The Doobie Brothers.

BIOGRAPHIE.

 

THE DOOBIE BROTHERS/San Jose (Californie)

 

Doobie brothers

 

Actif entre 1970 et 1982,de 1987 à aujourd’hui.

Label:Warner Bros,Capitol,Arista.

Genre:rock,pop-rock,R & B.

Site officiel:doobiebros.com

 

Des dizaines de millions de disques vendus.

Natifs de San Jose en Californie, les Doobie Brothers, outre le fait d’être encore en activité aujourd’hui, ont vendu en plus de quatre décennies des dizaines de millions de disques. Qui n’a pas encore en mémoire les Listen To The Music, Jesus Is Just Allright, Long Train Runnin’, China Grove, Black Water, Tell Me What You Want ?

Doobie 1

Doobie brothers 2

Doobie bros johnston

Doobie bros simmons

Preuve que les grandes chansons ne meurent jamais et que l’engouement pour les Doobie Brothers n’est pas près de s’éteindre, le label Sony Nashville/Arista vient de publier, début novembre 2014, Southbound, LP  qui réunit les plus grands succès de leur longue et riche carrière et qui, aux acteurs principaux, associe un aréopage country huppé, toutes générations confondues : Sara Evans, Tyler farr, Chris Young, James Casey, Vince Gill, Hunter Hayes, Toby Keith, Brad Paisley, Love And Theft, Jerro Niemann… Pour cette occasion unique de fêter comme il se doit le parcours fructueux des californiens, Southbound bat le rappel des troupes et même le controversé Michael McDonald signe ponctuellement son retour pour ce quatorzième album studio.

De Pud aux Doobie Brothers.

Le Doobies Brothers est formé en 1970 autour du noyau John Hartman et Tom Johnston, après que le premier nommé, déplacé en Californie pour répondre à une demande de Skip Spence cherchant un batteur pour Moby Grape (1969) ait été mis en relation par ce dernier avec le second, guitariste et songwriter.

Hartman et Johnston en passent d’abord par le trio Pud (avec Greg Murphy) qui se produit surtout dans la région de San Jose. La rencontre avec Pat Simmons, chanteur et guitariste, ainsi que le remplacement de Murphy par Dave Shogren conduisent à la naissance des Doobie Brothers.

Rapidement, ce quatuor fait parler de lui dans les clubs californiens où il se produit, et notamment au l Château Liberté, le légendaire bar rock & roll des montagnes de Santa Cruz dont il devient, en quelque sorte, comme pour Elvin Bishop ou Quicksilver Messenger Service, le groupe maison. Warner Bros Records ne s’y trompe pas, qui engage les Doobie Brothers en 1971, séduit par une formation qui se distingue par la frénésie de ses rythmes, les parties de guitare effrénées de Simmons, les harmonies vocales tissées autour de plusieurs membres. Si l’album éponyme d’avril 1971, à forte connotation country, par lequel Doobie Brothers ouvre son catalogue est dispensable, mais il ne faut pas attendre bien longtemps pour qu’il donne sa pleine mesure en studio.

Toulouse Street comme point de départ.

Toulouse Street (1972), fait sans Dave Shogren parti et remplacé par le bassiste plus funky Tiran Porter, un ancien de Scratch (groupe de Pat Simmons) est l’album qui le révèle auprès du grand public. Il est peut-être son meilleur disque.

Doobie brothers simmons

« Nous sommes restés fidèles à nous-mêmes et à ce que nous sommes vraiment. Nous avons survécu au psychédélisme, au disco, nous sommes en train de survivre au hip-hop et nous sommes toujours là. Nous avons toujours été un mélange de R & B, de musique traditionnelle, de pop, mais Doobie Brothers est un groupe de rock avant tout. »  (Pat Simmons)

Le cœur de la discographie.

Le parallèle avec l’Allman Brothers Band est rapidement évoqué pour son utilisation de deux batteurs, Michael Hossack venant soutenir John Hartman. De similitude entre les deux formations, il n’en est pourtant pas question, même en cherchant bien.

C’est avec un line-up inchangé (Simmons, Johnston, Porter, Hossack, Hartman) que Doobie Brothers entre en studio pour The Captain And Me (1973) qui, avec son alternance de rock dur et de jolies ballades, est leur plus gros succès commercial, soulevé de terre par les deux titres majeurs que sont Long Train Runnin’ et China Grove. Les concerts succèdent aux concerts, Doobie Brothers a le public dans la poche.

Le départ aussi brusque qu’inattendu de Hossack pendant les sessions d’enregistrement de What Were Once Vices Are Now Habits (1974), éreinté par la vie sur la route et remplacé au pied levé par Keith Knudsen, ne déteint pas sur la qualité de ce quatrième LP encore très bon et très enthousiaste, même si un peu en retrait par rapport à Toulouse Street et The Captain And Me. Pourtant ce disque, auquel on reproche souvent sa trop grande variété, véhicule encore son quota de titres performants : l’énorme Black Water, le non moins monstrueux Another Park Another Sunday, Road Angel, Spirit ou Eyes Of The Silver.

