The Rascals.

BIOGRAPHIE.

 

THE RASCALS/Garfield (New Jersey-USA)

 

Rascals 4

 

Connu également sous The Young Rascals.

Actif entre 1965 et 1972,1988,2012/2013.

Labels:Atlantic,Columbia.

Genre:rock,blue-eyed soul,pop.

Site internet:therascalsarchives.com

 

Magic Rascals.

Les Rascals, appelés également The Young Rascals, comptent à leur actif 8 albums et 13 singles ayant fait top 40 du Billboard. 9 d'entre eux sont même entrés dans le top 20. Intronisés au Rock And Roll Hall Of Fame depuis 1997, leur blue-eyed soul a innondé les radios FM de la deuxième moitié des 60's (1965/68) et mis la tête à l'envers des clients des dancefloors et discothèques à l'image du tonique Good Lovin' (1966). Groupe pas comme les autres à la musicalité exceptionnelle, les Rascals étaient magiques. En 1965, il y avait les Beatles, les Stones, les Byrds... et les Rascals.

Groupe de rock américain, les Young Rascals voient le jour dans le New Jersey un jour de 1965 ; à Garfield précisément, ville natale de deux de ses membres, Eddie Brigati et Dino Danelli, respectivement chanteur et batteur. Le claviériste et chanteur Felix Cavaliere est un voisin de Pelham tandis que le guitariste Gene Cornish, d'origine canadienne, est originaire de Rochester, situé sur le rivage américain du lac Ontario.

Brigati, Cavaliere et Cornish se connaissent déjà pour avoir fait partie de Joey Dee and The Starliters, formation de pop américaine auteur du succès Peppermint Twist (1961). Brigati en est l'un des premiers membres en 1958, Cavaliere et Cornish le rejoignant en 1964.

Rascals young 1The Young Rascals.

Rascals 2Devenus les Rascals fin 1967.

Rascals groovinGroovin', disque d'or sorti en 1967.

Rascals good lovinL'énorme Good Lovin'.

Rascals 1Réuni en 2013.

Sydney Berstein, l'homme providentiel.

A l'explosion de Joey Dee And The Starliters, Danelli, Cavaliere, Cornish et Brigati forment le premier line-up de ce qui, au départ, devait s'appeler les Rascals mais qui est transformé en Young Rascals au motif qu'un groupe de vaudeville, les Harmonica Rascals (Boston) utilise déjà un nom approchant. A celui-ci, il faut associer, au début tout du moins, le frère de Brigati, David, passé aussi par les Starliters, qui assure, de façon informelle, une partie des harmonies vocales des Rascals. Reconnu comme le 5ème Rascals, il prend part à certains enregistrements.

Après avoir répété tout l'hiver dans la maison de Cavaliere, le groupe fait ses premiers pas au Choo Choo Club à Garfield. Durant l'été 1965, les Rascals font la rencontre de Sydney Bernstein, l'homme qui a changé la scène musicale américaine des 60's en ouvrant la porte aux Beatles et aux pionniers de la British Invasion, les Stones, les Kinks, Herman's Hermits, les Moody Blues et tant d'autres.

Premier organisateur de concerts dans les stades, le promoteur, producteur et imprésario Sid Bernstein, en pleine Beatlemania, annonce à qui veut l'entendre qu'il voit gros comme une montagne les Rascals, dont beaucoup pensent alors qu'ils sont une formation black. Persuadé qu'ils seront meilleurs que les Beatles, Bernstein les couve et favorise leur éclosion. Pendant 5 ans, après avoir changé leur nom en Young Rascals pour parer à toute conflit éventuel, Bernstein s'occupe de leurs intérêts.

Premières retombées.

Grâce à Bernstein, agent de réservation pour la série américaine de variété musicale Hullabaloo (janvier 1965/avril 1966), alors la vitrine idéale pour promouvoir les groupe pop/rock, les Young Rascals passent sur NBC le 27 février 1965. Ils y interprètent I Ain't Gonna Eat Out My Heart Anymore, leur premier single, un succès d'estime malgré une 52ème place au Billboard 100.

