Steve Miller Band.

BIOGRAPHIE.

 

STEVE MILLER BAND/San Francisco (Californie)

 

Steve miller band

 

Actif depuis 1966.

Labels:Capitol,Polydor,Roadrunner,Loud & Proud.

Genre:blues-rock,rock,rock psychédélique,pop-rock.

Site officiel:www.stevemillerband.com

Toujours actif en 2015.

Le Steve Miller Band est toujours en activité en 2015. Autrement dit, son instigateur, celui qui lui a donné son nom et qui est toujours aux commandes, Steve Miller, est sur le pont depuis 5 décennies. Rien que ça. Les chiens ne faisant pas de chats, ce natif du Wisconsin (Milwaukee) ne pouvait pas échapper à cette destinée musicale, encouragé qu’il fut par une mère chanteuse et un père épris de jazz au point de compter Charlie Mingus parmi ses intimes et, par ailleurs, très proche de Les Paul, fameux développeur de guitares électriques, de techniques d’enregistrement multipiste et d’effets sonores comme la chambre d’écho. C’est par l’entremise de ce dernier expert que le jeune Miller apprend quelques bases de la guitare. Steven Haworth Miller ne pouvait rêver meilleur encadrement, ni précepteur aussi huppé.

Steve miller band 2 haut

De Chicago à San Francisco.

Steve Miller forme très tôt un premier groupe, The Marksmen Combo ; il a alors 12 ans. Il partage cette expérience précoce avec Boz Scaggs qu’il retrouve plus tard dans les Ardells (1962/63), groupe créé en 1961 à l’Université du Wisconsin. The Fabulous Night Train les réunit même une 3ème fois avant que Miller ne quitte le Wisconsin pour Chicago (1964/65) afin de se mêler à la scène blues de l’endroit, alors très en vogue.

Dans l’illinois, il rencontre Barry Goldberg avec lequel il monte le Goldberg-Miller Blues Band, mais, au bout de deux ans, il est attiré par les sirènes psychédéliques californiennes et décide de plaquer Chicago pour San Francisco, là où tout se passe. En Californie, il met sur pied la première incarnation du Steve Miller Band composée du guitariste de blues James « Curly » Cooke, de Tim Davis, batteur et de Lonnie Turner, bassiste.

Groupe estimé sur la place locale, cette mouture sert de backing band à Chuck Berry pour un enregistrement live au Fillmore (Live At the Fillmore Auditorium – septembre 1967/Mercury).

C’est à cette époque (mi 1967) que Jim Peterman, organiste, rejoint le Steve Miller Band. Dans le même temps, Cooke est remplacé par Boz Scaggs. Le groupe prend part au festival pop de Monterey et rentre dans l’écurie Capitol avec un contrat juteux.

Une vingtaine de LP et des hits à la pelle.

A partir de là, le début de parcours du talentueux et prometteur Steve Miller Band est placé sous les meilleurs auspices. Il jette les bases d’une carrière réussie et fructueuse, scindée en deux grandes phases : celle blues-rock et psychédélique de la fin des années 60 au début de celles 70, à laquelle succède une phase plus pop-rock commerciale jusqu’au début des 80’s. Aujourd’hui son bilan affiche presqu’une vingtaine de LP studio, 6 live, une grosse poignée de compils ainsi qu’une trentaine de singles parmi lesquels les tubes The Joker, Fly Like An Eagle, Rock’n Me ou Abracadabra. 

L’ère blues-rock psychédélique.

Children Of The Future (avril 1968) ouvre le compteur discographique. Il s’inscrit, comme la majorité des albums californiens du moment, dans un registre psychédélique, mais différent de ce que propose la place san franciscaine ambiante. Plus apparenté à Cream qu’au Dead, Children Of The Future est un excellent album digne de la plus haute considération et l’exemple-type, jusque dans sa pochette, des produits de cette époque.

Pour alimenter son superbe Sailor (octobre 1968), le Steve Miller Band reconduit son blues psychédélique, tout en continuant à lorgner du côté de l’Angleterre. Song For Our Ancestors, perclus de cornes de brume et finissant dans une sorte de jam venue tout droit de Haight-Asbury, a des allures d’Echoes ; à moins que ce ne soit le contraire, compte tenu qu’Echoes est paru plus tard (1971). Le parallèle ne peut pas ne pas se faire. Les californiens ont le psychédélisme british chevillé au cœur ; l’album fait parler dans le landernau. Le groupe ne manque pas de bonnes idées et installe progressivement le son qui va bientôt le caractériser. Sailor, plus abouti et devenu depuis un incontournable classique du catalogue, abrite également le premier hit du Steve Miller Band, Livin’ In U.S.A qui a bien tourné sur les radios FM libres de l’époque.

Steve miller band abracadabra

Le lien avec l’Angleterre ne se distend pas avec le très bon Brave New World, sorti en juin 69 aux States, 3 mois plus tard au Royaume-Uni.