L’ère McDonald s’installe.

Cette même année 1974, toujours sous pression et aux quatre coins de la planète, Doobie Brothers est de plus en plus affecté par les problèmes de santé très sérieux de Tom Johnston et que le rythme infernal qu’il donne à sa carrière, ne permettent pas de soigner correctement. Le chanteur charismatique du groupe assure encore, le temps de l’enregistrement de Stampede (1975), excellent cinquième LP, mais doit renoncer, la mort dans l’âme, étant hospitalisé d’urgence dans le cadre de la tournée de promotion du disque. Michael McDonald est alors recruté. Une autre ère commence, loin d’être la meilleure à mon sens.   

En convalescence, Tom Johnston, par ailleurs le songwriter principal de Doobie Brothers, laisse le chant libre au nouveau venu qui reprend l’écriture et la composition à son compte. Ce qui faisait alors la force des californiens est enterré au profit d’un son plus soul, présentant beaucoup de similitudes avec Steely Dan, dont est issu justement McDo. Tiens, tiens…

Un groupe dénaturé.

Avec Takin’ It To The Limits (1976) et Livin’ On The Fault Line (1977), le Doobie Brothers nouveau perd de sa saveur et de sa nature, mais gagne en popularité en s’installant au top des charts et en fréquentant les plateaux TV. Dans le même temps, les fans de la première heure ont du mal à s’identifier à cette métamorphose savamment orchestrée par le remplaçant de Johnston et son bras droit Jeff Baxter. La mainmise de McDonald sur le groupe amène Johnston, rétablie et revenu aux affaires en voix d’appoint et à l’écriture, à quitter le groupe en 1977 au profit d’une carrière solo.

La pop devenue dégoulinante de Doobie Brothers obtient la consécration en 1978 avec Minute By Minute. Charts, radio, grammy, sitcom, le disque rafle certes tout, mais les supporters de Toulouse Street ont quitté le giron depuis belle lurette. One Step Closer (1980) signe la fin d’un groupe que Pat Simmons, de tous les albums jusqu’alors, quitte également  à la fin de 1981. Du line-up original, plus aucun membre ne pointe à ce stade de l’évolution de la formation californienne. Tout un symbole. Quelques mois plus tard, c’est le nom qui disparaît lors d’un concert d’adieu à Berkeley (1982).

Retour en studio en 2014.

Après des retrouvailles en 1987, les Doobie Brothers maintiennent une activité quasi constante, animée par des tournées qui marchent bien et  qui éveillent sur une popularité qui ne les a jamais fuit, et ponctuée, autour de Johnston, McDonald, McFee et Simmons,  par le tout frais et excellent  numéro 14 qui vient tout juste de tomber dans les bacs (RAZOR©)

DISCOGRAPHIE 70'S.

LP Studio 1 - 1971

 

Doobie brothers lp 71

 

THE DOOBIE BROTHERS

THE DOOBIE BROTHERS – 1971  3/5

 

Publié en avril 1971.

Produit par Lenny Waronker,Ted Templeman.

Durée:35:54.

Label:Warner Bros.

Genre:rock.

 

Préfigure ce qui suit.

 

Je n’ai pas toujours été très cool avec cet album éponyme (en écoute intégrale ici) qui, de son temps, a contre lui d’avoir complété à contre courant ma discographie de Doobie Brothers alors que Toulouse Street et The Captain And Me étaient déjà sortis. Conditionné par la force et l’efficacité de ces pièces maîtresses du catalogue, l’écoute de celui qui est leur premier album m’est forcément apparue bien tristounette au regard de la matière et du son que véhiculent ses suivants immédiats.

J’y ai été fort dans ma critique, en titrant celle-ci de N A C, autrement dit Nul A Chier. L’eau a coulé sous les ponts depuis 1973, date de son acquisition et j’ai édulcoré depuis mon jugement. Non pas que le disque se soit subitement paré d’arguments nouveaux plaidant en sa faveur.

Soyons franc, j’ai saqué. Mon appréciation a été si vacharde et disproportionnée, qu’en réécoutant l’objet et en relisant mon commentaire, je me suis glissé dans la peau d’un de ces juges de patinage artistique ruskoffs flinguant systématiquement les prestations de nos glisseurs français. Belle image.

Avec le recul et grâce à Internet, l’accès à certaines informations inenvisageables il y a plus de quarante ans, amènent à reconsidérer l’histoire et les motivations de l’artiste. Les biographies et interviews, les notes de pochette remettent généralement leurs auteurs dans le contexte de l’instant. L’environnement, autant pour l’artiste que pour le supporter, est un élément qui permet de mieux appréhender ces concepteurs dont on s’éprend ou pas.

Côté supporter, l’éjaculateur précoce d’hier, autant prompt à casser sans ménagement, qu’à s’emballer et mouiller la poche kangourou, est mâle sage et expérimenté aujourd’hui. L’angle et l’approche sont donc changés.