Good Lovin', que Felix Cavalliere a entendu sur une radio new yorkaise permet au groupe de Garfield de décoller. Le claviériste, impressionné par ce titre reprise par Lemme B. Good, propose au groupe de le reprendre à son compte en live où il connaît une réussite fantastique. Le morceau, produit par le mythique Tom Dowd, est publié en single chez Atlantic, le 21 février 1966. Il atteint la première place des charts au printemps de la même année et figure aujourd'hui dans le top 500 des plus grandes chansons (N°333) de tous les temps (Rolling Stone Magazine).

Sous la plume du duo Cavaliere/Brigati, le groupe va enchaîner les hits les mois suivants : You Better Run (mai 1966) qui fait top 20, le jouissif Come On Up (1966/N°43) et I'Ve Been Lonely Too Long (1967/N°16), tous chantés par Cavaliere.

Groovin', la signature des Young Rascals.

Disque d'or, Groovin', sorti en avril 1967, fait mieux. Beaucoup mieux même en prenant la tête des hits dès le mois suivant et en la conservant 4 semaines. Véritable signature du groupe, ce titre toujours chanté par son claviériste et aux influences afro-cubaines, diffère de qui avait été fait jusque là. Il ne convainc donc pas l'encadrement d'Atlantic, au point que Jerry Wexler, producteur le plus influent du milieu, ne veut pas le publier. Il faut l'intervention de la sommité rock new-yorkaise DJ Murray the K (Murray Kaufman), alias le 5ème Beatles, pour que Groovin' soit édité. Pour lui, cela ne fait pas l'ombre d'un doute, Atlantic tient là un futur N°1. Il a eu le nez creux, c'est le moins que l'on puisse dire.

A Girl Like You (top 5 à l'été 1967), How Can I Be Sure (N°4 en août 1967), It's Wonderful (N°20/novembre 1967), dernier single réalisé sous le nom des Young Rascals et A Beautiful Morning (N° 3 au printemps1968), premier à l'être sous l'identité des Rascals confirment la fertilité à haut niveau du tandem Cavaliere/Brigati.

Méprise autour des Rascals.

Playdoyer pour la tolérance et la liberté, People Got To Be Free, sorti en juillet 1968, est le dernier gros coup des Rascals. Disque d'or, il reste 5 semaines en tête des charts. Sorti à l'époque à laquelle Martin Luther King est assassiné et alors que des émeutes raciales éclatent dans les grandes villes américaines, People Got To Be Free est l'objet d'une méprise.

Le public est alors persuadé que Cavaliere et Brigati, auteurs de la chanson, ont écrit ce titre en réaction à ces événements. En fait, c'est un incident en Floride où le groupe a été pris à parti pour ses cheveux longs, qui a influencé l'écriture du duo et son message du vivre ensemble. Disque d'or, People Got To Be Free se vend à plus de 4 millions d'exemplaires. Les Rascals ne reproduiront plus leur prolifique moisson.

Rascals felix cavaliere

« Nous avions un bon groupe. Je suis très fier de ce groupe. Quand j'ai commencé les Rascals, j'ai essayé de trouver les meilleurs chanteurs que je pouvais trouver. J'ai essayé de trouver les meilleurs joueurs aussi. Pour le batteur, c'est grace à ma girlfriend de l'époque que je l'ai déniché. Au Metropole, un club de jazz-rock. Elle me dit que ce type était dix fois mieux que ce que j'avais jusqu'alors trouvé. Elle avait raison, Dino Danelli était un batteur exceptionnel. » (Felix Cavaliere)

A Ray In Hope (N°24 fin 1968), Heaven, See et Carry Me Back, tous 3 top 40 en 1969, obtiennent de modestes retombées commerciales, mais ce qui frappe surtout à ce stade de la carrière du groupe, c'est l'absence de plus en plus régulière de Brigati dans le processus d'écriture. La responsabilité du songwriting incombe de plus en plus à Cavaliere, signe que certaines tensions commencent à poindre au sein du groupe.

La fin d'une époque.

