The Eagles.

BIOGRAPHIE.

 

THE EAGLES/Los Angeles (Californie)

 

Eagles 1

 

Actif de 1970 à 1980,depuis 1994.

Labels:Asylum,Geffen Records,Lost Highway,Universal.

Genr:rock,country-rock,folk-rock,soft-rock.

Site officiel:eaglesband.com

Une des plus grandes formations de tous les temps.

S’il est un groupe qui incarne parfaitement la musique californienne des 70’s, c’est bien Eagles. Paradoxalement, aucun des membres fondateurs ne pointent à l’état civil de la place. Glenn Frey vient de Detroit (Michigan) tandis que Don Henley est texan (Gilmer), Randy Meisner est natif du Nebraka (Scottsbluff) et Bernie Leadon du Minnesota (Minneapolis).

La Californie, et notamment Los Angeles, est alors le point de convergence de tous ces artistes américains animés par l’esprit de la contre-culture hippie. Forts de leurs expériences individuelles, les acteurs de ce quatuor y posent leurs valises aussi. C’est là que ça se passe, c’est là qu’il faut être.

Randy Meisner, bassiste, et Bernie Leadon l’ont compris avant les autres. Meisner, qui a débuté en 1961 avec les Dynamics (Nebraska), rejoint la Californie en 1965. Il y fonde The Poor et travaille comme musicien de studio avant de rejoindre Poco en 1969, groupe qui nait de la dissolution du Buffalo Springfield avec Richie Furay, Jim Messina, Rusty Young et George Grantham. L’expérience Poco tourne court (1LP) ; Randy Meisner débarque au sein du groupe de Rick Nelson, le Stone Canyon Band (2 LP). Parallèlement, il joue avec Linda Ronstadt et ses Corvettes. C’est dans ce contexte qu’il rencontre Bernie Leadon, Don Henley et Glenn Frey.

Eagles bernie leadonBernie Leadon.

Linda Ronstadt, dénominateur commun.

Bernie Leadon est déjà une figure de la place angeline. Connu pour être un adepte de bluegrass, le guitariste et banjoïste a derrière lui un beau C.V. débuté par les Scottsville Squirrel Barkers en 1962, relayé par un passage auprès de Dillard & Clark (The Fantastic Expedition of Dillard & Clark et Through the Morning, Through the Night).

Il passe aussi par la filière Corvettes de Ronstadt avant de connaître son heure de gloire dans les Flying Burrito Brothers des anciens Byrds Gram Parsons et Chris Hillman (fin 1969). La Californie pour lui, ça fait belle lurette qu’il a les pieds dedans.

Glenn Frey, guitariste et pianiste, débarque à Los Angeles après avoir joué dans des formations de sa région de Detroit, mais c’est avec Bob Seger (du Michigan, comme lui) qu’il entre de plain-pied dans le métier.

A Los Angeles, en 1969, il la joue solo et duo. Il collabore avec J.D. Souther et Jackson Browne, des artistes en vogue sur la place. Frey fait la connaissance de Leadon, Meisner et Henley par l’entremise de Linda Ronstadt.

Le batteur Don Henley aborde la scène californienne avec les Shiloh, après avoir été des Four Speeds, des Felicity, des moutures texanes. Encouragés par Kenny Rogers, Don Henley et les Shiloh prennent la route de Los Angeles où Rogers produit leur premier LP ainsi que deux singles (1969). Quand Shiloh se sépare en 1971, Henley est récupéré par Linda Ronstadt, dénominateur commun entre les membres fondateurs d’Eagles. Eagles se constitue à l’automne 1971. Commence alors l’histoire d’une des formations les plus marquantes du classic-rock des 70’s, encore en activité aujourd’hui et toujours aussi éclatante.

Eagles don henley 2

« Avant d’avoir été des artistes, nous avons d’abord été des fans. Nous avions une grande connaissance de la musique en général et celle-ci remonte aux années 40, voire 30. Nous avons découvert la musique des 60’s. Notre éducation musicale est bien équilibrée, ce qui, à mon avis, fait défaut à beaucoup de gens aujourd’hui. Entre la spécialisation et le formatage des radios, les gens, y compris les musiciens, ne sont plus exposés aux influences variées que nous avons-nous-mêmes connues. Ce n’est pas bon. Nous, nous avons eu la chance de grandir avec les Byrds et les Beach Boys, eux-mêmes influencés par des grands groupes vocaux comme les Mills Brothers, les Four Preps ou les Four Freshmen. » (Don Henley)

4 Aigles, 4 voies.

Outre Linda Ronstadt, Eagles a comme autre point commun de compter 4 chanteurs, ce qui lui autorise d’intégrer à sa musique, essentiellement axée autour d’un mélange de bluegrass et de rock,  des harmonies vocales et de la diversité.

On peut s’en apercevoir dès le premier LP, un disque éponyme, publié en 1972 sur le label Asylum Records. Take It Easy en est le single phare qui propulse d’entrée le groupe de Los Angeles sur le devant de la scène.  Ecrite par Jackson Browne et Glenn Frey, il est le premier grand succès d’Eagles en culminant au 12ème rang du Billboard Hot 100 le 22 juillet 1972 et en se maintenant 11 semaines dans les charts de cet été 72.

Eagles 2

Outre Take It Easy, l’album The Eagles, produit par Glyn Johns (Led Zeppelin, The Rolling Stones, The Who, Bob Dylan, Linda Ronstadt, The Band, Eric Clapton, The Clash, The Steve Miller Band, Small Faces, Spooky Tooth, The Easybeats, The Ozark Mountain Daredevils, Blue Öyster Cult, Emmylou Harris, Fairport Convention, Humble Pie), met en avant deux autres grands singles : Witchy Woman (pointé N°9 Billboard Pop Singles), cosigné Leadon/Henley et Peaceful Easy Feeling (22) d’un proche de la maison Eagles, le dénommé Jack Tempchin.