La connexion se fait cette fois-ci par un autre biais, à savoir par l’analogie du riff de Space Cowboy avec celui de Lady Madonna. La présence de McCartney en studio sur My Dark Hour n’est certainement pas étrangère à l’influence des Beatles sur le titre incriminé. Paulo le coquin se cache derrière les traits d'un certain Paul Ramon.

Brave New World se fait sans Boz Scaggs et Jim Peterman, parti sous d’autres cieux. Ben Sidran devient le claviériste attitré du Steve Miller Band, meilleur que jamais.

La voie commerciale.

Le quatrième LP, Your Saving Grace, est le dernier des années 60. Publié 2 mois avant de basculer dans les 70’s, il est le moins intéressant de la décennie. Quatrième LP en deux ans, il n’a pas le charme et l’originalité qui font la force des trois albums qui précèdent. Les touches psychédéliques consistent en de rares soubresauts et l’ensemble est moins cohérent. Your Saving Grace fait le lien entre la période expérimentale et psyché et celle commerciale. Au final, il reste un disque de blues-rock moyen que l’on oublie volontiers dans son catalogue.

Le début des années 70 est abordé par Number 5 (novembre 1970). Il est un peu la continuité de l’effort qui précède mais en bien meilleur. Il boucle la première partie de carrière évoquée antérieurement. Ben Sidran, Lonnie Turner, Tim Davis et Steve Miller constituent le line-up de cette fin de cycle. Ils sont soutenus, pour la circonstance, par des requins de studios, et non des moindres, comme Nicky Hopkins, Charlie McCoy, Lee Michels et Bobby Spicher.

Steve miller interview

« San Francisco m’a permis de passer d’un public de club à un public de grands espaces où se tenaient 1500 personnes, avec de grandes scènes, beaucoup plus de groupes. C’était la place où il fallait être. Vous aviez la possibilité de vous faire 1500 dollars par nuit. En plus, c’était l’épicentre de la scène psychédélique avec le Fillmore et le Family Dog, salles de spectacles ouvertes 7 jours sur 7. (Steve Miller)

1971, année noire.

1971 est une année noire. Son LP Rock Love est (septembre 1971) est une daube innommable. Fait avec des bras cassés, il est le plus faible de toute sa discographie. Qui plus est, un accident routier très sérieux et une mauvaise hépatite mettent Steve Miller hors d’état de travailler. Sa convalescence dure jusqu’en 1973, date marquant un tournant dans sa carrière. Il met à profit son repos forcé pour réinventer son groupe et donner une nouvelle direction à sa musique. Recall The Beginning…A Journey From Eden (1972) ne marque pas plus les esprits, mais on le lui pardonnera au motif qu’il s’inscrit dans la période de tâtonnement et de réflexion de Miller.

Steve miller band the joker single

The Joker (1973) fait taire les interrogations mais pas toutes. Le style artistique et le line-up sont radicalement changés. Steve Miller a alors autour de lui Gerald Johnson (basse), Dick Thompson (claviers) et John King (batterie). Les fans de la première heure rient jaune et ne se sentent plus en phase avec l’artiste.

Miller enfile les tubes mais…

Mais The Joker est un succès populaire, alors il est pardonné à Miller son basculement dans un pop-rock taillé pour amasser les dollars. Du hit, Miller sait faire aussi. Il va désormais les enchaîner à la pelle. The Joker prend position au 83ème rang des meilleurs albums pour Rolling Stone Magazine, coincé entre Disraeli Gears (Cream) et Atom Heart Mother (Pink Floyd). Comme on se retrouve…

Steve Miller s’accorde du répit pour profiter à plein des retombées du Joker. Deux ans. Son retour coïncide avec un changement d’équipiers et sous une structure à trois : Miller, Lonnie Turner, ancien de la maison et le batteur Gary Mallaber. Neuvième LP, le très populaire Fly Like  An Eagle (mai 1976) est bouclé en deux semaines. Steve Miller Band est entré dans une autre dimension, affublé d’un statut de rock star ; il partage les affiches avec les grands de ce monde rock. Séduisant et accrocheur pour les uns, il ne parvient pourtant plus à se rabibocher avec la vieille garde des supporters restée sur les 5 premiers jets.

Le Steve Miller Band s’étoffe pour Book Of Dreams (1977). Le guitariste David Denny, le slide guitariste Greg Douglas, le claviériste Byron Alfred intègrent le groupe. Il ressemble comme deux gouttes d’eau à Fly Like An Eagle. La raison en est simple : les deux disques sont issus des mêmes sessions, celles qui ont prévalu à la réalisation de Fly Like An Eagle. D’où le son cosmique identique à l’un comme à l’autre. Commercialement, c’est une réussite. Miller tombe les tubes, mais ça commence sérieusement à sentir la pop calibrée pour les radios et les dance floors cette affaire. Abracadabra est la goutte d’eau qui fait déborder le vase. Certes, il devient un des groupes les plus populaires du monde, mais perd, en retour, ses derniers admirateurs d’hier (RAZOR©).