En 1970, Brigati quitte les Rascals ; Cornish l'imite un an plus tard, amenant Cavaliere et Danelli à s'offrir un peu de rab, histoire de sortir deux albums supplémentaires, Peaceful World, orienté jazz, et un surprenant The Island Of Real, 8ème et 9ème LP de la discographie, avant de se dissoudre en 1972. De ce catalogue, on retiendra surtout les 3 premiers opus, trois grands disques, surtout Groovin'.

Les Rascals, sans Brigati (remplacé par Mel Owens), se reforment en mai 1988, dans le cadre des 40 ans d'Atlantic, engagent une tournée la même année. Dans les 90's, Cornish et Danelli repartent furtivement avec les New Rascals tandis que Cavaliere poursuit sa carrière solo et apparaît parfois sous le nom de Felix Cavaliere's Rascals. Les New Rascals repartent pour une mini tournée en 2006 ; de son côté, Brigati monte The Boys From The House Music.

Le line-up d'origine se reconstitue en 2013 pour un spectacle de 15 représentations au Rogers Theatre de Broadway. Intitulé Once Upon A Dream, cet événement organisé par Steven Van Zandt, fan de la première heure, consiste en une combinaison de concerts, de vidéos sur grand écran, d'entretiens avec les membres et de scènes retraçant leur histoire et celle de la musique des 60's. Au regard des commentaires suscités, les Rascals prennent beaucoup de plaisir à replonger dans leur histoire, les spectateurs eux, sont élogieux et comblés (RAZOR©).

 

DISCOGRAPHIE 60'S/70'S.

LP Studio 3 - 1967

 

Rascals groovin

 

THE YOUNG RASCALS

GROOVIN’ - 1967  4/5

 

Publié en juillet 1967.

Produit par Tom Dowd.

Durée:34:44.

Label:Atlantic.

Genre:rock.

 

Un p'tit côté Lovin’ Spoonful.

 

Avant d’être intronisés au Rock And Roll Hall Of Fame en 1997, les new-yorkais des Rascals ont d’abord été les Young Rascals. Leur troisième album, Groovin’ (en écoute intégrale ici) sorti chez Atlantic Records (1967), porté par leur magnifique tube du même nom la même année, est la dernière fois qu’ils utilisent leur identité originelle.

Ce groupe, découvert par Sid Bernstein, le promoteur qui a favorisé le lancement de la British Invasion et des Beatles sur le sol U.S, créé en 1965, par Felix Cavaliere, composé également de Dino Danelli, Eddie Brigati et de Gene Cornish, amorce son début de carrière par un positionnement dans une veine plutôt garage, poinçonnée de soul.

Album à succès atteignant le cinquième rang du Billboard, ce disque est un excellent et éclectique mélange de soul et de pop, avec des notes psychédéliques et garage.

Outre Groovin’, You Better Run, que reprit Pat Benatar dans les années 80, fait également une magnifique carrière. Huit des onze titres ici présents ont figuré en qualité de singles. Find Somebody, I Don’t Love You Anymore et A Place In The Sun échappent à ce statut.

Groovin’ concentre quelques chansons qui valent le detour comme Sueno, au rythme latino, doublé d’un excellent jeu de guitare acoustique, comme Find Somebody au riff en stéréo, A Place In The Sun, If I Knew (pour son final surtout), comme It’s Love (et la belle flûte d’Hubert Laws), Groovin’ et son aspect bucolique, A Girl Like You, How Can I Be Sure ou I’m So Happy Now. Si ça n’incite pas à mettre les doigts de pied en éventail, ça y ressemble bien (RAZOR©).

 

Face 1.

1. A Girl Like You.

2. Find Somebody.

3. I'm So Happy Now.

4. Sueño.

5. How Can I Be Sure.

 

Face 2.

6. Groovin'.

7. If You Knew.

8. I Don't Love You Anymore.

9. You Better Run.

10. A Place in the Sun.

11. It's Love".

 

Felix Cavaliere:chant,claviers,orgue.

Eddie Brigati:chant,percussion.

Gene Cornish:chant,guitare,basse,harmonica.

Dino Danelli:batterie.

David Brigati:chant.

Hubert Laws:flûte

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