The Beach Boys (2).

DISCOGRAPHIE 60'S/70'S (suite).

LP Studio 11 - 1966

 

Beach boys pet sounds 1

 

THE BEACH BOYS

PET SOUNDS – 1966  5/5

 

Publié en mai 1966.

Produit par Brian Wilson.

Durée:35:57.

Label:Capitol.

Genre:rock psychédélique,pop barque,art rock,pop psychédélique.

 

Halte ! Œuvre d’art.

 

L’influent Pet Sounds (en écoute intégrale ici) est l’album que l’on peut écouter et réécouter en boucle, jour après jour, sans se lasser le moins du monde. Tout a déjà été dit et écrit sur ce malade et ce génie de Brian Wilson, sur sa schizophrénie, ses penchants pour le cacheton stimulant sa créativité et niquant ses neurones, sur la complexité du personnage autant que sur son talent et  l’imagination dont il a usé pour faire la nique à ce point à ce qui est alors le maître incontesté du rock : les Beatles.

En attendant, c’est ce monsieur, volontairement auto-écarté de la tournée asiatique du groupe, qui, entre décembre 1965 et janvier 1966, a inventé le son doux et mélodique, caractéristique de Pet Sounds, album phare des Beach Boys et que Paul McCartney en personne voit comme le plus grand album de tous les temps et qui aura été, toujours selon l’ex-Beatles, une source de motivation et d’inspiration pour donner le jour au disque culte qu’est St Pepper Lonely Heart’s Club band, le numéro 1 des LP, toutes générations confondues.  

Brian Wilson, de son côté, ne fait alors que répondre à Rubber Soul, que les Scarabées ont récemment publié. Impressionné par l’œuvre de ses rivaux, il s’éclate comme un malade, place la barre encore plus haute au point d’atteindre là son apogée artistique en réalisant, seul, un album dont les pièces profondes forment un tout. Pour ce, il tourne délibérément le dos aux clichés californiens du surf, de la plage et des filles et donne naissance à ce que son cerveau embrumé a en lui.

Bref, anglais et américains, américains et anglais se tirent la bourre. Et pourtant, à sa sortie, en 1966, Pet Sounds ne rallie pas les suffrages aux U.S.A, les américains ne reconnaissant pas leurs idoles du moment. Ce n’est qu’avec le recul que l’ouvrage des Beach Boys va être considéré comme l’œuvre d’un génie, d’un savant fou à la Tournesol (avec ses innovations techniques, l’effet réverbération et l’écho, le doublage de lignes de basse ou de clavier, l’apparition des premiers gimmicks sonores).

Au retour des autres Beach Boys, il greffe sur son projet les sublimes harmonies propres au groupe californien. Et là, c’est l’extase, la perfection ; c’est si puissant, si novateur que les anglais font décoller les ventes. L’émulation entre les deux grands leaders du rock ambiant reprend de plus belle.

Deuxième disque de tous les temps pour le Rolling Stones Magazine (premier pour le magazine anglais Mojo), l’éclectique et fou Pet Sounds avec ses 13 petits joyaux tient de l’œuvre d’art. Toutes les mélodies accrochent et s’apprécient à la première écoute comme la chanson qui ouvre l’album, Wouldn’t  It Be Nice que l’aquaminéraliste Evian a utilisé pour une pub senior.

L’album en question est une longue succession de mélancolie pop. Les titres sont tous touchés par la grâce, mais j’ai une prédilection particulière pour le sublime God Only Knows, que MacCa considère comme la plus belle chanson jamais écrite. Quoi qu’il en soit, ce disque est un des 4 piliers du rock. Ecoutez-le, je n’ai que cela à vous dire ! (RAZOR©)

 

1. Wouldn't It Be Nice.

2. You Still Believe in Me.

3. That's Not Me.

4. Don't Talk (Put Your Head on My Shoulder).

5. I'm Waiting for the Day.

6. Let's Go Away for Awhile.

7. Sloop John B.

8. God Only Knows.

9. I Know There's an Answer.

10. Here Today.

11. I Just Wasn't Made for These Times.

12. Pet Sounds.

13. Caroline, No.

 

Al Jardine:chant, harmonies,chœurs,tambourin.

Bruce Johnston:harmonies,chœurs.

Mike Love:chant,harmonies,chœurs.

Brian Wilson:chant,harmonies,chœurs,orgue,piano,sifflets à chiens,sifflet de train,effets sonores.

Carl Wilson:chant,harmonies,chœurs,guitare,guitare douze cordes.

Dennis Wilson:harmonies,chœurs,batterie.

Musiciens de sessions.

LP Studio 12 - 1967

 

Beach boys smiley smile

 

THE BEACH BOYS

SMILEY SMILE – 1967  3,5/5

 

Publié le 18 septembre 1967.

Produit par The Beach Boys.

Durée:27:36.

Label:Brother,Capitol.

Genre:pop psychédélique,sunshine pop,pop-rock,pop baroque.

 

Tué dans l’œuf.

 

Comment les Beach Boys peuvent-ils se remettre du coup de massue qu’ils viennent d’asséner au monde du rock avec Pet Sounds ? Brian Wilson a bien sa petite idée avec son projet Smiley Smile (en écoute intégrale ici), encore plus ambitieux et, selon la rumeur du moment, prometteur. Mais de la coupe aux lèvres… je ne vous fais pas un dessin ?

Brian Wilson s’est complètement investi dans ce projet mais n’obtient pas l’assentiment de Mike Love lequel juge les chansons trop complexes à interpréter en public. Les autres ? Trop affairés à se taper des filles, trop chimiquement chargés, ils profitent de ce que Pet Sounds leur a ouvert les portes de la vie facile.

