Creedence Clearwater Revival

BIOGRAPHIE.

 

CREEDENCE CLEARWATER REVIVAL/Berkeley (Californie)

 

Creedence clearwater revival

 

Formé en 1967.

Années actives de 1959 à 1972.

Labels:Fantasy Records.

Genre:roots rock,country,blues,swamp rock,southern rock.

Site official:creedence-online.net

 

D'abord le Blue Velvets...

La rencontre à la fin des années 50, entre le guitariste John Fogerty et le batteur Doug Clifford, deux férus de rock ‘n’ roll et de blues, installe la base de ce qui va mener à Creedence Clearwater Revival, un groupe aux succès planétaires que l’on continue à fredonner au vingt-et-unième siècle.

Ccr 1

Ccr cook clifford

Ccr fogerty

Né à Berkeley, celui que l’on appelle le plus souvent Creedence pour faire court ou CCR pour faire expert, passe d’abord par une mouture à trois, après que le duo initial ait intégré au passage Stu Cook, bassiste. Le Blue Velvets (1959), essentiellement instrumental, ouvre alors la porte au frère aîné des Fogerty, Tom, chanteur pour un groupe local, Spider Webb And The Insects.

...puis les Golliwogs...

Entre 61 et 62, Blue Velvets publie trois singles pour Orchestra Records qui ne rencontrent pas un grand succès mais qui lui permet de se positionner sur la baie de San Francisco, ville dont Berkeley est une des agglomérations. La formation emmenée par les Fogerty, lâchée par Orchestra, a le mérite d’insister et de convaincre Max Weiss et Fantasy Records, label san franciscain, de leur accorder une chance. Blue Velvets, sous l’ère Fantasy devient The Visions, puis The Golliwogs, en 1964, pour faire anglais et qui renvoie à un personnage de la littérature pour enfants.John Fogerty prend alors les choses en main et, surtout, l’écriture à son compte. Chanteur depuis qu’il dompte sa timidité, guitariste, multi-instrumentiste, songwriter, producteur, il prend ses responsabilités et réduit les autres membres à des rôles de faire-valoir.

Mais ça marche ou plutôt ça cartonne puisque, dans la foulée des Golliwogs, va naître un des groupes les plus populaires que le rock ait connu.

...enfin Creedence.

Le nom de Creedence Clearwater Revival réfère à une connaissance (Creedence Nuball), une marque de bière (Clearwater) et au terme de renaissance pour Revival. Il apparaît pour la première fois en décembre 1967 et s’avère déjà très affuté, très caractéristique au niveau sonore, pratiquant un rock aux influences blues et country très à part sur l’échiquier acid rock de San Francisco, auquel il est souvent associé à tort, alors qu’il s’assimile plus à un rock de bayou.

En 1968, CCR publie Creedence Clearwater Revival, LP éponyme chez Fantasy auquel il reste fidèle. D’entrée, la formation de Berkeley frappe un grand coup en couvrant Suzie Q de Dale Hawkins, une chanson rockabilly restée la plus célèbre des versions ey que les Stones ont précédemment interprétée en 1964.

Ccr clifford

« … permettez-moi de résumer le parcours de Creedence Clearwater Revival de manière explicite. En quatre ans, nous avons eu vingt hits. En 44 ans de carrière solo, John a fait deux singles. Une fois qu’il nous a tournés le dos, on ne peut pas dire que sa carrière a vraiment décollé. Vous voyez ce que je veux dire ? » (Doug Clifford)

Le rock du bayou.

Avec Bayou Country (1969), Creedence enfonce le clou dans le genre bayou et affiche ouvertement sa position à contre-courant du psychédélisme du moment et son appartenance au swamp rock, par un titre qui ne prête à aucune confusion. Cet excellent disque abrite le deuxième grand succès de CCR, Proud Mary (plus d’un million de ventes), un air country-folk mondialement connu, dont Ike & Tina Turner, en 1971, fait une adaptation gagnante puisque ce titre emporte le Grammy Award de la meilleure performance vocale de R & B (1972). Commence alors pour les californiens le sempiternel rituel des tournées, des concerts, des festivals comme celui de Woodstock auquel ils prennent part en 1969.