DISCOGRAPHIE 60'S/70'S.

LP Studio 1 - 1968

 

Steve miller band the children of the future

 

STEVE MILLER BAND

THE CHILDREN OF THE FUTURE – 1968  5/5

 

Publié en juin 1968.

Recorded   Early 1968 at Olympic Studios, London, England[1]

Produit par Glyn Johns.

Durée:38:21.

Label:Capitol.

Genre:blues-rock,rock psychédélique.   

 

Le chef d’oeuvre de Miller.

 

Avant d’être un fécond pourvoyeur de hits pour les radios et d’en récolter, bien plus tard, la reconnaissance du public et de la profession par une étoile sur le Walk Of Fame à Hollywood, Steve Miller a d’abord été l’un des brillants acteurs de la scène de Frisco.

Il ne surprendra personne, partant de là, que ce premier bébé du Steve Miller Band, formé en 1967, soit alimenté au biberon du blues et du rock psychédélique, caractéristiques de l’Area Bay.

Chapeauté par Capitol depuis la fin de l’année 1967, le Steve Miller Band se compose alors de Miller (guitare, harmonica, chant), Boz Scaggs (guitare, chant), Lonnie Turner (Basse), Jim Peterman (claviers) et Tim Davis (Batterie).

Enregistré à Londres et produit par Glyn Johns, Children Of The Future (en écoute intégrale ici) reste cependant marginal dans le contexte psychédélique américain. Plus proche des anglais de Cream que du Dead ou de l’Airplane, son acid blues subit plus l’influence du british blues. L’album émarge donc de la discographie frisco-psychédélique traditionnelle, mais n’en demeure pas moins un ouvrage du genre digne de la plus haute considération.

The Children Of The Future propose, dans sa phase initiale, un enchaînement métissé de titres pop psychédélique (de 1 à 5). Les points saillants en sont In My First Mind et l’impro The Beauty Of Time Is That It’s Snowing, qui frôlent l’excellence.

La deuxième partie est radicalement autre. Moins expérimentale, elle privilégie le blues rock (Steppin’ Stone), le blues plus traditionnel (Fanny Mae, Key To The Highway), le folk-pop tendance Area Bay (Baby’s Callin’ Me Home de Boz Scaggs).

Placé dans la veine des produits de cette époque expérimentale, ce petit chef d’œuvre, The Children Of The Future est le meilleur LP auquel Steve Miller a donné le jour. L’auteur et interprète du rock boursouflé et indigeste qu’il servira par la suite, peut regarder la scène psychédélique de front. Il fait très fort ici, épaulé à l’écriture par un Boz Scaggs (Baby’s Callin’ Me Home et Steppin’ Stone) très inspiré (RAZOR©).

 

1. Children of the Future.

2. Pushed Me to It.

3. You've Got the Power.

4. In My First Mind.

5. The Beauty of Time Is That It's Snowing (Psychedelic B.B.).

6. Baby's Callin' Me Home.

7. Steppin' Stone.

8. Roll with It.

9. Junior Saw It Happen.

10. Fanny Mae.

11. Key to the Highway.

 

Steve Miller:guitare,harmonica,chant.

Boz Scaggs:guitare,choeurs,chant sur 6/7.

Lonnie Turner:basse,choeurs.

Jim Peterman:claviers,choeurs.

Tim Davis:batterie,chœurs,chant sur 9/10.

LP Studio 2 - 1968

 

Steve miller band sailor

 

STEVE MILLER BAND

SAILOR – 1968  4/5

 

Publié en octobre 1968.

Produit par Glyn Johns.

Durée:34:22.

Label:Capitol.

Genre:blues-rock,rock psychédélique.

 

Album charnière.

 

Sailor est le deuxième album réalisé au courant de l’année 1968. Dès les premières notes de son morceau initial, Song For Our Ancestors, immanquablement, le parallèle s’impose. On ne peut pas éluder la comparaison, feindre qu’il n’y a pas similitude ou faire comme si il n’y a pas un air de déjà entendu du côté de chez Pink Floyd.

La ressemblance  avec Echoes est frappante. Le Steve Miller Band a bien les pieds quotidiennement sur la scène acid rock de San Francisco, mais a toujours le cœur qui penche sur ce qui se passe l’autre côté de l’Atlantique. Il a surtout une oreille qui traîne sur ce qu’il s’y fait. Directement ou indirectement, rien de ce qui se trame au Royaume-Uni n’échappe à Steve Miller pour qui le psychédélisme façon British est la panacée. Comme le producteur est Glyn Johns et qu’il est anglais…

Miller, par la voie du Steve Miller Band, distille ici un excellent mélange de rock, blues-rock et de psychédélisme. En atteste l’instrumental et mélodique Song For Our Ancestors, ce fauteur de trouble au psychédélisme ambiant.