Capitol ? La maison de disques n’y croitt guère et pour elle, seul l’argument commercial fait loi. De tergiversation en tergiversation, le projet initial tombe à l’eau, Brian Wilson tombe dans des problèmes techniques de réalisation, également mentaux, que les prises de drogue régulières n’arrangent en rien.

C’est donc un ersatz de Smiley Smile qui voit le jour en lieu et place de la bombe annoncée. De bombe il n’en est pas question mais plutôt de pétard mouillé : je parle de la finalité de ce disque surtout. Inachevé, jamais cet album n’aurait dû être dans ces conditions.

Les impératifs contractuels en ont décidé autrement. Toujours est-il que Smiley Smile (mai 1967), publié à l’apogée du rock psychédélique, abrite un titre reconnu comme étant un des plus imaginatifs et vénérés du rock, Good Vibrations. C’est le pilier autour duquel viennent s’enrouler le doux  Heroes and Vilains, autre temps fort, Gettin Hungry, Vegetables, Wonderful, With Me Tonight ou Wind Chimes.

Jamais nous ne saurons ce qu’aurait donné ce disque s’il avait été totalement abouti. Il ne manque pas de matière, les harmonies vocales sont fidèles à elles-mêmes, les mélodies présentes. Bref, les chansons tiennent la route, mais ce sont malheureusement des alternatives à celles originellement prévues dans Smiley Smile originel que l’album nous propose.

Généralement, les aficionados de Beach Boys considèrent Smiley Smile, album de substitution, comme pourtant distinctif de leur discographie. Je n’apporte pas de démenti à cette position. Il l’est ! (RAZOR©)


1. Heroes & Villains.
2. Vegetables.
3. Fall Breaks and Back To Winter (W. Woodpecker Symphony).
4. She's Goin' Bald.
5. Little Pad.
6. Good Vibrations.
7. With Me Tonight.
8. Wind Chimes.
9. Wonderful.
10. Whistle In.

 

Alan Jardine:chant,basse,guitare.

Bruce Johnston:chant,basse,claviers.

Mike Love:chant.

Brian Wilson:basse,claviers,chant.

Carl Wilson:chant,guitares,basse.

Dennis Wilson:batterie,chant.

Mike Deasy Sr.:guitare.

Lyle Ritz:contrebasse.

LP Studio 13 - 1967

 

Beach boys wild honey

 

THE BEACH BOYS

WILD HONEY – 1967  3/5

 

Publié en décembre 1967.

Produit par The Beach Boys.

Durée:23:58.

Label:Capitol.

Genre:pop-rock,synshine pop,pop psychédélique, R & B.

 

Ni réellement transcendant, ni vraiment mauvais.

 

Wild Honey (en écoute intégrale ici) est particulier dans le catalogue discographique de Beach Boys. Il est spécifique dans la mesure où, premièrement, il est court (24 minutes), deuxièmement, où il explore des terrains Rhythm & Blues, chose exceptionnelle, mais d’une manière bien pensée, et ce, sans y donner suite, troisièmement, où il laisse, en dépit de dispositions intéressantes, un sentiment d’inachevé, de superficiel, de foutoir, et qu’il est parfois difficile à écouter. Il faut dire que Brian Wilson et ses consorts du BB, en 1967, date de sortie de Wild Honey, ont les neurones esquintés par la dope.

Doté d’une musique, somme toute agréable, parfois touchante, aux harmonies vocales sublimes fidèles à ce que la formation californienne a l’habitude de proposer, Wild Honey n’a pourtant pas la matière requise pour que l’album fasse une belle carrière.

Il n’est d’ailleurs que les Beach Boys pour magnifier un répertoire aussi mince et sur lequel d’autres artistes se seraient cassé les dents. Aucune chanson n’est réellement mauvaise, mais aucune, aussi, n’a d’assez arguments pour rejoindre à jamais les Good Vibrations, I Get Around, Barbara Ann.

Les raisons qui font que cet album brille surtout par son aspect brouillon, loin du chef d’œuvre Pet Sounds ou même du sacrifié  Smiley Smile, se trouvent dans l’abus de psychotropes, les cadences infernales entre les tournées, le rythme effréné de leurs publications et la pression permanente mise par Capitol Records.

Dans ce contexte (il faut toujours tenir compte de l’ambiance du moment pour comprendre l’album), Darlin (avec un Carl qui chante le plomb), la reprise de I Was Made To Her de Stevie Wonder, le R & B Wild Honey, Here Comes The Night (rien à voir avec le titre de Them), Let The Wind Blow, le ludique I’d Love Just Once To See You et le joli a capella Mama Says font de ce disque un endroit tantôt charmant, tantôt irritant. L’impression zarbi et si spéciale qui en découle, sa difficulté d’écoute font qu’on le réservera plus aux mordus des Beach Boys. Un jour, ça passera,  le lendemain moins. Ni réellement transcendant, ni vraiment mauvais, il est difficile de s’engager complètement en sa faveur (RAZOR©).

 

1. Wild Honey.

2. Aren’t You Glad,

3. I Was Made to Love Her.

4. Country Air.

5. A Thing or Two.

6. Darlin’.

7. I’d Love Just Once to See You.

8. Here Comes the Night.

9. Let The Wind Blow.

10. How She Boogalooed It.

11. Mama Says.

 

Al Jardine:guitare,chant.

Mike Love:chant.

Brian Wilson:basse,chant.

Carl Wilson:guitare,chant.

Dennis Wilson:batterie,chant.

LP Studio 14 - 1968

 

Beach boys friends

 

THE BEACH BOYS

FRIENDS – 1968  4,5/5

 

Publié en juin 1968.

Produit par The Beach Boys.

Durée:25:30.

Label:Capitol.

Genre: pop-rock,sunshine pop,pop psychédélique.

 

La surprise du chef.

 

Brian Wilson, en proie à des prétentions disco-artistiques un peu trop disproportionnées compte tenu d’une santé mentale plus que fragilisée par le LSD, les autres Beach Boys relèvent les manches et s’y collent.