A ce titre, 1969 est une année exceptionnellement prolifique pour Creedence, puisque, dans le sillage du marécageux Bayou Country, sont  publiés, en août Green River et en novembre Willy And The Poor Boys. Cette densité discographique ne nuit en rien à la qualité de l’œuvre. Au contraire. Creedence semble émoustillé par un rythme dicté par sa popularité internationale phénoménale.

Le phénomène Creedence.

En août 1970, Cosmo’s Factory traduit bien le phénomène Creedence. Disque d’or l’année même de sa publication, il est encore aujourd’hui la meilleure vente du groupe qui a écoulé plusieurs millions de pièces de cet album depuis. C’est le LP des mémorables Travelin’ Band, Long As I Can See The Light, Ramble Tamble, Run Through The Jungle, Up Around The Bend ou Looking Out My Backdoor.

Une fin qui s'annonçait.

Les tensions affectent alors un groupe jusqu’alors discret. Tom Fogerty jalouse son frère et quitte le groupe ne supportant plus la main mise despotique de John sur CCR. Pendulum (décembre 1970) montre que le ressort est cassé, que quelque chose s’est passé en interne, mais parvient encore à sauver encore face. Ce qui n’est pas le cas du pitoyable Mardi-Gras qui, sorti en avril 72, voit le Fogerty restant déléguer mais ne pas s’investir beaucoup dans le projet, histoire de bien le plomber. Ce diques précède de quelques mois ce qui est alors inéluctable : la fin de Creedence Clearwater Revival, effective le 16 octobre 1972 et induite par le départ de John Fogerty, désormais prêt à voler de ses propres ailes.

Creedence Clearwater Revisited.

Si pour John, la carrière solo qui s’ensuit s’accompagne d’une belle discographie, pour son frère Tom, son parcours est moins marquant, quoi qu’auteur d’un très bon LP éponyme en 1972. Ce dernier décède en 1990 d’une tuberculose, en relation avec une transfusion sanguine au cours de laquelle il fut contaminé par le VIH.

Clifford et Cook ont relancé l’affaire sous Creedence Clearwater Revisited (1995) dont la raison d’être est de rejouer les chansons à succès de CCR mais en concerts uniquement. L’accueil qui leur est réservé est, en tous points, extraordinaire à chaque sortie. Preuve s’il en est que Creedence a marqué son siècle (RAZOR©).

DISCOGRAPHIE 60'S/70'S.

LP Studio 1 - 1968

 

Creedence lp 68

 

CREEDENCE CLEARWATER REVIVAL

CREEDENCE CLEARWATER REVIVAL – 4/5

 

Publié le 5 juillet 1968.

Produit par Saul Zaentz.

Durée:33:17.

Label:Fantasy Records.

Genre:rock,roots rock,swamp rock.

 

Le meilleur est à venir.

 

Dans l’environnement psychédélique de la fin des années 60, Creedence Clearwater Revival, qui n’a jamais cédé à cette influence, sort un premier album éponyme (en écoute intégrale ici) qui mélange reprises et originaux nés sous la plume de John Fogerty, son compositeur-guitariste. Ce disque est  celui qui établit le son roots mais encore minimaliste de Creedence et qui dévoile ses influences R & B, soul et rockabilly.

Deux grandes couvertures y figurent, incontournables pour le fan du groupe, I Put A Spell On You et Suzie Q (plus de 8 minutes), reprises des années 50 ; Ninety-Nine And A Half est une autre belle reprise de Wilson Pickett tandis que le reste de l’album, auto-écrit révèle une belle qualité, de la simplicité et de l’efficacité.

Les morceaux sont solides comme Walk On The Water (qui date de l’époque des Golliwogs et cosigné avec son frère Tom). Cet album éponyme est déjà un travail superbe, mais il faut savoir que le meilleur reste à venir (RAZOR©).

 

1. I Put a Spell on You.

2. The Working Man.

3. Suzie Q.

4. Ninety-Nine and a Half (Won't Do).

5. Get Down Woman.

6. Porterville.

7. Gloomy.

8. Walk on the Water.

 

Doug Clifford:batterie,basse.

Stu Cook:basse,batterie.

John Fogerty:guitare,chant.

Tom Fogerty:guitare rythmique,chant.

LP Studio 2 - 1969

 

Creedence bayou

 

CREEDENCE CLEARWATER REVIVAL

BAYOU COUNTRY – 1969  5/5

 

Publié le 5 janvier 1969.

