Steely Dan.

BIOGRAPHIE.

 

STEELY DAN/New York (U.S.A)

 

Steely dan 1

 

Actif entre 1972 et 1981,depuis 1993.

Labels:ABC,MCA,Giant,Reprise,Warner Bros.

Genre:rock,jazz-rock,soft rock.

Site officiel:steelydan.com

 

Une musique nourrie et ingénieuse.

La musique de Steely Dan, depuis le début des années 70, s’est toujours affranchie des courants et des modes. Impulsé par les seuls maîtres à bord que sont Walter Becker et Donald Fagen, Steely Dan, distille un son qui lui est propre, pratique une musique nourrie et ingénieuse, brodée autour du rock et du jazz.

Steely dan becker fagen 2

Steely dan becker fagen 1

Son œuvre, essentiellement alimentée par 6 LP de très haute volée dans les 70's, est une des plus belles que le rock de cette décennie nous ait laissée.

De quoi, pour chacun, reprendre sereinement son bâton de pèlerin et développer ses projets individuels, avant de se retrouver en studio, alors qu'on ne les y attendait plus ou pas de si tôt, au début du 3ème millénaire.

Ils marquent leur come-back avec Two Against Naturel (2000) et Everything Must Go (2003), respectivement leurs 8ème et 9ème LP studio.

Durant cette longue pause discographique, Steely Dan a cependant toujours veillé à maintenir le contact avec le public (1993/97), aspect qu'il développe encore avec régularité depuis 2007 et la tournée mondiale The Heavy Rollers Tour. En 2013, Steely Dan était encore sur la route via la tournée Mood Swings : 8 Miles to Pancake Day Tour.

Oh my Gode !

Le duo est constitué au début des années 70 alors que l'un comme l'autre se connaissent déjà depuis leur période estudiantine (1967). Natif de New York, Becker, né en 1950, est guitariste ; issu du New Jersey, Fagen, plus âgé de 2 ans, est chanteur et claviériste. Tous deux sont des férus de blues et de jazz et ont évolué dans une même formation montée par Fagen dans le cadre scolaire.

Au début des 70's, ils évoluent au sein de Jay & The Americans, principalement sur leurs tournées où Becker tient la basse et Fagen s'installe aux claviers. Comme le tandem est parallèlement inspiré par le songwriting, il leur est proposé, par la voix de Gary Katz, producteur américain pour le label ABC Records, de devenir les auteurs-compositeurs maison. Cette solution ne dure pas ; elle les satisfait moins que celle de fonder leur propre formation.

Ce que Fagen et Becker font en 1971 en s'entourant de David Palmer (chanteur), de Jeff Baxter et Denny Dias (guitaristes) et de Jim Hodder (batteur). Steely Dan est né et ABC et Gary Katz sont aussi de la partie. Pour info, le nom de Steely Dan est emprunté au livre de William Burroughs, Naked Lunch, et n'est autre qu'un godemichet.

Un catalogue de classe mondiale.

L'inégal Can't Buy A Thrill marque les débuts en studio de Steely Dan. Publié en automne 1972, le premier opus est une réussite commerciale, alimenté qu'il est par de sublimes chansons pop-latino, aux mélodies entraînantes et raffinées ; Can't Buy A Thrill annonce le Steely Dan à venir. Donald Fagen fait ses premiers pas au chant, bien que ce soit encore, à ce moment, David Palmer qui en ait la primauté, avant de passer choriste comme c'est le cas sur le plus abouti Countdown To Ecstasy (1973), deuxième LP du groupe aux accents plus jazz et classique incontournable du catalogue de Steely Dan. Countdown To ecstasy est bluffant et paradoxalement, il s'est moins bien vendu. La raison ? Aucun hit.