Alors que l’on croyait le groupe perdu, un talentueux compositeur prend le relais. Un Wilson pouvant en cacher un autre, c’est au tour de Dennis, le plus jeune frère, d’émerger à l’écriture de ce quatorzième LP (1968), le dénommé Friends (en écoute intégrale ici).

Par ailleurs, Mike Love, récemment converti à la méditation transcendantale, s’absente en Inde. Cette absence est mise à profit par le reste des Beach Boys (les 3 Wilson, Al Jardine et Bruce Johnston, nouveau venu) pour enregistrer une bonne partie de ce qui sera Friends.

Les Wrecking Crew, éminent groupe de musiciens de studio de Los Angeles (le plus grand de l’histoire de la musique américaine) leur prêtent concours. Mike Love, de retour de sa retraite méditative, assure les sessions vocales lui incombant.

Wilson, je veux parler de Brian Wilson, se focalise sur l’écriture seul ou en co-signature, en revenant toutefois à plus de simplicité mais s’occupe également de la production qu’il réalise a minima…

La conséquence de cette redistribution des rôles et la contribution significative de Dennis Wilson (Little Bird et Be Still), la résultante de la paix intérieure retrouvée de son leader convalescent, font de Friends, cet album sous-estimé, une réussite. Il est du pur bonheur.

Il s’écoule agréablement, bercé qu’il est par l’organe vocal fragile de Dennis Wilson, par des mélodies encore et toujours aussi enchanteresses. Reposant, décontracté, ce disque méconnu, presque trop calme, presque trop simple, est celui des Beach Boys que préfèrent Brian Wilson et Jardine. On sait maintenant pourquoi à son écoute.

A force de n’avoir les yeux de Chimène que pour le colossal Pet Sounds, on en arrive à passer à côté du bonheur. Et là, c’est le pied ! (RAZOR©)

 

1. Meant for You.

2. Friends.

3. Wake the World.

4. Be Here in the Mornin’.

5. When a Man Needs a Woman.

6. Passing By.

7. Anna Lee, the Healer.

8. Little Bird.

9. Be Still.

10. Busy Doin’ Nothin’.

11. Diamond Head.

12. Transcendental Meditation.

 

Al Jardine:guitare,chant.

Mike Love:chant.

Brian Wilson:basse,chant.

Carl Wilson:guitare,chant.

Dennis Wilson:batterie,chant.

Bruce Johnston:chant,claviers.

LP Studio 15  - 1969

 

Beach boys 20 on 20 1969

 

THE BEACH BOYS

20/20 – 1969  3/5

 

Publié le 10 février 1969

Produit par The Beach Boys.

Durée:29:46.

Label Capitol,Brother.

Genre:rock,pop-rock,sunshine pop,pop psychédélique.

 

5/10 pour 20/20.

 

Si Friends est à recenser parmi les œuvres de Beach Boys qu’il convient de réhabiliter, je n’en dirais pas de même pour ce 20/20 (en écoute intégrale ici), sorti au début de l’année 1969 et qui réunit un mélange de matière délaissée par le groupe, de singles récents, de chutes exhumées de l’avorté Smile.

Capitol (via le label Brother Records de BB) réunit tout ce beau matériel, brasse le tout et le pognon qui va avec, pour donner le jour au dernier album du partenariat avec ce groupe culte. 20/20 est cependant un excellent moyen pour le profane d’en découdre avec les californiens.

Il faut bien s’acquitter de ses obligations contractuelles et je n’ai pas souvent trouvé chaussure à mon pied dans ce genre de produits motivés par l’argent uniquement.

Brian Wilson, convalescent et souvent absent des enregistrements, laisse les clés du camion à ses cadets Dennis et Carl, lesquels, ma foi, s’en sortent plutôt pas mal. Mais je ne partage pas l’avis de ceux qui considèrent ce énième LP de BB comme intéressant artistiquement.

Je lui accorde encore de l’intérêt car il n’est pas mauvais, mais sans plus. Ne comptez pas sur moi pour l’encenser aveuglément comme certains le font ! Considéré sous l’angle artistique, Friends, qui précède, est autrement plus intéressant.

Do It Again, I Can Hear Music (Phil Spector), Never Learnt Not To Love, Time To Get Alone, I Went To Sleep, Be With Me, All I Want To Do ont plus d’un argument en leur faveur, on ne peut le nier, cependant, ce sont les deux titres déterrés de Smile (Our Prayer et Cabinessence) qui m’ont le plus sensibilisés. Allez y comprendre quelque chose.

Mais, bon, quand je vous dis que je n’aime pas ce type de disques fait de bric et de broc, croyez-moi. Ce qui ne vous empêche pas de faire ce que voulez… sans moi (RAZOR©).

 

1. Do It Again.
2. I Can Hear Music.
3. Bluebirds over the Mountain.
4. Be With Me.
5. All I Want to Do.
6. Nearest Faraway Place.
7. Cotton Fields (The Cotton Song).
8. I Went to Sleep.
9. Time to Get Alone.
10. Never Learn Not to Love.
11. Our Prayer.
12. Cabin Essence.


Al Jardine:chant,tambourin.

Bruce Johnston:chant.

Mike Love:chant.

Brian Wilson:chant,piano,orgue.

Carl Wilson:chant,guitare.

Dennis Wilson:batterie,chant.

LP Studio 16 - 1970

 

Beach boys sunflower 1970

 

THE BEACH BOYS

SUNFLOWER – 1970  4/5

 

Publié fin août 1970.

Produit par The Beach Boys.

Durée:36:55.

Label:Brother,Reprise.

Genre:pop-rock,AM rock,sunshine pop.

 

De l’excellente pop music.