Produit par John Fogerty.

Durée:33:43.

Label:Fantasy Records.

Genre:roots rock,swamp rock,rock.

 

Une étape vers les futurs sommets.

 

Ce deuxième album de presque 34 minutes de CCR, sorti début 1969, est merveilleux de simplicité et porté par un single d’anthologie, l’universel Proud Mary, indémodable, intemporel, que l’on ne présente plus pour avoir fait moult fois le tour du monde.

Bayou Country (en écoute intégrale ici), produit par un John Fogerty dont on peut alors admirer le look bucheron et la belle coupe capillaire au bol, compte parmi les meilleurs albums d’un groupe qui navigue dans le rock du bayou, le swamp rock, cher à Tony Joe White. Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si Stu Cook et Doug Clifford, dont on ne soulignera jamais le rôle important joué dans le son du groupe, se tournent vers le Renard des Marais (Swamp Fox) quand ils ont dans l’idée de pérenniser Creedence après 1972, date de sa rupture.

Bayou Country est l’album qui lance véritablement le groupe californien, une des plus grandes formations de l’histoire du rock de la fin des sixties et début seventies. Il faut savoir que le CCR, cette année là, va sortir trois LP, tous aussi exceptionnels les uns que les autres (Bayou Country, Green River et Willy And The Poor Boys à cheval sur décembre 69 et début janvier 70), qu’il va accroître sa popularité en participant à Woodstock, même si sa prestation du moment est loin d’être une des meilleures qu’on lui prête.

Le marécageux Bayou Country, à la musicalité très Louisiane, ce sont sept titres dont Proud Mary, un Born OnThe Bayou au riff inoubliable, les deux titres-jams « mahousse-costaud » de plus de huit minutes, que sont le monstrueux (mais un peu trop long) blues Keep On Chooglin’ et le boogie Graveyard Train au riff obsédant. Plus concis, Penthouse Pauper et sa guitare poisseuse, Bootleg. A noter aussi une intéressante et originale reprise de Little Richard, Good Golly Miss Molly.

Soutenu par d’excellents musiciens, Bayou Country est une petite merveille et un disque essentiel, non seulement pour le pro-Creedence mais également pour toute personne en quête d’une discothèque représentative du meilleur des 60’s (RAZOR©).


1. Born on the Bayou.

2. Bootleg.

3. Graveyard Train.

4. Good Golly Miss Molly.

5. Penthouse Pauper.

6. Proud Mary.

7. Keep on Chooglin'.

 

Doug Clifford:batterie,basse.

Stu Cook:basse,batterie.

John Fogerty:guitare,harmonica,chant.

Tom Fogerty:guitare rythmique,chœurs.

LP Studio 3 - 1969

 

Creedence green river

 

CREEDENCE  CLEARWATER  REVIVAL

GREEN RIVER – 1969  5/5

 

Publié le 3 août 1969.

Produit par John Fogerty,Saul Zaentz.

Durée:28:47.

Label:Fantasy Records.

Genre:rock,swamp rock,roots rock.

 

Green River, une valeur sûre du catalogue.

 

La pochette à elle seule est évocatrice de ce qu’est le Creedence Clearwater Revival de 1969 : le groupe de John Fogerty, son frère Tom, Stu Cook et Doug Clifford étant réduit à la portion congrue. Avec son leader prenant une pose assez affectée au premier plan et les trois autres faire-valoir figés à l’arrière dans un quasi garde-à-vous, les faits ne prennent à aucune équivoque : le boss, c’est le cadet des Fogerty. Point barre.

Il prend tout à son compte. L’écriture, le chant, la prod’ et ça marche. Si Creedence est une valeur sûre du rock de cette fin des 60’s, elle le doit beaucoup à son guitariste certes, mais il ne faut pas s’en tenir à ce seul constat. Le processus de fabrication, de promotion, le son surtout, impliquent autant ses partenaires, sans lesquels la sauce n’aurait pas pris.

Ces gars-là avaient une prédilection pour le bayou et en 1969, date de la sortie de Green River (en écoute intégrale ici), leur troisième dans l’ordre d’apparition au catalogue et deuxième des trois parus cette même année, Fogerty (John) est particulièrement fécond. Il signe de quoi alimenter les ondes pour des mois. Et ça il ne faut pas lui enlever.