En remettant sur le métier l’ouvrage, le nouvel examen du LP de 71 me conforte dans l’idée que j’ai été un exécuteur de choix pour ce disque, auquel j’ai fait tomber la tête un peu vite dans la sciure, sans obéir à la moindre raison valable à priori, et au seul motif de ne pas le trouver du même acabit que ses suivants. Ce qui m’aurait arrangé, eu égard au culte que je vouais aux Doobies dans la cour d’école.

A force de lire et d’entendre que cet album est faible, et la Toile a aussi son revers, on finit par s’en persuader. L’écoute que j’ai pu en faire à nouveau, plus de quatre décennies plus tard, me révèle finalement une agréable surprise dans un registre qui, s’il n’est pas encore de la lourdeur à venir pour ne pas encore intégrer la seconde batterie, n’en prépare pas moins le Doobie Brothers des quatre prochains LP, autrement dit de ceux de l’ère dite Tom Johnston, par opposition à celle plus commerciale de McDonald.

L’éponyme voué aux gémonies par mes soins, plus acoustique, met déjà en place les grands arguments que l’on prête au groupe de la phase la plus intéressante du groupe, celle allant jusqu’à 1974 et que conclut What Were Once Vices Are Now Habits : la force du jeu en fingerpicking et la beauté des sublimes envolées de guitare de Simmons, la densité de la voix de Johnston, la douceur des  harmonies vocales et la présence d’une section rythmique qui, pour l’heure bat encore sous pavillon Hartman/Shogren. Pour un peu, ces atouts m’avaient échappé. C’est dire.

En poussant le parallèle, toujours avec le recul, avec des formations phares du début des années 70, comme Eagles par exemple, le Doobie Brothers de ce disque ne fait pas plus, pas moins non plus, que la bande à Frey à ce même stade de sa carrière. Il n’y a donc pas péril en la demeure.

Nobody, Travelin’ Man, Greenwood Creek, Feelin’ Down Farther, Closer Every Day, Beehive State annoncent les deux merveilles à venir et, même si le quatuor cherche alors ses marques et se situe encore loin du groupe de rock qui va agiter les bikers de Santa Cruz, ses compositions, signées Johnston et Simmons, font déjà montre de réelles possibilités.

Ces valeurs, que j’ai foulées par frustration et amertume, faute de ne pas les avoir vues au niveau auquel j’aurais voulu qu’elles soient, auxquelles je n’ai pas accordé la moindre chance par aveuglement, j’ai plaisir à les retrouver ici et aujourd’hui.  

Ce virement de cap - mais moi, au moins, j’en ai un – ne fait pas de ce disque le meilleur du catalogue, loin s’en faut. Il reste moyen, mais est digne d’intérêt. Il permet de comprendre la suite, d’apprécier la progression et l’orientation des Doobie en un an, notamment en solidifiant sa rythmique avec l’apport de Hossack et le remplacement de Shogren par Tiran Porter.

En l’abordant sous un angle dicté par le recul et l’avancée dans l’âge, force m’est de reconnaître que je me suis fourré le doigt dans l’œil, jusqu’au fion, d’avoir piétiné avec tant de virulence cet album par lequel Doobie Brothers devait en passer pour préparer ce qui suit et que l’histoire du rock a retenu. Mea culpa (RAZOR©).

 

1. Nobody.

2. Slippery St. Paul.

3. Greenwood Creek.

4. I Won’t Be Right.

5. Travelin’ Man.

6. Feelin’ Down Farther.

7. The Master.

8. Growin’ A Little Each Day.

9. Beehive State.

10. Closer Every Day.

11. Chicago.

 

Tom Johnston:guitare,piano,harmonica,chant.
Pat Simmons:guitare,chant.
Dave Shogren:basse,orgue,chant.
John Hartman:batterie.

LP Studio 2 - 1972

 

Doobie brothers toulouse street

 

THE DOOBIE BROTHERS

TOULOUSE STREET – 1972  5/5

 

Publié en juillet 1972.

Produit par Ted Templeman.

Durée:35:33.

Label:Warner Bros.

Genre:rock.

 

Oh Toulouse...

 

Toulouse Street (en écoute intégrale ici) est le second LP de Doobie Brothers. Il est l’album par lequel certains changements s’opèrent. La plus marquante de ces conversions consiste en un son qui se densifie par rapport à l’album à tendance acoustique précédent.  

Ce glissement vers une ambiance plus rock découle directement de la structure de Doobie Brothers qui passe de quatuor à quintet, mais pas n’importe quel quintet, puisque le groupe s’enrichit d’un batteur supplémentaire, le dénommé Michael Hossack.

Publié en 1972, Toulouse Street fait entrer Doobie Brothers dans la cour des grands ; on lui prête alors des points communs avec l’Allman Brothers, avec lesquels il partage la particularité de faire également appel à deux batteurs. Si le style se rapproche parfois des autres frangins illustres du rock, c’est toute proportion gardée.