Cette atmosphère se retrouve sur Dear Mary. Coté blues-rock, relevons Gangster Of Love et Living In The USA. La ballade Quicksilver Girl tire également son épingle du jeu dans ce répertoire, tout comme les deux titres de Boz Scaggs qui referment le disque : Overdrive et Dime-A-Dance-Romance. Sailor s’inscrit comme un LP tampon entre le Miller psychédélique et celui plus pop commercial à venir (RAZOR©).

 

1. Song for Our Ancestors.

2. Dear Mary.

3. My Friend.

4. Living in the U.S.A.

5. Quicksilver Girl.

6. Lucky Man.

7. Gangster of Love.

8. You're So Fine.

9. Overdrive.

10. Dime-a-Dance Romance.

 

Steve Miller:guitare,chant.

Boz Scaggs:guitare,choeurs,chant sur 9/10.

Lonnie Turner:basse,chœurs.

Jim Peterman:claviers,choeurs,chant sur 6.

Tim Davis:batterie,chœurs,chant sur 3.

LP Studio 3 - 1969

 

Steve miller band brave new world

 

STEVE MILLER BAND

BRAVE NEW WORLD – 1969  5/5

 

Publié le 16 juin 1969.

Produit par Glyn Johns,Steve Miller.

Durée:29:52.

Label:Capitol.

Genre:blues-rock,hard rock.

 

Un Best Of avant l’heure.

 

En 1969, le Steve Miller Band nous gratifie de deux LP. Brave New World, troisième album à apparaître au catalogue des californiens, est le premier des deux, publié en juin de cette année là. Le groupe tourne alors sous la forme d’un trio, privé depuis le précédent Sailor de Boz Scaggs et de Jim Peterman.

La tierce restante se compose alors de Steve Miller, de Lonnie Turner et de Tim Davis. Pour contrebalancer, il est fait appel à quelques invités comme Ben Sidran, Nicky Hopkins ou un certain Paul Ramon, surnom pris pour la circonstance par Paul McCartney. Même le producteur Glyn Johns met la main à la patte en occupant, selon les besoins, la guitare.

Hopkins, on connaît. Sidran, moins. Ce dernier fait partie du cercle fermé des amis de Steve Miller et a déjà eu l’occasion d’en découdre lors de ses expériences sous la bannière The Ardells, un des premiers groupes formé à l’époque de leur passage à l’Université.

Album concis puisque culminant à moins de 30 minutes, les 9 titres qui le composent ont suffisamment de cohérence et d’inspiration pour faire de ce disque un très bon produit du catalogue de l’artiste. Certaines pistes supplantent le lot, mais globalement tout est bon dans ce qui peut être considéré comme un best-of avant l’heure du groupe (6 des 9 titres figurent dans les disques collectors du moment).

Encore marqué par le psychédélisme, mais de moins en moins cependant, l’album qui nous concerne propose une collection de caractère, riche en mélodie, qui ne s’éternise pas dans des longueurs interminables. La brieveté des Can’t You Hear Your Daddy’s Heartbeat et Got Love ‘Cause You Need It est son meilleur atout.

La vedette de ce disque, c’est sans conteste Space Cowboy, un rock classique de l’ère Miller et qui révèle un artiste campant vraiment les personnages de ses chansons. Il fut le sémillant Gangster Of Love (Sailor), il est le Cow Boy psychédélique dans le présent Space Cowboy, il sera le Joker dans un futur proche. L’autre star du moment est le tempétueux et décoiffant Brave New World.

Par ailleurs, certaines entractes de valeur, plus soft, ne manquent pas d’intérêt. Dans cet ordre d’idées, j’ai un faible pour Celebration Song et son délicieux jeu de basse, pour l’acoustique gracieuse de Seasons, pour Midnight LT’s Dream et Kow Kow.  Un petit tour chez votre disquaire s’impose : il vous le faut ! (RAZOR©).

 

1. Brave New World.

2. Celebration Song.

3. Can't You Hear Your Daddy's Heartbeat.

4. Got Love 'Cause You Need It.

5. Kow Kow.

6. Seasons.

7. Space Cowboy.

8. LT's Midnight Dream.

9. My Dark Hour.

 

Steve Miller:guitare,harmonica,chant.

Glyn Johns:guitare,percussion,chœurs.

Lonnie Turner:basse,guitare,choeurs.

Ben Sidran:claviers.

Tim Davis:batterie,chant sur 4/8.

Nicky Hopkins:piano sur 5.

Paul McCartney (Paul Ramon):basse,batterie ,chant sur 2/9.