 

Numéro 16 des albums studio de Beach Boys: Sunflower (en écoute intégrale ici) marque l’endroit où les Beach Boys tourne le dos à Capitol après un partenariat de 7 ans et 15 LP studios. Il est publié en 1970 pour Reprise Records, avec laquelle s’engage une nouvelle collaboration.

Brian Wilson, dont on connaît les difficultés qu’il a à se remettre de ses déboires psychologiques, est en marge des Beach Boys, sans l’être complètement, puisqu’il signe encore quelques titres et assure la production.

Les frangins, Jardine, Johnston et Love, débarrassés du complexe Brian depuis qu’ils ont repris, de façon probante, l’affaire en main (20/20), assurent une suite bienheureuse.

Album aux harmonies chaudes, leur premier de la nouvelle décennie 70, Sunflower est un excellent moment de pop musique. Signalé comme le 380ème meilleur album de tous les temps dans le fameux classement de Rolling Stone Magazine, Sunflower, dans sa version initiale, a fait l’objet d’un refus de la part des cadors de Reprise. Six des douze pistes sont alors écartées pour aboutir au Sunflower finalisé, lequel ne fait pas d’étincelles sur le marché, à sa publication.

Le batteur Dennis Wilson, dont les aptitudes à composer se sont révélées au grand jour sur Friends, signe un touchant Forever, les intéressants Slip On Through et It’s About Time, un bon pop-rock, ainsi que Got To Know The Woman.

Prévalent aussi sur ce disque Tears In The Morning, Deirdre de Bruce Johnston et le sublime Cool Cool Water de Brian Wilson. Pour le fun, écoutez aussi le titre concocté par Jardine qui se fout de la gueule des Beatles et de Michelle, via quelques mots fredonnés nigaudement en français.

Décidément tout fut prétexte à guéguerre entre les californiens du sud et les Fab Four. Aujourd’hui, on en sourit, mais les jeunes sont loin de s’imaginer l’ampleur de cette concurrence entre deux monstres sacrés du rock. Blur et Oasis ? C’est du pipi de chat à côté. Très bon boulot (RAZOR©).

 

1. Slip On Through.

2. This Whole World.

3. Add Some Music to Your Day.

4. Got to Know the Woman.

5. Deirdre.

6. It's About Time.

7. Tears in the Morning.

8. All I Wanna Doo.

9. Forever.

10. Our Sweet Love.

11. At My Window.

12. Cool, Cool Water.

 

Al Jardine:chant,tambourin.

Bruce Johnston:chant.

Mike Love:chant.

Brian Wilson:orgue,piano,chant.

Carl Wilson:guitare,chant.

Dennis Wilson:batterie,chant.

LP Studio 17 - 1971

 

Beach boys surf s up

 

THE BEACH BOYS

SURF’S UP – 1971  4,5/5

 

Publié en août 1971.

Produit par The Beach Boys.

Durée:33:56.

Label:Brother,Reprise.

Genre:pop progressive,sunshine pop,pop-rock.

 

Le dernier grand Beach Boys.

 

17ème album du catalogue, Surf’s Up (en écoute intégrale ici), sort en 1971 et s’affirme comme l’ultime album studio de leur discographie qui puisse revendiquer le qualificatif d’incontournable. Si sa première face avait été du niveau de sa seconde, ce disque aurait pu prétendre trôner en tête de tout ce que Beach Boys a produit, à égalité avec Pet Sounds.

Il s’en est fallu d’un rien pour que ce soit le cas, à cause justement d’une face initiale (qui va de Don’t Go Near The Water à Student Demonstration) légèrement plombée par Disney Girls de Bruce Johnston et par l’apport de Al Jardine (et Brian Wilson), Take A Load Off Your Feet. Ces deux titres sont les deux petites tâches qui maculent Surf’s Up, non pas qu’ils soient mauvais, mais du fait qu’ils font désordre au milieu d’un répertoire d’aussi haut volée.

Venant juste après l’échec commercial qu’est Sunflower, Surf’s Up propose, dans sa première partie, un panel de compositions racées comme le titre d’ouverture Don’t Go Near The Water, Student Demonstration Time et Long Promised Road, ce dernier étant de Carl Wilson lequel signe, avec Feel Flows, deux titres très significatifs.

Feel Flows, justement, amorce une deuxième phase de l’album particulièrement percutante et riche en petites merveilles. Entre Feel Flows et Surf’s Up, joyau final extirpé de l’avorté Smile et revisité, prennent place Lookin’ At Tomorrow (A Welfare Song), un très bon apport d’Al Jardine, ainsi qu’A Day In The Life Of A Tree, sorti du cerveau en charpies de Brian Wilson (appuyé pour l’occasion par le nouveau manager Jack Rieley) et le monumental Til I Die, travaillé pendant plus d’un an par son auteur, re-Brian Wilson. Dennis Wilson n’a en rien collaboré sur cet album, vraisemblablement trop accaparé par son pote Charles Manson (assassin de Sharon Tate). Indispensable acquisition, ses 34 minutes sont un vrai régal (RAZOR©).

 

1. Don't Go Near the Water.

2. Long Promised Road.

3. Take a Load Off Your Feet.

4. Disney Girls (1957).

5. Student Demonstration Time.

6. Feel Flows.

7. Lookin' at Tomorrow (A Welfare Song).

8. A Day in the Life of a Tree.

9. Til I Die.

10. Surf's Up.

 

Al Jardine:chant,tambourin.

Bruce Johnston:chant.

Mike Love:chant.

Brian Wilson:chant,orgue,piano.

Carl Wilson:guitare,chant.

Dennis Wilson:batterie,chant.

LP Studio 18 - 1972

 

Beach boys carl and the passions

 

THE BEACH BOYS

CARL & THE PASSIONS/SO THOUGH – 1972  3,5/5

 

Publié en mai 1972.

Produit par The Beach Boys,Blondie Chaplin,Ricky Fataar.