Dans le sillage de ce premier LP qui se classe en 22ème place des classements d’albums et qui fait platine sans tarder, les Eagles vont drainer des milliers de fans dans leur sillage.

Enorme !

Desperado suit en 1973. Enregistré à Londres, le deuxième LP studio est à nouveau disque de platine. La chanson-titre, une sublime ballade de Glenn Frey et Don Henley, Doolin Dalton et les deux singles Tequila Sunrise (64) et Outlaw Man (59) portent un album qui prend position au 41ème rang du Billaboard 200 et qui s’écoule à plus de 2 millions d’exemplaires. Enorme !

Le guitariste Don Felder intègre alors le groupe pour la première fois. Nous sommes en 1974 et Eagles passe progressivement de quatuor à quintet. Bill Szymczyk pointe également le bout de son nez en évinçant Glyn Johns (2 titres) à la production du troisième LP, On The Border (17). Ce disque est le théâtre de changements importants dans le son d’Eagles, qui se durcit, devenant plus rock que country. Felder convainc ; il est l’homme des futurs projets d’Eagles. Trois singles émanent d’On The Border : Already Gone (32), James Dean (77) et Best Of My Love, coécrit avec J.D. Souther, qui fait N° 1 en mars 1975.

Eagles joe walshJoe Walsh, remplaçant de Leadon.

La der de Leadon.

Frey, Henley, Leadon, Meisner et Felder sont du prochain opus, One Of These Nights, quatrième levée du catalogue studio. Eagles est alors un groupe star mais ne s’en contente pas et signe encore trois singles qui vont s’installer dans le top 10 du Billboard 100 : la chanson-titre (1), Eyes Lyin’ (2) et Take It To The Limit (4). L’album One Of These Nights devient la plus grosse vente des californiens d’adoption (plus de 4 millions).

C’est malheureusement le dernier disque sur lequel apparaît Bernie Leadon que remplace Joe Walsh. One Of These Nights fait d’Eagles une légende mondiale au point que le Fleetwood Mac du renouveau (période Buckingham) ouvre pour Eagles durant la tournée de promotion de l’album.

La légende Hotel California.

Si la perte de Leadon change le son du groupe, le privant de sa touche bluegrass, Eagles ne perd pas au change avec l’arrivée de Joe Walsh alors chaud bouillant au sortir de son expérience Barnstorm. On discerne aussitôt son influence sur l’album suivant, le mythique Hotel California (1976) ; Walsh a une technique de guitare plus hard, il est inventif et son jeu se marie bien avec le folkeux Frey et le country-rockeux Felder. Tout a été dit sur cet album culte vendu à plus de 20 millions de pièces, dont 9 la seule année de sa publication.

Eagles est au sommet de sa popularité car, aux côtés de l’anthologique morceau titre pointent également deux chansons fortes de son répertoire, New Kid In Town (1 aux States, 20 au Royaume-Uni), derrière lequel on retrouve encore le 5ème Eagles, J.D. Souther et Life In The Fast Lane (11). La tournée qui suit est harassante et Randy Meisner jette l’éponge en septembre 1977.

Créativité en berne.

Eagles met trois ans à s’en remettre, sa créativité s’en trouve affectée au regard de l’indigence et du manque d’entrain de son 6ème album, The Long Run, pour lequel Timothy B. Schmit, un ancien de Poco, vient suppléer Meisner à la basse. Seuls Heartache Tonight, The Long Run, I Can’t Tell You Why, The Sad Cafe et In The City le sauvent du zero pointé. Eagles n’y est plus, résiste encore un temps en publiant un live en 1980, histoire de faire fructifier le nom. Le divorce est effectif deux ans plus tard. Pendant plus d’une décennie, Eagles ne fera plus parler de lui, chacun vaquant, avec plus ou moins de réussite, à ses projets personnels.

Eagles hell freezes over

Eagles explose les chiffres.

Une tournée le déloge alors de son silence en 1994. Prévue pour quelques mois seulement, elle durera jusqu’en 1996 et s’accompagne d’un nouvel album Hell Freezes Over, constitué d’un mix de titres live enregistrés en avril 1994 pour MTV et quatre chansons inédites. Avec des ventes estimées à plusieurs dizaines de millions d’exemplaires, Eagles explose les compteurs. Pourtant l’album n’est pas spécialement bon. Eagles fait un retour remarqué en 2004 pour une tournée qualifiée de tournée d’adieu. Une vidéo est publiée, Farewell 1 Tour – Live From Melbourne (2005) qui porte sur les spectacles australiens donnés les 14, 15 et 17 novembre à la Rod Laver Arena.

Ce come-back se fait sans Don Felder mais avec une section de cuivres. Don Felder a été renvoyé du groupe le 6 février 2001 (remplacé par Stuart Smith) et mène une bataille judiciaire contre ses anciens partenaires qui trouve une issue favorable en 2007.

Les Aigles planent à nouveau.

Cette même année, 28 ans après The long Run, Eagles signe un septième album studio, double de surcroît : Long Road Out Of Eden (octobre 2007). Le moins que l’on puisse admettre est qu’il est convaincant ; il sert de préambule à une nouvelle tournée mondiale dès mars 2008 qui le tient sur les routes jusqu’en 2010. Eagles est ressuscité ; l’ombre de ses ailes plane sur le documentaire biographique, History Of The Eagles, publié en février 2013 et qu’une tournée (sans Meisner et Felder qui semble avoir la rancune tenace, mais avec Leadon) susceptible de se poursuivre jusqu’en 2015 vient appuyer. Elle pourrait être la dernière du groupe et tirait un trait définitif sur cette formation qui compte parmi les plus grandes de tous les temps (RAZOR©).