Du rock, du country-rock ou de la ballade, pendant une trentaine de minutes, l’album épande une collection exceptionnelle de titres : Lodi, Green River, Bad Moon Rising, Commotion, Cross-Tie Walker, The Night Time Is The Right Time, Wrote A Song For Everyone. ..

Ce disque, qui synthétise bien les grands courants du groupe, est un must have de CCR à côté duquel il est impensable de passer (RAZOR©).

 

1. Green River.

2. Commotion.

3. Tombstone Shadow.

4. Wrote a Song for Everyone.

5. Bad Moon Rising.

6. Lodi.

7. Cross-Tie Walker.

8. Sinister Purpose.

9. The Night Time Is the Right Time.

 

Doug Clifford:batterie.

Stu Cook:guitare basse.

John Fogerty:guitare soliste,chant.

Tom Fogerty:guitare rythmique,chœurs.

LP Studio 4 - 1969

 

Creedence willy

 

CREEDENCE CLEARWATER REVIVAL

WILLY AND THE POOR BOYS – 1969  5/5

 

Publié le 2 novembre 1969.

Produit par John Fogerty.

Durée:34:31.

Label:Fantasy Records.

Genre:rock,roots rock,swamp rock.

 

Un grand album.

 

1969 est l’année fertile par excellence pour Creedence Clearwater Revival qui ne sort pas moins de trois LP coup sur coup sur la période: Bayou Country, Green River et Willy And The Poor Boys (en écoute intégrale ici).

Willy And The Poor Boys est leur quatrième et l’un des sommets de la carrière du groupe californien. Très abouti et cohérent, dans un rock frais,  simple et carré, décontracté, sans chichis, il révèle d’entrée une perle impétueuse, Down On The Corner, accouchée par un John Fogerty toujours aussi inspiré et faiseur de hits.

La preuve de la fertilité de son leader concerne aussi l’hymne pacifiste Fortunate Son qui fustige la guerre du Vietnam et les fils fortunés des élites américaines, dénonce les inégalités dans la société et que l’on retrouve sur la bande-son de Forrest Gump et de Die Hard 4. Ce titre deviendra le symbole de l’Amérique des sixties-seventies.  

Outre ces deux tubes, le groupe, solide et sans chichis, à la rythmique efficace et qui n’en fait jamais trop, nous gratifie d’un délicieux country-rock collectif, Cotton Fields. A relever également la petite perle qu’est It Came Out Of The Sky et qui évoque les années 50 et le sublime Feelin’ Blue.

Parmi les autres titres, la chanson traditionnelle The Midnight Special réarrangée pour l’occasion, le blues paresseux Poor Boy Shuffle. Willy And The Poor Boys se termine sur Effigy, un titre long de 6 minutes très efficace.

Simple, carré, énergique, décidément le rock-boogie-country du CCR marque une avancée supplémentaire dans la trajectoire des californiens. Il est une véritable merveille qui s’écoute, plus de 40 ans après, avec toujours autant de plaisir. A l’instar des deux autres jets de la trilogie 69 dans laquelle il s’inscrit et de celui qui suit, Cosmo's Factory (1970), Willy And The Poor Boys est un indispensable de CCR (RAZOR©).

 

1. Down on the Corner.

2. It Came Out of the Sky.

3. Cotton Fields.

4. Poorboy Shuffle.

5. Feelin' Blue.

6. Fortunate Son.

7. Don't Look Now.

8. The Midnight Special.

9. Side O' the Road.

10. Effigy.

 

Doug Clifford:batterie.

Stu Cook:basse.

John Fogerty:guitare,harmonica,chant.

Tom Fogerty:guitare rythmique,chœurs.

LP Studio 5 - 1970

 

Creedence cosmo s

 

CREEDENCE CLEARWATER REVIVAL

COSMO’S FACTORY – 1970  5/5

 

Publié le 25 juillet 1970.

Produit par John Fogerty.

Durée:42:28.

Label:Fantasy Records.

Genre:roots rock,swamp rock,rock.

 

Meilleur que le Cialis ou le Viagra.

 

Incroyable comme ça sonne ! Dylan catalogue Cosmo's Factory (en écoute intégrale ici) comme le meilleur du rock ; je n’irai pas jusque là, mais le Zim, faisons lui confiance, il sait de quoi il parle.