Durée:34:26.

Label:Brother,Reprise.

Genre:rock,soul,blues rock.

 

Agréablement surpris.

 

A son titre quelque peu énigmatique, rien n’indique que Carl & The Passions/So Tough (en écoute intégrale ici) soit un disque des Beach Boys. Et pourtant, non seulement c’en est un, mais c’est le 18ème de leur conséquente discographie.

Le nom donné à ce disque fait référence à une formation dans laquelle Carl Wilson a joué dans son adolescence. Carl Wilson la joue solo, genre calife à la place du calife. Brian Wilson étant alors sur la touche, car psychologiquement défait depuis l’avortement de son Smile,  l’autre Wilson de service, le Carl, alors fraîchement nommé directeur musical par le rusé manager Jack Riedley (depuis Surf’s Up), endosse le costume de patron. Faut-il voir en cette main mise sur le groupe une passation de pouvoir et l’amorce de l’après Beach Boys de Brian ? La question mérite d’être posée.

Dans le même temps, le Carl, soucieux de renforcer le son Beach Boys, et bein, il fait son petit marché en embauchant Blondie Chaplin, guitariste et Ricky Fataar, batteur, pour pallier à l’indisponibilité du frère cadet Dennis pour cause accidentelle (il figure aux claviers en raison d’une blessure à une main). Bruce Johnston, en désaccord avec les choix musicaux dictés par Riedley, fait le chemin inverse et quitte les Boys.

Le renforcement du son se perçoit d’emblée dans You Need A Mess Of Help To Stand Alone, une des deux collaborations à l’écriture de Brian Wilson (avec Marcella, la petite perle de ce disque). Personne n’aurait imaginé un jour entendre les Beach Boys  basculer dans une telle puissance rock.

Les compositions de ce disque surprennent : rock pour You Need A Mess Of Help To Stand Alone, bluesy pour Here She Comes, gospel pour He Come Down, mid-tempo pour Marcella, country pour Hold On Dear Brother.

Carl & The Passion/So Though possède de grands moments, Marcella, Make It Good et Cuddle Up (Dennis Wilson). Personnellement, j’ai un gros penchant pour All This Is That du discret Al Jardine.

L’ensemble est très agréable, j’en suis le premier surpris. Mais cela n’a plus rien à voir avec les Beach  Boys surfeurs des années 60. Mais alors plus rien du tout (RAZOR©).

 

1. You Need a Mess of Help to Stand Alone.

2. Here She Comes.

3. He Come Down.

4. Marcella.

5. Hold On Dear Brother.

6. Make It Good.

7. All This Is That.

8. Cuddle Up.

 

Blondie Chaplin:guitare,basse.

Ricky Fataar:batterie.

Al Jardine:chant.

Mike Love:chant.

Brian Wilson:chant,claviers.

Carl Wilson:chant,basse,guitare,claviers.

Dennis Wilson:chant,claviers.

LP Studio 19 - 1973

 

Beach boys holland

 

THE BEACH BOYS

HOLLAND – 1973  3/5

 

Publié en janvier 1973.

Produit par The Beach Boys.

Durée:36:28.

Label:Brother,Reprise.

Genre:soft rock,pop-rock,sunshine pop,rock.

 

Pas loin de basculer dans le médiocre.

 

10 ans que les Beach Boys bourlinguent aux quatre coins du globe…10 ans qu’ils amassent les albums en studio…un jour, une page se tourne. En ce qui les concerne, elle s’est certainement tournée un peu plus tôt que prévu, dès lors que Brian Wilson s’est explosé chimiquement le cerveau, laissant le champ libre à Carl et Dennis dans la gestion du groupe.

Tentative de changement de nom (Carl Wilson & The Passions dans l’album précédent), changement avéré de registre musical, élargissement de l’écriture au collectif, durcissement du son, changement de personnel (départ de Johnston, arrivées de Blondie Chaplin et de Ricky Fataar, d’un manager multi-casquettes, Jack Rieley, tour à tour chanteur, auteur et producteur), décrochage de Brian dont seule l’ombre subsiste encore, absence temporaire de Dennis pour blessure, émigration vers la Hollande, il n’en faut pas plus pour que les Beach Boys de 1973 n’aient plus vraiment grand-chose en commun avec les Beach Boys de Surfin’ Safari.

Holland (en écoute intégrale ici), enregistré à Baambrugge aux Pays-Bas, est la traduction des insuffisances et de l’essoufflement qui affectent ce Beach Boys des années 70.

L’album est globalement potable et ses atouts pour séduire sont vraiment limités. Hormis Sail On, Sailor et Funky Pretty (de Brian Qui ?), enregistrés il me semble en Californie, et The Trader de Carl Wilson, voire Steamboat de Dennis le cadet, l’affaire est passable. La saga californienne en 3 actes de Mike Love et Al Jardine est un peu pompeuse. Acceptable mais annonciateur d’une lente dégradation musicale (RAZOR©).

 

1. Sail On, Sailor.

2. Steamboat.

3. California Saga: Big Sur.

4. California Saga: The Beaks of Eagles.

5. California Saga: California.

6. The Trader.

7. Leaving This Town.

8. Only with You.

9. Funky Pretty.

 

Blondie Chaplin:guitare,basse

Ricky Fataar:batterie.

Al Jardine:chant.

Mike Love:chant.

Brian Wilson:chant,claviers.

Carl Wilson:chant,basse,guitare,claviers.

Dennis Wilson:chant,claviers.

LP Studio 20 - 1976

 

Beach boys 15 big ones 1974

 

THE BEACH BOYS

15 BIG ONES – 1976  2/5

 

Publié en juillet 1976.

Produit par Brian Wilson.

Durée:39:20.

Label:Brother,Reprise.

Genre:rock,pop-rock.

 

Echec marketing.