Steely Dan rebondit d'autant mieux sur Pretzel Logic (mars 1974) qui demeure à ce jour son plus gros carton américain. Par ce troisième opus, intermédiaire entre le style pop du premier album et celui plus expérimental de son suivant, la carrière de Steely Dan prend un virage différent, jamais entendu jusque là dans le rock. Certaines des plus belles pièces du duo sont ici concentrées. J'en veux pour preuve le génial Rikki Don't Lose That Number, single culte du groupe. Chef d'oeuvre indiscutable, Pretzel Logic appartient à ces disques vers lesquels on se tourne spontanément dès lors qu'il s'agit de s'exiler sur une ile du bout du monde. Tout est est, tout est parfaitement maîtrisé.

A ce stade de son parcours, la lassitude habite les deux maîtres à penser de Steely Dan, loin de s'attendre à un tel succès. Surtout la fatigue générée par la vie sur les routes et par les tournées. Cette vie harassante et accaparante influe de plus en plus négativement sur leur capacité à produire de la bonne chanson ; Fagen et Becker décident de faire un break et de dissoudre temporairement Steely Dan.

Steely dan fagen

"J'ai été surpris qu'Aja se vende aussi bien. J'ai tout de suite su que c'était un bon disque, certainement le meilleur que nous ayons réalisé jusque-là. Je ne suis pas sûr de savoir pourquoi les gens l'aiment mieux que nos autres albums. C'est d'ailleurs amusant, car nos fans semblent maintenant préférer nos disques plus anciens." (Donald Fagen)

Aja, le plus abouti.

Steely Dan revient en 1975 dans une nouvelle mouture, Dès février de cette même année, Katy Lied sort, qui révèle des dispositions jazz plus marquées. Ce disque servant surtout à faire la transition n'est pas du goût de la critique, ce qui amène ses leaders à se retrousser les manches et à faire de The Royal Scam (mai 1976) un bien meilleur travail même si dépourvu du moindre hit.

The Royal Scam préfigure Aja (septembre 1977), lequel est le sommet artistique et commercial des new yorkais et non pas des californiens comme leur son pourrait le laisser penser. Ecrin de joyaux, l'enivrant Aja se classe 3ème des charts derrière Rumours (Fleetwood Mac) et The Stranger (Billy Joel) et met sous l'éteignoir complet un mouvement punk pourtant fort de ses Sex Pistols et Clash. Du grand art.

Après le réussi, mais enfanté dans la douleur, Gaucho (1980), Steely Dan décide, après une mûre et sage décision, d'en rester là, ses deux chirurgiens lyriques estimant avoir atteint leurs limites du moment. L'amorce des années 2000 leur donnera une nouvelle motivation. Revenu depuis aux affaires, Steely Dan est aujourd'hui meilleur que jamais d'après les commentaires. Acceptons-en l'augure, car dans les seventies, ça volait déjà très haut (RAZOR©).

DISCOGRAPHIE 70'S.

LP Studio 1 - 1972

 

Steely dan can t buy a thrill

 

STEELY DAN

CAN’T BUY A THRILL – 1972 3,5/5


Publié en novembre 1972.

Produit par Gary Katz.

Durée:40:39.

Label:ABC.

Genre:folk-rock,pop-rock,soft rock.


Débuts prometteurs et c'est tout.


Gros carton que ce premier LP de Steely Dan, le populaire Can't Buy A Thrill (en écoute intégrale ici) enregistré à Los Angeles et publié en 1972. Il illustre parfaitement le talent de ses deux fondateurs, Donald Fagen et Walter Becker.

Toutefois, j’émettrais une réserve par rapport aux lauriers qu’on lui tresse, compte tenu de l'inégalité de sa matière et de son inaptitude à maintenir un intérêt permanent du début à la fin de l'écoute

Les premiers instants suscitent de vives promesses et témoignent d'une exceptionnelle entrée en fanfare ; celle-ci laisse augurer une suite du même tonneau. Hélas, elle n'est pas constante ce qui aurait pu justifier l'album de très haut niveau qu'il prétend être.

Do It Again (avec son solo de sitar signé Dias), très efficace en est le symbole. Dirty Work demeure dans le même esprit mais derrière, les Kings, Midnight Cruiser et Only A Fool Would Say That se révèlent un cran, voire deux en dessous.