Le Creedence , dans les années 60/70, c’est des tubes, encore des tubes, toujours des tubes. Tout ce que le groupe touche, se transforme en or, sous la plume de John Fogerty essentiellement, relayé par un line-up mature et très affuté.

Ce cinquième album n’échappe pas à la règle et reconduit les bonnes habitudes à pondre de la matière à F.M. Personnellement, je suis un inconditionnel de ce CCR (5 albums sur les deux dernières années) qui a animés mes premières boums et de Cosmo’s Factory notamment, sorti en 1970, de la meilleure veine, comme tout ce qui précède.

Cet album est très accompli. Mélange de folk-rock, de blues et de passages progressifs, il nous régale d’entrée avec le morceau à la guitare hallucinante qu’est Ramble Tamble et sur les 11 minutes du hit de Marvin Gaye, I Heard It Through The Grapewine.

Des hits à la pelle, il n’en manque pas. Who’ll Stop The Rain, une ballade, Travelin Band, Up Around The Bend, que j’ai découvert quelques heures avant l’oral de rattrapage du BEPC sur le juke-box du café du coin, et Run Through The Jungle.

John Fogerty qui sillonne toujours les routes, a signé la quasi-totalité des titres, le reste étant des reprises judicieuses comme celle de Roy Orbison (Ooby Dooby). Ca respire la vie avec un son amerloque, le « Deep South » comme on l’aime. Bravo les bouseux ! N’oubliez pas mes pépères, qu’en 1970, le CCR, dans les lycées, les cafés et surtout dans les charts, c’était le Number One. Mais bon, le père Dylan, il n’est pas loin de la vérité quand il fait de ce disque le meilleur du rock. Inoubliable ! Ce disque parvient encore à me filer la gaule à la porte de mes 60 balais. Meilleur que le Cialis ou le Viagra, c’est dire (RAZOR©)

 

1. Ramble Tamble.

2. Before You Accuse Me.

3. Travelin' Band.

4. Ooby Dooby.

5. Lookin' out My Back Door.

6. Run Through the Jungle.

7. Up Around the Bend.

8. My Baby Left Me.

9. Who'll Stop the Rain.

10. I Heard It Through the Grapevine.

11. Long as I Can See the Light.

 

Doug Clifford:batterie.

Stu Cook:basse.

John Fogerty:guitare,piano,saxophone,harmonica,chant.

Tom Fogerty:guitare rythmique.

LP Studio 6 - 1970

 

Creedence pendulum

 

CREEDENCE CLEARWATER REVIVAL

PENDULUM – 1970  4/5

 

Publié le 15 décembre 1970.

Produit par John Fogerty.

Durée:40:56.

Label:Fantasy Records.

Genre:roots rock,swamp rock, rock.

 

Le début de la fin.

 

Pendulum (en écoute intégrale ici) appartient à la catégorie des bons albums de Creedence, autrement dit ceux qui n’entrent pas dans le carré magique allant de Bayou Country. Il y rejoint l’album éponyme qui ouvre le catalogue du groupe.  

John Fogerty est encore là à régenter tout ce qui bouge, à écrire tout ce qui lui passe par la tête et à l’imposer aux autres… Normal, le gars tombe les succès les uns derrière les autres depuis les débuts de CCR. Seulement, les trois autres en ont raz-la-casquette, veulent que le cadet des Fog délègue  et les laisse s’exprimer un tantinet. Ce à quoi le leader des CCR répond qu’il reste le seul maître à bord.

Son frère Tom, ne le supportant plus, quitte le groupe dès la fin de l’enregistrement de Pendulum. Il en découle un sixième album dans lequel Creedence entre dans une forte zone de turbulences. L’ambiance est spéciale et contraste avec celles que l’on a pu connaître dans les disques précédents.

Le groupe commence à se déchirer amenant à un déclin pas encore complètement perceptible ici mais depuis établi ; les californiens sauvent la face avec un disque un peu moins flamboyant que ses prédécesseurs mais encore très bon ; certains groupes en phase plus ou moins terminale auraient aimé sortir un album de cette qualité.