 

Leur dernier album, Holland, date de 1973. Trois ans que les Beach Boys n’ont rien à nous mettre sous la dent. Personne ne s’en plaint trop dans la mesure où ils sont plutôt en fin de cycle et qu’ils n’ont que très peu à voir avec la flamboyante formation des 60’s.

Leur testament pour le rock, Pet Sounds, accuse déjà dix ans. Autant dire que c’est de l’histoire ancienne et leur dernière occasion de nous enflammer remonte à 1971 avec Surf’s Up, soit 5 longues années ponctuées de hauts et de bas.

La rumeur d’un retour annoncé aux affaires de Brian Wilson, l’énigmatique et incontournable songwriter maison, même avec une moitié de cerveau niquée par la dope et la schizophrénie, laisse présager une résurgence de certaines normes Beach Boys et cette nouvelle suscite donc beaucoup d’espoir, marketing oblige.

Il faut bien vite déchanter. En guise de nouvel album, 15 Big Ones (en écoute intégrale ici), comme son nom l’indique, rassemble 15 titres constitués de 8 classiques du rock revisités, un « oldie » de BB, Susie Cincinnati (qui tient la route) pour 6 originaux seulement.

Le fait que ces chansons soient mélangées (on passe de l’une à l’autre sans lien) rend l’écoute désagréable. Les reprises des classiques ne nous apprennent rien de neuf, le groupe, depuis le temps, sait accommoder ses harmonies vocales si caractéristiques, à n’importe quelle sauce et avec toujours autant de talent.

Rien de spectaculaire mais déception, quant au répertoire ciblé. Susie Cincinnati est un classique des californiens, signé Al Jardine. Belle mélodie, belles harmonies, on connaît. Rien de surprenant. Le terrain sur lequel les californiens sont attendus est celui de leurs nouvelles compositions.

Cinq émanent de Brian Wilson et une est signée Mile Love. L’apport du revenant, ou plutôt le regain d’activité du supposé Messie (les membres ont insisté pour qu’il revienne), ne sauve pas ce disque de l’indigence. It’s Ok est bon mais pas fracassant, Had To Phone Ya, moyen. Everyone’s In Love With You (écrit par Mike Love) est mauvais. That Same Song n’a rien d’attirant. Song TM n’accroche pas et Back Home (resurgi des années 60 et revisité) ne m’a pas marqué.

Néanmoins, les titres de Brian éclipsent tous les autres, tout en étant inférieurs à ce qu’il nous a habitués à réaliser. C’est dire l’indigence et le manque d’inspiration de 15 Big Ones de 1976, lequel situe bien la difficulté des Beach Boys, après trois ans de silence, à pondre un album complet d’originaux.

Le retour est manqué, tant pour Brian, ce que l’on comprendra, que pour les Beach Boys. L’opération marketing dirigée par la maison de disques est un flop. Généralement, la ligne d’arrivée n’est pas très loin… (RAZOR©).

 

1. Rock And Roll Music.

2. It's OK.

3. Had to Phone Ya.  

4. Chapel of Love .

5. Everyone's in Love with You.  

6. Talk to Me.  

7. That Same Song.  

8. TM Song.  

9. Palisades Park.

10. Susie Cincinnati.  

11. A Casual Look.  

12. Blueberry Hill.  

13. Back Home.

14. In the Still of the Night.  

15. Just Once in My Life.

 

Carl Wilson:chant,guitare,harmonica,basse,percussion.

Al Jardine:guitare,chant.

Brian Wilson:chant,harmonica,piano,orgue,synthétiseurs.

Dennis Wilson:chant,batterie,percussion

Mike Love:chant.

Ricky Fataar:batterie,percussion.

LP Studio 21 - 1977

 

Beach boys love you 1977

 

THE BEACH BOYS

LOVE YOU – 1977  3,5/5

 

Publié en avril 1977.

Produit par Brian Wilson.

Durée:34:50.

Label:Brother,Reprise.

Genre:pop-rock,rock,sunshine pop.

 

Rendons à Brian ce qui appartient à Brian.

 

Avec 11 titres sur 14 comme auteur ou cosignataire, Love You (en écoute intégrale ici) marque le véritable come-back de Brian Wilson à l’écriture. L’abominable 15 Big Ones, sur lequel il refaisait timidement surface, laissait augurer un engagement plus prononcé pour l’avenir immédiat.

L’auteur est encore mentalement convalescent, mais se porte beaucoup mieux et n’est pas très éloigné de recouvrer un niveau de fonctionnement cérébral proche de celui qui fut le sien à son meilleur.

Le présent album de 1977, attribué aux Beach Boys, mais qui aurait dû s’appeler Brian Loves You (ce qui aurait porté un rude coup à l’élan marketing généré par le retour bien organisé des Beach Boys et de cela, il n’en était pas question), accuse une certaine naïveté sur un plan lyrique, les chansons ne décrochant pas la palme de l’intelligence, mais  rassure sur les dispositions quasi retrouvées et presqu’intactes du sieur Brian.

Puéril, enfantin, simpliste (Airplane, Roller Skating Child, Solar System), mais chaleureux, Boys Love You a tout du retour à la case départ, n’étant pas sans rappeler certains albums de la première période du groupe.

Il n’est pas génial, demeure mais agréable. Il n’a rien du disque parfait, mais cela fait un petit moment que BB n’a pas effectué un travail aussi sympa.

Cet album est surtout la victoire de Brian Wilson sur lui-même. Il recommence à évoluer aisément dans un studio… avant de replonger, mais cette fois-ci avec ses potes.

Retenons de ce Love You, un son unique et distinct, la réémergence publique d’un grand artiste et sa quote-part remarquée au 21ème opus des mythiques mais vieillissants Beach Boys : mon préféré Johnny Carson, The Night Was So Young, I’ll Bet He’s Nice, Solar’s System, Let’s Put Our Hearts Together.