 

DISCOGRAPHIE 70'S.

LP Studio 1 - 1972

 

Eagles lp

 

THE EAGLES

THE EAGLES – 1972  5/5

 

Publié le 1er juin 1972.

Produit par Glyn Johns.

Durée:37:19.

Label:Asylum.

Genre:country-rock.

 

Stetson bas, messieurs !

 

Cet album éponyme (en écoute intégrale ici) de 1972 marque les débuts d’Eagles. Il est le point de départ d’une longue course vers les charts qui allait durer 7 ans. De là à dire qu’il ressemble à ce que les californiens d’adoption ont réalisé à sa suite, il y a un pas de géant que je ne ferais pas. J’explique.

L’Eagles de ce disque est country-rock, autrement dit il est dans une filière que j’affectionne tout particulièrement, celle des Gram Parsons, des Byrds, Poco et Flying Burrito dont Randy Meisner et Bernie Leadon ont respectivement fait partie. Désolé de le rappeler, mais Eagles n’a fait que populariser le country-rock, capitalisant dessus au passage en lui passant une petite couche de vernis, les autres cités étant vraiment à l’origine de la fusion entre country et rock. De là à les considérer comme des suceurs de roue, quand même pas !

Cet éponyme est d’ailleurs un de ses deux albums vraiment country-rock. Eagles  reconduit le genre sur le disque qui suit (Desperado), mais se prend un peu les pieds dans le tapis du concept Old West Outlaws envisagé (les hors-la-loi). Quelques chansons demeurent encore dans l’esprit de l’éponyme, leur country-rock s’effaçant progressivement au profit d’un lot plus commercial et FM.

Le country-rock distillé sur leur premier LP est exceptionnel, renforcé par une ambiance très décontractée pour un effet des plus relaxants. Quand c’est joué de la sorte, je dis chapeau. Epuré, sans fioritures, équilibré, le répertoire retient surtout les grands classiques que sont Take It easy, Witchy Woman et Peaceful Easy Feeling, mais les chansons moins célèbres dégagent également beaucoup de force et méritent une attention particulière.

Train Leaves Here This Morning et Earlybird, toutes deux écrites ou cosignées Bernie Leadon, Most Of Us Are Sad, Chug All Night, Nightingale sont également de très belles réussites.

Avec ce disque, Eagles s’engouffre dans la brèche béante d’un country-rock alors en mal de leaders et va tirer les marrons du feu. Opportuniste ? Peut-être. Mais quoi qu’il en soit terriblement efficace et accrocheur (RAZOR©).


1. Take It Easy.

2. Witchy Woman.

3. Chug All Night.

4. Most of Us Are Sad.

5. Nightingale.

6. Train Leaves Here This Morning.

7. Take the Devil.

8. Earlybird.

9. Peaceful Easy Feeling.

 

Glen Frey:guitare,chant.

Don Henley:batterie,chant.

Bernie Leadon:guitare,banjo,chant.

Randy Meisner:basse,chant.

LP Studio 2 - 1973

 

Eagles desperado

 

THE EAGLES

DESPERADO – 1973  4/5

 

Publié en avril 1973.

Produit par Glyn Johns.

Durée:35:40.

Label:Asylum.

Genre:rock,country rock,folk rock.

 

Demain se prépare ici.

 

En 1973, année de sortie de Desperado (en écoute intégrale ici), deuxième LP d’Eagles, le country-rock n’émeut plus grand monde. Malgré le succès de l’album éponyme précédent, un des derniers grands disques du genre, le public regarde ailleurs et en ce sens, la musique californienne ou west coast a de plus en plus ses faveurs.

Eagles insiste encore un peu dans un country-rock décapité et sans véritable leader, un country-rock qu’il enjolive à sa façon. Pour Desperado, il place quelques banderilles autour d’un concept mettant à l’honneur l’Ouest américain et ses hors-la-loi (Doolin-Dalton,Outlawman, Desperado).

Desperado est l’exemple type d’un groupe tiraillé entre deux options artistiques. D’un côté, Bernie Leadon et Randy Meisner qui assurent le service après-vente country (Twenty-One,certain Kind Of Fool et Bitter Creek) ; de l’autres ceux qui souhaitent devenir les califes de Laurel Canyon, Frey et Henley et qui pésent beaucoup trop sur le répertoire.

On retiendra surtout de cet album country rock au son très californien, Tequila Sunrise, la ballade Desperado et Certain Kind Of Fool, des classiques, ainsi que des titres-pépites bien dans le concept de l’album et que ces chercheurs d’or nous ont laissés (Outlaw Man, Saturday Night, Doolin Dalton, Bitter Creek).

Les musiciens sont excellents, les harmonies vocales parfaites, les voix belles, il n’en fallait pas plus pour faire de Desperado un album qui s’écoute avec grand plaisir pendant un peu plus d’une demie heure (c’est court !) Un grand travail collectif que ce Desperado mais qui ne trompe personne sur les orientations commerciales qui se dessinent (RAZOR©).

 

1. Doolin-Dalton.

2. Twenty-One.

3.  Out of Control.

4.  Tequila Sunrise.

5.  Desperado.

6. Certain Kind of Fool.

7. Doolin-Dalton (Instrumental).

8. Outlaw Man.

9. Saturday Night.

10. Bitter Creek.

11. Doolin-Dalton / Desperado (Reprise).

 

Glenn Frey:chant,guitare,piano,claviers,harmonica.

Don Henley:chant,batterie,percussion,guitare acoustique.

Bernie Leadon:chant,guitare,mandoline,banjo.

Randy Meisner:chant,basse,guitare acoustique.

LP Studio 3 - 1974

 

Eagles on the border

 

THE EAGLES

ON THE BORDER – 1974  3,5/5

 

Publié le 22 mars 1974.