Moins de guitare, mais un orgue qui se fait plus présent, ajout de cuivres… c’est un CCR atypique que nous révèle ce LP de 1970. John Fogerty, s’il reste fidèle au rock simple, carré, au swing qui fait la marque de fabrique sonore et rythmique du CCR (Molina, Hey Tonight), s’il nous ravit toujours autant avec les ballades folk (Have You Ever Seen The Rain ?), part dans des directions rhythm & blues, soul (Chameleon) avec des titres comme Born To Move ou la complainte  déchirante Hideway. J’aime malgré tout ce disque particulier, que je trouve homogène, et notamment Pagan Baby, violent, au riff percutant, Sailor’s Lament.

Si Pagan Baby, Hey Tonight, Molina ou Have You Ever Seen The Rain demeurent des vrais CCR, Born To Move et, par exemple, It’s Just A Thought explorent agréablement d’autres horizons. Terminé par un instrumental nommé Rude Awakening No. 2, pièce rare  dans la carrière musicale du groupe californien, Pendulum, malgré sa qualité, annonce le début de la fin pour le CCR et l’insipide Mardi Gras qui suit (RAZOR©).

 

1. Pagan Baby.

2. Sailor's Lament.

3. Chameleon.

4. Have You Ever Seen the Rain?.

5. (Wish I Could) Hideaway.

6. Born to Move.

7. Hey Tonight.

8. It's Just a Thought.

9. Molina.

10. Rude Awakening, No. 2.

 

Doug Clifford:batterie.

Stu Cook:basse.

John Fogerty:guitare,piano,saxophone,harmonica,chant.

Tom Fogerty:guitare rythmique.

LP Studio 7 - 1972

 

Creedence mardi gras

 

CREEDENCE CLEARWATER REVIVAL

MARDI GRAS – 2,5/5

 

Publié le 11 avril 1972.

Produit par Doug Clifford,Stu Cook,John Fogerty.

Durée:28:04.

Label:Fantasy Records.

Genre:rock,swamp rock,roots rock.

 

Comme un canard sans tête.

 

La saga Creedence Clearwater Revival prend fin avec ce septième album studio de 1972. Tom Fogerty n’est plus là, préférant se retirer pour une carrière solo et ne plus collaborer au CCR du fait du comportement dirigiste de son frère cadet, lequel continue à tout régenter au sein de la formation. Les trois membres restants sont donc les seuls crédités sur Mardi Gras (en écoute intégrale ici).

CCR se sépare dans la foulée de cet album de trop. Stu Cook et Doug Clifford se partagent l’écriture et le chant, la contribution de Fogerty Junior se limitant à trois malheureux titres.

Cet album est un suicide artistique pour Doug et Stu. John Fogerty devait bien rire dans sa barbe. Son comportement sent le sabotage délibéré et les deux autres compères sont tombés dedans comme des ploucs. Insultant pour le nom du Creedence qui a tant apporté au rock. Ce n’est pas un hasard si Mardi Gras est aussi dénommé Fogerty’s Revenge.

En 28 minutes et 30 secondes, Mardi Gras boucle 10 titres ! Un peu de country-rock, du rock et des slows, le public ne s’y trompe pas qui boude cet ersatz de CCR. Seuls deux titres émergent dans cet album qui part dans tous les sens comme un canard auquel on aurait coupé la tête : Sweet-Hitch-Hiker, un blues-rock de la meilleure trempe et la ballade nostalgique Someday Never Comes. Point barre. A un degré moindre : Tearin’up The Country, un titre country plein de vitalité (Doug au chant s’en sort bien), Lookin’ For A Reason qui entame l’album et Need Someone To Hold. A oublier (RAZOR©).

 

1. Lookin' for a Reason.

2. Take It Like a Friend.

3. Need Someone to Hold.

4. Tearin' Up the Country.

5. Someday Never Comes.

6. What Are You Gonna Do?

7. Sail Away.

8. Hello Mary Lou.

9. Door to Door.

10. Sweet Hitch-Hiker.

 

Doug Clifford:batterie,chant.

Stu Cook:basse,guitare rythmique,piano,chant.

John Fogerty:guitare,claviers,chant.

DISCOGRAPHIE 60'S/70'S SOUS THE GOLLIWOGS.

LP Compilation - 1975

 

Golliwogs pre creedence

 

THE GOLLIWOGS

PRE-CREEDENCE – 1975  3/5

 

Publié en 1975.

Produit par John Fogerty.

Durée:33:09.