Emotionnellement, c’est du costaud. Moi, je vais faire comme si cet album était le sien. Il le mérite tant (RAZOR©).

 

1. Let’s Us Go On This Way.

2. Roller Skating Child.

3. Mona.

4. Johnny Carson.

5. Good Time.

6. Honkin’ Down The Highway.

7. Ding Dang

8. Solar System.

9. The Night Was So Young.

10. I’ll Bet He’s Nice.

11. Let’s Put Our Hearts Together.

12. I Wanna Pick You Up.

13. Airplane.

14. Love Is A Woman.

 

Carl Wilson:chant,guitare,harmonica,basse,percussion.

Al Jardine:guitare,chant.

Brian Wilson:chant,harmonica,piano,orgue,synthétiseur.

Dennis Wilson:chant,batterie,percussion.

Mike Love:chant.

LP Studio 22 - 1978

 

Beach boys m i u album

 

THE BEACH BOYS

M.I.U ALBUM – 1978  1/5

 

Publié en 1978.

Produit par Al Jardine,Brian Wilson,Ron Altbach.

Durée:32:19.

Label:Brother,Reprise.

Genre:pop-rock,rock,sunshine pop.

 

Pathétique !

 

M.I.U, Maharishi International University… Quésaco ? C’est une université fondée par Maharishi Maheseh Yogi, l’initiateur de la technique de Méditation Transcendantale, dont Mike Love est un adepte et qui sert de cadre à l’enregistrement de ce 22ème album de Beach Boys. Ce dernier fait accepter au reste du groupe son souhait d’appeler ce disque M.I.U. Album, en dépit de leur désapprobation.

Paru en 1978, ce disque produit par Al Jardine et Brian Wilson, gratifié du titre ronflant de Producteur Exécutif alors qu’il se révèle complètement inapte à opérer dans cette fonction, ne vaut pas un pet de lapin.

Les maîtres d’œuvre de M.I.U. nous prennent pour des billes en essayant de nous resservir du Beach Boys du début des années 60, celui qui enfilait les succès comme des perles, alors que la matière à ingérer est totalement indigeste.

Vous avez là certainement le pire disque des Beach Boys, un groupe qui, après avoir bu la tasse avec des derniers albums peu significatifs, coule délibérément. La noyade est imminente.

Beach Boys ne s’en remettra d’ailleurs pas. Brian Wilson est de nouveau aux abonnés absents. Dennis prépare son premier projet perso… Hormis Come Go With Me, écoutable, deux titres ludiques (She’s Got A Rhythm et Hey Little Tomboy) et quelques harmonies vocales encore belles (Kona Coast et Pitter Patter), nada, rien, nothing… ce disque ne sert à rien, si ce n’est qu’à compléter une collection, à caler un pied de lit bancale en mode vinyle ou à gratter le pare-brise givré dans sa déclinaison CD (RAZOR©).

 

1. She's Got Rhythm.

2. Come Go with Me.

3. Hey, Little Tomboy.

4. Kona Coast.

5. Peggy Sue.

6. Wontcha Come Out Tonight?

7. Sweet Sunday Kinda Love.

8. Belles of Paris.

9. Pitter Patter.

10. My Diane.

11. Match Point of Our Love.

12. Winds of Change.

 

Carl Wilson:chant,guitare,harmonica,basse,percussion.

Al Jardine:chant,guitare.

Brian Wilson:chant,harmonica,piano,orgue,synthétiseur.

Dennis Wilson:chant,batterie,percussion.

Mike Love:chant.

LP Studio 23 - 1979

 

Beach boys l a light album

 

THE BEACH BOYS

L.A. (LIGHT ALBUM) – 1979  1,5/5

 

Publié en mars 1979.

Produit par The Beach Boys,James William Guercio,Bruce Johnston.

Durée:41:33.

Label:Brother,Caribou,CBS.

Genre:rock,pop-rock,disco.

 

Le chaos.

 

A peine mieux que son prédécesseur M.I.U., Light Album (en écoute intégrale ici), 23ème galette des Beach Boys, ne vole pas haut. Pour leur dernier disque des seventies et le premier sous label CBS, les Wilson, Jardine et Love battent le rappel. Bruce Johnston adhère au projet, il le coproduit même.

En dépit de la présence  d’invités prestigieux comme Richie Zito, guitariste de session de Los Angeles, Jim Guercio, musicien de session et producteur ayant travaillé avec Blood Sweat & Tears et Chicago, Wah Wah Watson (alias Melvin Ragin, spécialiste de la pédale wah wah) et Steve Forman, percussionniste californien, en dépit de leur présence donc, Light Album ou L.A., vraisemblable clin d’œil à Los Angeles, est incohérent, bordélique et difficile d’écoute.

Les fans de BB ont dû bouffer leur joint en entendant pour la première fois l’extension à plus de 10 minutes du disco-électronique Here Comes The Night. Ce titre, Shortenin’ Bread et Sumahama (le flop de Mike Love à l’écriture comme au chant) sont d’ores et déjà à écarter, tant ils n’ont rien à foutre là.  

Que peut-on récupérer de ce disque chaotique ? L’ouverture Good Timin’, morceau encore magnifique, le titre qui lui emboîte le pas, le pop Lady Linda écrit par Jardine (aux orchestrations baroques s’ouvrant et s’achevant sur du Bach) et Full Sail valorisé par le chant plaintif de Carl Wilson.

Ce qui revient à dire qu’à partir de la quatrième piste, il faut se préparer à se déconnecter et à envisager une autre activité : la pêche, les boules, le repassage, la peinture du salon…

Dennis Wilson joue les Joe Cocker de service avec une voix parfois désagréable (Angel Come Home, Love Surrounds Me, Baby Blue) à la limite de l’insupportable. Les carences y sont donc effectives.