Steely Dan hausse ensuite le haut niveau avec Reelin In The Years et le titre qui le suit, Fire In The Hole et puis, rechute. Brooklyn, Change Of The Guard et Turn That Heartbeat Over Again tirent la qualité de l’album vers le bas. Ces titres puent le remplissage pour boucler à la hâte l’album.

C'est pour ce cheminement inégal que je ne me suis jamais pâmé sur Can’t Buy A Thrill. Pour un album d’entame de carrière, c’est un très bon travail, mais pas du niveau exceptionnel tel qu’annoncé.

Leur effort est tout à fait louable et prometteur, le génie de Fagen et Becker indéniable, mais les pistes sont parfois faibles et l’ensemble manque d’homogénéité, ce qui ne permet pas, comme j’ai pu le lire, d’en faire un 5 étoiles ou de le mettre en concurrence avec Aja notamment. Pour aborder Steely Dan par le bon bout, il y a mieux. Mais à 3,5/5, c'est déjà une magnifique entrée en matière (RAZOR©).

 

1. Do It Again.

2. Dirty Work.

3. Kings.

4. Midnight Cruiser.

5. Only a Fool Would Say That.

6. Realing in The Years.

7. Fire in the Hole.

8. Brooklyn (Owes the Charmer Under Me).

9. Change of the Guard.

10. Turn That Heartbeat Over Again.

 

Donald Fagen:piano,orgue,claviers,chant.

Walter Becker:basse,chant.

Jeff Baxter:guitare,pedal steel guitare.

Denny Dias:guitare,sitar électrique.

Elliott Randall:guitare.

Jerome Richardson:saxophone ténor.

Snooky Young:bugle.

Jim Hodder:batterie,percussions,chant sur.

Victor Feldman:percussions.

David Palmer:chant sur 2/8.

Venetta Fields,Clydie King,Sherlie Matthews:choeurs sur 8.

LP Studio 2 - 1973

 

Steely dan countdown to ecstasy

 

STEELY DAN

COUNTDOWN TO ECSTASY – 1973 4,5/5


Publié en juillet 1973.

Produit par Gary Katz.

Durée:41:04.

Label:ABC.

Genre:rock,rock,jazz fusion,pop-rock.


Grand crû.


Sorti en juillet 1973, après que le surprenant Can’t Buy A Thrill ait connu un colossal et inattendu succès - pour moi un peu surfait au regard de son inégalité - Countdown To Ecstasy (en écoute intégrale ici) est le deuxième LP de Steely Dan (chez ABC Records).

David Palmer, depuis cet album, a été mis sur une voie de garage, relégué aux choeurs, ce qui est manière polie de l'inviter à quitter la troupe pour manque de résultats.

Pour ce qui est de l'excellent line-up de Can't Buy A Thrill, il est conservé dans son intégralité à savoir, outre Fagen et Becker les maîtres d'oeuvre, Jeff « Skunk » Baxter, Denny Dias, Jim Hodder.

Plus abouti musicalement et lyriquement, plus sophistiqué, plus spontané et plus uniforme que son prédécesseur, réalisé dans un esprit live, il est un grand millésime de la discographie de Steely Dan, en dépit du fait que les titres ont été travaillés et enregistrés dans la précipitation, sous la pression d’ABC Records (qui veut rentabiliser au plus vite le succès de Cant Buy A Thrill), entre deux tournées.

Reçu favorablement par la critique, cet opus, plus osé (artistiquement) que le premier, me plaît bien. Album rock aux accents de jazz et aux pistes assez longues et sublimes (6 pistes sur 8 vont au-delà des 5 minutes), il aborde l’auditeur par un exceptionnel morceau de fusion jazz-rock Bodhisattva.