Produit par Bill Szymczyk,Glyn Johns.

Durée:40:29.

Label:Asylum.

Genre:rock,hard rock.

 

La dérive FM s’annonce.

 

C’est avec cet album, On The Border (en écoute intégrale ici) de mars 1974, qu’Eagles tourne le dos au country-rock, jusque là en vogue, pour prendre une orientation rock plus dure mais surtout pour entrer de plain-pied dans sa phase commerciale et FM que, personnellement j’aime moins.

Pour y parvenir, des bouleversements sont nécessaires dont celui de se séparer de Glyn Johns, producteur des deux LP country-rock précédents au profit de Bill Szymczyk. Le son habituel du groupe s’en trouve forcément changé.

Glyn Johns intervient encore sur deux pistes signées J.D. Souther et Don Henley, You Never Cry Like A Lover, et des mêmes Souther et Henley avec Glenn Frey, Best Of My Love. Ce sont ses dernières produites pour les Eagles auxquels il prédit que leur basculement vers le rock les fera vite rentrer dans le rang, au motif qu’il y avait alors sur la scène anglaise (Johns est anglais) des groupes largement supérieurs à Eagles dans ce domaine.

La suite appartient donc à Bill Szymczyk, à l’approche différente, à qui revient la lourde charge de durcir le son dès On The Border. Pour ce faire, il propose d’ajouter une guitare supplémentaire. Dans ses desseins, il pense à un pote de Bernie Leadon, Don Felder. Ce dernier prend part à deux titres, Already Gone et Good Day In Hell et ne laisse pas ses collègues insensibles. Débarqué dans le studio à l’invitation unanime d’Eagles, Felder convainc par son solo sur ce dernier titre. Le lendemain, Glenn Frey le recontacte pour lui demander de rejoindre le groupe.

On The Border est un succès ; les chansons sur lesquelles Don Felder apparaît sont bien accueillies et contribuent à relancer Eagles commercialement, Desperado ayant placé le groupe sur le reculoir. Il pèse préalablement le pour et le contre avant de s’engager. Sa femme étant enceinte de sept mois de leur premier enfant, les échos d’un relationnel toujours très difficile au sein d’Eagles lui revenant régulièrement en boucle, son implication du moment avec Crosby et Nash et lui assurant un revenu régulier, constituent autant de freins à la décision du guitariste. Felder, sur les conseils de Graham Nash, donne une suite favorable à la proposition. Il intègre la tournée de promotion d’On The Border et devient le 5ème Eagles dès le prochain LP ; de quatuor, la formation évolue donc vers un quintet.

On The Border, dont le titre réfère au scandale du Watergate et à la destitution de Richard Nixon, génère trois singles : Already Gone/Is It True (19 avril 1974), James Dean/Good Day in Hell (14 août 1974) et Best of My Love/Ol' 55" (5 novembre 1974). Par ailleurs, il abrite aussi une chanson écrite par Bernie Leadon en hommage à Gram Parsons, son pote des Flying Burrito, mort d’une overdose en septembre 1973 (My Man).

On The Border fait 17 aux States et 28 au Royaume-Uni. Bill Szymczyk fait oublier Glyn Johns et cimente le relationnel entre les membres. Il ne faut pas oublier la part importante que cet ingénieur du son et producteur talentueux a tenu dans la réussite du groupe et le rôle déterminant qu’il a endossé pour lui éviter d’exploser avant l’heure (RAZOR©).

 

1. Already Gone.

2. You Never Cry Like a Lover.

3. Midnight Flyer.

4. My Man.

5. On the Border.

6. James Dean.

7. Ol' '55.

8. Is It True?

9. Good Day in Hell.

10. Best of My Love.

 

Don Felder:lead guitare sur 1,slide guitare sur 9.

Glenn Frey:chant,guitares,slide guitare,piano.

Don Henley:chant,batterie.

Bernie Leadon:chant,guitares,banjo,steel guitare.

Randy Meisner:chant,basse.

Al Perkins:pedal steel guitare sur 7.

LP Studio 4 - 1975

 

Eagles one of these days

 

THE EAGLES

ONE OF THESE NIGHTS – 1975  5/5

 

Publié en juin 1975.

Produit par Bill Szymczyk.

Durée:43:15.

Label:Asylum.

Genre:rock,folk-rock.

 

L’album des premières.

 

One Of These Nights (en écoute intégrale ici) est le quatrième LP du catalogue. Sorti en 1975, il est surtout l’album des premières et dernière fois. Premières en ce sens qu’il met à jour trois singles et que ces trois singles font tous une carrière dans le top 10 : One Of These Nights (1), Lyin’ Eyes (2) et Take It To The Limit (4). Premières également dans la mesure où il accède là où tous ses prédécesseurs ont échoué : en tête du Billboard 200 réservé aux LP. Ca c’est côté coulisses.

Côté scène, One Of These Nights est l’album par lequel Don Felder, après une pige de deux titres sur le précédent On The Border, devient un Eagle à part entière quand, dans le même temps, Bernie Leadon quitte la maison. One Of These Nights, de ce fait, est son ultime participation sous la bannière des Aigles. Il fut le maillon fort de l’époque country-rock des deux premiers jets, les desseins plus rock annoncés depuis On The Border semblant ne plus correspondre à celui qui a la country chevillée au cœur.

Il assure néanmoins la tournée de promo de ce quatrième album qui fait basculer définitivement Eagles dans la cour des stars du rock et signe, avant de partir, deux belles pièces, I Wish You Peace (le titre de fin qui sonne comme un adieu) et Journey Of The Sorcerer notamment, dont il fait un des sommets de One Of These Nights.