LP Studio 4 - 1970

 

Steve miller band your saving grace

 

STEVE MILLER BAND

YOUR SAVING GRACE – 1969  3,5/5

 

Publié en novembre 1969.

Produit par Glyn Johns.

Durée:37:31.

Label:Capitol.

Genre:rock.

 

Virage pop-rock.

 

Pour Your Saving Grace (en écoute intégrale ici), le quatrième album du Steve Miller Band, publié à la fin de l’année 1969, 5 mois après Brand New World, Glyn Johns est encore et toujours à la production et le Steve Miller Band évolue toujours dans la même composition que sur le disque précédent, à la différence près que Paul Ramon McCartney a réintégré son Angleterre natale pour vaquer à ses occupations du moment. Hopkins, Sidran, les claviéristes pigistes de Brand New World sont reconduits. Hopkins est toujours un occasionnel, Sidran devient un membre attitré.

Ce LP fait le passage entre la période expérimentale,  dite psychédélique, et celle, plus lucrative et commerciale, où Steve Miller commence à accumuler les succès et alimenter les radios en hits. Plus pop de tous les travaux qu’on connaît alors du groupe, il est un album talentueux, au son alourdi et tournant définitivement la page  des années 60.

C’est moins délicieux que le Miller psychédélique, à mon sens, mais certainement pas moins inintéressant. Your Saving Grace est annonciateur de ce vont être les années 70 de celui qui a été nommé « l’homme sans visage » par le magazine Rolling Stones, Steve Miller, dont on sait peu de choses, en fait. Qu’il soit un virtuose de la guitare, il ne faut pas sortir de St Cyr pour s’en apercevoir. Il a du toucher et une technique hors pair, c’est évident. Il est bien entouré et ça s’entend. C’est de la bonne cavalerie.

Comme il dispose de la matière adéquate pour séduire, il prend place dans le haut du panier du répertoire de Miller. Pas au top, mais bien calé dans les 5 meilleurs jets de l’artiste.

Little Girl, pop funky, Don’t Let Nobody Turn You Around, rock ultra-vitaminé teinté de blues, Baby’s House, morceau très sympa avec un beau travail de piano de Nicky Hopkins, Motherless Children, classique émotionnel et intemporel, Just A Passin Fancy In A Midnite Dream, The Last Wombat In Mecca, joyeux titre de Lonnie Turner, Feel So Glad, titre bluesy taillé sur mesure pour le jeu de piano de Nicky Hopkins et Your Saving Grace, composé par Tim Davis, qui termine sur une note brillante, ça tient bien la route.

S’il n’est pas mon préféré du Steve Miller Band, il n’en est pas moins d’un excellent niveau sur le segment pop-rock, désormais seul credo de Miller (RAZOR©).


1. Little Girl.

2. Just a Passin' Fancy in a Midnite Dream.

3. Don't Let Nobody Turn You Around.

4. Baby's House.

5. Motherless Children.

6. The Last Wombat in Mecca.

7. Feel So Glad.

8. Your Saving Grace.

 

Steve Miller:guitare,harmonica,chant.

Lonnie Turner:basse,choeurs.

Ben Sidran:orgue,piano électrique.

Nicky Hopkins:piano sur 4/7.

Tim Davis:batterie,chœurs,chant sur 6/8.

LP Studio 5 - 1970

 

Steve miller band number 5

 

STEVE MILLER BAND

NUMBER 5 – 1970  3,5/5

 

Publié en novembre 1970.

Produit par Steve Miller.

Durée:36:22.

Label:Capitol.

Genre:rock.

 

Un album remarqué.

 

C’est la cinquième fois en deux ans que le Steve Miller Band nous gratifie d’un LP. Number 5 (en écoute intégrale ici) indique clairement et de manière simpliste son apparition chronologique. Il renouvèle l’offre proposée dans l’album précédent. Ce sera la dernière fois. Le Steve Miller Band tourne, après ce disque, le dos à son passé.

Bon album, il s’ouvre par trois acoustiques de très bonne facture, enregistrés à Nashville, Good Morning, I Love You et Going To The Country et révèle quelques bons rocks (Going To Mexico, Industrial Military Complex Hex et Jackson-Kent-Blues).

Number 5 permet à Glyn Johns, le fidèle producteur, de nous sortir un son réverbéré de derrière les fagots, donnant une belle dimension supplémentaire à l’univers sonore  du Steve Miller Band. L’écoute au casque sera privilégiée pour en apprécier tous les bienfaits.

A noter les contributions très remarquées de Charlie McCoy à l’harmonica, de Bobby Thompson (banjo sur Tokin’s du batteur  Tim Davis) et de Buddy Spicher au violon. Dans l’ensemble, rien ne s’écarte, d’où l’assurance qu’il peut procurer un bon moment d’écoute (RAZOR©).

