The Golliwogs.

BIOGRAPHIE.

 

THE GOLLIWOGS/El Cerrito (Californie-USA)

 

Golliwogs 3

 

Actif entre 1964 et 1967.

Labels:Fantasy Records.

Genre:rock and roll,garage rock,roots rock,rock psychédélique,rock.

Site internet:www.creedence-online.net

 

Des Blue Velvets à Creedence.

Partis de Blue Velvets en 1958, les Golliwogs, groupe de la baie de San Francisco, sont le palier intermédiaire qui mène au prestigieux Creedence Clearwater Revival, formation appartenant au Gotha du rock.

D'abord trio instrumental composé de Stu Cook, claviériste, de Doug Clifford (batteur) et de John Fogerty, guitariste, la première incarnation (The Blue Velvets) enregistre l'arrivée, en 1960, de Tom Fogerty, l'aîné de la fratrie, qui a jusqu'alors exercé ses talents de guitariste et de chanteur pour d'autres formations de la région d'El Cerrito.

Cette mouture initiale enregistre 3 modestes singles entre 1961 et 1962. Sans réussite, ce qui l'oblige à revoir sa copie et à se réorganiser. Tom Fogerty passe à la guitare rythmique tandis que Stu Cook glisse du piano à la basse. Cette nouvelle configuration entre en studio pour deux autres chansons.

Golliwogs 1Costumes...

Golliwogs 4... et perruques ridicules...

Golliwogs creedence...le chemin fut parsemé d'embûches avant de devenir Creedence.

Perruques et costards.

Le label mineur san franciscain Fantasy Records se charge de les réaliser et, par la voix de son boss, Max Weiss décrète, sans concerter qui que ce soit, que celles-ci sortiront sous l'identité des Golliwogs, nom référant à une poupée de chiffon au visage noir et aux cheveux frisés.

Weiss pousse même la démarche jusqu'à obliger les Fogerty, Cook et Clifford, à porter des perruques crépues blanches et des costumes ridicules. Comme les Beatles.

Le quatuor, qui avait dans l'idée de s'appeler The Visions, accepte sans broncher, persuadé que Weiss est l'homme de la situation pour faire décoller sa carrière. Nous sommes en novembre 1964 et les Golliwogs sortent de leur coquille quelques mois seulement après que les Beatles aient donné le top départ de la British Invasion.

Entre décembre 1964 et juillet 1965, trois nouveaux singles pour Fantasy Records viennent enrichir le catalogue des Golliwogs : Don't Tell Me No Lies/Little Girl (Does Your Mamma Know?) en décembre 64, Where You Been/ You Came Walking (avril 65) et You Can't Be True/ You Got Nothin' On Me en juillet 65.

Que des singles, pas de LP.

Quand le label crée Scorpio Records, sa filiale pour attirer à lui les groupes de garage rock de la région, les Golliwogs enregistrent 4 nouveaux singles, entre décembre 1965 et Octobre 1967 : Brown-Eyed Girl/You Better Be Careful (décembre 65), Fight Fire/Fragile Child (mars 66), Walking On The Water/You Better Get It Before It Gets You (octobre 66) ainsi que Porterville/Call It Pretending (novembre 1967).

Tous, sauf Brown-Eyed Girl (Van Morrison), sont des originaux signés par les frères Fogerty, individuellement ou en duo, voire sous des pseudos (Rann Wild et Toby Green). Ce titre emprunté au rouquin irlandais est le seul à avoir des retombées, mais elles restent cantonnées à la Baie uniquement.

L'influence de John Fogerty.

Néanmoins, ces premiers pas dans l'écriture amènent le cadet des Fogerty, John, à reprendre cette charge à son compte. Désormais, c'est sa patte qui apparaît en filigrane du répertoire du groupe. Progressivement, celui-ci prend le contrôle des Golliwogs et s'arroge le chant, laissant à son frère la seule guitare rythmique et les harmonies vocales.

Multi-instrumentiste, John Fogerty assure aussi certains claviers, l'harmonica et le saxophone. Mieux, cet artiste omnipotent produit, dès 1967, les enregistrements des Golliwogs.

Golliwogs clifford 2

« De Tom Fogerty And The Blue Velvets, nous sommes devenus les Golliwogs. Stu a glissé du piano vers la basse ; Tom a appris la guitare rythmique et occupé cette fonction. Le passage des Beatles dans le Ed Sullivan Show a achevé de nous convaincre que nous étions capables d'élever notre niveau et de faire carrière. Ils furent une influence non négligeable. Si des anglais pouvaient débarquer chez nous pour faire du rock, nous pouvions le faire également. On nous a fait acheter des perruques et des costumes assortis pour répondre à cette démarche. » (Doug Clifford)

Un CCR encore en gestation.

Il produit notamment le dernier single des californiens, Porterville/Call It Pretending (novembre 1967) qu'il a lui-même composé et dont il assure le chant. Call It Pretending annonce un Creedence encore en gestation. Dès la fin de l'année 1967, quand Saul Zaentz, vendeur recruté par Fantasy en 1955, rachète le label, il propose aux Golliwogs de passer professionnels.