1975, c’est l’année Eagles ; le groupe connaît la consécration mondiale. Finies les petites salles, place aux concerts plus importants. Le succès commercial est au rendez-vous. L’album est d’abord disque d’or, puis, avec le temps, multi-platine.

Il faut dire qu’il collecte des titres merveilleux comme Visions, rock et efficace au son unique, Take It To The Limit, Too Many Hands (et encore du Leadon impérial au banjo), l’émouvant After The Grill Is Gone (sur l’amour perdu), une ballade en duo chantée par Henley et Frey, Lyin’ Eyes, longue  et superbe ballade californienne. Tout aussi californien est Hollywood Waltz.

Album aux styles contrastés, cheminant entre le pop, le rock, le folk et la country music, One Of These Nights est un album profond, cohérent qui culmine dans la discographie des Aigles, un des meilleurs de cette décennie. A avoir impérativement, même si on est plus un adepte du groupe de la première heure. 5 semaines consécutives N°1, des millions de disques vendus…ce n’est pas un hasard. Une nouvelle page de son histoire s’écrit ici et il faut en être, je ne le conçois pas autrement. L’heure n’est pas aux chipotages : Eagles est alors le N°1 américain, une première (RAZOR©).

 

1. One of These Nights.

2. Too Many Hands.   

3. Hollywood Waltz.    

4. Journey of the Sorcerer.

5. Lyin' Eyes.

6. Take It to the Limit.

7. Visions.

8. After the Thrill Is Gone.

9. I Wish You Peace.

 

Don Henley:chant,batterie,percussion,chœurs.

Glenn Frey:chant,guitare,claviers,chœurs,guitare solo sur 2.

Bernie Leadon:chant, banjo,mandoline,guitare,steel guitare,guitare solo sur 5/9,chœurs.

Don Felder:chant,guitare,slide guitare,guitare solo sur 1/2/7/8,chœurs.

Randy Meisner:chant,basse,chœurs.

Ahlby Galuten:synthétiseur sur 3.

The Royal Martian Orchestra:cordes sur 4.

David Bromberg:violon sur 4.

Jim Ed Norman:piano sur 5/6.

LP Studio 5 - 1976

 

Eagles hotel california

 

THE EAGLES

HOTEL CALIFORNIA – 1976  5/5

 

Publié le 8 décembre 1976.

Produit par Bill Szymczyk.

Durée:43:28.

Label:Asylum.

Genre:rock,soft rock,hard rock.

 

Lorsqu’Eagles retrouve les chemins des studios au printemps 1976 pour Hotel California (en écoute intégrale ici), deux faits majeurs l’affectent qui vont changer son histoire. Le premier, c’est la perte de Bernie Leadon après l’excellent One Of These Nights, membre fondateur et élément clé de la bonne tenue des Aigles entre 1972 et 1975, créneau ponctué de 4 LP, un bon (On The Border), et 3 très bons LP (The Eagles, Desperado et One Of This Nights). Cette phase  s’accompagne de succès qui ont fait la popularité du groupe : Take It Easy, Desperado, Doolin’ Dalton, Tequila Sunrise, One Of These Nights…

L’autre événement d’importance consiste en l’arrivée de Joe Walsh pour le remplacer. Son parcours l’ayant mené à figurer parmi les plus grands guitaristes américains du moment, ajouté au fait que Meisner, Frey et Henley sont des fidèles contributeurs de ces derniers disques sous Barnstorm, il n’en faut pas plus pour que le kansan réponde favorablement aux sollicitations d’Eagles, après avoir décliné l’offre faite par Steve Marriott de rejoindre Humble Pie en remplacement du partant Peter Frampton.

Jugé un peu trop individualiste par Don Henley, le chef de groupe, trop hard-rock pour d’autres, l’affaire n’est pas gagnée d’avance, certains fans craignant même que le loup n’entre dans la bergerie. Joe se fond dans le moule et fait taire ses détracteurs en contribuant sans perdre de temps, au-delà de ce qui était alors imaginé. Son apport contribue à la direction et au son pris par Eagles sur Hotel California, le disque aux scores vertigineux scellant le nouveau départ du groupe, mais sa fin aussi.

Hotel California est un monstre sacré du rock des 70’s. Mythique, celui qui a failli s’appeler Mexican Reggae et servi de cadre à l’écriture d’Hotel California, (en réalité, c’est le Beverly Hills Hotel de Los Angeles qui trône sur la pochette imaginée par les designers David Alexander et John Kosh), est alors le cinquième opus d’Eagles. Paru en 1976, Il est un des plus gros coups commerciaux de l’industrie du disque, balançant entre rock, country et ballades, entre vitalité et rêverie. Avec ses mélodies accrocheuses (Hotel California, New Kid In Town, Wasted Time, Last Resort, Pretty Maids All In A Row), ses arrangements délicats, ses magnifiques harmonies de voix à la Crosby & Co et sa touche de variété entre acoustique et électrique, Hotel California, cet album, le plus parfait du groupe, est inscrit au patrimoine culturel planétaire.

Dans ce contexte, le rôle tenu pas Joe Walsh n’est pas négligeable. Ses riffs râpeux, sa slide fluide, ses soli pleins d’énergie, tout fleure bon la classe, la maturité, la perfection. Eagles ne fera jamais mieux derrière et aura même du mal à s’en remettre (RAZOR©).

 

1. Hotel California.

2. New Kid In Town.

3. Life In The Fast Lane.

4. Wasted Time.

5. Wasted Time (Reprise).

6. Victim Of Love.

7. Pretty Maids All In A Row.

8. Try And Love Again.

9. The Last Resort.

 

Don Felder:guitare,pedal steel guitare,chant.

Glenn Frey:guitare,piano,clavinet,synthétiseur,chant.

Don Henley:batterie,percussions,chant.

Randy Meisner:basse,chant.

Joe Walsh:guitare,slide guitare,piano électrique,orgue,synthétiseur, chant.