A mes yeux et étant tout sauf un épigone de l’épisode McDo, Toulouse Street, The Captain And Me et What Were Once Vices Are Now Habits constituent la triade discographique impérieuse des californiens de San Jose. Et Toulouse Street en est l’inamovible tête de pont.

Album qui légitimise le potentiel entrevu  dans l’opus éponyme précédent, il est une vraie réussite dont le tandem de l’écriture Johnston/Simmons ne laisse à personne le soin d’alimenter en petites merveilles. Toulouse Street démarre fort avec Listen To The Music, la chanson par définition de Doobie Brothers, plus qu’un tube radiophonique, plus qu’un hit porté à international, un véritable hymne.

Avec le boogie-woogie Rockin’ Down The Highway, le titre aux accents sudistes Mamaloi, la chanson titre, une sublime ballade folklorique, White Sun, intermède acoustique qui rappelle leur premier opus, Disciple et Snake Man, blues desperado, et un lot de reprises très intéressantes comme Cotton Mouth, Don’t Start Me Talkin ou Jesus Is Just Alright, emprunté aux Byrds (Ballad Of Easy Rider/1969), la prestation est convaincante, bien équilibrée entre rock et folk. Les 36 minutes défilent à vitesse grand V et ne laissent jamais place à un quelconque ennui. Au contraire.

La simplicité qui prévaut à cet album fait son efficacité, son enthousiasme, et le plaisir qu’il y a toujours à l’écouter quatre décennies après la bataille. Il me semble bien que c’est ce que l’on demande à un disque. Soyez sûr qu’il remplit sa fonction au-delà de toute espérance (RAZOR©).

 

1. Listen To The Music.

2. Rockin' Down The Highway.

3. Mamaloi.

4. Toulouse Street.

5. Cotton Mouth.

6. Don't Start Me To Talkin'.

7. Jesus Is Just Alright.

8. White Sun.

9. Disciple.

10. Snake Man.

 

Patrick Simmons:guitare,flûte,chant.

Tom Johnston:guitare,chant.

Tiran Porter:basse,chant.

John Hartman:batterie,percussions.

Michael Hossack:batterie.

 

Jerry Jumonville,Joe Lane Davis,Jon Robert Smith:saxophone.

Sherman Marshall Cyr:trompette.

Bill Payne:piano,orgue,claviers.

Dave Shogren:basse,guitare sur 4,chant sur 8.

Ted Templeman:percussions.

LP Studio 3 - 1973

 

Doobie brothers the captain and me

 

THE DOOBIE BROTHERS

THE CAPTAIN AND ME – 1973  5/5

 

Publié en mars 1973.

Produit par Ted Templeman.

Durée:41:53.

Label:Warner bros.

Genre:rock.

 

Chapeau bas, messieurs.

 

The Captain And Me (en écoute intégrale ici), qui réfère au Captain Beefheart, est le troisième arrêt des Doobie Brothers à la case studio. Il est surtout un classique, sinon le classique du groupe pour en être le plus gros pourvoyeur de ventes en même temps que le détenteur de deux de ses plus grosses réussites commerciales, Long Train Runnin’ et China Grove. De par sa qualité d’ensemble, il fait encore mieux que le précédent Toulouse Street, car toute la matière ici présente prend place dans les strates supérieures de ce que les californiens ont réalisé en studio.

The Captain And Me bénéficie encore des retombées de Toulouse Street à sa publication début mars 1973. Le troisième LP, influencé par le boogie et le folk-rock, conforte la popularité amassée depuis un an ; Doobie Brothers est à son summum, créatif, enthousiaste, plus direct, précis et efficace dans son jeu, avec notamment des guitares pleines de fougue (Patrick Simmons et Tom Johnston) et une rythmique parfaite en soutien. Une telle performance mérite considération.

Cohabitation de 11 titres pop-rock dur et de ballades acoustiques, The Captain And Me, outre ses deux titres majeurs, brille également par le classique bluesy Dark Eyed Cajun Woman. Mais le reste est également de meilleure veine, de Busted Down Around O’Connelly Corners à Natural Thing, en passant par la chanson-titre ou Ukiah, Clear As The Driven Snow, l’acoustique South City Midnight Lady, l’explosif Without You ou Evil Woman.

Bill Payne, pianiste de Little Feat, présent lors des sessions d’enregistrement et l’ex Steely Dan Jeff Baxter qui intègre ici la formation des frères Dujoint, contribuent également à faire de The Captain And Me ce petit chef d’œuvre et disque d’or. Chapeau bas, messieurs (RAZOR©).

 

1. Natural Thing.

2. Long Train Runnin’.

3. China Groove.

4. Dark Eyed Cajun Woman.

5. Clear As The Driven Snow.

6. Without You.

7. South City Midnight Lady.

8. Evil Woman.

9. Busted Down Around O’connelly Corners.

10. Ukiah.

11. The Captain And Me.

 

Tom Johnston:chant,guitare,harmonica.

Pat Simmons:chant,guitare.

John Hartman:batterie,percussions,chant.

Tiran Porter:basse,chant.

Michael Hossack:batterie,congas,timbales.

Bill Payne:piano,orgue.

