version a de la gueule, elle ne dégage pas la même force que sa devancière.

Les belles affaires sont à porter au crédit de Bad Man de Glenn Frey et J.D Souther, très rock, d’Every Other Day, très Eagles, de Please Be With Me, Cowgirl Lonesome de Brackett et Merrill, du Heartsong final, de la ballade Daughter Of The Sky ainsi que de I Really Want You Here Tonight et son superbe solo de sax. Elles rendent très crédibles les premières incursions en solitaire de Randy.

Cerise sur le gâteau, le parterre qui vient en soutien musicalement et vocalement, est de toute beauté : Byron Berline, Alan Brackett, David Cassidy, Steve Edwards, Victor Feldman, John Hobbs, Ernie Watts, JD Souther, Nicky Hopkins, les sœurs Wilson (Heart)… rien que ça. C’est du très bon boulot (RAZOR©).

 

1. Bad Man.

2. Daughter of the Sky.

3. It Hurts to Be in Love.

4. Save the Last Dance for Me.

5. Please Be With Me.

6. Take It to the Limit.

7. Lonesome Cowgirl.

8. Too Many Lovers.

9. If You Wanna Be Happy.

10. I Really Want You Here Tonight.

11. Every Other Day.

12. Heartsong.

 

Randy Meisner:basse,guitare,chant,choeurs.

Byron Berline:violon.

Alan Brackett:chant,choeurs,Marxophone.

Denny Carmassi:batterie.

David Cassidy:chant,choeurs.

John Corey:guitare,claviers,chant.

Steve Edwards:dobro,guitare,steel guitare,slide guitare.

Tom Erak:basse.

Victor Feldman:percussions.

Mitchell Froom:synthétiseur.

John Hobbs:orgue,piano.

Nicky Hopkins:claviers.

Dixon House:claviers,chant.

Phil Kenzie:saxophone.

Tita Kerpan,Bill Lamb:chant,choeurs.

Howard Leese:synthétiseur,guitare,chant.

Geoffrey Leib:piano

Marcy Levy:chant.

Kerry Morris:basse.

Marty Paich:cordes.

Steven Scharf:choeurs.

Kelly Shanahan,Patrick Shanahan:batterie.

Scott Shelley:synthétiseur.

Brian Smith:guitare.

Sterling Smith:claviers.

J.D. Souther:chant,choeurs.

Jerry Swallow:guitare.

Tower of Power:cuivres.

Donny Ullstrom,Ritchie Walker:chant,choeurs.

Ernie Watts:saxophone.

Annie Wilson,Nancy Wilson:chant.

Jayne Zinsmaster:choeurs.

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