Call It Pretending (et Walking On The Water) figure dès lors dans le répertoire initial de ce qui va devenir l'un des groupes les plus importants de l'histoire du rock : Creedence Clearwater Revival. La voix indescriptible de John Fogerty et le rock aux influences country et blues qu'il développe vont alors se faire connaître à la planète entière, en distribuant les hits comme des petits pains.

Entre 1968 et 1972, en sept albums et une suite ininterrompue de singles à succès, Creedence va réunir les rednecks, les hippies, les fans de rock And Roll et se mettre dans la poche et un public générationnel et la critique. L'exploit n'est pas peu mince (RAZOR©).

DISCOGRAPHIE 60'S/70'S.

LP Compilation - 1975

 

Golliwogs pre creedence

 

THE GOLLIWOGS

PRE-CREEDENCE – 1975  3/5

 

Publié en 1975.

Produit par John Fogerty.

Durée:33:09.

Label:Fantasy Records.

Genre:rock & roll,rock garage.

 

Dernier palier avant la gloire.

 

Avant d’être les Creedence, ils ont été les Golliwogs. Mais ça, c’était avant ! Ah, les Creedence… la bande aux Fogerty qui n’en finit plus d’enfiler les hits à la fin des années 60, C.C.R pour ceux qui ne veulent pas escamoter leur nom à rallonges, Creedence Clearwater Revival, appellation née de la juxtaposition de trois mots n’ayant aucun lien entre eux.

Creedence fait, en effet, référence à Credence Nuball, un pote des Fogerty ; Clearwater renvoie à une marque de bière et à leur penchant écolo, tandis que Revival traduit leur nouvelle voie musicale comme s’ils voulaient se défaire coûte que coûte de leur passé de Golliwogs.

Les Golliwogs n’ont alors pourtant rien de méprisable. Avant de marcher, il faut déjà commencer par tenir debout avant d’enchaîner les pas. La bande aux Fog doit en passer par là, dès lors qu’elle crée le trio instrumental des Blue Velvets (1959), une mouture encore antérieure aux Golliwogs. Leur chaland du moment se concentre essentiellement sur la baie de San Francisco dont ils sont eux-mêmes des natifs (El Cerrito).

Trois modestes singles (chez Orchestra) sont rattachés aux débuts de la troupe des Fog dans les habits des Blue Velvets (plus exactement Tommy Fogerty & The Blue Velvets), mais rien de bien convaincant. Avec le passage chez Fantasy Records, les Blue Velvets deviennent les Golliwogs, sans qu’on leur demande leur avis.

Une demi-douzaine de singles ponctuent cette période du milieu des 60’s qui voit l’aîné des Fogerty tenir les rênes de la formation, partager le chant et l’écriture avec un frangin hyper doué. Mais ce dernier va progressivement le supplanter puis complètement l’étouffer au sein de CCR, le cantonnant à un rôle de faire-valoir.

Il en découle une grande animosité entre eux (un peu comme les frères Gallagher d’Oasis), au point que Tom, frustré, sera le premier membre du line-up original à émarger du mythique Creedence, pour s’orienter vers une carrière solo, tout compte fait, honorable (1971).

Le nom de Golliwogs fait référence à une poupée de chiffon noire aux allures clownesques en vogue à la fin du dix-neuvième siècle. De ces Golliwogs, la compilation baptisée Pre-Creedence (1975) réunit l’essentiel de ce qui a servi de matériel destiné à contrer l’invasion des britishs sur les terres ricaines. On devine par endroits le CCR boueux qui sommeille en son sein et ça, n’en déplaise au regretté Tom Fogerty, c’est la patte du petit frère.

Toutes les pistes ici collectées et publiées en 1975, retracent l’angle 64/67 de ce qui façonne le C. C. R. à venir et qui avait déjà splitté depuis belle lurettes (1972). A la différence près qu’il ne faut pas en attendre monts et merveilles, le répertoire, par endroits garage (Fight Fire), n’ayant pas les atouts pour une quelconque viabilité commerciale, fait dont Creedence était coutumier entre 67 et 71.

Pour rappel, six de leurs sept LP sont aujourd’hui certifiés platine et une flopée de leurs tubes comptent parmi les plus grandes chansons de l’histoire du rock. Ce Pre-Creedence a valeur historique pour les aficionados du quatuor d’El Cerrito et n’est en rien une énième compil du groupe. C’est juste la période qui précède la naissance d’un grand groupe au son identifiable à des lieues à la ronde. On en devine les prémices ici (RAZOR©).

 

Face 1.

1. Don't Tell Me No Lies.

2. Little Girl (Does Your Mama Know?).

3. Where You Been.

4. You Came Walking.

5. You Can't Be True.

6. You Got Nothin' On Me.

7. Brown-Eyed Girl.

 

Face 2.

1. You Better Be Careful.

2. Fight Fire.

3. Fragile Child.

4. Walking On The Water.

5. You Better Get It Before It Gets You.

6. Porterville.

7. Call It Pretending.

 

Stu Cook:basse.

Doug Clifford:batterie.

John Fogerty:guitare,chant.

Tom Fogerty:guitare,chant.

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