Cette qualité ne décline pas de toute l’écoute ; à son terme, on est rincé par ce jazz rock progressif époustouflant. C’est un véritable bonheur que de s’enfiler goulument, sans débander, le petit joyau de Razor Boy, le pop-rock mélodique The Boston Rag (et ses harmonies vocales à la CSNY), le ludique et interminable jazzy Your Gold Teeth, Show Biz Kids (premier single à paraître), My Old School (en hommage à un fait arrivé durant leur scolarité), Pearl Of The Quarter (caractéristique du travail de Becker et Fagen) ou l’apocalyptique rock King Of The World.

Merveilleusement interprété par un line-up rodé par les tournées, visblement heureux d'être ensemble, et composé de grands virtuoses (notamment Dias et Baxter), Countdown To Ecstasy compte parmi le top 3 de Steely Dan.

Là où Can’t Buy A Thrill était une collection de bonnes chansons, Countdown To The Ecstasy est une grande avancée dans la carrière artistique de Steely Dan. Bluffant (RAZOR©).

 

1. Bodhisattva.

2. Razor Boy.

3. The Boston Rag.

4. Your Gold Teeth.

5. Show Biz Kids.

6. My Old School.

7. Pearl of the Quarter.

8. King of the World.

 

Jeff "Skunk" Baxter:guitare,pedal steel guitare.

Walter Becker:basse,harmonica,chant.

Denny Dias:guitare.

Donald Fagen:piano,piano électrique,synthétiseur,chant.

Jim Hodder:batterie,percussion,chant.

Victor Feldman:vibraphone,marimba,percussion.

Ray Brown:basse sur 2.

Rick Derringer:slide guitare sur 5.

Ben Benay:guitare acoustique.

Sherlie Matthews,Myrna Matthews,Patricia Hall,David Palmer,Royce Jones,James Rolleston,Michael Fenelly:choeurs.

Ernie Watts,Johnny Rotella,Lanny Morgan,Bill Perkins:saxophone.

Jake Richardson:cloche.

LP Studio 3 - 1974

 

Steely dan pretzel logic

 

STEELY DAN

PRETZEL LOGIC – 1974 5/5


Publié en février 1974.

Produit par Gary Katz.

Durée:34:02.

Label:ABC.

Genre:rock,jazz-rock,pop-rock,pop.


Hors des sentiers battus.


Avec Rikki Don’t Lose That Number, le single phare de Pretzel Logic (en écoute intégrale ici), Steely Dan place la barre à une hauteur (N° 4 des charts) qu’il n’a jamais atteinte précédemment en terme de succès public s’entend.

Disque couvert d’or et de platine, ce LP, qui est aussi album de l’année pour certaines critiques de l’époque, est leur troisième. Doté d’un son différent et perfectionné, appuyé par un parterre de musiciens exceptionnels (dont Jeff Porcaro, David Paich, Dean Parks, Timothy B. Schmit et Jim Gordon), ce disque marque un virage ou une transition dans la carrière de Steely Dan.

Il est l’une des plus belles réussites de Steely Dan. Efficace et très accessible pour aborder l’œuvre de Steely Dan, intermédiaire entre le style pop de Can’t Buy A Thrill et l’expérimental instrumental Countdown To Ecstasy, ce LP marginal a beaucoup de charme, d’imagination, d’originalité, de fluidité, de puissance et d’accroche dans un registre pop, alors jamais entendu, mais très caractéristique du Steely Dan.

Il fait ses premières armes dans la fusion pop-rock-jazz (il couvre Parker et Ellington). Le funky Night By Night et l’hargneux Monkey In Your Soul, l’hommage à Charlie Parker (Parker’s Band, avec deux batteurs SVP !), le mélancolique et cynique Charlie Freak, le court Through With Buzz, Pretzel Logic, Rikki Don’t Lose That Number (super solo de Baxter), l’amusant Barrytown, le touchant Any Major Dude Will Tell You sont les plus de l’album.

Moins bien : With A Gun, le (trop) décalé et (trop) récréatif East St. Louis Toodle-Oo, dont on ne discutera pas la qualité technique.Certaines des meilleures chansons de Steely Dan se trouvent sur cet album court (34 minutes), mais splendide. C’est la raison de l’engouement qu’il a suscité à l’époque et qu’il provoque maintenant encore en figurant toujours au 385ème rang pour Rolling Stones (RAZOR©).