Jeff Baxter:pedal steel guitare.

LP Studio 4 - 1974

 

Doobie brothers what were once vices

 

THE DOOBIE BROTHERS

WHAT WERE ONCE VICES ARE NOW HABITS – 1974  4,5/5

 

Publié en février 1974.

Produit par Ted Templeman.

Durée:44:29.

Label:Warner Bros.

Genre:rock.

 

La fin de l’ère Johnston.

 

Chacun voit midi à sa porte. J’ai été au maximum de la note pour Toulouse Street et The Captain And Me. Pour What Were Once Vices Are Now Habits (en écoute intégrale ici), j’y vais d’un ½ point en moins et pourtant, à mes yeux et ça n’engage que ma pomme, je considère cet album, le quatrième de Doobie Brothers, comme leur meilleur. Enfin, quand je dis meilleur, j’entends celui que j’aime le mieux. En bon français, que je préfère.

Avec un Black Water géant, un Another Park, Another Sunday énorme, un  Road  Angel phénoménal et derrière, des Spirit, Daughters Of The Sea, Pursuit On 53rd Street, Song To See You Through, You Just Can’t Stop Me, Eyes Of Silver, tous aussi excellents les uns que les autres, j’ai toujours eu le béguin pour ce disque de 1974. Si je ne l’ai pas écouté mille fois, je ne l’ai pas écouté une fois.

Live d’apparence, au regard d’une pochette trompeuse qui m’a induit en erreur au moment de son achat et je ne pense pas être le seul à être tombé le groin dedans, WWOVANH est le dernier vrai album de l’ère Johnston. Même si le guitariste et chanteur moustachu figure encore sur le suivant Stampede, j’entends par dernier, le fait que Stampede, s’éloignant trop de ce que les Doobie Brothers ont réalisé jusqu’alors, n’est qu’un tampon entre les deux périodes : celle Johnston et celle de son remplaçant McDonald, plus commerciale.

Remplaçant, dis-je, car Johnston, malade depuis un moment et bien  que collaborant encore activement à la vie du groupe, jette ses dernières forces avant de lever le pied. Il réserve son énergie à What Were Once Vices Are Now Habits, bien lui en prend.

C’est tout bénef’ pour ce répertoire encore très bon, très enthousiaste, frais, aux ambiances variées, débordant d’une belle détermination et affichant une vraie cohésion.

Hélas, il clôture ce qui est pour moi la période dorée de Doobie Brothers. A partir de maintenant, Baxter, encore à temps partiel, va œuvrer pour préparer l’après Johnston dès le prochain LP et comme dans les parages, se trouve son pote du Steely Dan, Michael McDonald, qu’il va faire entrer dans la formation, c’en est fini de ce son si particulier.

Doobie Brothers va progressivement verser dans le registre commercial et perdre, en contrepartie, tout ce qui faisait sa marque de fabrique. A partir de maintenant, le Razor, il entre dans le Doobie bashing, faut le savoir avant d’aller plus loin (RAZOR©).

 

1. Song to See You Through.

2. Spirit.

3. Pursuit on 53rd St..

4. Black Water.

5. Eyes of Silver.

6. Road Angel.

7. You Just Can't Stop It.

8. Tell Me What You Want (And I'll Give You What You Need).

9. Down in the Track.

10. Another Park, Another Sunday.

11. Daughters of the Sea.

12. Flying Cloud.

 

Patrick Simmons:guitare,chant.

Tom Johnston:guitare,chant.

Tiran Porter:basse,chant.

John Hartman,Michael Hossack:batterie.

Keith Knudsen:chœurs.

Jeff "Skunk" Baxter:guitare,pedal steel guitare.

James Booker:piano sur 9.

Arlo Guthrie:harmonica,cithare.

Eddie Guzman:conga,timbales,percussions.

Jack Hale:trombone.

Milt Holland:tabla,marimba,pandeiro, percussions.

Wayne Jackson:trompette.

Andrew Love,James Mitchell:saxophone.

Novi Novog:violon sur 4.

Bill Payne:claviers.

Ted Templeman:percussions.

LP Studio 5 - 1975

 

Doobie brothers stampede

 

THE DOOBIE BROTHERS

STAMPEDE – 1975  2,5/5

 

Publié le 25 avril 1975.

Produit par Ted Templeman.

Durée:40:50.

Label:Warner Bros.

Genre:rock.

 

Doobie Brothers devient clivant.

 

Aux premières notes de Stampede (en écoute intégrale ici), cinquième LP à prendre place dans le catalogue de Doobie Brothers en 1975, on sent bien que quelque chose s’est passé. Le son n’est plus le même que dans la production discographique qui précède. Et ce son, cette marque de fabrique si caractéristique des frères Pétard, c’est ce qui fait son unicité jusqu’alors.

Pour expliquer cette métamorphose, plusieurs choses : la première est que la popularité du groupe impose certains choix et notamment celui de capitaliser sur une affaire juteuse. Ce basculement dans un registre plus adouci signe la fin de l’intérêt que je porte à ce groupe, mais mon cas n’est pas le plus important. Le problème est que ce sentiment est relayé par les supporters de la première heure.