LP Studio 6 - 1979

 

Eagles the long run

 

THE EAGLES

THE LONG RUN – 1979  3/5

 

Publié le 24 septembre 1979.

Produit par Bill Szymczyk.

Durée:42:50.

Label:Asylum.

Genre:rock.

 

Le chant du cygne des Aigles.

 

En 1979, à sa publication, on est légitimement en droit d’attendre autre chose de ce The Long Run (en écoute intégrale ici) qui, pour mémoire, succède au méga-vendeur qu’est Hotel California. Est-ce le fait d’être placé dans le sillage immédiat d’un des plus gros cartons de tous les temps du rock qui plombe ce LP ? Pas que, même s’il est indéniable qu’il souffre trop la comparaison avec le légendaire album de 1976.

1976…1979. Eh oui, trois ans se sont écoulés depuis Hotel California qu’il a fallu rentabiliser dans des tournées, dans des promos, trois ans à gérer les problèmes d’égos de plus en plus récurrents… Randy Meisner, pourtant de la précédente victoire, quitte Eagles. Le contexte est lourd et déteint indéniablement sur The Long Run, plus disque d’un ensemble d’individualités que celle d’un collectif d’une part, et pénalisé par une matière en deçà de son prédécesseur, avec quelques belles casseroles au cul comme le maillon faible Those Shoes, Teenage Jail et The Greeks Don’t Want No Freaks. Heureusement que Sad Cafe permet de sauver une sortie d’écoute bien tristounette.

The Long Run, partant de là, avec ses trois canards boiteux, ne peut rivaliser avec le format précédent, parfait, et que tous les avis ont d’ailleurs toujours confirmé comme tel au fil du temps. A cela il faut rajouter le fait que In The City, pas trop vilain dans son genre, écrit par le duo Walsh/Barry De Worzon, est inclus sur ce LP alors qu’il a été fait pour les besoins du film The Warriors (1979). Si ça ne fait pas remplissage à des fins de bouclage, ça y ressemble bien et ça dénote que, ou l’inspiration est en berne au niveau du songwriting, ou que les membres de ce poste n’ont pas eu le temps de proposer autre chose. En 3 ans…

Il est donc légitime de voir ce disque comme le chant du cygne des Aigles, malgré le succès commercial qu’il obtient encore une dernière fois pour la décennie encours. Faut dire qu’avec les I Can’t Tell You Why, King Of Hollywood, Sad Café et surtout Heartache Tonight, il a les arguments pour les envoyer faire le buzz sur les ondes et truster les hits. Une bonne compil’ permet de les retrouver ; pas besoin d’engager des frais dans cet album.

Quoi qu’il en soit, cette réussite commerciale n’occulte en rien la faiblesse et l’indigence de plus de la moitié du disque. Même si Eagles est un habile manœuvrier pour masquer ses carences du moment, la réalité est toute autre : le groupe est en fin de cycle. Les promesses engendrées par l’album précédent et non concrétisées ici annoncent même une rupture imminente. Eagles est devenu quelconque et The Long Run en est la porte d’entrée ; ce que laisse entrevoir son morceau titre introductif, dépourvu de tout ce qui faisait le charme de ce groupe et plus particulièrement de son ambition. La suite, hélas, ne fait que confirmer la voie commerciale privilégiée par ceux qui ont la mainmise sur le groupe : vocalement, lyriquement, musicalement, les Aigles n’y sont plus et perdent leur identité. Ils n’y survivront pas (RAZOR©).

 

1. The Long Run.

2. I Can't Tell You Why.

3. In the City.

4. The Disco Strangler.

5. King of Hollywood.

6. Heartache Tonight.

7. Those Shoes.

8. Teenage Jail.

9. The Greeks Don't Want No Freaks.

10. The Sad Café.

 

Don Felder:guitares,orgue,chant.

Glenn Frey:guitares,synthétiseurs,claviers,chant.

Don Henley:batterie,percussions,chant.

Timothy B. Schmit:basse,chant.

Joe Walsh:guitares,steel guitare,slide guitare,claviers,chant.

Jimmy Buffett:chant,choeurs.

The Monstertones:choeurs.

David Sanborn:saxophone alto.

DISCOGRAPHIE ERE MODERNE.

LP Studio 7 - 2007

 

Eagles long road out of eden

 

THE EAGLES

LONG ROAD OUT OF EDEN – 2007  4/5

 

Publié le 30 octobre 2007.

Enregistré entre 2001 et 2007.

Produit par Eagles,Steuart Smith,Richard F.W. Davis,Scott Crago,Bill Szymczyk.

Durée:90:53.

Label:Polydor,Eagles Recording Company II,Lost Highway.

Genre:rock.

 

Retour gagnant.

 

En révélant que Long Road Out Of Eden (en écoute intégrale ici) serait très certainement leur ultime témoignage studio, les Eagles risquent de froisser leur parterre de fans. Pourtant, en ce qui me concerne, tout a mal débuté dans ma relation avec de disque. J’ai été un inconditionnel des pseudos californiens des seventies (avant que Walsh ne les rejoignent). Pour moi, ils étaient alors  les cadors du country-rock. De ce country-rock que j’aime par-dessus tout.

J’ai fait l’acquisition de cet album événementiel, comme beaucoup de fans de l’époque, je présume. Pensez donc, depuis 1982, plus de son, plus d’images, si ce n’est un retour fabriqué pour pondre, laissons-le lui, un bon Hell Freezes Over (live-1996). 29 ans que ça dure depuis The Long Run. Donc, ce nouveau bébé, trop impatient de le prendre dans mes bras, inutile de dire que je lui ai accordé une attention préférentielle. Je l’ai passé, repassé sous toutes ses coutures et puis je l’ai écarté.