 

1. Rikki Don't Lose That Number.

2. Night by Night.

3. Any Major Dude Will Tell You.

4. Barrytown.

5. East St. Louis Toodle-Oo.

6. Parker's Band.

7. Through With Buzz.

8. Pretzel Logic.

9. With a Gun.

10. Charlie Freak.

11. Monkey in Your Soul.

 

Jeff Baxter:guitare.

Walter Becker:basse,guitare,chant.

Denny Dias:guitare.

Donald Fagen:claviers,chant.

Jim Hodder:batterie.

Ben Benay:guitare.

Wilton Felder:basse.

Victor Feldman:percussion,claviers.

Jim Gordon:batterie.

Plas Johnson:saxophone.

Lew McCreary:cor.

Ollie Mitchell:trompette.

Michael Omartian:claviers.

David Paich:claviers.

Dean Parks:guitare.

Jeff Porcaro:batterie.

Jerome Richardson:saxophone.

Timothy B. Schmit:basse,chant.

Ernie Watts:saxophone.

LP Studio 4 - 1975

 

Steely dan katy lied

 

STEELY DAN

KATY LIED – 1975 5/5


Publié en mars 1975.

Produit par Gary Katz.

Durée:35:25.

Label:ABC.

Genre:jazz-rock.


Dans mon top 3 de Steely Dan.


La discographie de Steely Dan est riche de plusieurs très bons albums ; y privilégier un album plus qu'un autre relève de la gageure. Tout est bon dans ce cochon de Steely Dan.

Le parcours des new yorkais, jusqu’alors, est jalonné de très bonnes étapes. En effet, en 1975, après avoir déjà sorti Cant’ Buy A Thrill, très prometteur premier album, l’excellent Countdown To Ecstasy, un Pretzel Logic de haut niveau, le duo Fagen/Becker, accompagné de ses fidèles accompagnateurs de haut calibre, tous rompus aux joutes de studio publie son numéro 4, le dénommé Katy Lied (en écoute intégrale ici).

Baxter, Hodder, Timothy B,Schmidt ne sont plus là, mais le line-up ne perd pas au change avec le recrutement de Rick Derringer (déjà de l'album précédent), de Jeff Porcaro, Hal Blaine, Larry Carlton et de Michael McDonald, le futur Doobie Brothers, mais ici cantonné aux choeurs.

Dans la continuité d’un dernier LP, Pretzel Logic, dans lequel Steely Dan a fusionné son délicieux pop-rock avec des influences jazzy, ce Katy Lied ne manque pas d’arguments plaidant en sa faveur : Black Friday (sur le jeudi noir boursier) doté d’un énorme solo de guitare de Becker et martelé par un Jeff Porcaro (19 berges) qui joue comme un cador, le funky Bad Sneakers, taillé sur mesure pour la radio, Doctor Wu (avec son piano et son saxo jazzy), Daddy Don’t Live In That New York City No More, l’affolant Everyone’s Gone To The Movies, un soft rock de bonne facture Any World (That I’m Welcome To), Throw Back The Little Ones, Rose Darling.

Brillamment orchestré, doté de mélodies accrocheuses, savamment, joliment, professionnellement, techniquement, sobrement et collectivement interprété, ce disque annonce la belle trilogie à venir avec Aja en guise d'apothéose.

Pour un album qui est vu comme transitoire par la critique, ce quatrième volume de Steely Dan est plutôt bien foutu ; il figure dans mon top 3 du groupe (RAZOR©).


1. Black Friday.

2. Bad Sneakers.

3. Rose Darling.

4. Daddy Don't Live In That New York City No More.

5. Doctor Wu.

6. Everyone's Gone to the Movies.

7. Your Gold Teeth II.

8. Chain Lightning.

9. Any World (That I'm Welcome to).

10. Throw Back The Little Ones.


Donald Fagen:chant,piano,claviers.