 

1. Good Morning.

2. I Love You.

3. Going to the Country.

4. Hot Chili.

5. Tokin's.

6. Going to Mexico.

7. Steve Miller's Midnight Tango.

8. Industrial Military Complex Hex.

9. Jackson-Kent Blues.

10. Never Kill Another Man.

 

Steve Miller:guitare,chant.

Lonnie Turner:basse.

Bobby Winkelman:basse,chant.

Ben Sidran,Nicky Hopkins:claviers.

Tim Davis:batterie,chant.

Charlie McCoy:harmonica.

Lee Michaels:orgue sur 6.

LP Studio 6 - 1971

 

Steve miller band rock love

 

STEVE MILLER BAND

ROCK LOVE – 1971  2/5

 

Publié en septembre 1971.

Produit par Steve Miller.

Durée:38:11.

Label:Capitol.

Genre:rock.

 

Le mouton noir de Miller.

 

Sixième volet discographique du Steve Miller Band, Rock Love est sorti en octobre 1971, sans marquer vraiment les esprits du public rock d’alors. Les 7 pistes de ce disque ne dégagent rien de vraiment surprenant. Qui plus est, le bât blesse au niveau de la prod’ et du son faisant de lui le pire des travaux de Miller et sa clique à ce niveau de carrière.

Les critiques n’ont rien d’élogieuses ; l’auditoire réuni autour de Rock Love est réduit comme peau de chagrin. Rares sont ceux qui peuvent s’enthousiasmer pour lui. Il en paie les conséquences commerciales, étant un flop magistral ; la trajectoire jusqu’alors favorable du Steve Miller Band était loin de laisser prévoir une telle issue d’autant que le groupe s’est accordé le temps pour le publier.

Même réécouté sorti de son contexte, plus de 40 ans plus tard,  rien n’a vraiment changé. La matière est indigente. Partagé entre des enregistrements live (The Gangster Is Back, Blues Without Blame et Love Shock, à dominante blues-rock) et de gentillettes parties de studio (mais sans plus), dont aucune ne m’a vraiment touché, ce Rock Love, pour lequel ont été engagés Jack King à la batterie et Ross Valory à la basse, c’est ennui, ennui et encore ennui.

Le Miller Band est alors au creux de la vague. Il lui faut alors trancher sur la suite de sa carrière. Celle-ci, du fait de son basculement total dans le pop/rock à succès, va prendre une tournure complètement différente et surtout lucrative. C’est par cette orientation qu’il va se sauver de la noyade. N’empêche, s’il est un mouton noir dans le catalogue du SMB, c’est bien ce Rock Love (RAZOR©).

 

1. The Gangster Is Back.

2. Blues Without Blame.

3. Love Shock.

4. Let Me Serve You.

5. Rock Love.

6. Harbor Lights.

7. Deliverance.

 

Steve Miller:guitare,chant.

Ross Valory:basse.

Jack King:batterie.

LP Studio 7 - 1972

 

Steve miller band recall the beginning

 

STEVE MILLER BAND

RECALL THE BEGINNING…A JOURNEY FROM EDEN – 1972  3/5

 

Publié en mars 1972.

Produit par Steve Miller.

Durée:34:44.

Label:Capitol.

Genre:rock.

 

Rien que pour sa face B.

 

Le Steve Miller Band, avant cet album au nom à rallonges, sorti en mars 1972, a publié un disque tellement merdique et apathique (Rock Love) que beaucoup d’aficionados voient en lui la fin du groupe. Ce septième album, Recall The Beginning…A Journey From Eden (en écoute intégrale ici), n’a pas plus rencontré le succès que celui qui le précède.

Ce qui revient à dire qu’il s’inscrit dans la production creuse de l’artiste, coincé entre la période psychédélique et celle dite disco pop. Placé dans le ventre mou de sa discographie, dans une période transitoire qui tend à s’éterniser, à enfumer les fans sur l’orientation artistique et qui n’apporte rien à la gloire de Steve Miller, Recall The Beginning met les fans face à un choix cornélien. Faut-il croire encore en ce groupe ? Qu’a-t-il encore à proposer ?

Après que Rock Love ait contribué à écrémer une première fois le supporter-club, non nombre de fans continuent à se détourner du SMB pour avoir rendu une deuxième copie successive bien pâle. Rien n’incite à reconduire son soutien à l’artiste et à sa musique.

Mais Steve Miller, fieffé renard, a plus d’un tour dans son sac. En sortant ce disque ni franchement génial, ni délibérément crasse, il gagne du temps et pose les bases de l’idée qui germe en lui : faire du tube. Donc du fric.

Pour en revenir à Recall The Beginning, il est quand même à peine meilleur que Rock Love et vaut essentiellement par les pistes comme le bel acoustique Love’s Riddle, Fandango, Nothing Lasts et l’envoûtante ballade psychédélique Journey From Eden. Autrement dit la face B du vinyle.