Depuis quelques années, un lustre même, il n’a jamais suscité en moi une irrésistible envie d’en découdre à nouveau avec lui, ne lui trouvant, à vrai dire, pas suffisamment d’éléments qui puissent me rapprocher de ce disque, pour moi alors, décevant.

Convenons que le morceau Fast Company (j’avais complètement oublié son nom) n’a pas servi ses intérêts. Je pense honnêtement être resté inconsciemment sur ce désagréable constat d’un Don Henley jouant les Gibb et ne pas avoir cherché à approfondir, pensant qu’Eagles a fait le disque de trop. Ce titre est une horreur à laquelle, je ne me suis pas plus habitué aujourd’hui.

Pas plus que je le suis avec l’unique morceau de Joe Walsh, Last Good Time In Town, que je considère comme une des seules faiblesses de ce disque. Idem pour le titre de clôture du second volume : It’s Your World Now. Il m’a fallu un concours de circonstances pour que je ramène finalement cet opus sur le haut de ma pile de disques de chevet, pour lui redonner une chance de se réhabiliter à mes yeux, pour que je daigne le reconsidérer à sa juste valeur et non plus le voir comme un produit d’un groupe en fin de parcours, affecté artistiquement par l’avancée dans l’âge de ses sujets, ni comme la formation multi primée pour ses tubes et ses ventes records depuis plus de 40 ans.

En faisant abstraction de ces lieux communs  qui collent à la peau de bon nombre de groupes des années 70 encore en activité et plus particulièrement d’Eagles, il est clair que l’angle d’attaque, quant à son écoute, diffère. Et j’avoue avoir réellement redécouvert cet album il y a peu. Comme quoi l’espoir fait vivre.

Ma reconsidération de Long Road Of Eden m’amène à reconnaître son peu de failles, encore que celles d’hier demeurent. Les mélodies sont là et encore belles ; les harmonies vocales sont toujours délicieuses et les compositions, derrière lesquelles on retrouve la patte de deux anciens de la maison au niveau de l’écriture, J.D. Souther et Jack Tempchin, sont des inédits bien ficelés.

Globalement, l’heure et demie passée en leur compagnie n’a pas été une perte de temps. Comme c’est joué avec talent et chaleur par un quatuor orfèvre en matière de soft rock (Glen Frey, Don Henley, Timothy B.Schmit, Joe Walsh), qu’on retrouve dans sa grande majorité ce qui faisait la croustillance de la production discographique des Aigles des années 70, ce disque est une agréable surprise dans son cheminement, variée du fait de la contribution de chacun des membres, marquée par l’homogénéité. Comme quoi les jugements hâtifs… Conclusion : le retour est convaincant. Dire que j’ai failli passer à côté. Mea Culpa (RAZOR©).

     

CD 1

 1. No More Walks In The Wood.

 2. How Long.

 3. Busy Being Fabulous.

 4. What Do I Do With My Heart.

 5. Guilty Of The Crime.

 6. I Don't Want To Hear Any More.

 7. Waiting In The Weeds.

 8. No More Cloudy Days.

 9. Fast Company.

 10. Do Something.

 11. You Are Not Alone.

 

CD 2

 1. Long Road Out Of Eden.

 2. I Dreamed There Was No War.

 3. Somebody.

 4. Frail Grasp On The Big Picture.

 5. Last Good Time In Town.

 6. I Love To Watch A Woman Dance.

 7. Business As Usual.

 8. Center Of The Universe.

 9. It's Your World Now.

 

Glenn Frey:guitare,claviers,basse,chant.

Don Henley:batterie,percussions,guitare,chant.

Joe Walsh:guitare,claviers,chant.

Timothy B. Schmit:basse,chant.

Steuart Smith:guitare,claviers,mandoline.

Scott Crago:batterie,percussions.

Richard F.W. Davis:claviers.

Michael Thompson:claviers,accordéon,trombone.

Will Hollis:claviers.

Al Garth:saxophone alto,violon.

Bill Armstrong:trompette.

Chris Mostert:saxophone tenor,saxophone alto.

Greg Smith:saxophone baryton.

Greg Leisz:pedal steel guitare.

Lenny Castro,Luis Conti:percussions

Richard Davis,Glenn Frey:orchestrations.

Greg Smith,Don Henley:arrangements cuivres.

COLLECTION COMPLETE 1972/1979.

Coffret complet Studio 1972/1979 (6 LP) - 2013

 

Eagles coffret 1972 1979 2013

 

THE EAGLES

THE STUDIO ALBUMS 1972-1979 BOX SET 6 LP – 2013  5/5

 

Coffret publié en 2013.

Produit par Glyn Johns, Bill Szymczyk, Pandora Productions.

Label :Asylum,Warner.

Genre:rock,country-rock,classic rock,folk rock.

 

Le nec plus ultra.

 

Bougez-vous le fion si vous voulez être de cette offre alléchante, because il n’y en aura pas pour tout le monde. D’autant plus qu’Eagles a toujours autant la cote et qu’il est toujours aussi populaire près de quarante ans après sa glorieuse époque. L’offre en question ne joue pas les pimbêches, ni ne fait dans la demi-mesure ; elle bombe les pectoraux en alignant dans un coffret ou une boite, c’est selon, les six LP à l’ancienne,  des vinyles studio 180 grs de la période 1972/1979. D’où son titre.