Chacun étant venu avec son répertoire sous le bras, dans le contexte de désunion ambiant, cette ultime réunion discographique des années 70 erre sans but avoué et tourne finalement à l’aigre.

Je vous éveille donc sur le fait qu’il faut éviter ce disque comme la peste. A moins que vous ne soyez immunisés, ou que vous ne préfériez le conserver, comme son précédent, pour gratter le givre par temps froid. C’est vous qui voyez (RAZOR©).


1. Good Timin’.

2. Lady Lynda.

3. Full Sail.

4. Angel Come Home.

5. Love Surrounds Me.

6. Sumahama.

7. Here Comes The Night.

8. Baby Blue.

9. Goin’ South.

10. Shortenin’ Bread.

 

Carl Wilson:chant,guitare,harmonica,basse,percussion.

Al Jardine:chant,guitare.

Brian Wilson:chant,harmonica,piano,orgue,synthétiseur.

Dennis Wilson:chant,batterie,percussion.

Mike Love:chant.

Bruce Johnston:chant.

DISCOGRAPHIE ERE MODERNE.

LP Studio 29 - 2012

 

Beach boys 2012 lp

 

THE BEACH BOYS

THAT’S WHY GOD MADE THE RADIO – 2012  3,5/5

 

Publié en juin 2012.

Produit par Brian Wilson.

Durée:38:53.

Label:Capitol.

Genre:soft rock,pop baroque.

 

Coucou, les revoilou !

 

On peut toujours se poser la question de savoir si ça fait ringard d’en pincer encore pour les Beach Boys (fondés en 1961), cinquante ans après avoir accompagné leurs premiers pas.

Si ce n’est pas en faire un peu trop que de reconnaître que ces vieux beaux fripés et désormais chargés aux U.V californiens ont toujours une belle bosse dans le maillot de bain... toujours est-il que voilà nos pépés aux illustres larynx et aux rancunes internes ravalées, qui nous reviennent pour un vingt neuvième album studio.

La chose n’était plus arrivée depuis plus une quinzaine d’années (Stars & Stripes de 1996), 27 ans si l’on considère plus particulièrement celui qui en fut son génial compositeur, Brian Wilson.

Premier constat : à l’écoute de That’s Why God Made The Radio (2012), Brian revient aux affaires et le fait bien. Le groupe retrouve une seconde jeunesse, se remet à surfer dans le top 3 des charts, la dernière fois étant en 1972, excusez du peu.

Brian et Mike Love pondent pour l’occasion des titres inédits, signe d’une motivation toujours intacte. La légendaire marque de fabrique des Beach Boys, les harmonies vocales et les mélodies, n’a rien perdu de sa superbe.

Les seniors californiens (le trio survivant Brian Wilson, Mike Love, Al Jardine, complété par Bruce Johnston et David Marks, déjà présent en 1963) ne dérogent pas à la recette qui fit leur popularité : de la musique gorgée de soleil, aspergée d’écume et de sel marin.

Les douze titres échafaudés pour les retrouvailles d’un collectif inspiré avec un public qui l’avait enterré, sont autant de succulentes délicatesses qu’il faut croquer.

L’amour, le temps qui passe, la vie, sont les thèmes récurrents du come-back de ces septuagénaires angelins, encore inventifs, qui célèbrent ainsi leur cinquantième anniversaire de la meilleure façon qui puisse être.

La Californie, les années 60 s’affichent donc dans les rétroviseurs de ce disque. Les Beach Boys sont restés des ados et nous, installés aux premières loges de cette vie insouciante d’alors, nous refusons de vieillir.

En l’espace de 39 minutes, ils prolongent l’été indien ; on se prend alors une belle claque et on serait ouf de se priver de ça. A plus de 70 balais, il fallait sortir des titres aussi sublimes que Think About The Days, The Private Life Of Bill And Sue, Pacific Coast Highway, Summer’s Gone, Isn’t It Time.

J’étais persuadé que le rideau était tiré depuis longtemps, que les Beach Boys appartenaient au passé. A défaut de ne plus compter sur eux pour le futur, ils sont aujourd’hui bien dans le coup, en pleine forme et encore très performants. Ce rab, je le prends, n’en déplaise à ceux qui vont crier au ringard (RAZOR©).

 

1. Think About The Days.

2. That’s Why God Made The Radio.

3. Isn’t It Time.

4. Spring Vacation.

5. The Private Life Of Bill And Sue.

6. Shelter.

7. Daybreak Over The Ocean.

8. Beaches In Mind.

9. Strange World.

10. From There To Back Again.

11. Pacific Coast Highway.

12. Summer’s Gone.

 

Brian Wilson,Bruce Johnston,Al Jardine,Mick Love:chant.

Scott Bennett:vibraphone,orgue,clavinet.

Jeffrey Foskett,Adrian Baker,Christian Love:chant.

Probyn Gregory:cor,guitare acoustique.

Joe Thomas,John Hobbs:piano.

Tom Bukovac,Nick Rowe,Nick Walusko:guitare électrique.

Jim Riley,Scott Totten,Jeff Baxter:guitare électrique.

Chad Crowmwell,John Cowsill,Curt Bisquera,Eddy Bayers:batterie.

Michael Rhodes,Larry Milas,Brett Simons,Cliff Hugo:basse.

Darian Sahanaja:vibraphone.

Jim Peterik:percussions,ukulele.

Nelson Bragg:percussions.

Paul Mertens:saxophone baryton.

Paul Fauerso:claviers,percussions.

Gary Griffin:accordéon.

Alisha Bauer,Vanessa Freebarin-Smith:violoncelle.

Joel Deroulin,Sharon Jackson,Peter Kent:violon.

Songa Lee,Julie Rogers:violon.

Chris Bleth:hautbois.

David Stone:contrebasse.

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