Le deuxième point à relever consiste en l’état de santé sérieux de Johnston qui pose question en interne. Face à la gravité de la situation, l’avenir de Doobie Brothers semble devoir se faire sans lui, même s’il est encore fidèle au poste ici. La tournée de promotion de Stampede aura raison de lui. Il doit passer la main.

Dans ce contexte, l’arrivée de Dan Baxter est l’élément qui doit permettre au groupe de San Jose de répondre aux desseins mercantiles du staff de Warner Bros. Il a déjà mis le nez à la fenêtre dans l’album précédent, mais, à partir de Stampede, il pose définitivement ses valises dans la maison et son influence va être énorme pour le Doobie en devenir. Son apport porte à trois le poste guitare et, dans le même temps, Keith Knudsen prend place sur le siège derrière la batterie en lieu et place de Michael Hossack. Voilà de quoi est faite la situation du moment.

A partir de là, le changement, assez radical il faut bien l’admettre, fait de Stampede le premier disque dont vont se détourner les purs et durs des californiens. Pour l’heure, il s’agit plus d’une transition en douceur vers cet avenir plus rentable. Certaines réminiscences du passé apparaissent en filigrane mais, quand le loup McDonald, introduit dans la bergerie par le complice Baxter, tous les deux des ex Steely Dan, va mettre la main sur ce qu’il reste de Doobie Brothers, de cette formation et de son style si particulier, il va solder le compte. Et creuser la tombe…

Compte tenu de ce qui prélude, il ne faut pas s’attendre à retrouver ici le Doobie de la période 71/74. Selon le clan des fidèles auxquels on appartient, celui des bikers ou celui des bisounours, l’album clivera forcément. Accordons-lui pour le moment le mérite d’ambitions nouvelles et de la motivation qui les accompagne.

L’intérêt pour Stampede, disque mineur et premier d’une discographie qui se liquéfie, se concentre essentiellement au niveau de Texas Lullaby, Sweet Maxine, I Cheat The Hangman ou Rainy Day Crossroad Blues. Et basta ! Pour moi, c’est une déception. Le ciel m’est tombé sur la tête et je n’ai aucune raison valable pour faire encore un bout de chemin avec ce qu’est devenu ce groupe. L’ère McDo, très peu pour moi ; non à la malbouffe (RAZOR©).

  

1. Sweet Maxine.

2. Neal’s Fandango.

3. Music Man.

4. Slack Key Soquel Rag.

5. Take Me In Your Arms (Rock Me A Little While).

6. I Cheat The hangman.

7. Précis.

8. Rainy Day Crossroad Blues.

9. I’ve Been Workin’ On You.

10. Double Dealin’ Four Flusher.

 

Tom Johnston:guitares,chant.

Patrick Simmons:guitares,chant.

Jeff "Skunk" Baxter:guitare, steel guitare.

Tiran Porter:basse,chant.

John Hartman:batterie.

Keith Knudsen:batterie,chant.

Bill Payne:claviers.

Ry Cooder:guitare bottleneck sur 8.

Maria Muldaur:chant sur 6.

Karl Himmel:batterie,percussions sur 9.

Conte et Pete Candoli:trompette sur 6.

Bobbye Hall Porter:congas sur 5.

Victor Feldman:marimba,percussions.

Sherlie Matthews:chant sur 5/9.

Venetta Fields:chant sur 5/9.

Jessica Smith:chant sur 5/9.

Ted Templeman:percussions.

LP Studio 6 - 1976

 

Doobie brothers takin

 

THE DOOBIE BROTHERS

TAKIN’ IT TO THE STREET – 1976  2,5/5

 

Publié le 19 mars 1976.

Produit par Ted Templeman.

Durée:38:23.

Label:Warner Bros.

Genre:pop-rock.

 

Association de malfaiteurs.

 

Baxter et McDonald ont tellement pesé sur le son et la direction artistique de Doobie Brothers que ce dernier en est devenu inaudible à mes oreilles. Comme mon aversion pour l’après 1974 impliquant les californiens est fortement ancrée en moi et que le rejet de McDonald est viscéral, inutile de m’étendre au risque de réveiller des vieux débats stériles du genre j’aime, moi pas, c’est bien, non c’est pas bien. Très peu pour moi. Chacun est libre de ses goûts. La période qui s’ouvre avec Takin’ It To The Street (en écoute intégrale ici) n’est pas ma tasse de thé, point barre.

Qu’il ait été celui par lequel Doobie Brothers signe son plus gros carton, ça me fait une belle jambe. Qu’il soit accrocheur comme je l’entends dire depuis près de 40 ans, le meilleur dossier de la discographie, et patati et patata, pas la peine de me jouer du violon, je ne danserais pas.