Ainsi, on y retrouve dans l’ordre d’apparition à l’écran, l’album éponyme Eagles (72), Desperado (73), On The Border (74), One Of These Nights (75), Hotel California (76) et The Long Run (78), à savoir l’intégralité du partenariat avec Asylum Records. L’offre est limitée, cela coule de source. 5000 pièces, pas une de plus ! A l’heure actuelle, c’est certainement déjà écoulé…

Peu importe, pour les profanes, cette collection soutenant la collaboration discographique entre Eagles et Asylum est une occasion unique de tout posséder en un seul achat et de décortiquer l’évolution de l’ex formation de Linda Ronstadt, en un trait. En ce qui nous concerne, il nous aura fallu 8 ans. Pour peu qu’un coup de bol permette à un lecteur d’y accéder, elle constituera certainement un inoubliable et inestimable cadeau de Noël, d’autant plus que rien ne remplace la version acétate. Autant rêver…

Les Eagles Addicts ont, bien évidemment, les pièces originales ici référencées des californiens. Aujourd’hui écornées, usagées, rayées, ces témoignages de la brillance country-rock et soft-rock ambiante ont constitué le fleuron de leur discothèque des 70’s. Ils réapparaissent relookés quasiment à l’identique, dans le collector que Warner fait miroiter via une proposition commerciale déséquilibrée, puisque la demande submergera l’offre. J’entends par quasiment à l’identique le fait que chaque pochette de LP, non collée pour l’effet à venir, se déplie en un poster. Le tout est emballé dans une box numérotée, rehaussée du logo (doré à la feuille) d’Eagles. Ca a de la gueule.

N’est pas Eagles qui veut, qui peut se permettre de réapparaître aux abords des fêtes de fin d’année et de lancer une opération promotionnelle au succès garanti dès son évocation dans les coulisses de la maison d’édition.

Pour les bleus bites qui récupèrent l’événement, qui prennent le train en marche ou qui connaissent mal l’œuvre d’Eagles, sachez que ce lot a marqué, et son époque et le rock, mais à des degrés différents. Tout est là, ne cherchez pas, il n’y a rien d’autre. L’éponyme Eagles démarre leur carrière discographique des seventies, The Long Run la clôt. Après plus rien, côté studio s’entend, jusqu’en 2007 et Long Road Out Of Eden ; les Eagles, c’est de l’histoire ancienne depuis leur séparation en 82. De temps à autre, ils sortent de leur tanière, histoire de faire fructifier leur nom et on voit resurgir une énième compil’, ou repartent dans de fructueuses tournées, le citron pouvant encore être pressé quelques années.

C’est ça Eagles. Remarquez, je ne m’en plains pas étant un inconditionnel de leur art depuis leurs premières vocalises, mais autant je surveille comme le lait sur le feu tout ce qui bouge du côté de Poco (dès fois que…), qui aurait dû être calife à la place du calife Eagles, autant je crois qu’on a fait le tour de la bande à Glen Frey depuis un bon moment.

L’offre en question ne fera donc pas s’auto-palucher les initiés ou les fans qui ont déjà tout et depuis belle lurette. Les collectionneurs ou ceux qui ont jeté sur dévolu sur ce lot pour remplir la hotte de Papa Noël, pourront toujours chasser derrière, faire des pieds et des mains pour tenter de se l’accaparer, il leur en faudra longuement frotter le ventre du Bouddha en ivoire, caresser la patte de lapin, prier les saints, brûler un cierge… C’est au choix.

Si d’aventure l’offre est disponible, soyez sûrs de passer (ou de faire passer à l’heureux élu) un superbe moment au son des hits nombreux et ayant résisté au temps, qui jalonnent la carrière de ce groupe éternel, vendeur de plus de 120 millions d’albums dans le monde entier. (RAZOR©)

 

LP Eagles - 1972

1. Take It Easy.        

2. Witchy Woman.    

3. Chug All Night.     

4. Most Of Us Are Sad.     

5. Nightingale.          

6. Train Leaves Here This Morning.

7. Take The Devil.    

8. Earlybird.     

9. Peaceful Easy Feeling.

10. Tryin'.         

        

LP Desperado (1973)

11. Doolin-Dalton.   

12. Twenty-One.      

13. Out Of Control.  

14. Tequila Sunrise.          

15. Desperado.         

16. Certain Kind Of Fool.

17. Doolin-Dalton (Instrumental).   

18. Outlaw Man        

19. Saturday Night.

20. Bitter Creek.      

21. Doolin-Dalton / Desperado (Reprise).

        

LP On The Border (1974)

22. Already Gone     

23. You Never Cry Like A Lover.       

24. Midnight Flyer.   

25. My Man.     

26. On The Border.  

27. James Dean.      

28. Ol' 55.        

29. Is It True?

30. Good Day In Hell.       

31. The Best Of My Love.

        

LP One Of These Nights (1975)

32. One Of These Nights.          

33. Too Many Hands.        

34. Hollywood Waltz.       

35. Journey Of The Sorcerer.   

36. Lyin' Eyes.

37. Take It To The Limit.

38. Visions.      

39. After The Thrill Is Gone.    

40. I Wish You Peace.

        

LP Hotel California (1976)

41. Hotel California.         

42. New Kid In Town.      

43. Life In The Fast Lane.         

44. Wasted Time.     

45. Wasted Time (Reprise).     

46. Victim Of Love.  

47. Pretty Maids All In A Row.

48. Try And Love Again.   

49. The Last Resort.

        

LP The Long Run (1979)

50. The Long Run.    

51. I Can't Tell You Why.

52. In The City.        

53. The Disco Strangler.  

54. King Of Hollywood.    

55. Heartache Tonight.     

56. Those Shoes.      

57. Teenage Jail.     

58. The Greeks Don't Want No Freaks.     

59. The Sad Café.     

Bonus

60. Take It Easy.      

61. Get You In The Mood.

 

Bernie Leadon:chant,guitare,mandoline,steel guitare,banjo.

Glenn Frey:chant,guitare,piano.

Don Henley:chant,batterie,percussions.

Randy Meisner:basse,chant.

Don Felder:guitare.

Timothy B.Schmit:basse,chant.

Joe Walsh:guitare,chant.

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