Ces quatre titres sont vraiment très bons et font regretter la fadeur de la première partie ainsi que l’orientation prise par Steve Miller Band après Recall The Beginning. Ils sauvent le disque de la cata (RAZOR©).

 

1. Welcome.

2. Enter Maurice.

3. High on You Mama.

4. Heal Your Heart.

5. The Sun Is Going Down.

6. Somebody Somewhere Help Me.

7. Love's Riddle.

8. Fandango.

9. Nothing Lasts.

10. Journey from Eden.

 

Steve Miller:guitare,chant.

Gerald Johnson:basse.

Ben Sidran,Dick Thompson:claviers.

Jim Keltner,Roger Allen Clark,Gary Mallaber,Jack King:batterie.

Jesse Ed Davis:guitare sur 4.

Nick DeCaro:cordes,cuivres.

LP Studio 8 - 1973

 

Steve miller band the joker

 

STEVE MILLER BAND

THE JOKER – 1973  3/5

 

Publié en octobre 1973.

Produit par Steve Miller.

Durée:35:57.

Label:Capitol.

Genre:rock,blues.

 

Peu de hauts, beaucoup de bas.

 

The Joker (en écoute intégrale ici), personne ne le contestera, est le point culminant de la carrière de Steve Miller. De là à adhérer sans broncher aux avis dithyrambiques de ceux qui en font l’album du siècle, il y a un pas. N’étant pas un adepte de la phase pop-rock de cet artiste et de sa tribu, mais plutôt un supporter  de la première heure, celle blues-psychédélique, ne voyez pas en moi celui qui va sauver le soldat Miller et son Joker.

Miller a alors en tête de décrocher le jackpot à tout prix et s’emploie donc à tisser une musique calibrée pour les radios californiennes. The Joker (1973) que Steve Miller Band amorce la deuxième phase de sa carrière musicale. Le changement est notoire ; la période psychédélique est enterrée à jamais, c’est désormais un blues rock plus mélodique, plus sommaire qui prend le relais. Et ça cartonne !

Les antennes radiophoniques passent en boucle les chansons du renouveau de l’artiste. Le point d’orgue de ce succès est la chanson-titre. Certifié disque de platine, The Joker, c’est pour les amateurs de bonne pop. Pas pour les clients de la première heure.

C’est de la musique qui se gobe trop facilement, trop simpliste. Pas ma tasse de thé. Il faut être sur la même longueur d’ondes que Miller pour l’apprécier dans cette nouvelle orientation professionnelle. Je n’ai jamais été séduit, ni n’ai jamais cherché à faire l’effort, c’est pourquoi j’ai rarement accompagné cet ex-acteur de l’Area Bay dans son délirant parcours des années 70. Le Miller des seventies, très peu pour moi.

The Joker prépare la piste aux albums commerciaux qui ont suivi. Pour avoir été numéro 1 aux States (1974), il doit forcément avoir ses sympathisants. Moi, je n’ai pas  aimé à l’époque. Je n’aime toujours pas. C’est comme ça. On dégagera dans ce disque de bric et de broc, le Joker, pour son aura interplanétaire, Sugar Babe, une belle chanson et Come On In My Kitchen (live). Pour le reste, platitude sur toute la ligne (RAZOR©).

 

1. Sugar Babe.

2. Mary Lou.

3. Shu Ba Da Du Ma Ma Ma Ma.

4. Your Cash Ain't Nothin' but Trash.

5. The Joker.

6. Lovin' Cup.

7. Come on in My Kitchen.

8. Evil.

9. Something to Believe In.

 

Steve Miller:guitare,chant.

Gerald Johnson:basse,chant.

Dick Thompson:claviers.

John King:batterie.

LP Studio 9 - 1976

 

Steve miller fly like an eagle

 

STEVE MILLER BAND

FLY LIKE AN EAGLE – 1976  3/5

 

Publié en mai 1976.

Produit par Steve Miller.

Durée:38:07.

Label:Capitol.

Genre:rock,space rock.

 

Aromatisé disco.

 

Après le succès du Joker (1973), Steve Miller raccroche les gants quelque temps. Il met à profit la trêve qu’il s’est imposée au cours des années 1974 et 1975, pour se refaire la cerise et remettre de l’ordre dans sa vie privée. Différentes compils combleront le vide musical du moment.

Il revient aux affaires en 1976, requinqué, prolifique et inspiré. 24 titres sont enregistrés pendant ces sessions étalées sur deux semaines dont une partie alimentera l’album suivant).

Gary Mallaber (batterie) et Lonnie Turner (basse) reviennent aux affaires pour enregistrer ce Fly Like An Eagle (en écoute intégrale ici), neuvième du nom, publié courant mai de cette même année 76.

Take The Money And Run, est extrait de l’album pour en faire un premier single (11 aux States), suivi en novembre de Rock ‘n’ Me (N°1), en hommage à Paul Kossoff de Free. La similitude du morceau avec All Right Now n’est donc pas fortuite.  