Walter Becker:basse,guitare,choeurs.

Michael Omartian,David Paich:pianos,claviers.

Wilton Felder,Chuck Rainey:basse.

Hugh McCracken:guitare.

Denny Dias,Rick Derringer,Dean Parks,Elliott Randall,Larry Carlton:guitare.

Jimmie Haskell,Bill Perkins:cuivres.

Phil Woods:saxophone alto.

Jeff Porcaro,Hal Blaine:batterie.

Michael McDonald,Myrna Natthews,Sherlie Matthews,Carolyn Willis:choeurs.

LP Studio 5 - 1976

 

Steely dan the royal scam

 

STEELY DAN

THE ROYAL SCAM – 1976 5/5


Publié en mai 1976.

Produit par Gary Katz.

Durée:41:11.

Label:ABC.

Genre:jazz-rock,funk rock.


Un disque de laboratoire.


Steely Dan va crescendo dans la qualité de ses albums. Au bon, au très bon, parmi les albums précédemment réalisés, succède le presque parfait avec The Royal Scam (en écoute intégrale ici). Presque parfait dans la mesure où il fait du parfait complet avec le 6 étoiles qui suit : Aja.

Sans cette montée en puissance artistique depuis Can't Buy A Thrill et pour laquelle The Royal Scam prend toute sa part, Aja aurait-il été possible ? Rien n'est moins sûr. Quoi qu'il en soit, on atteint ici, mais on pourrait dire la même chose depuis Pretzel Logic, un niveau incroyable qui situe Steely Dan à son apogée musicale. The Royal Scam est la dernière marche avant son nirvana, aboutissement inscrit en lettre d’or sur le calendrier de l’année 1977. Nous y reviendrons.

Cette cinquième galette (1976) est un véritable succès (15ème dans les classements américains). Ce disque fait appel au gratin de la scène musicale (Michael McDonald, Timothy B. Schmit, Victor Feldman, Gary Coleman, Rick Marotta, Hugh McCracken, Larry Carlton…) et notamment aux pointures de jazz de la place et du moment ; c’est dire le degré de perfection recherché par les leaders Fagen et Becker en recrutant à un niveau bac + 15.

Toujours produit par Gary Katz (comme c’est le cas depuis le début), le cynique The Royal Scam fait appel à pas moins de 5 guitaristes (Becker, Dias, Carlton, Randall et Parks) !

Mélange de rock, de latino, de reggae, d'exotismer, avec une dominante jazzy, ce disque de laboratoire, tant il est parfaitement équilibré et dosé, s’articule autour de pistes originales telles que The Caves Of Altamira, Kid Charlemagne, Sign In Stranger, Haitian Divorce, Don’t Take Me Alive, Green Earrings, The Royal Scam, The Fez.

A priori, The Royal Scam peut paraître complexe, voire peut donner l’impression de partir dans tous les sens. Il vous faudra peut-être plusieurs écoutes avant d’en goûter tout le suc. Très très agréable, ce LP d'esthètes pour des esthètes est surtout impératif à posséder (RAZOR©).

 

1. Kid Charlemagne.

2. The Caves Of Altamira.

3. Don't Take Me Alive.

4. Sign In Stranger.

5. The Fez.

6. Green Earrings.

7. Haitian Divorce.

8. Everything You Did.

9. The Royal Scam.


Walter Becker:basse,chant,guitare.

Donald Fagen:claviers,chant,choeurs.

Timothy B. Schmit:basse,chant,choeurs.

Gary Coleman:percussion.

Victor Feldman:percussion,claviers.

Paul Griffin:claviers,chant.

Don Grolnick:claviers.

Jim Horn,Plas Johnson:saxophone.

Dick Hyde,Slyde Hyde,John Klemmer,Bob Findley,Chuck Findley:trompette.

Richard Hyde:trombone.

Rick Marotta,Bernard Purdie:batterie.

Hugh McCracken,Dean Parks,Elliott Randall,Larry Carlton,Dennys Dias:guitare.