La nouvelle armada qui déroule entre Wheels Of Fortune et Carry Me Away un pop-soul-jazzy ennuyeux, fut-il gagnant, me laisse aussi indifférent que les heures de cachot de Nabilla Benattia ou que la romance entre Julie Gayet et Pépère. Le répertoire en question a eu une belle vie commerciale, j’en suis fort aise pour lui, mais pour moi, McDo et ses Doobettes décolorées sont irrémédiablement écartés de mon univers musical.

Takin’ It To The Street reprend les mêmes ficelles que son prédécesseur, pour les mêmes conséquences, à savoir refaire du Steely Dan, mais en moins bon. Il a sa clientèle, qu’il fasse avec, mais ça craint, car si le procédé mercantile fédère de nouveaux pigeons, c’est une envolée de fans qui se détourne en retour de ce bric-à-brac intéressé. Représentant d’une horde de bikers cloutés et édentés hier, le Doobie Brothers de Takin’ It To The Street, triste à voir, encore plus pitoyable à entendre, n’est plus que l’ombre de l’ombre de lui-même. Désolant et pas du tout convaincant. On oublie ce qui est devenu une association de malfaiteurs ou on rejoint le cercle des supporters de McDo, proche de la filière disco (RAZOR©).

 

1. Wheels of Fortune.

2. Takin' It to the Streets.

3. 8th Avenue Shuffle.

4. Losin' End.

5. Rio.

6. For Someone Special.

7. It Keeps You Runnin'.

8. Turn It Loose.

9. Carry Me Away.

 

Tom Johnston:guitare,chant sur 1/8.

Patrick Simmons:guitare,chant.

Jeff "Skunk" Baxter:guitare,steel guitare.

Michael McDonald :claviers,chant.

Tiran Porter:basse,chant sur 6,choeurs.

John Hartman:batterie.

Keith Knudsen:batterie,chant.

LP Studio 7 - 1977

 

Doobie brothers livin on the fault line

 

DOOBIE BROTHERS

LIVIN’ ON THE FAULT LINE – 1977  2/5

 

Publié le 19 août 1977.

Produit par Ted Templeman.

Durée:34:26.

Label:Warner Bros.

Genre:rock.

 

Bouffer au McDo ? Non merci.

 

Livin’ On The Fault Line (en écoute intégrale ici) scelle au moins une chose : Tom Johnston n’est plus dans la formation. Ni physiquement, ni à l’écriture, laissant le chant complètement libre à Michael McDonald, chanteur et claviériste comme nous le fait savoir avec un peu trop d’insistance ce disque. Johnston sent certainement le vent du boulet et ne semble plus en phase avec une formation partie pour truster les charts dans le sillage de son nouveau boss. Rien ne transparait pourtant d’une quelconque mésentente au sein du groupe et c’est tout à leur honneur.

Johnston, rappelons-le, était le symbole du Doobie Brothers de la première génération, certainement, avec Simmons, le talent principal du groupe. En 1977, date de la publication de Livin’ On The Fault Line, Johnston est rétabli de ses ennuis de santé et privilégie une vie plus cool, tissée autour d’une carrière solo.

Sa patte fait incontestablement défaut ici, mais sa présence aurait-elle pu changer quoi que ce soit ? Les Doobie Brothers de la nouvelle génération, au sujet desquels je m’interroge sur le plaisir que peuvent encore y trouver Pat Simmons, Tiran Porter et John Hartman, tiennent plus de Dédé et ses Rabots, ensemble sillonnant les bals populaires, que de vraie formation de rock. Même les soli de guitare de Simmons sonnent le creux dans cet univers d’ambiance sonore Nouvelles Galeries. 

Ce numéro 7 du catalogue suit la voie amorcée par Stampede. La vedette, c’est McDonald dont les claviers n’arrêtent pas une seconde. Il donne la direction à suivre, chante, joue, signe quelques titres, tire les corners et les coups francs, paie les employés, fait pisser le chien, fait les courses. Omniprésent le Michael. Je n’ai rien contre ce sieur dont on retiendra essentiellement qu’il est le fossoyeur de Doobie Brothers comme Dino Valenti l’a été de Quicksilver Messenger Service.

On est donc bien loin du groupe du début, le seul qui me fasse bander. L’album a ses adeptes, ce que je concède volontiers. Je trouve, et c’est mon droit le plus élémentaire, de m’inscrire en faux contre un album dont je trouve le changement non seulement trop radical, mais surtout très ennuyeux. La connotation jazzy se fait de plus en plus forte. La coloration pop, de plus en plus pop. Et ça me dérange.

Je trouve l’écoute d’une platitude crasse. Heureusement qu’on en prend que pour 35 minutes. Ce qui fait que ça passe vite et cela n’est pas fait pour me déplaire. Aucun hit pour Livin’ On The Fault Line sur lequel intervient un certain David Paich (Toto), au niveau des cuivres et des arrangements et pas un de ses titres repris en live. Ces failles sont peut-être une indication que la métamorphose ne plaît pas à tout le monde.

C’est trop édulcoré, trop riche et tout ça n’est pas conseillé pour mon cholestérol et mon diabète. Par contre, on peut parler de la période Johnston quand vous voulez. C’est là que se situe le seul et unique Doobie Brothers (RAZOR©).