Label:Fantasy Records.

Genre:rock & roll,rock garage.

 

Dernier palier avant la gloire.

 

Avant d’être les Creedence, ils ont été les Golliwogs. Mais ça, c’était avant ! Ah, les Creedence… la bande aux Fogerty qui n’en finit plus d’enfiler les hits à la fin des années 60, C.C.R pour ceux qui ne veulent pas escamoter leur nom à rallonges, Creedence Clearwater Revival, appellation née de la juxtaposition de trois mots n’ayant aucun lien entre eux.

Creedence fait, en effet, référence à Credence Nuball, un pote des Fogerty ; Clearwater renvoie à une marque de bière et à leur penchant écolo, tandis que Revival traduit leur nouvelle voie musicale comme s’ils voulaient se défaire coûte que coûte de leur passé de Golliwogs.

Les Golliwogs n’ont alors pourtant rien de méprisable. Avant de marcher, il faut déjà commencer par tenir debout avant d’enchaîner les pas. La bande aux Fog doit en passer par là, dès lors qu’elle crée le trio instrumental des Blue Velvets (1959), une mouture encore antérieure aux Golliwogs. Leur chaland du moment se concentre essentiellement sur la baie de San Francisco dont ils sont eux-mêmes des natifs (El Cerrito).

Trois modestes singles (chez Orchestra) sont rattachés aux débuts de la troupe des Fog dans les habits des Blue Velvets (plus exactement Tommy Fogerty & The Blue Velvets), mais rien de bien convaincant. Avec le passage chez Fantasy Records, les Blue Velvets deviennent les Golliwogs, sans qu’on leur demande leur avis.

Une demi-douzaine de singles ponctuent cette période du milieu des 60’s qui voit l’aîné des Fogerty tenir les rênes de la formation, partager le chant et l’écriture avec un frangin hyper doué. Mais ce dernier va progressivement le supplanter puis complètement l’étouffer au sein de CCR, le cantonnant à un rôle de faire-valoir.

Il en découle une grande animosité entre eux (un peu comme les frères Gallagher d’Oasis), au point que Tom, frustré, sera le premier membre du line-up original à émarger du mythique Creedence, pour s’orienter vers une carrière solo, tout compte fait, honorable (1971).

Le nom de Golliwogs fait référence à une poupée de chiffon noire aux allures clownesques en vogue à la fin du dix-neuvième siècle. De ces Golliwogs, la compilation baptisée Pre-Creedence (1975) réunit l’essentiel de ce qui a servi de matériel destiné à contrer l’invasion des britishs sur les terres ricaines. On devine par endroits le CCR boueux qui sommeille en son sein et ça, n’en déplaise au regretté Tom Fogerty, c’est la patte du petit frère.

Toutes les pistes ici collectées et publiées en 1975, retracent l’angle 64/67 de ce qui façonne le C. C. R. à venir et qui avait déjà splitté depuis belle lurettes (1972). A la différence près qu’il ne faut pas en attendre monts et merveilles, le répertoire, par endroits garage (Fight Fire), n’ayant pas les atouts pour une quelconque viabilité commerciale, fait dont Creedence était coutumier entre 67 et 71.

Pour rappel, six de leurs sept LP sont aujourd’hui certifiés platine et une flopée de leurs tubes comptent parmi les plus grandes chansons de l’histoire du rock. Ce Pre-Creedence a valeur historique pour les aficionados du quatuor d’El Cerrito et n’est en rien une énième compil du groupe. C’est juste la période qui précède la naissance d’un grand groupe au son identifiable à des lieues à la ronde. On en devine les prémices ici (RAZOR©).

 

Face 1.

1. Don't Tell Me No Lies.

2. Little Girl (Does Your Mama Know?).

3. Where You Been.

4. You Came Walking.

5. You Can't Be True.

6. You Got Nothin' On Me.

7. Brown-Eyed Girl.

 

Face 2.

1. You Better Be Careful.

2. Fight Fire.

3. Fragile Child.

4. Walking On The Water.

5. You Better Get It Before It Gets You.

6. Porterville.

7. Call It Pretending.

 

Stu Cook:basse.

Doug Clifford:batterie.

John Fogerty:guitare,chant.

Tom Fogerty:guitare,chant.

2 votes. Moyenne 3.50 sur 5.