Chuck Rainey:basse

Venetta Fields,Clydie King,Shirley Matthews,Michael McDonald:chant,choeurs.

LP Studio 6 - 1977

 

Steely dan aja

 

STEELY DAN

AJA – 1977 5/5


Publié en septembre 1977.

Produit par Gary Katz.

Durée:39:58. 

Label:ABC.

Genre:jazz-rock,funk rock.


Le nirvanaja.


Aja (en écoute intégrale ici) est THE ALBUM de Steely Dan, son disque à 6 étoiles, son nirvana. Appelez-le comme bon vous semble, mais c'est l'exemple même d'une ambition annoncée, longuement, patiemment et chirurgicalement façonnée. A voir le cheminement du catalogue de Steely Dan, on se doutait bien qu'un jour ou l'autre il allait nous pondre ce type d'albums.

Depuis quelques œuvres précédentes, ça frétillait ; et bien la voilà. Aja est un aboutissement de tout ce qui a été mis en place jusqu'ici. Il est aussi le couronnement d'une discographie, peut-être la plus enrichissante des 70's.

Sorti en 1977, si Aja consacre Steely Dan sur la scène internationale, il fait de Fagen et Becker, ses esthètes en chef des auteurs-compositeurs énormes. 3ème aux States et 5ème au Royaume-Uni, Aja, pop-rock aux accents jazzy et aux arrangements sophistiqués, est couvert d'or, de platine, de Grammies et pointe en 145ème rang du classement Rolling Stone des plus grands albums de tous les temps.

Aja intègre une collection de titres vraiment sublimes, interprétés par une pléiade de musiciens (de jazz pour la plupart) très talentueux. Acclamé par la critique, Aja développe 7 morceaux plus longs qu'à l'accoutumée, qui sont autant de petits joyaux.

Dernière véritable pièce maîtresse de l’œuvre de Steely Dan, il est impossible d’écarter un titre, compte tenu du haut degré de ce travail. Si j’aime tout de cet album, j’ai un faible pour le morceau-titre et Deacon Blues, réellement lumineux, gai, qui est certainement le symbole de la créativité atteinte par le groupe. Qui pouvait imaginer un jour que le rock pouvait aussi sonner de cette manière ? (RAZOR©)

 

1. Black Cow.

2. Aja.

3. Deacon Blues.

4. Peg.

5. Home At Last.

6. I Got The News.

7. Josie.

 

Walter Becker:basse,guitare,guitare électrique,chant.

Larry Carlton:guitare,guitare électrique.

Pete Christlieb:flûte,saxophone,saxophone ténor.

Gary Coleman:percussion.

Diaz Denny:guitare.

Donald Fagen:synthétiseur,claviers,chant,choeurs,sifflet.

Victor Feldman:percussion,piano,claviers,vibraphone.

Venetta Fields:chant,choeurs.

Chuck Findley:cuivres.

Steve Gadd:batterie.

Jay Graydon:guitare,guitare électrique.

Ed Greene:batterie.

Paul Griffin:claviers,piano,chant.

Don Grolnick:claviers,clavinet.

Jim Horn:flûte,saxophone.

Paul Humphrey:batterie.

Richard Hyde:trombone.

Hyde Slyde,Brass Plas Johnson:flûte,saxophone.

Jackie Kelso:flûte,cor,saxophone.

Jim Keltner:percussions,batterie.

Steve Khan:guitare.

Clydie King:chant,choeurs.

Rebecca Louis:chant,choeurs.

Rick Marotta:batterie.

Shirley Matthews:chant,choeurs.

Lou McCreary:cuivres.

Michael McDonald:chant,choeurs.

Michael Bill Perkins Omartian:piano,claviers

Dean Parks:guitare.

Bernard "Pretty" Purdie:batterie.

Chuck Rainey:basse.

Lee Ritenour:guitare.

Joe Sample:claviers,piano,clavinet.

Timothy B. Schmit:basse,chant.

Tom Scott:flûte,saxophone.

Wayne Shorter:flûte,saxophone.

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