En mars 1977, le morceau titre fait le haut des hits US (2ème). Pas étonnant que le Steve Miller Band se mette à fréquenter les grands stades et à partager les affiches avec les pointures du moment, comme Eagles.

Les douze chansons de Fly Like An Eagle n’ont pas le même impact commercial, mais il est indéniable que cet album a été pensé, avant tout,  pour faire trembler les charts. Simplicité et  accroche, rock mélodique, charme vocal, effets sonores sont les ingrédients d’un disque carrément pop-rock pour radio, qui a en réserve, Serenade, Dance Dance Dance, Blue Odyssey.

L’affaire est séduisante, impacte sur le public (et encore actuellement) ;  pour une fois, le puzzle éclectique, mal ajusté hier, est aujourd’hui très bien en place et facilement accessible. Il est dansant et disco… Abba n’a qu’à bien se tenir. Personnellement, je reste accroché au Miller des 2, 3 premiers albums… d’où ma note. Mais vous n’êtes pas obligés de me suivre (RAZOR©).

 

1. Space Intro.

2. Fly Like an Eagle.

3. Wild Mountain Honey.

4. Serenade.

5. Dance, Dance, Dance.

6. Mercury Blues.

7. Take the Money and Run.

8. Rock'n Me.

9. You Send Me.

10. Blue Odyssey.

11. Sweet Maree.

12. The Window.

 

Steve Miller:chant,guitare,claviers,sitar.

Lonnie Turner:basse.

Gary Mallaber:batterie,percussions.

James Cotton:harmonica sur 10/11.

Kenny Johnson:batterie sur 12.

Charles Calamise:basse sur 12.

Curley Cooke:guitare sur 12.

Les Dudek:guitare sur 12.

John McFee:dobro sur 5.

Joachim Young:orgue sur 2/12.

LP Studio 10 - 1977

 

Steve miller band book of dreams

 

STEVE MILLER BAND

BOOK OF DREAMS – 1977  3,5/5

 

Publié en mai 1977.

Produit par Steve Miller.

Durée:38:02.

Label:Capitol.

Genre:rock.

 

Le meilleur Miller des 70’s.

 

La matière servant de cadre au dixième disque du Steve Miller Band est puisée dans les 24 chansons enregistrées lors des sessions de Fly Like An Eagle (1976). C’est pourquoi il y a une telle ressemblance entre ce dernier et Book Of Dreams (en écoute intégrale ici) de mai 1977, son suivant. Dans le concept comme dans les chiffres.

Dans le concept, car rien ne diffère les deux albums, le son cosmique est reconduit et étendu ; dans les chiffres, étant donné que le succès est conforté (2ème au Bilboard en 1977) et que des singles en sont extraits, allant alimenter le  lot conséquent des hits en mode Miller (Jet Airliner, Jungle Love et Swingtown).

Entre le carton de Fly Like An Eagle et ce Book Of Dreams, dont la sortie a été repoussée pour pouvoir rentabiliser au maximum son prédécesseur, Steve Miller Band n’en finit pas de s’éterniser dans les charts. Miller est alors en pleine forme et  maîtrise son effet auprès du public. Il sait parfaitement gérer ce succès et s’en servir. Sa stratégie est irrésistiblement payante.

L’écoute de ce dernier travail bien dans le ton de ce qui se fait alors en Californie à cette époque est agréable et bien meilleure que Fly. De temps en temps, il m’arrive de le remettre sur la platine pour réécouter ses quelques blues bien sentis et les titres comme Winter Time, True Fine Love, Wish Upon A Star, Sacrifice, The Stake. Pas les plus populaires du lot.

Book Of Dreams n’est pas mal, mais sans réelle surprise. Ce disque  a été mon ultime contact avec Steve Miller et consorts, noyé dans le disco et la musique électronique ambiants. Le meilleur Miller de cette décennie. Pour moi, cela ne fait pas l’ombre d’un doute (RAZOR©).

 

1. Threshold.

2. Jet Airliner.

3. Winter Time.

4. Swingtown.

5. True Fine Love.

6. Wish Upon A Star.

7. Jungle Love.

8. Electro Lux Imbroglio.

9. Sacrifice.

10. The Stake.

11. My Own Space.

12. Babes In The Wood.

 

Steve Miller:chant,guitare,synthétiseur,sitar.

Byron Allred:piano,synthétiseur.

Gary Mallaber:batterie,percussions.

David Denny:guitare.

Lonnie Turner:basse.

Greg Douglass:slide guitare.

Norton Buffalo:harmonica sur 3/10.

Les Dudek:guitare sur 9.

Kenny Johnson:batterie sur 9.

Jachym Young:piano sur 9.

Charles Calamise:basse sur 9.

Curley Cooke:guitare acoustique sur 9.

Bob Globb:basse sur 3.

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