 

1. You're Made That Way.

2. Echoes of Love.

3. Little Darling (I Need You).

4. You Belong to Me.

5. Livin' on the Fault Line.

6. Nothin' But a Heartache.

7. Chinatown.

8. There's a Light.

9. Need a Lady.

10. Larry the Logger Two-Step.

 

Patrick Simmons:guitare,chant.

Jeff Baxter:guitare,steel guitare.

Michael McDonald:claviers,chant.

Tiran Porter:basse,chant.

Keith Knudsen:batterie,chant.

John Hartman:batterie.

Bobby LaKind:congas,chant.

Dan Armstrong:sitar électrique sur 9.

Norton Buffalo:harmonica sur 8.

Victor Feldman:effets sur 5.

Rosemary Butler:chœurs sur  3/4/8.

Maureen McDonald:choeurs sur 1.

Ted Templeman:percussions.

LP Studio 8 - 1978

 

Doobie brothers minute by minute

 

THE DOOBIE BROTHERS

MINUTE BY MINUTE – 1978  2/5

 

Publié en décembre 1978.

Produit par Ted Templeman.

Durée:36:16.

Label:Warner Bros.

Genre:rock.

 

Le nouvel album des ans foirés.

 

L’ère McDo, qui amène le basculement de Doobie Brothers d’un très bon groupe de rock pour tatoués, bastonneurs et ripailleurs, à un orchestre  pour public de dance floor, fait couler beaucoup d’encre. Je suis loin d’être le seul à briller dans le bashing sur ce créneau si controversé concernant les albums Stampede (1975), celui par lequel le ver est entré dans le fruit et ses suivants Takin’ It To The Streets (1976), Livin’ On The Fault Line (1977) et Minute By Minute (1978), auquel on peut légitimement associer One Step Closer (1980). Un pour tous, tous pourris.

Permettez-moi, de ce florilège à charge contre le Doobie de Minute By Minute (en écoute intégrale ici), de relever une remarque faite à propos de ce disque par un internaute, visiblement écœuré par l’ère McDo et qui de ce disque dit : il est si lissé que, chaque fois que je le prends en mains, il m’en échappe. L’image est belle et correspond au ressenti de beaucoup d’entre nous, plus fans de la version poil aux pattes que de celle plume dans le fion.

Dire que ce Minute By Minute est le plus vendeur du catalogue, est à mourir de rire. A la rigueur, ces clowneries auraient été autrement digérées si on les avait retrouvées au répertoire d’une entité disco, mais pas sous le nom Doobie Brothers. Les bikers se retournent dans leur tombe !

Il a beau être l’album des Doobie Brothers qui s’est le plus vendu ; il a beau voir de nouveaux fans grossir les rangs des pro-McDo et Baxter. La critique a beau l’encenser et les commentaires ont beau être plus élogieux les uns que les autres : je m’en tape royalement. Je n’aime pas cette orientation pop dégoulinante. Je n’aime pas ce Doobie Brothers luxuriant, enrichi et dopé au sirop.

Pour moi, c’est encore un disque de trop du Doobie des années McDo/Baxter. Les disques des ans foirés.

Qu’il soit le huitième album du groupe, importe peu. Après What Were Once Vices Are Now Habits, j’ai arrêté de compter. Qu’il soit sorti en 1978, j’en suis content pour eux. J’avais déjà lâché l’affaire depuis 4 ans. Qu’il ait cartonné, c’est très bien pour les poches de McDo et Baxter. C’est deux ou trois minutes d’écoute supplémentaires par rapport à l’album-daube précédent et c’est insupportablement long à se farcir. Ce groupe n’existe plus pour moi depuis 1975 et cet album ne fait rien pour renouer le contact. Je préfère oublier cette fin de parcours pour me projeter essentiellement et c’est ce que je fais régulièrement sur les quatre premiers jets (RAZOR©).

 

1. Here to Love You.

2. What a Fool Believes.

3. Minute by Minute.

4. Dependin' on You.

5. Don't Stop to Watch the Wheels.

6. Open Your Eyes.

7. Sweet Feelin'.

8. Steamer Lane Breakdown.

9. You Never Change.

10. How Do the Fools Survive?.

 

Patrick Simmons:guitare,chant.

Jeff "Skunk" Baxter:guitare,steel guitare.

Michael McDonald :claviers,synthétiseurs,chant.

Tiran Porter:basse,chant.

John Hartman:batterie.

Keith Knudsen:batterie,chant.

Bobby LaKind:congas,chant.

Tom Johnston:chant sur 5.

Nicolette Larson:chant sur 4/7.

Rosemary Butler:chant sur 1 et 4.

Norton Buffalo:harmonica.

Herb Pederson:banjo.

Byron Berline:violon.

Lester Abrams :piano électrique sur 10.

Bill Payne: synthétiseurs sur 2/3.

Andrew Love:saxophone.

Ben Cauley:trompette.

Ted Templeman:percussions.

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